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Full text of "Terres cuites et autres antiquités trouvées dans la nécropole de Myrina : (Fouilles de l'École française d'Athènes)"

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Les 


Terres  cuites 


DK 


MYRÏNA 

Catalogue 

PAlî    MM. 

Edmond    POTTIER  &   Salomon    REINACII 

Attachés  ries  Musées  nationaux 


PARIS 

LIBRAIRIE  DES  IMPRIMERIES  RÉUNIES 

Editeur  des  Musées  Nationaux 

13,  rue  Bonaparte. 


ri^ 


FERRES  CUITES 

ET 

AUTRES  ANTIQUITÉS 

TROUVÉES    DAINS    LA 

NÉCROPOLE  DE  MYRINA 


MUSEE    NATIONAL    DU    LOUVRE 


TERRES  CUITES 

ET 

AUTRES   ANTIQUITÉS 

TROUVÉES    DANS    LA 

NÉCROPOLE  DE  MYRINA 

(Fouilles  de  l'École  Française  d'Athènes) 

PAR     MM. 

Edmond  POTTIER  &  Salomon  REINAGH 

Attachés  des  Musées  nationaux 


CATALOGUE    RAISONNÉ 


PARIS 

IMPRIMERIES     RÉUNIES    C  —   MOTTEI^OZ 

RUE     DU     FOUR,     54     BIS 
1886 


Twr/^FTTVr.PNTFR 


Monsieur    le    (Conservateur, 

Nous  avons  l'honneur  de  soumettre  à  votre  approbation  le  Cataloi^iie 
des  Terres  cuites  et  des  autres  Antiquités  trouvées  dans  les  fouilles  de 
r Ecole  française  à  Myrina,  en  1880-1882,  et  dont  un  choix  a  été  fait  à 
Athènes  par  vos  soins,  pour  le  Musée  du  Louvre.  L'arrêté  ministériel  qui 
a  autorisé  l'Ecole  française  d'Athènes,  sur  la  demande  de  son  directeur 
M.  Foucart,  à  faire  don  de  la  plus  grande  partie  de  ses  trouvailles  à  nos 
collections  nationales,  a  stipulé  en  même  temps  qu'un  catalogue  détaillé 
serait  rédigé  à  Vusage  des  visiteurs  du  Musée  par  les  auteurs  des  décou- 
vertes. Aujourd'hui,  grâce  à  l'initiative  de  M.  le  Directeur  des  Musées 
nationaux,  nous  sommes  assurés  que  notre  Description  ne  restera  pas  en 
dehors  des  autres  travaux  dus  aux  conservateurs  et  aux  attachés  des  diffé- 
rents départements  ;  elle  prend  place  dans  ime  série  nouvelle  de  Catalogues 
raisonnes,  oii  la  nomenclature  exacte  des  objets  est  accompagnée  de  toutes 
les  explications  qui  peuvent  intéresser  le  public  et  lui  permettre  d'examiner 
avec  fruit  les  antiquités  exposées  dans  les  galeries.  Vous  reconnaître^  sans 
peine  que,  dans  ce  travail,  nous  nous  sommes  inspirés  de  la  méthode  si 
heureusement  appliquée  par  vous  à  la  rédaction  de  votre  Catalogue  des 
Figurines  antiques  de  terre  cuite.  Nous  y  avons  joint  un  Appendice  oii 
sont  décrits  d'autres  objets  d'Asie  Mineure  trouvés  dans  les  régions  voi- 
sines de  Myrina.  Notre  plus  vif  désir  est  que  ce  livre  rende  quelque  ser- 
vice, non  seulement  aux  archéologues  et  aux  amateurs  d'art,  mais  à  tous 
ceux  qui  viennent  s'instruire  en  visitant  nos  collections. 

Veuille:^  agréer,  Monsieur  le  Conservateur,  l'assurance  de  nos  senti- 
ments respectueux  et  dévoués. 

E.    POTTIER, 

S.  Reinach, 

Allacliés  des  Musées  nalionnux. 


Monsieur    le    Directeur, 

Le  Musée  du  Louvre  devra  en  même  temps  à  l'Ecole  d'Athènes  l'im- 
portante collection  des  terres  cuites  de  Myrina  et  le  Catalogue  qui  les 
décrit.  Ces  antiquités  seront  ainsi  présentées  au  public  par  ceux  mêmes 
qui  les  ont  découvertes.  Après  avoir  lu  avec  im  grand  intérêt  le  manuscrit 
de  MM.  Pottier  et  Reinach^  j'ai  l'honneur  de  le  remettre  entre  vos  mairis  et 
de  vous  prier  d''en  autoriser  l'impression. 

Veuille^  agréer,  Monsieur  le  Directeur,  l'expression  de  mes  sentiments 
respectueux  et  dévoués. 

Le  Conservateur  des  Antiquités  orientales  et  de  la  Céramique  antique, 

L.  Heuzey, 


APPROUVE    : 


Le  Directeur  des  Musées  nationaux  el  de  l'École  du  Louvre, 

H.  de  Ronchaud. 


INTRODUCTION 


I 


La  nécropole  de  Myrina  a  été  découverte  vers  1870  par  des 
paysans  de  la  ferme  (\e  '  Kalabassarj^,  dans  le  domaine  cVAli-Aga 
(district  de  Ménémen,  près  de  Smyrne),  appartenant  à  M.  Aristide- 
bey  Baltazzi,  de  Gonstantinople.  Les  premiers  tombeaux  que  rencon- 
tra la  charrue  furent  dépouillés  des  plaques  qui  les  recouvraient, 
mais  leur  contenu,  qui  paraissait  sans  valeur,  resta  enfoui  et  fut 
réduit  en  fragments  bientôt  dispersés  à  la  surface  du  sol.  Quelques 
années  plus  tard,  le  frère  du  propriétaire,  M.  Epaminondas  de  Bal- 
tazzi, étant  venu  s'établir  à  Ali-Aga,  vit  quelques-unes  des  tètes  en  terre 
cuite  trouvées  par  les  habitants  de  ce  village  dans  les  terres  labourées 
de  Kalabassary.  A  celte  époque,  la  vogue  des  figurines  de  Tanagre  ne  fai- 
sait que  commencer,  et  peu  de  personnes,  en  Asie  Mineure  surtout,  soup- 
çonnaient rintérêt  des  petits  monuments  de  cette  espèce.  M.  E.  de  Baltazzi 
comprit,  avec  une  sûreté  de  goût  qui  lui  fait  honneur,  que  ces  modestes 
poupées,  comme  les  appelaient  les  paysans,  méritaient  d'être  recueillies  : 
il  fit  exécuter  quelques  fouilles  systématiques  tant  à  Kalabassaty  qu'à 
Namourt,  autre  localité  voisine  d'Ali-Aga  qui  recouvre  les  ruines  de  Gymé. 
Il  put  ainsi  réunir  une  série  de  terres  cuites  qu'il  montra  en  1874  à  M.  Gus- 
tave Hirschfeld,  de  passage  à  Ali-Aga.  Quelques  statuettes,  offertes  par 
M.  de  Baltazzi  au  savant  allemand,  se  voient  aujourd'hui  au  Musée  de 
Berlin.  Malheureusement,  le  reste  de  la  collection,  laissé  sans  surveillance 
dans  une  vitrine  du  château  d'Ali-Aga,  fut  volé  peu  de  temps  après,  et. 


c       10      r> 

comme  il  n'en  existait  pas  de  catalogue,  on  n'a  pu  ressaisir  la  piste  de 
toutes  les  figurines  qui  la  composaient.  MM.  Aristide-bey  et  Épaminondas 
de  Baltazzi  n'en  avaient  eux-mêmes  conservé  qu'un  très  petit  nombre  de 
spécimens. 

C'est  en  1878  que  les  statuettes  d'Asie  Mineure,  désignées  impropre- 
ment sous  le  nom  général  de  terres  cuites  d'Ephèse,  commencèrent  à  se 
répandre  en  Europe.  La  véritable  provenance  de  ces  objets,  ignorée  de 
ceux  mêmes  qui  en  faisaient  le  commerce,  était  Smyrne,  Myrina  et  peut- 
être  Pergame.  Comme  l'industrie  des  faussaires  n'avait  pas  tardé  à 
s'exercer  sur  les  terres  cuites,  les  nouvelles  venues  furent  accueillies 
avec  défiance.  A  la  différence  des  statuettes  de  Tanagre,  elles  semblaient 
reproduire  des  motifs  de  la  grande  sculpture;  quelques-unes  trahissaient 
un  goût  maniéré,  une  recherche  exagérée  de  l'élégance;  enfin,  on  avait 
tenté  de  faire  passer  pour  des  produits  asiatiques  quelcpies  objets  dont 
la  fausseté  était  évidente.  En  1879,  un  antiquaire  de  Paris  s'était  rendu 
acquéreur  d'un  certain  nombre  de  figurines,  provenant  de  Smyrne  et  de 
Myrina  :  il  s'éleva  des  doutes  sur  l'authenticité  de  cette  collection,  et 
le  possesseur,  désireux  de  les  dissiper,  fit  appel  à  l'obligeance  de 
M.  Waddington,alors  président  du  Conseil,  qui  se  trouvait  en  relation  avec 
M.  Aristide-bey  Baltazzi.  Sur  la  demande  de  M.  Waddington,  M.  Baltazzi 
envoya  à  Paris  quelques-unes  des  statuettes  de  Myrina  provenant  des 
fouilles  de  son  frère;  il  déclara  en  même  temps  à  M.  Fournier,  ambassa- 
deur de  France  à  Constantinople,  qu'il  accorderait  volontiers  à  des 
envoyés  du  Gouvernement  français  le  droit  d'explorer  la  nécropole  de 
Mvrina.  Cette  généreuse  proposition  fut  transmise  à  M.  Waddington, 
puis  au  Ministère  de  l'Instruction  Publique  et  au  directeur  de  l'Ecole  Fran- 
çaise d'Athènes,  M.  Foucart.  L'École  sollicita  et  obtint  du  Gouvernement 
turc  la  permission  de  pratiquer  des  fouilles  pendant  un  an  sur  toute 
l'étendue  du  domaine  d'Ali-Aga,  comprenant  le  territoire  de  Myrina  et  une 
partie  de  celui  de  Cymé.  MM.  E.  Pottier  et  S.  Reinach,  chargés  de  com- 
mencer les  travaux,  arrivèrent  à  Smyrne  au  commencement  du  mois  de 
juillet  1880.  M.  Aristide-bey  Baltazzi  voulut  bien  mettre  à  leur  disposition 
sa  maison  d'Ali-Aga,  située  à  cinq  kilomètres  de  la  nécropole;  son  frère, 
M.  Démosthènes  Baltazzi,  était  nommé  commissaire  du  Gouvernement 
ottoman  pour  la  surveillance  des  fouilles.  Pendant  deux  ans,  M.  Démos- 
thènes Baltazzi  s'est  acquitté  de  ces  délicates  fonctions  avec  une  bien- 
veillance et  un  esprit  d'équité  qui  facilitèrent  singulièrement  notre  tâche; 


C         H         D 

nous  sommes  heureux  de  lui  renouveler  ici  l'expression  de  notre  recon- 
naissance. 

La  première  campagne  de  fouilles,  qui  donna  dès  le  début  d'excel- 
lents résultats,  dura  sans  interruption  depuis  le  H)  juillet  jusqu'à  la  fin  de 
septembre.  Vers  le  milieu  du  mois  d'août,  M.  Reinach  dut  quitter  Ali-Aga; 
M.  Pottier  continua  les  recherches  pendant  six  semaines  et  put  faire  trans- 
porter à  Smyrne,  où  ils  devaient  être  l'objet  d'un  premier  partage,  un  mil- 
lier d'objets,  terres  cuites,  vases,  verreries,  etc.,  que  l'on  avait  réunis  en 
moins  de  trois  mois.  Les  recherches  archéologiques  dans  l'Empire  otto- 
man étaient  alors  régies  par  le  décret  du  24  mars  IST'i,  aux  termes  duquel 
un  tiers  des  trouvailles  appartenait  aux  explorateurs,  un  tiers  au  Gou- 
vernement et  un  tiers  au  propriétaire  du  terrain.  Le  partage  des  antiquités 
trouvées  à  Myrina  eut  lieu  à  Smyrne,  sous  la  présidence  de  Midhat 
pacha,  gouverneur  du  vilayet  d'Aïdin.  M.  Aristide-bey  Baltazzi  eut  la  géné- 
reuse pensée  d'abandonner  au  Gouvernement  français  le  tiers  qui  lui  reve- 
nait de  droit;  il  demanda  en  même  temps  que  le  firman,  accordé  à  l'École 
Française  pour  prali(|uer  les  fouilles,  fût  prorogé  d'une  année.  Ces  mar- 
ques de  bienveillance  et  de  noble  désintéressement  ne  devaient  pas  être 
les  dernières.  Elevé  en  France  comme  ses  frères,  honoré  de  l'amitié  de 
MM.  Waddington  et  Fournier,  M.  Aristide-bey  Baltazzi  n'a  pas  eu  d'autre 
mobile  que  l'intérêt  de  notre  pays  et  de  la  science  :  son  nom,  inscrit  dans 
les  vitrines  de  Myrina  au  Musée  du  Louvre,  restera  parmi  ceux  des  bien- 
faiteurs de  nos  collections  nationales. 

Les  deux  tiers  des  objets  découverts  à  Myrina  arrivèrent  dans  les 
premiers  jours  d'octobre  1880  à  l'École  Française  d'Athènes,  où  l'on  s'oc- 
cupa de  classer  les  figurines  et  de  recoller  celles  qu'on  avait  trouvées  en 
morceaux.  Dans  les  restaurations,  du  reste  peu  nombreuses,  dont  elles 
ont  été  l'objet,  on  s'est  toujours  astreint  à  ne  rétablir  que  ce  qui  était  rigou- 
reusement indispensable  à  l'équilibre  et  à  la  cohésion  des  statuettes'; 
les  parties  ajoutées  ont  conservé  leur  teinte  naturelle,  ce  cjui  permet  de 
les  distinguer  au  premier  coup  d'œil.  Pendant  les  mois  de  novembre  et  de 
décembre  1880,  les  fouilles  furent  reprises  à  Myrina  par  M.  Démosthènes 
Baltazzi  :  M.  Reinach  vint  en  prendre  la  direction  à  la  fin  de  l'année  et  les 
continua  jusqu'au  mois  de  juin  1881.  Au  mois  de  mars  et  d'avril,  il  étendit 

'  Un  grand  nombre  de  statuettes  ayant  été  brisées  dès  l'antiquité  et  ensevelies  à 
l'état  de  l'ragments.  il  a  fallu  |)artbis  ajouter  certaines  parties,  afin  de  pouvoir  ajuster  tous 
les  morceaux. 


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ses  recherches  à  la  nécropole  voisine  de  Cymé;  malheureusement,  la 
collection  formée  par  lui  fut  réclamée  par  le  Gouvernement  ottoman, 
qui  l'a  fait  placer  au  musée  de  Tchinli-Kiosk  à  Gonstantinople,  et  l'on 
ne  put  recouvrer  que  deux  objets  de  cette  provenance,  une  petite  boîte 
à  osselets  en  forme  de  tète  d'Hercule  (n°  G2G)  et  un  masque  tragique 
(n°  627).  En  revanche,  les  fouilles  de  Myrina  avaient  donné  de  très 
beaux  résultats,  et  M.  A.  Baltazzi  déclara  une  fois  de  plus  qu'il  faisait 
don  de  sa  part  à  la  P'rance.  Les  objets  découverts  au  cours  de  cette 
seconde  campagne  furent  transportés  à  Smyrne;  M.  Pottier  y  rejoignit 
M.  Reinach  au  mois  d'octobre  1881  et  surveilla  les  opérations  du  nou- 
veau partage  qui  eut  lieu  sous  la  direction  de  M.  Dutel,  vice-consul  de 
France,  et  d'un  délégué  du  musée  de  Tchinli-Kiosk.  Gomme  l'année  pré- 
cédente, les  deux  tiers  de  la  collection  prirent  le  chemin  d'Athènes  et 
furent  mis  à  l'abri  dans  les  vitrines  de  l'I^^cole.  ]\I.  Pottier  continua  les 
fouilles  de  Myrina,  avec  une  courte  interruption  en  décembre,  depuis 
le  mois  d'octobre  1881  juscju'en  avril  1882.  On  ne  pouvait  procéder  à 
un  troisième  partage  si  peu  de  temps  après  le  second  :  les  objets 
découverts  furent  laissés  à  Mi- Aga  sous  la  garde  de  M.  Démosthènes 
lialtazzi. 

La  quatrième  et  dernière  campagne  de  cette  féconde  exploration,  qui 
semblait  ne  devoir  laisser  à  tous  que  d'agréables  souvenirs,  fut  attristée 
par  un  malheur  imprévu  dont  l'École  Française  d'Athènes  porte  encore 
le  deuil.  M.  Alphonse  Veyries,  membre  de  première  année,  avait  été  dési- 
gné par  M.  Foucart  pour  présidera  la  reprise  des  fouilles.  Les  recherches 
qu'il  fit  pratiquer  à  Myrina  du  10  septembre  au  24  octobre  1882  produisi- 
rent quekjues  figurines  charmantes  qui  ont  été  réunies  au  Louvre  sur  un 
rayon  spécial  (3^  vitrine  à  droite).  Le  26  septembre,  M.  Reinach  alla  voir 
M.  Veyries  à  Ali-Aga.  Il  le  trouva  plein  d'ardeur  pour  sa  tâche  heureuse- 
ment commencée  ;  sa  santé,  jadis  chancelante,  semblait  s'être  affermie 
par  l'exercice  et  le  grand  air.  Mais  le  24  octobre,  M.  Veyries,  se  sentant 
malade,  retourna  à  Smyrne;  le  lendemain,  il  entrait  à  l'Hôpital  français. 
Une  fièvre  typhoïde  se  déclara;  les  symptômes,  bénins  au  début,  s'ag- 
gravèrent subitement  à  la  fin  du  mois  de  novembre.  11  mourut  le  5  dé- 
cembre, laissant  à  tous  ceux  qui  l'avaient  connu  un  impérissable  souvenir 
et  à  la  science  son  beau  mémoire  sur  les  Figures  criophores,  ([u'il  venait 
d'envoyer  à  l'Académie  et  ([ui  a  été  publié  après  sa  mort  ])ar  les  soins  de 
ri^cole  Française  d'Athènes. 


C  13         3 

Un  dernier  partage  eut  lieu  à  Smyrne  au  mois  de  janvier  1883,  et  c|ael- 
ques  centaines  d'objets  nouveaux  vinrent  enrichir  la  collection  de  l'Ecole. 
Le  permis  accordé  par  le  Gouvernement  turc  était  expiré.  L'École  d'A- 
thènes en  sollicita  le  renouvellement  par  l'entremise  de  l'ambassade  de 
France  à  Gonstantinople;  mais  le  Gouvernement  turc  répondit  qu'il  ne 
pouvait  pas  accorder  de  firman  à  cet  effet  avant  la  promulgation  du 
règlement  sur  les  fouilles  archéologiques  qui  était  alors  en  pré])aration. 
Ce  règlement,  publié  le  21  février  1884,  en  remplacement  de  la  loi  de 
1874,  interdit  absolument  l'exportation  des  antiquités  et  met  toutes  les 
dépenses  des  fouilles  à  la  charge  des  explorateurs,  sans  leur  concéder 
aucun  droit  de  propriété  sur  les  objets  découverts.  Dans  ces  conditions, 
il  fut  jugé  impossible  de  recommencer  les  travaux. 

Les  fouilles  étaient  donc  terminées.  M.  Foucart,  directeur  de  l'École 
Française,  pensant  que  les  terres  cuites  de  Myrina  devaient  prendre  place 
dans  nos  collections  nationales  et  qu'il  était  de  l'intérêt  de  la  science 
qu'elles  fussent  transportées  à  Paris,  pour  être  plus  accessibles  aux 
archéologues  et  aux  artistes,  prit  l'initiative  de  demander  au  Ministère  de 
l'Instruction  Publique  qu'un  choix  des  plus  beaux  objets  fût  mis  à  la 
disposition  du  Musée  du  Louvre.  Le  Ministre  délégua,  pour  procéder  au 
triage  nécessaire,  M.  Heuzey,  conservateur  des  antiquités  orientales  au 
Musée,  que  ses  attaches  avec  l'École  d'Athènes  cl  ses  travaux  bien 
connus  sur  les  terres  cuites  désignaient  tout  particulièrement  pour  une 
mission  de  ce  genre. 

M.  Ileuzey  se  rendit  à  Athènes  et  ramena  à  Paris  plus  de  six  cents 
terres  cuites,  bronzes,  verreries  et  objets  divers.  C'est  lui  (jui  a  présidé, 
pendant  deux  ans,  au  montage  des  antiquités  provenant  de  Myrina  et  à 
leur  installation  dans  trois  vitrines,  qui  sont  actuellement  exposées  au 
Musée  du  Louvre,  dans  la  salle  des  terres  cuites  de  la  galerie  Campana. 
Pour  le  travail  délicat  des  réparations  qu'on  a  jugées  indispensables,  il  a 
tenu  à  s'entourer  des  conseils  de  quelques-uns  de  nos  artistes  les  plus 
éminents.  On  remarquera  en  particulier  le  beau  groupe  de  la  vitrine  cen- 
trale {n°  268),  qui  a  été  restauré  d'après  les  indications  d'un  statuaire  bien 
connu  du  public  et  dont  le  goût  véritablement  attique  était  un  guide  sûr  en 
cette  matière,  M.  Chapu. 

Le  Louvre  ne  possède  qu'une  partie  des  objets  trouvés  à  Myrina, 
dont  la  totalité  s'élevait  à  plus  de  quinze  cents.  Un  tiers  des  trouvailles, 
laissé  d'après  la  loi  au  Gouvernement  turc,  a  été  transporté  au  Musée  de 


c     14    ^ 

Tchinli-Kiosk,  à  Conslantinople.  Une  petite  partie  de  la  collection  est 
restée  à  l'École  d'Athènes.  Les  plus  intéressantes  figurines  de  Myrina  ont 
déjà  été  publiées  en  héliogravure  par  MM.  Pot  lier  et  Reinach,  dans  les 
tomes  IV  à  X  du  Bulletin  de  Correspondance  hellénique,  organe  de  l'École 
Française  d'Athènes  ;  le  même  recueil  a  inséré  une  série  d'articles  relatifs 
à  la  topographie  de  Myrina,  à  l'historique  el  à  l'exposé  des  fouilles.  Un 
volume  actuellement  en  préparation,  dont  l'École  Française  a  bien  voulu 
prendre  la  publication  à  sa  charge,  doit  contenir  une  étude  complète  de 
la  nécroi)ole  de  Myrina,  accompagnée  de  dessins  el  de  planches  en 
héliogravure  '. 

II 


L'ancienne  ville  de  Myrina  s'élevait  à  l'embouchure  du  Pylhicus 
(Kodja-Tcha'i),  immédiatement  au  nord  de  la  dernière  baie  formée  parle 
golfe  Élaitique,  dont  le  village  moderne  d'Ali-Aga  occupe  le  fond  -. 
Myrina  n'a  laissé  que  peu  de  traces  à  la  surface  du  sol.  Les  plus  impor- 
tantes sont  les  débris  d'une  acropole,  d'un  môle,  de  quais,  d'un  aqueduc 
et  un  petit  nombre  d'inscriptions.  La  nécropole  est  située  sur  deux  col- 
lines (|ui  se  font  face.  Les  tombeaux,  dont  on  a  ouvert  environ  cinq  mille, 
sont  des  fosses  rectangulaires  creusées,  à  des  profondeurs  variables,  dans 
le  luf  calcaire  dont  ces  collines  sont  formées.  On  n'a  découvert  qu'un 
petit  nombre  de  sarcophages,  les  uns  en  pierre,  les  autres  en  terre  cuite 
et  quelques  chambres  sépulcrales  qui  servaient  de  caveaux  de  famille. 

Les  textes  anciens  et  les  itinéraires  ne  laissent  pas  de  doute  sur 
l'identification  de  INIyrina  et  de  Kalabassary ;  c'est  par  erreur  que  certains 
géographes  modernes  ont  placé  Myrina  à  7c/z^/z^^r/r(l  ancienne  Pitane)  ou 
à  Ali-Aga,  (|ui  ne  présente  aucun  vestige  d'une  n  ille  antique.  La  distance 
indiquée  par  les  anciens  entre  Myrina  el  Grynium  étant  sensiblement  égale 
à  celle  qui  sépare  Ali-Aga  de  Kalabassary,  on  a  parfois  supposé  que  ce 
dernier  emplacement  corres])ondail  à  celui  de  Grynium  ;  de  là  le  nom  de 
«  terres  cuites  de  Grynium  »  donné  à  tort  aux  premiers  spécimens  de  la 

'  Le   premiei"   fascicLile  de    cet    ouvrage  i^araitra  en  IbSG  chez  M.  Thorin,  éditeur  à 
Paris. 

-  Une   carie  de    Myrina  et  de  la  réj^ion  environnante  a  été  jjubliée  dans  le  Bulletin 
de  Correspondance  hellénique,  !.  1\  ,  avril  ISS'i;  v.  aussi  Nécropole  de  Myrina,  pi.  I. 


C         15        3 

rabri([uc  de  Myrinaqui  ont  été  publiés  en  France.  Les  monnaies  de  bronze 
décoLiverles  dans  les  tombeaux  de  Kalabassary  portent  toutes,  presque 
sans  exception,  le  nom  de  Myrina  ;  ce  fait  seul  suffirait,  s'il  en  était 
besoin,  pour  confirmer  le  témoignage  des  textes  qui  placent  Myrina  à 
40  stades  de  Cymé,  distance  qui  sépare,  en  effet,  Kalabassary  de  Na- 
mourt,  identifié  avec  certitude  à  Cymé  sur  la  foi  de  documents  épigra- 
phiques. 

Myrina  était  située  sur  la  route  de  Smyrne  à  Pergame,  dont  les  prin- 
cipales étapes  sont  Larissa,  Cymé,  Myrina,  Grynium  et  Élée.  Elle  parait 
n'avoir  jamais  été  bien  considérable  et  n'est  mentionnée  que  rarement 
dans  l'histoire.  On  peut  se  faire  une  idée  de  son  peu  d'importance  au 
v*'  siècle  par  les  registres  des  tributs  de  la  confédération  athénienne  :  les 
habitants  de  Myrina  n'y  figurent  que  pour  un  talent,  alors  que  leurs  voisins 
de  Cymé  en  fournissent  douze.  Mais,  si  Myrina  n'a  jamais  eu  d'importance 
politique,  si  elle  n'a  jamais  pu  rivaliser  avec  les  villes  florissantes  de  Cymé 
et  de  Pergame,  elle  semble  du  moins  avoir  joui,  après  Alexandre,  d'une 
prospérité  continue,  dont  témoignent  ses  belles  monnaies  d'argent  et  les 
intéressants  produits  de  sa  céramique. 

Un  grand  tremblement  de  terre,  sous  Tibère,  la  détruisit  en  même 
temps  qu'Éphèse,  Cymé  et  dix  autres  villes  d'Asie.  L'empereur  les 
exempta  de  tributs  pendant  cinq  ans,  et  l'on  décida  qu'un  sénateur  serait 
envoyé  sur  les  lieux  pour  examiner  le  mal  et  le  réparer.  Sous  Trajan,  un 
nouveau  tremblement  de  terre  détruisit  une  seconde  fois  IMyrina.  Elle  fut 
rebâtie  aussitôt  après  et  subsista  pendant  toute  la  durée  de  l'Empire  grec, 
comme  siège  d'un  évêché  dépendant  de  celui  d'Ephèse.  On  ne  sait  à 
quelle  date  son  emplacement  a  cessé  d'être  habité  ;  il  n'en  est  [)lus  fait 
mention  après  le  vni^  siècle  et  aucune  des  ruines  qu'on  y  voit  encore  n'est 
postérieure  à  la  domination  byzantine. 


III 


La  ville  de  Myrina  ayant  duré  près  de  \ingt  siècles,  on  pouxail 
s'attendre  à  trouver  dans  sa  nécropole  des  monuments  de  toutes  les 
époques  de  l'hellénisme.  Il  n'en  est  pas  ainsi  ;  à  l'exception  d'un  vase 
de  style  très  ancien  (n"  501)  et  de  deux  monnaies  de  bronze  du  Haut- 
Empire,  tous  les  objets  découverts  dans  ses  tombeaux  appartiennent  à  la 


période  de  Irois  siècles  qui  sélend  enlre  le  règne  d'Alexandre  el  le  com- 
mencement de  Tère  chrétienne.  Nous  n'avons  retrouvé  ni  la  nécropole 
byzantine  ni  la  nécropole  archaïque,  bien  que  certains  indices  nous  per- 
mettent de  croire  que  remplacement  de  cette  dernière  coïncidait  en  i)artie 
avec  celui  de  la  nécropole  macédonienne.  Trois  larges  tosses  creusées 
dans  le  tuf  étaient  remplies  de  sarcophages  brisés  et  entassés  les  uns 
sur  les  autres,  qui  semblent  représenter  les  débris  d'une  soixantaine  de 
sépultures  plus  anciennes.  Au  milieu  de  ces  décombres,  on  a  recueilli 
trois  petits  lécythes  à  figures  noires  et  difterents  fragments  qui  paraissent 
appartenir  aune  antiquité  assez  reculée.  Plusieurs  tombeaux,  découverts 
sur  la  pente  de  l'acropole,  portaient  comme  plaques  de  couverture  des 
fragments  de  stèles  où  l'on  distingue  des  inscriptions  dont  les  caractères 
[)euvent  remonter  au  iv'^  siècle.  C'est  d'ailleurs  en  dehors,  et  non  à  l'inté- 
rieur des  tombes,  qu'ont  été  recueillis  les  quelques  objets  archaïques  qui 
figurent  dans  notre  collection.  Il  faut  donc  admettre  que  la  nécropole 
archaïtjue  a  été  violée,  du  moins  en  partie,  dans  les  dernières  années  du 
IV®  siècle,.  La  nécessité  d'exproprier  les  tombes  anciennes  pour  faire  de  la 
place  aux  nouveaux  venus  a  dû  se  faire  sentir  impérieusement  vers  cette 
époque,  lorsque  Myrina  atteignit,  comme  le  prouve  sa  numismatique,  son 
plus  haut  degré  de  prospérité.  La  nécropole  gréco-romaine  fut  respectée 
à  l'époque  impériale  et  à  l'époque  byzantine,  sans  doute  parce  que  le 
cimetière  avait  été  transporté  ailleurs. 

L'inhumation  paraît  avoir  été,  à  Myrina,  d'un  usage  beaucoup  plus 
fréquent  que  l'incinération.  Les  restes  calcinés  reposent  au  fond  de  la 
caisse  de  tuf;  parfois  ils  sont  placés  dans  un  vase  de  terre  ou  de  métal.  Il 
arrive  que  le  même  tombeau  présente  les  deux  modes  d'ensevelissement 
et  que  des  squelettes  inhumés  reposent  à  côté  d'ossements  calcinés. 
L'incinération  a  dû  être  faite  en  général  en  dehors  du  tombeau  ;  toutefois 
les  belles  terres  cuites  décrites  sous  les  n°^  54,  55  et  161  à  163,  si 
remarquables  ])ar  l'éclat  de  leurs  couleurs,  ont  été  trouvées  dans  une  sé- 
pulture (jui  avait  subi  l'action  du  tèu;  nous  avons  constaté  un  certain 
nombre  d'exemples  analogues  en  différents  points  de  la  nécropole.  Le 
sc|uelette  inhumé  est  généralement  couché  sur  le  dos,  au  fond  de  la  caisse; 
on  a  trouvé  souvent  plusieurs  morts  ensevelis  ensemble  et  quelques  sé- 
pultures étaient  de  véritables  fosses  communes,  contenant  des  ossements 
confondus  et  mêlés  de  poteries  grossières.  A  côté  des  ossements  hu- 
mains, on  a  rencontré  quelques  ossements  d'animaux  domesti(|ues.  On 


C  17        3 

n'a  recueilli  que  soixante-trois  stèles  de  marbre  ou  de  pierre  porlanl  Tin- 
dicalion  du  nom  du  mort;  une  trentaine  de  tombeaux  contenaient  de  pe- 
tites plaques  de  bronze  où  le  nom  du  mort  est  gravé  en  pointillé  (n°®  498- 
524)  et  qui,  munies  d'œillets,  étaient  probablement  fixées  au  cadavre, 
comme  pour  établir  son  identité.  Les  tombeaux  sont  tantôt  recouverts 
de  plaques,  tantôt  seulement  de  terre,  sans  qu'il  soit  possible  d'assigner 
une  loi  à  ces  différents  usages. 

Il  s'en  faut  que  tous  les  tombeaux  explorés  à  Myrina  aient  contenu  des 
vases  ou  des  figurines  en  terre  cuite.  Les  tombes  vides  ou  presque  vides 
sont  de  beaucoup  les  plus  nombreuses  :  on  n'a  guère  trouvé  que  trois  cent 
cinquante  sépultures  bien  garnies  sur  un  total  d'environ  cinq  mille.  Les 
offrandes  dont  la  piété  des  survivants  entourait  les  morts  sont  le  plus 
souvent  très  modestes  :  quelques  petits  vases  communs  en  argile,  un  mi- 
roir, un  strigile,  une  monnaie  de  bronze,  une  fiole  de  verre,  constituent 
tout  le  mobilier  funéraire  de  la  plupart  des  tombeaux.  En  revanche,  on  en 
a  découvert  quelques-uns  qui  étaient  remplis  jusqu'au  bord  de  terres 
cuites;  l'un  d'eux  contenait  quarante-cinq  figurines,  un  autre  trente-cinq. 
Les  statuettes  sont  rarement  tout  à  fait  intactes;  nous  ne  parlons  pas  des 
brisures  résultant  du  travail  des  fouilles,  où  l'extraction  d'objets  humides 
et  remplis  de  terre  présente  toujours  de  grandes  difficultés,  mais  des 
brisures  anciennes,  certainement  intentionnelles,  que  l'on  pourra  cons- 
tater sur  beaucoup  de  pièces  exposées  au  Louvre.  Les  bronzes  ne  sont 
pas  plus  épargnés  que  les  verreries  et  les  terres  cuites.  Ce  qui  prouve 
d'une  manière  incontestable  que  la  cassure  est  souvent  intentionnelle  et 
ne  résulte  pas  de  la  pression  de  la  terre  ou  du  choc  subi  par  les  statuettes  en 
tombant  dans  la  fosse,  c'est  que  les  fragments  d'un  même  objet  se  trouvent 
parfois  très  loin  l'un  de  l'autre.  Nous  avons  recueilli,  par  exemple,  une 
figurine  sans  tête  placée  au-dessus  des  plaques  du  tombeau;  la  tête  était 
déposée  à  l'intérieur.  Dans  nombre  de  cas,  les  statuettes  étaient  couchées 
face  contre  terre,  privées  de  la  tête  ou  d'un  membre  qu'on  retrouvait  du 
côté  opposé,  ce  qui  semble  bien  indiquer  le  mouvement  d'une  personne 
qui,  se  tenant  au  bord  du  tombeau,  casserait  en  deux  la  terre  cuite  qu'elle 
tient  et  jetterait  de  chaque  main  un  des  morceaux  dans  la  tombe.  Les 
objets  ainsi  déposés  ou  jetés  dans  la  sépulture  ne  sont  jamais  rangés  avec 
ordre  :  tantôt  ils  se  trouvent  accumulés  auprès  de  la  tète,  tantôt  ils  sont 
entassés  à  l'extrémité  opposée  du  corps.  Il  est  évident  que  les  survivants 
n'étaient  pas  préoccupés,  au  moment  où  ils  apportaient  leurs  offrandes  au 


C         18        3 

morl,  crorner  sa  demeure  souterraine  à  Texemple  d'une  demeure  ter- 
restre, comme  on  le  voit  dans  les  nécropoles  de  TEtrurie. 

Le  mobilier  funéraire  des  tombes  se  compose  de  quatre  catégories 
d'objets  :  ceux  qui  ont  dû  appartenir  au  mort  et  lui  servir  dans  les  usages 
journaliers  de  la  vie,  tels  que  strigiles,  miroirs,  petits  vases,  parures  et 
bijoux  ';  ceux  qui  reçoivent  ou  sont  censés  recevoir  la  boisson  et  la  nour- 
riture du  mort,  bouteilles  en  terre,  plats  et  soucoupes  en  bronze  et  en  ar- 
gile; les  monnaies  de  bronze,  oboles  de  Charon  qui  devait  transporter  les 
morts  sur  l'autre  rive  du  fleuve  infernal  ;  enfin,  les  figurines  en  terre  cuite, 
qui  forment  une  classe  à  part.  Ce  n'est  pas  le  lieu  de  discuter  ici  les  diffé- 
rentes opinions  qui  ont  été  émises  sur  la  destination  des  terres  cuites 
funéraires-;  compagnes  de  la  vie  souterraine,  suivant  les  uns,  elles  sont 
destinées  à  peupler  d'images  riantes  la  solitude  du  tombeau,  tandis  que 
d'autres  préfèrent  les  considérer  comme  des  offrandes  religieuses,  consa- 
crées au  mort  divinisé  par  la  piété  de  sa  famille  et  de  ses  amis.  A  l'épo- 
que de  la  nécropole  que  nous  avons  explorée,  cet  usage  était  déjà  fort 
ancien,  et  la  signification  primitive  s'en  était  sans  doute  obscurcie  ou  trans- 
formée sous  l'influence  des  idées  nouvelles. 


IV 


A  -Myrina,  l'art  des  fabricants  de  statuettes  s'est  inspiré  des  coro- 
plastes  de  la  Grèce  propre,  ces  créateurs  des  chefs-d'œuvre  exquis  que 
Ton  peut  admirer  dans  une  salle  voisine  du  Louvre.  Il  paraît  même  certain, 
à  en  juger  par  la  nature  de  quelques  types,  que  les  moules  de  Tanagre  ont 
dû  être  exportés  et  reproduits,  non  seulement  en  Asie  Mineure,  mais  en 
Cyrénaïque  et  dans  l'Italie  méridionale.  Toutefois,  les  figurines  de  style  ta- 
nagréen  ne  sont  que  l'exception  à  Myrina  :  la  grande  majorité  des  statuettes 
de  cette  provenance  présentent  un  caractère  tout  différent,  qui  permet  de 
les  reconnaître  presque  à  coup  sûr  et  leur  donne  une  imi^ortance  consi- 

'  Quelques  objets  de  ceUe  catégorie,  tels  que  les  petits  vases  et  les  bijoux  formés 
d'une  plaque  de  métal  très  mince,  peuvent  n'être  que  des  imitations  ou  des  équivalents 
de  ceux  qui  appartenaient  au  mort.  Les  survivants  devaient  trouver  leur  compte  à  ces 
substitutions,  dont  les  usages  religieux  de  l'anliquilc  offrent  de  nombreux  exemples. 

*  M.  Poltier  a  consacré  une  étude  à  ce  sujet,  sous  le  titre  :  Qiiavi  nb  caiisam  Grœci 
in  sepulcris JjgUna  sis^na  Jcpi)siieri)iL  Paris.  Thoi'in.  188.3.  in-S'. 


C  1  0         D 

dérable  dans  Thistoire  de  l'arl.  Les  tombeaux  du  iv*^  siècle  à  Tanagre  ont 
surtout  fourni  des  sujets  de  genre,  des  motifs  empruntés  à  la  vie  intime; 
à  Myrina,  ce  sont  les  sujelsmythologiquesquidominent,lesreprésentations 
des  cycles  d'Aphodite,  d'Éros,  de  Dionysos,  d'Héraklès  et  de  Niké.  Les 
figures  ailées  de  jeunes  femmes  et  d'éphèbes,  qu'il  est  souvent  difficile  de 
rapporter  à  un  type  mythologique  défini,  sont  extrêmement  nombreuses 
(n"^  55  à  61,  161  à  172);  les  artistes  de  Myrina  ont  donné  des  ailes  à  des 
statuettes  qu'on  prendrait  au  premier  abord  pour  des  figurines  de  genre 
et  qui  tiennent,  en  effet,  le  milieu  entre  la  nature  humaine  et  la  nature  di- 
vine, comme  autant  de  créations  d'une  fantaisie  gracieuse  fiottant  entre  la 
réalité  et  l'idéal.  On  a  trouvé  dans  certains  tombeaux  de  véritables  collec- 
tions d'ailes,  travaillées  avec  art,  ornées  de  vives  couleurs,  attributs  ma- 
tériels, si  l'on  peut  dire,  de  la  spiritualité  élyséenne.  A  côté  de  ce  monde 
mythologique  prend  place,  par  un  contraste  piquant,  la  troupe  des  comi- 
ques et  des  acteurs  (n^^  316  à  340)  qu'on  trouve  en  abondance  à  Myrina, 
comme  dans  d'autres  nécropoles  d'Asie  Mineure.  Si,  d'un  côté,  le  coro- 
plaste  a  voulu  peindre  le  charme  et  la  grâce  du  foyer  domestique  dans  les 
nombreuses  représentations  qui  sont  consacrées  aux  femmes,  graves  ma- 
trones ou  jeunes  filles  gracieuses  (n°^  218  à  267)  et  aux  enfants  joueurs 
(n^**  288  à  316),  il  semble  que,  de  l'autre,  il  ait  mis  en  lumière  les  aspects 
comiques  de  la  vie  extérieure  où  l'homme  joue  le  principal  rôle. 

Un  autre  caractère  des  terres  cuites  de  Myrina,  c'est  leur  dépendance 
étroite  à  l'égard  des  écoles  de  sculpture  qui  dominaient  dans  la  Grèce 
macédonienne,  les  écoles  de  Lysippe  et  de  Praxitèle,  celles  de  Rhodes,  de 
Trafics  et  de  Pergame.  Rien  de  pareil  à  Tanagre,  où  les  coroplastes  ne 
semblent  guère  s'être  inspirés  de  la  grande  statuaire  contemporaine,  mais 
ont  créé  des  types  nouveaux  en  rapport  avec  le  but  modeste  qu'ils  se  pro- 
posaient, avec  la  matière  fragile  et  commune  dont  ils  faisaient  usage.  Aussi 
la  représentation  du  nu,  si  famfiière  à  la  sculpture  antique,  est-elle  pres- 
que absente  à  Tanagre,  alors  qu'on  en  trouve  de  nombreux  exemples 
dans  les  figurines  de  Myrina.  Pendant  les  trois  premiers  siècles  qui  ont  pré- 
cédél'ère  chrétienne,  l'artgrec  produisit  une  foule  de  répfiques,  qui  n'étaient 
pas,  en  général,  des  copies  serviles,  à  l'imitation  des  œuvres  connues  de 
la  sculpture.  Celle  tendance  était  encouragée  par  deux  causes  :  une  cer- 
taine décadence  de  Fart,  qui  créait  peu  de  types  nouveaux,  et  surtout  le  be- 
soin de  satisfaire  promptemcnt  aux  exigences  des  princes  et  des  riches 
parliruliors  qui  voulaient  décorer  les  édifices    publics   ou   leurs   maisons. 


C        20        3 

Les  coroplasles  de  Smyrncet  de  Myrina  firent  comme  les  sculplcurs';  ils 
imitèrent  librement  des  motifs  connus,  par  exemple  V Aphrodite  Cnidienne 
de  Praxitèle  (n°^  19,  21),  V Aphrodite  Anadyomène  d'Apelles  (n°*36, 37,  46), 
les  représentations  d'Hercule  inspirées  par  Lysippe  (n"*^  201,  202)  et  son 
Apoxyomenos  (n°  298).  Beaucoup  de  terres  cuites  de  Myrina  offrent  des 
analogies  étroites  avec  les  œuvres  de  sculpture  anonymes  que  Ton  voit 
dans  nos  musées  et  qui  dérivent  certainement  d'originaux  célèbres,  à  en 
juger  par  le  nombre  des  répliques  qu'on  a  retrouvées  :  citons,  entre  autres, 
Aphrodite  vêtue,  type  grec  devenu  à  l'époque  romaine  celui  de  la  Vénus 
Genitrix  (n°®  26  ^'"^  27,  28),  un  athlète  se  versant  de  l'huile  sur  le  corps, 
connu  par  des  répliques  en  marbre  de  Munich  et  de  Dresde  (n"  276), 
Éros  tirant  de  l'arc  (n°  101),  Dionysos  couronné  de  feuillages,  tenant  un 
canthare  de  la  main  droite  (n"  179),  Aphrodite  accroupie  dans  l'attitude 
de  la  Vénus  de  Vienne  et  d'un  grand  nombre  de  marbres  antiques  (n°  18), 
Aphrodite  au  bain  rattachant  sa  sandale  (n"  21),  Aphrodite  nouant  sa  cein- 
ture (n°^  23,  24),  etc.  A  cet  égard,  les  figurines  de  Myrina,  plus  voisines 
parfois  de  leurs  modèles  que  les  copies  en  marbre  de  l'époque  romaine, 
fournissent  des  indications  précieuses  pour  l'histoire  de  l'art,  en  nous 
faisant  connaître  les  motifs,  sinon  le  style,  d'œuvres  célèbres  aujour- 
d'hui perdues. 

A  côté  de  ces  statuettes  inspirées  par  la  grande  sculpture,  il  en  est 
d'autres  où  se  révèle  un  génie  plus  libre,  qui  reflète  et  exagère  souvent 
les  tendances  nouvelles  de  la  Grèce  alexandrine.  L'art  mêle  à  ses  com- 
positions un  raffinement  et  même  un  sensualisme  qui  sont  étrangers 
aux  produits  de  l'âge  classique;  il  se  plaît  à  donner  aux  adolescents  et 
aux  Éros  ces  formes  féminines  du  visage  et  du  corps  qui  rappellent 
constamment  le  type  oriental  de  l'Hermaphrodite  (n''-  54  à  60,  86).  Si 
plusieurs  figurines  présentent  le  maintien  tranquille  et  simple  qui  fait 
le  charme  des  terres  cuites  de  Tanagre,  d'autres,  et  ce  sont  les  pro- 
duits originaux  de  la  fabrique  de  Myrina,  accusent  un  goût  pour  les 
mouvements  rapides,  les  poses  hardies,  les  draperies  flottantes.  C'est  là, 
du  reste,  à  des  degrés  différents,  un  caractère  commun  aux  œuvres  de 
l'ai't  à  l'époque  macédonienne,  où  la  plasiifjue,  complètement  éman- 
cipée de  l'architecture,  se  plaît  à  chercher  des  effets  nouveaux  dans  le 

^  Cf.  S.  Reinach,   Les  terres  cuites  de  Smvrne  et  la  statuaire  du  iv  siècle,   dans  les 
Mélanges  Graux.  18S'j,  p.  ^^^3-1.5B. 


C        21         3 

pittoresque  des  attitudes  et  la  vivacité  parfois  exubérante  des  gestes. 
Sans  méconnaître  la  distance  qui  les  sépare  et  semble  interdire  toute 
comparaison  entre  elles,  nous  devons  constater  une  certaine  ressem- 
blance, sinon  de  style,  du  moins  d'allure,  entre  quelques  figurines  de 
INIyrina  et  les  beaux  bas-reliefs  récemment  découverts  sur  Tacropole  de 
Pergame.  On  y  sent  l'inspiration  d'une  école  plutôt  éprise  de  formes 
vigoureuses  :  toute  recherche  d'afféterie  et  de  sveltesse,  a  disparu.  Les 
têtes  sont  bien  en  proportion  avec  le  corps;  le  cou  est  puissant;  le  buste 
vigoureux  des  femmes  sort  à  demi  d'un  chiton  trop  étroit  pour  le  contenir; 
les  jambes  et  les  bras  nus  s'élancent  hors  des  draperies  par  un  mouve- 
ment rapide  et  impatient;  les  plis  gonflés  et  un  peu  pesants  de  la  tunique 
flottent  en  arrière,  entraînés  par  l'impétuosité  de  la  course  (n°®  161  à  171), 
L'art  de  la  capitale  des  Atlales,  si  voisine  de  Myrina,  qui  faisait  d'ailleurs 
partie,  au  \n^  siècle,  du  territoire  de  sa  puissante  voisine,  a  dû  naturelle- 
ment exercer  quelque  influence  sur  les  productions  des  coroplastes  myri- 
néens.  Un  des  groupes  les  plus  curieux  de  notre  collection,  représentant 
un  éléphant  de  guerre  qui  terrasse  un  guerrier  galate  (n°284),  paraît  même 
être  la  copie  de  quelque  trophée  élevé  par  les  princes  grecs  de  l'Asie  à 
la  suite  d'une  victoire  sur  les  tribus  celtiques,  dont  la  première  défaite, 
d'après  le  récit  de  Lucien,  fut  l'œuvre  des  éléphants  d'Antiochus. 

Nous  voyons  encore  une  marque  du  goût  de  l'époque  et  en  parti- 
culier des  écoles  asiatiques  dans  la  fréquence  des  groupes  à  plusieurs 
personnages,  dont  les  figurines  de  la  Grèce  propre  n'offrent  guère 
d'exemples.  Comme  celle  de  Pergame,  les  écoles  de  Rhodes  et  de 
Tralles  sont  restées  célèbres  par  l'exécution  de  plusieurs  groupes  d'une 
composition  hardie,  en  particulier  le  Laocoon  et  le  Châtiment  de  Dircé 
ou  Taureau  Farnèse.  Une  recherche  analogue  des  sujets  compliqués 
apparaît  dans  plusieurs  terres  cuites  de  Myrina,  notamment  dans  les 
scènes  de  banquets  et  d'entretiens  amoureux  (n°^  268  à  273),  dans  les 
représentations  d'Aphrodite  groupée  avec  Eros  (n°  45),  des  Nymphes 
réunies  dans  une  grotte  champêtre  (n"  206),  d'une  déesse  conduisant 
un  cheval  par  la  bride  (n°  214),  Aux  mêmes  écoles  asiatiques,  les  coro- 
plastes ont  emprunté,  dans  la  mesure  de  leurs  modestes  ressources,  le 
goût  des  œuvres  de  grandes  dimensions.  Comparées  aux  terres  cuites 
de  Grèce,  quelques  figurines  d'Asie  sont  de  véritables  colosses.  Les  sta- 
tuettes de  0,35  à  0,40  ne  sont  pas  rares;  nous  en  avons  même  découvert 
une  c|ui  mesure  près  de  0,50  (n''  29)  et  quelques  têtes  qu'on  a  pu  seules 


9> 


conserver  (n°^  355,  356),  le  reste  du  corps  étant  tombé  en  poussière, 
indiquent  des  figurines  plus  grandes  encore.  On  sait  que  la  hauteur 
moyenne  des  statuettes  deTanagre  est  de  0,20  et  que  les  plus  grandes  ne 
dépassent  pas  0,39. 

Ajoutons  qu'un  certain  nombre  de  statuettes  offrent  Taspect  d'œu- 
vres  archaïques,  qui  pourrait  tromper  au  premier  abord  sur  la  date  qu'il 
convient  de  leur  assigner.  Tels  sont,  par  exemple,  les  masques  représen- 
tant Déméter  voilée,  dont  le  type  remonte  certainement  au  v^  siècle 
(n°®  191,  192),  les  images  de  Déméter  assise  sur  un  siège  et  tenant  un 
petit  enfant  sur  ses  genoux  (n°^  193  à  195),  les  déesses  assises,  portant  de 
hauts  diadèmes,  le  corps  et  les  jambes  ornés  de  diadèmes  et  de  brace- 
lets, qui  semblent  faits  à  Timitation  de  quelque  idole  de  l'Aphrodite  orien- 
tale (n°^  14,  15).  Ces  œuvres  ont  pu  être  fabriquées  pendant  des  siècles,  et, 
jusqu'à  une  époque  relativement  récente,  à  l'aide  de  moules  qui  se  trans- 
mettaient dans  les  ateliers  de  coroplasles.  A  Myrina,  comme  ailleurs,  on 
reconnaît  surtout  ce  style  de  tradition  dans  certaines  représentations  de 
divinités,  que  leur  caractère  hiératique  mettait  plus  à  l'abri  que  les  autres 
des  vicissitudes  du  goût  et  de  la  mode. 

Les  œuvres  proprement  myrinéennes,  qui  ne  sont  ni  des  répliques 
obtenues  à  l'aide  de  moules  de  Tanagre,  ni  des  imitations  plus  ou  moins 
libres  de  statues,  ni  des  représentations  traditionnelles,  offrent  à  la  fois 
les  qualités  et  les  défauts  de  style  que  Ton  constate  dans  les  écoles  de 
sculpture  dites  hellénistiques.  Ces  écoles  avaient  pour  maître  Lysippe, 
dont  le  canon  remplaça  celui  de  Polyclète.  Pour  obtenir  un  effet  d'élé- 
gance et  de  finesse,  il  diminua  la  grandeur  de  la  tète  et  donna  une  forme 
plus  élancée  à  tout  le  corps.  Les  exagérations  où  se  laissèrent  entraîner 
ses  disciples  sont  encore  plus  sensibles  dans  les  produits  des  coroplas- 
les. Les  tètes,  à  force  de  petitesse,  perdent  toute  proportion  avec  le 
corps;  le  torse  s'amincit  à  la  taille  et  fait  paraître  le  buste  démesurément 
long;  les  jambes  sont  grêles  plutôt  que  fines.  Il  n'est  pas  jusqu'aux  coiffures 
où  l'on  ne  saisisse  l'esprit  de  recherche  familier  à  l'école  alexandrine,  qui 
cesse  de  traiter  la  chevelure  par  masses  régulières  et  prétend  en  rendre 
plus  exactement  la  variété.  Quelques-unes  sont  de  véritables  échafau- 
dages, mêlés  de  bandelettes,  de  diadèmes,  de  fleurs  et  de  fruits  (n°  61), 
(|ui  rappellent  les  coiffures  les  plus  compliquées  de  l'époque  impériale. 
Outre  ces  détails  d'exécution,  l'ensemble  du  style  et  le  choix  même  des 
sujets  sont  bien  conformes  à  ce  que  nous  savons  sur  le  goût  des  siècles 


c    23    D 

qui  suivirent  le  règne  d'Alexandre,  sur  cet  art  alexandrin  qui  devait  inspi- 
rer plus  tard  les  décorateurs  grecs  de  Pompéi.  Amours  voltigeant,  jouant 
avec  des  animaux,  couronnés  de  feuillage  (n°^  54  à  123),  femmes  ailées, 
danseuses  (n**^  161  à  172),  enfants  rieurs  et  turbulents  (n°®  286  à  316), 
tout  ce  cortège  gracieux,  qui  forme  une  partie  importante  de  la 
collection  de  Myrina,  rappelle  les  scènes  de  genre  qui  se  déroulent  sur 
les  parois  des  villas  pompéiennes.  Les  mêmes  motifs  se  sont  retrou- 
vés dans  d'autres  parties  du  monde  grec,  qui  ne  possédait  plus  alors 
d'écoles  bien  distinctes,  où  les  dialectes  de  l'art  s'étaient  comme  effacés, 
en  même  temps  que  disparaissaient  ceux  du  langage.  Une  terre  cuite 
trouvée  en  Crimée  reproduit  exactement  le  motif  de  l'enfant  assis,  tenant 
dans  la  main  une  grappe  de  raisin  qu'un  coq  placé  à  gauche  s'efforce 
d'attraper  (n"  310).  Mais  la  comparaison  des  deux  terres  cuites  est  tout 
à  l'avantage  du  coroplaste  de  Myrina,  dont  les  fines  retouches  ont  su 
transformer  en  un  petit  chef-d'œuvre  d'esprit  et  de  grâce  le  modèle 
que  les  fabricants  de  la  péninsule  Taurique  ont  laissé  à  l'état  de  gros- 
sière ébauche. 

A  l'époque  où  travaillaient  les  coroplastes  de  Myrina,  la  fabrication 
de  ces  figurines,  écloses  sur  le  sol  même  de  la  Grèce,  s'était  depuis 
longtemps  répandue  dans  tout  le  monde  ancien.  Les  terres  cuites, 
comme  les  vases  peints,  faisaient  partie  du  bagage  des  marchands  que 
le  cabotage  portait  sur  toutes  les  côtes  de  la  Méditerranée  et  jusque  dans 
la  mer  \oire.  Le  temps  des  créations  artistiques  était  passé  ;  on  ne 
s'attachait  plus  qu'à  répéter  à  Tinfini  les  motifs  connus  et  à  en  varier  les 
attitudes.  Les  procédés  de  l'art  gréco-romain  se  retrouvent  partout  les 
mêmes,  dans  les  figurines  d'argile  comme  dans  les  œuvres  de  la  statuaire. 
L'idée  de  blâme  attachée  à  la  contrefaçon  est  purement  moderne  et  ne 
préoccupait  nuUemen.t  les  artistes  anciens.  Nous  en  avons  la  preuve 
ici  même,  par  le  grand  nombre  de  statuettes  dont  les  coroplastes  de 
Myrina  ont  emprunté  directement  le  modèle  à  ceux  de  Tanagre.  C'est  la 
même  femme  élégamment  drapée  et  voilée  dans  son  himation  (n°®  218, 
230  à  248),  debout  sur  une  mince  plaquette  d'argile,  la  même  jeune  fille  . 
agenouillée  (n°  233)  et  pareille  dans  sa  grâce  souriante  à  ses  sœurs  de 
Tanagre,  joueuses  d'osselets  ou  cueilleuses  de  fleurs. 

La  diffusion  des  œuvres  d'art  était  singulièrement  aidée  par  cette 
liberté  absolue  laissée  aux  copistes  et  aux  imitateurs.  Dès  qu'un  sujet 
nouveau  plaisait,  il  était  reproduit  à  des  milliers  d'exemplaires  avec  des 


c     24     3 

variantes  plus  ou  moins  ingénieuses  et  se  répandait  au  loin.  C'est  ce  qui 
explique  que  nous  trouvions  d'un  bout  à  Tautre  du  monde  ancien,  dans 
les  terres  cuites  d'Italie  comme  dans  celles  de  la  Cyrénaïque  et  du  Bos- 
phore Gimmérien,  les  mêmes  sujets  et  presque  les  mêmes  moules.  La 
contrefaçon  est  l'essence  et  l'àme  même  de  l'art  des  coroplastes. 

On  peut  même  constater  à  Myrina  qu'un  seul  atelier  ne  possédait  pas 
en  propre  le  moule  de  tel  ou  tel  sujet  particulier.  En  effet,  beaucoup  de 
statuettes  portent  au  revers  des  inscriptions  gravées  au  moule  ou  en 
lettres  cursives  dans  l'argile  encore  fraîche,  avant  la  cuisson  (n°*  419-464); 
on  y  reconnaît  en  particulier  des  noms  propres  au  génitif  ou  des  mono- 
grammes qui  désignent  évidemment  les  fabricants,  particularité  déjà 
signalée  sur  les  terres  cuites  de  Gaule  et  de  quelques  autres  régions.  Or, 
des  signatures  différentes  se  trouvent  sur  des  statuettes  qui  représentent 
le  même  sujet.  Nous  en  devons  conclure  qu'il  n'y  avait  aucun  droit  de 
propriété  pour  la  reproduction  d'un  type,  même  dans  l'intérieur  d'une 
seule  ville,  et  que  chaque  motif  était  commun  à  tous  les  fabricants. 

En  somme,  la  fabrique  de  Myrina  mérite  d'avoir  sa  place  dans  l'his- 
toire de  l'art  grec.  Ses  produits,  bien  supérieurs  à  ceux  que  nous  con- 
naissons de  l'Italie  et  delà  Crimée,  inférieurs  peut-être  par  la  pureté  du 
style  à  certains  fragments  de  Chypre,  de  Tarente  ou  de  Smyrne,  se  pla- 
cent à  côté  de  ceux  de  Tarse  et  des  terres  cuites  de  la  Cyrénaïque,  qu'ils 
surpassent  par  un  caractère  plus  personnel  et  plus  libre. 

La  grâce  et  l'esprit,  telles  sont,  en  effet,  les  qualités  dominantes  des 
coroplastes  myrinéens.  Cette  grâce,  il  faut  l'avouer,  n'est  pas  toujours 
exempte  de  manière,  cet  esprit  verse  parfois  dans  l'équivoque  ou  le  pré- 
cieux. Mais  ce  sont  là  les  défauts  mêmes  du  génie  grec  au  temps  de  sa 
seconde  floraison  et  peut-être  sont-ils  plus  sensibles  encore  dans  la 
littérature  que  dans  l'art.  Aucune  terre  cuite  de  Myrina,  même  parmi  les 
meilleures,  ne  présente  cette  correction  sévère  du  style,  cette  noblesse 
soutenue  de  la  forme,  que  Ton  admire  dans  les  chefs-d'œuvre  de  la 
sculpture  altique  ;  mais  combien  en  est-il  qu'on  ne  se  lasse  pas  de  regarder, 
.parce  qu'elles  traduisent  des  idées  et  des  sentiments  vrais,  parce  que  le 
génie  de  la  Grèce  a  fait  vivre  en  elles  quelque  chose  de  son  charme  et  de 
sa  fraîcheur  !  A  cet  égard,  les  figurines  de  Myrina  peuvent  soutenir  la 
comparaison  avec  celles  de  Tanagre  ;  si  ces  dernières  leur  sont  supé- 
rieures par  le  naturel  exquis  des  attitudes,  par  une  grâce  presque  mysté- 
rieuse et  qui  semble  défier  toute  analyse,  celles  de  Myrina  ont  pou.'  elles 


c    25    o 

des  qualités  de  puissance,  un  air  de  vigueur  et  de  santé,  surtout  une 
variété  de  motifs,  une  inépuisable  richesse  de  mouvements,  qui  contras- 
tent avec  la  délicatesse  un  peu  langoureuse  et  l'uniformité  des  modèles 
tanagréens. 

Ces  frêles  figurines  sont  les  œuvres  de  modestes  ouvriers  qui  savaient 
s'inspirer  des  maîtres  sans  abdiquer  les  droits  de  la  fantaisie  créatrice  et 
de  Timitation  originale.  Comme  les  peintres  de  vases  aux  siècles  antérieurs 
de  rhellénisme,  ils  nous  révèlent  tout  un  côté  de  l'art  grec  qui,  pour  être 
familier  et  intime,  incorrect  parfois  et  libre  d'allures,  n'en  est  pas  moins 
fécond  en  leçons,  dont  l'art  moderne,  comme  l'élude  du  passé,  sont 
appelés  à  recueillir  les  fruits. 

Edmond  POTTIER. 

Salomon  REINACH. 
Paris,  mai  1886. 


SUJETS  MYTHOLOGIQUES 


I.  CYCLE  D'APHRODITE 


Aphrodite  de  type  oriental. 

On  considère  ordinairement  comme  des  jouets  d'enfants 
les  figurines  à  bras  articulés;  mais  nous  n'hésitons  pas  à 
ranger  dans  la  catégorie  des  divinités  et  à  rattacher  à  un  type 
fort  ancien  la  série  des  femmes  nues  ou  drapées,  placées 
dans  la  position  d'une  personne  assise,  bien  que  le  siège 
manque  (n°^  1  à  17).  L'attitude  hiératique,  la  main  souvent 
portée  au  sein  (n°^  6  à  14)  permettent  d'y  reconnaître  le  type 
de  la  déesse  mère  dont  on  retrouve  les  plus  anciens  spéci- 
mens en  Phénicie  et  en  Chaldée.  La  richesse  fastueuse  des 
bijoux  qui  couvrent  le  corps  et  les  hauts  diadèmes  (n°^  1 
et  2,  14  et  15)  paraissent  même  indiquer  une  filiation  plus 
directe  encore  avec  l'Anaïtis  babylonienne,  sorte  d'Aphro- 
dite-Artémis',  dont  le  symbole  ordinaire,  le  croissant,  se  voit 
précisément  ici,  à  plusieurs  reprises,  dans  les  fines  ciselures 
des  couronnes  (n°^  1  et  14). 

'  Pour  les  figurines  semblables  trouvées  en  Babylonie,  voir  le  Catalogue  des  figu- 
rines antiques-  de  terre  cuite  du  Musée  du  Louvre,  par  M.  L.  Heuzey.  I,  p.  43-44. 


c    28    3 

1  (59)  '.  —  Aphrodite  orientale  mie. 

Le  corps  est  dans  ratlitude  d'une  personne  assise,  mais 
sans  siège.  Les  bras  étaient  mobiles.  Les  jambes  sont 
jointes.  Elle  est  couverte  d'ornements  :  sur  la  tète  est  un  haut 
diadème  (haut.,  0"'04)  travaillé  à  jour  avec  des  fleurons,  des 
feuillages  et  un  croissant  central,  soutenu  par.  deux  petits 
personnages  drapés  et  ailés  et  par  un  troisième  petit  per- 
sonnage drapé  assis;  autour  du  torse,  un  double  collier 
indiqué  en  pastillages;  autour  de  la  cuisse  gauche,  un  bra- 
celet en  spirale  à  tète  de  serpent;  à  la  cheville  droite,  un 
bracelet  du  même  genre;  entre  l'orteil  et  le  second  doigt  de 
chaque  pied,  ornement  qui  indique  l'attache  des  courroies 
de  la  chaussure;  les  deux  pieds  sont  chaussés  d'espèces  de 
cothurnes  à  semelle  très  élevée  (haut.,  0'"025). 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  et  rose  sur  le 
diadème;  jaune  sur  les  ornements.  Pas  de  trou  d'évent.  Les  deux  bras 
manquent.  Restauration  au  ventre  et  au  pied  droit.  L'argile,  dont  nous 
indiquons  une  fois  pour  toutes  la  couleur,  sauf  les  exceptions  qui  seront 
notées,  est  d'un  bistre  assez  clair,  tendre  au  toucher  et  facile  à  entamer; 
l'intérieur  est  généralement  pailleté  de  mica.  Haut.,  On.265. 

2  (57).   —  Même  sujet. 

Môme  attitude.  Le  bras  droit  mobile  est  replié,  le  coude 
contre  le  corps,  la  main  avancée.  Le  diadème  n'est  pas  à 
jour;  le  haut  du  bras  est  orné  d'un  bracelet  en  spirale;  bra- 
celet rond  à  la  cheville  droite. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  sur  le  diadème. 
Pas  de  trou  d'évent.    Le  bras  gauche  man(|ue.   Jambe  droite  recollée. 

Haut.,  0'n22. 

'  Le  numéro  placé  entre  parenthèses  se  rappor'ie  au  re<,Msh'e  (rinventaire  du  Musée. 


C        2U        3 

3  (60).  —  Même  sujet. 

Même  altilude.  Le  bras  droit  mobile  est  replié,  le  coude 
contre  le  corps,  la  main  avancée.  Coiffure  simple  en  ban- 
deaux et  chignon  derrière  la  tète.  Entre  les  deux  seins  est 
un  ornement  en  forme  de  pastille. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Pas  de  trou  d'évenl. 
Le  bras  gauche  manque.  Haut.,  Om2i. 

4  (58).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  Les  deux  bras  sont  mobiles.  La  coiffure 
est  à  côtes.  Il  n'y  a  pas  d'ornement  entre  les  deux  seins. 

Style  commun.  Pas  de  trou  d'évenl.  Visage  endommagé.  — -  Haut.,  O'nis. 

5  (50).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  Les  deux  bras  sont  mobiles.  Ornement  en 
pastille  entre  les  seins.  Même  coiffure. 

Style  commun.  Trou  d'évent  oblong.  Haut ,  o-iô. 

6  (83).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  Les  bras  ne  sont  pas  mobiles.  La  main 
droite  est  portée  au  sein;  la  main  gauche  est  appuyée  contre 
la  cuisse.  Les  cheveux  sont  disposés  par  devant  en  côtes  et 
forment  un  chignon  en  cône  derrière  la  tête.  Autour  du  cou, 
un  collier  composé  de  pendeloques;  aux  deux  bras  et  à  la 
cheville  droite,  des  bracelets. 

Style  commun.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Trou  d'évent  carré. 
Haut  ,  Oi"|:î. 


C        30        3 

7  (460).  —  Même  sujet. 

La  déesse  nue  est  assise  sur  un  siège  à  dossier  élevé  et 
concave.  La  main  gauche  est  portée  au  sein;  la  main  droite 
repose  sur  la  cuisse.  Les  pieds  sont  placés  sur  un  tabouret 
attenant  au  siège. 

Style  ordinaire.  Pas  de  trou  d'évent.  Manque  une  partie  du  revers  en 
haut.  Haut.,  o-nii. 

8  (67).  —  Même  sujet. 

Le  corps  est  dans  l'attitude  d'une  personne  assise,  mais 
sans  siège.  Le  bras  gauche  est  collé  le  long  de  la  cuisse,  la 
main  droite  portée  au  sein  droit.  Les  bras  ne  sont  pas 
mobiles.  Coiffure  en  bandeaux  et  chignon. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs,  brun  rouge  sur  les  che- 
veux. Petit  trou  d'évent  sous  les  cuisses.  Haut..  0'"io. 

9  (49).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  Les  deux  bras  sont  collés  aux  cuisses. 
Même  coiffure. 

Style  commun.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Les  pieds  manquent. 

. •  Haut.,  OmOîi. 


10  (53).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  La  main  droite  est  portée  au  sein  ;  le  bras 
gauche  collé  contre  la  cuisse. 

Dans  le  dos  insctiplion  :  A. Haut.,  Om(K. 


C        31  3  . 

11  (68).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.    Elle   est  coiffée    d'un    petit  diadème   en 
croissant. 

Style  commun.  Pas  de  trou  d'évent.  Haut.,  0mO7.  ^^,; 


12  (69).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  type  identique  au  précédent. 

Style  commun.  Terre  rougeàtre.  Petit  trou  d'évent.  Haut.,  O'-oe. 

13  (52).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  coiffure  en  bandeaux  et  chignon.  Les  bras 
devaient  être  mobiles,  mais  il  n'y  a  aucune  trace  des  trous 
destinés  à  les  recevoir. 

Manquent  les  pieds  et  les  bras.  Haut.,  O'^oe. 

14  (56).  —  Aphrodite  orientale  drapée. 

Même  attitude.  Le  bras  droit  mobile  est  replié,  le  coude 
contre  le  corps  et  la  main  avancée.  Elle  est  vêtue  d'une 
tunique  à  manches,  collante  et  serrée  à  la  taille;  sur  la  tète 
est  un  très  haut  diadème  (haut.,  0'"04)  travaillé  à  jour  avec 
des  croissants,  des  rosaces,  des  fleurons;  les  oreilles,  faites 
en  forme  d'anneaux,  sont  percées  pour  y  suspendre  des 
boucles;  autour  du  cou,  un  collier  à  pendeloques;  aux  bras, 
des  bracelets;  à  la  ceinture,  un  large  ornement  en  forme  de 
pastille;  à  la  cheville  droite,  un  bracelet;  près  des  orteils, 
ornements  qui  indiquent  l'attache  des  courroies  de  la  chaus- 


sure.  Les  pieds  sont  chaussés  d'espèces  de  cothurnes  à  se- 
melle très  épaisse  (haut.,  0'"03). 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie;  blanc  sur  le  visage  ; 
rouge  sur  les  lèvres  ;  dorure  sur  le  diadème  et  les  ornements  des  pieds. 
Trou  d'évenl  rond.  Manquent  la  partie  droite  du  diadème  et  le  bras  gauche. 

Haiil..  O"-:^!. 

15  (208).  —  Mé7ne  sujet. 

Même  altitude;  même  costume.  Les  bras  sont  articulés. 
Sur  la  tète  est  un  haut  diadème  ornementé;  les  oreilles  sont 
percées  pour  recevoir  des  boucles  d'oreilles;  ornement  en 
forme  de  pastille  placé  entre  les  deux  seins. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  rose  sur  les  genoux; 
jaune  (soutien  de  la  dorure)  sur  les  dentelures  du  diadème.  Pas  de  trou 
d'évent.  Manquent  le  bras  droit  et  les  pieds.  Haut.,  O'nis. 

16  (181).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  costume.  Les  bras  sont. articulés. 
Coiffure  ramenée  sur  le  sommet  de  la  tête  en  chignon  élevé 
(a^obj'te),  orné  au  centre  d'une  pastille,  avec  boucles  retom- 
bant sur  les  épaules. 

Style  ordinaire.  l*as  de  trou  d'évent.  Manquent  plusieurs  fragments  de 
la  draperie,  à  droite.  Haui  ,  o.'i_>. 

17  (182).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  costume  et  même  coiffure.  Les  bras 
ne  sont  pas  mobiles.  La  main  droite  est  portée  au  sein,  la 
main  gauche  repose  sur  la  cuisse. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  rond.  Le  milieu  du  corps  est  recollé. 
Ifniit..  OmU. 


Aphrodite  de  type  grec. 

Nous  passons  sans  transition  aux  types  classiques  cFA- 
phrodite  où  nous  reconnaissons  des  motifs  empruntés  à  la 
grande  plastique  et  même  à  des  originaux  célèbres,  comme 
la  Vénus  de  Cnide  de  Praxitèle  (n°''  19  et  20),  la  Vénus 
appelée  à  l'époque  romaine  Vénus  Genitrix,  mais  dont  le 
type  remonte  évidemment  à  un  original  grec  du  iv*^  siècle 
(n'^s  26*",  27  et  28),  la  Vénus  accroupie  (n°  18),  analogue  à 
la  Vénus  de  Vienne  du  Musée  du  Louvre  et  à  beaucoup 
d'autres  répliques  en  marbre  du  même  sujet,  la  Vénus  rat- 
tachant sa  sandale  (n°  21)  ou  nouant  sa  ceinture  (n^*^  23  et 
24)  ;  motifs  qui  sont  tous  connus  par  des  statues  ou  par 
des  bronzes.  Le  n^  26  raj^pelle  l'attitude  générale  et  l'ajus- 
tement de  la  Vénus  de  Milo;  le  n°  22  reproduit  la  pose 
de  l'enfant  appelé  le  Tireur  d'épine.  Dans  plusieurs  sta- 
tuettes de  genres  différents  on  retrouve  le  geste  consacré 
par  le  célèbre  tableau  d'Apelles,  l'Aphrodite  Anadyomène 
(n°^  36,  37,  46).  La  déesse  est  souvent  accompagnée  d'ani- 
maux ou  d'accessoires  qui  symbolisent  son  pouvoir,  comme 
le  dauphin  (n«^  36-38),  le  bouc  (n°  39),  le  cygne  (n*'^  41-43); 
la  proue  de  navire  (n*'  44)  rappelle  les  nombreuses  épithètes 
d'Aphrodite  (EuirXota,  FaXïjvaîa,  ITsXayîa,  IIovTta,  OaXaocîa)  que  la 
mythologie  grecque  lui  donnait.  Les  circonstances  de  sa  nais- 
sance sont  ingénieusement  indiquées  dans  un  groupe  impor- 
tant (n°45)  qui  la  montre  assise  au  bord  de  la  mer  sur  un  rocher 
et  reçue  par  Éros  qui  apporte  l'eau  pour  la  purifier,  tandis 

3 


C        3/l        3 

qu'une  petite  divinité  féminine,  peut-être  Peitho,  a  déjà  pris 
place  derrière  la  déesse;  le  coquillage  placé  en  bas  évoque 
le  souvenir  du  motif  de  \  énus  naissant  d'une  coquille  ou- 
verte, si  fréquemment  traité  par  les  coroplastes.  On  remar- 
quera que  le  joli  relief  où  Ton  voit  la  déesse  nue,  jouant 
sur  son  Ht  avec  des  Êros,  offre  aussi  l'aspect  d'une  coquille 
(n°  47);  il  rappelle  en  même  temps  les  compositions  qui  dé- 
corent certains  couvercles  de  miroirs  en  bronze.  Les  beaux 
bustes  nus  ou  drapés  de  la  déesse  (n^*^  34  et  35)  succèdent 
dans  les  tombeaux  aux  masques  sévères  de  Déméter,  qu'on 
plaçait  de  préférence  auprès  du  mort  à  une  époque  plus  an- 
cfenne;  ils  y  jouent  sans  doute  le  même  rôle  de  divinités  pro- 
tectrices, dont  la  présence  éloigne  les  mauvaises  influences. 
Notons  enfin  la  série  des  figurines  qui  représentent  Aphrodite 
tenant  dans  ses  bras  un  Eros  (n^*^  48  à  53).  Ce  type  admet  des 
variantes  qui  tendent  de  plus  en  plus  à  donner  au  groupe 
l'aspect  ordinaire  d'une  mère  avec  son  enfant;  elles  nous 
avertissent  de  la  filiation  qu'il  convient  d'établir  entre  le  cycle 
d'Aphrodite  et  les  nombreux  motifs  de  jeunes  femmes  jouant 
avec  Eros  qu'on  trouve  à  Tanagre  et  ailleurs.  Dans  quelques- 
unes  de  ces  statuettes  (n«^  52  et  53)  on  ne  peut  méconnaître 
l'influence  d'un  groupe  célèbre,  Eiréné  (la  Paix)  portant  le 
jeune  Ploutos  (la  Richesse). 

Plusieurs  figurines  portent  au  revers  des  inscriptions  tra- 
cées au  moyen  d'un  moule  ou  simplement  d'une  pointe  sèche 
dans  l'argile  encore  fraîche.  Ce  sont  évidemment  des  noms 
de  fabricants,  parmi  lesquels  on  remarque  ceux  de  Diphilos 
(n°^  19,  28,  37),  d'Agestratos  (n°  35),  d'Artémon  (n°  39),  de 
Spinthax  (n^  46)  et  de  Ouarios  (n°  27);  ce  dernier  n'est  que  la 


c    35    3 

forme  grecque  du  nom  romain  Varius.  Quelquefois  c'est  une 
simple  lettre  ou  un  monogramme  qui  représentent  la  marque 
de  fabrique  (n"^  i2,  44). 

48  (375).  —  Aphrodite  au  bain  {Vénus  accroupie). 

Elle  est  nue,  accroupie,  le  genou  droit  en  terre,  le  pied 
gauche  posé  à  plat.  La  tète  est  penchée  en  avant  vers  la 
droite,  les  deux  mains  sont  avancées  et  un  peu  levées.  Elle 
est  coiffée  e'n  bandeaux  simples  et  chignon,  avec  une  ban- 
delette nouée  dont  les  bouts  retombent  sur  le  front;  cette 
bandelette  est  ornée  de  deux  anneaux  et  d'une  pastille  au 
milieu. 

Bon  style.  Couleur  blanche  sur  le  corps.  Deux  petits  trous  ronds  sont 
pratiqués  clans  le  flanc  et  la  cuisse  gauche.  Le  l)out  des  mains  manque. 
•   Traces  d'incinération  pai'  derrière.  Haui.,  0'»i7. 


19  (347).  —  Même  sujet  {Vénus  de  Cnide). 


Elle  est  nue,  debout,  et  soulève  de  la  main  droite  une  dra- 
perie qui  retombe  en  plis  sur  un  grand  vase  à  parfums  en 
forme  d'amphore  posé  par  terre  à  sa  droite;  de  la  main 
gauche  elle  cache  sa  nudité;  la  jambe  gauche  fléchit.  Coif- 
fure en  bandeaux  ondulés,  relevés  en  masse  sur  le  de- 
vant de  la  tète,  et  chignon  simple;  ornement  en  pastille 
entre  les  deux  seins;  bague  à  la  main  gauche;  pendants  aux 
oreilles. 

Style  médiocre.  Couleur  rose  vif  sur  la  draperie.  Petit  trou  d'évent 
rond.  Socle  rectangulaire.  Le  vase  et  les  jambes  sc^it  recollés.  Inscription 
au  revers  du  socle  :  AIOIAOY.  Haut.,  0">225. 


c    3G    3 

20  (436).  —  Même  sujet. 

Même  altiLude,  la  main  droile  plus  basse.  Même  coiffure, 
avec  boucles  i-elombant  sur  les  épaules. 

Style  ordinaire.  Croule  terreuse  sur  la  statuette.  Trou  d'évent  oblong. 
Socle  rond,  endommagé  à  droite. llaui.,  Omi'». 

21  (441).  —  Même  sujet  {Vénus  rattachant  sa  sandale). 

Elle  est  debout  sur  la  jambe  droite,  la  jambe  gauche 
repliée  et  tenue  à  la  cheville  par  la  main  droite,  la  main 
gauche  élevée  et  appuyée  sur  un  vase  à  parfums  en  forme 
d'amphore,  posé  sur  un  rocher  et  recouvert  d'une  draperie 
tombante.  Coiffure  simple  en  bandeaux  et  chignon;  diadème 
en  croissant  sur  le  devant. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  toute  la  statuette.  Trou  d'évent  rond. 
Socle  rectangulaire.  Tète  recollée.  ilaui.,  0'>'125. 

22  (377).  —  Même  sujet  {Vénus  assise  à  sa  toilette). 

Elle  est  assise  sur  un  escabeau  carré  à  quatre  pieds,  le 
pied  gauche  posé  sur  le  genou  droit;  de  la  main  droite  elle 
tient  un  objet  (éponge  ou  pierre  ponce?)  avec  lequel  elle 
frotte  le  dessous  de  son  pied  gauche;  la  main  gauche  à  plat 
est  appuyée  contre  la  cuisse.  Coiffure  à  côtes  bouclée  sur 
le  front,  avec  chignon  très  serré  d'où  s'échappe  une  mèche 
enroulée  et  ramenée  sur  le  sommet  de  la  tète. 

Assez  bon  style.  Trou  rond  au  revers  de  l'escabeau.  Tète  et  jambes 

recollées.    Haut..  0n>l8ô. 


c     37     3 

23  (111).   —  Même  sujet  {Vénus  nouant  sa  ceinture). 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  fléchie,  et  tire  de  la 
main  droite  écarlée  le  bout  de  sa  ceinture  pour  la  nouer 
sous  les  seins;  la  main  gauche  appuyée  contre  la  poitrine 
tient  l'autre  bout;  le  coude  gauche  est  posé  sur  la  tète  d'un 
Pan  cornu  et  barbu,  à  base  de  terme  avec  un  petit  socle 
rond  orné  de  moulures,  enveloppé  dans  un  court  manteau, 
la  main  gauche  appuyée  sur  le  ventre.  Haute  coiffure  à  quatre 
rangées  de  petites  boucles  par  devant;  deux  longues  boucles 
sur  les  épaules  el  deux  nalles  réunies  dans  le  dos;  grosses 
boucles  d'oreilles. 

Assez  bon  style.  Traces  de  couleur  rose  sur  la  ceinture;  blanc  sur  les 
chairs.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  haut  et  rectangulaire.  Tète  et  plusieurs 
parties  du  corps  du  Pan  et  du  socle  recollées.  Haut.,  Omso. 

24  (279).  —  Même  sujet. 

Même  attitude.  Elle  est  demi-nue;  une  draperie  nouée  sur 
le  ventre  cache  les  jambes.  Coiffure  simple  en  bandeaux;  le 
chignon  retombe  en  masse  sur  le  cou. 

Style  ordinaire.  Traces  de  couleur  blanche  sur  les  chairs.  Petit  trou 
d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Plusieurs  morceaux  recollés  dans  le 

bas.   Uaul.,  0m215. 

25  (185).  —  Aphrodite  dansant. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  écarté  à  angle  droit,  le  bras 
gauche  abaissé  et  un  peu  porté  en  avant,  la  jambe  droite 
passée  par-dessus  la  jambe  gauche  avec  le  pied  tourné  en 
dehors  comme  dans  un  pas  de  danse.  Elle  est  à  peu  prés 
nue,  sauf  une  courte  draperie,  agrafée  sur  l'épaule  droite, 


c    38    3      . 

qui  flotte  sur  le  côté  gauche  du  l^uste.  Coiffure  simple  en 
bandeaux  et  chignon  avec  un  haut  diadème  orné  de  cise- 
lures sur  le  devant. 

Assez  bon  style.  Couleurs  assez  bien  conservées  :  blanc  sur  les  chairs; 
rose  sur  le  visage  et  sur  le  sein;  rose  vif  sur  la  draperie;  Jaune  (soutien 
de  dorure)  sur  Tagrafe  de  la  draperie  et  sur  le  diadème.  Croûte  calcaire 
sur  quelques  parties  du  corps.  Trou  d'évenl  rond.  Tète,  bras  et  morceaux 
de  la  jambe  gauche  recollés.  Haut..  O'-oo. 

26  (151).  —  Aphrodite  demi-nue. 

Elle  est  debout,  le  busle  nu,  la  jambe  gauche  fléchie,  la 
main  droite  écartée  du  corps  et  soutenant  la  draperie;  le 
coude  gauche  est  posé  sur  un  cippe  quadrangulaire  orné 
de  moulures;  la  main  gauche  avancée  tenait  sans  doute  la 
pomme.  L'ajustement  de  la  draperie  sur  les  jambes  et  l'en- 
semble de  l'attitude  rappellent  une  statue  célèbre  du  Lou- 
vre, la  Vénus  de  Milo,  mais  le  bras  droit  est  écarté  et  sou- 
tient la  draperie  qui  monte  par  derrière  et  s'arrondissait  en 
nimbe.  I^es  pieds  sont  chaussés  d'épaisses  sandales. 

Assez  bon  style.  Couleurs  assez  bien  conservées  :  blanc  sur  les  chairs; 
blanc  avec  bande  rouge  sur  la  draperie;  jaune  sur  les  seins;  rouge  vif  sur 
les  sandales;  jaune  avec  filets  et  bandes  rouges  sur  la  base  du  pilier.  Terre 
épaisse,  bistre  grisâtre.  Trou  dévent  rond.  Manquent  l'avant-bras  gauche, 
un  morceau  de  la  poitrine,  une  grande  partie  du  voile  en  arrière,  le  haut 
du  pilier.  Nombreu.v  morceaux  recollés.  Restaurations  derrière  la  tète  et 
dans  le  dos.  Haut.,  oi>3o. 

26^"'  (370).   —  Aphrodite  drapée  tenant  une  ponvne  {Vénus 
Genitrix). 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie;  la  main  gauche 
avancée  tient  une  pomme;  la  main  droite  élevée  soutient  le 


c     39     ^ 

bout  du  manteau  au-dessus  de  Pépaulc  droite.  Elle  est  vêtue 
d'une  tunique  talaire  collante,  qui  laisse  le  sein  gauche  nu, 
et  d'un  grand  manteau  {himatioJi)  retombant  par  derrière 
jusqu'aux  pieds.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  boucles 
qui  tombent  sur  chaque  épaule;  diadème  en  croissant  orné 
de  trois  fleurons  saillants;  grands  pendants  aux  oreilles.  Les 
plis  du  vêtement  sont  indiqués  très  sommairement  par  der- 
rière. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage.  Pas  de  trou  d'évent. 
Croûte  terreuse  et  calcaire  sur  la  main  et  la  pomme.  Haut.,  o.n42. 

27  (370).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  costume.  Coiffure  en  bandeaux  avec 
boucles,  sans  diadème.  Les  plis  du  vêtement  sont  indiqués 
sommairement  par  derrière. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Petit  trou  d'évent 
rond.  Socle  carré  et  haut.  Bras  et  pieds  recollés.  Inscription  au  revers 
du  socle  :   OYAPIO[j].  Haut.,  OmSô. 

28  (236).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  costume;  la  tunique  forme  une 
rosette  bouffante  auprès  de  l'agrafe  sur  l'épaule  droite. 
Coiffure  simple  en  bandeaux  ondulés,  ceints  d'une  légère 
bandelette.  Les  pieds  sont  chaussés  de  sandales.  Les  plis 
du  vêtement  sont  indiqués  avec  soin  par  derrière. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  taches  noirâtres.  Petit 
trou  d'évent  rond.  Deux  petits  trous  ronds  sont  pratiqués  derrière  la  nuque 
au-dessus  du  chignon  et  dans  le  haut  du  bras  droit,  en  arrière;  ils  étaient 
probablement  destinés  à  fixer  quelque  ornement  de  métal  (bandelette  et 
bracelet?).  Tète,  bras  gauche  et  morceaux  de  la  tunique  recollés.  Restau- 


C        /iO        D 

rations  dans  plusieurs  parties  de  l'himalion  et  de  la  tunique.  Monogramme 
placé  par  derrière,  au  centre  d'un  pli  de  l'himation,  un  *  dans  un  A  (mo- 
nogramme de  Diphilos?).  — —  iiaui.,  ()">29. 


29  (573).  —  Aphrodite  drapée. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  avancé  et  replié,  le  coude 
gauche  appuyé  sur  un  pilier  cjuadrangulaire,  la  jambe  gauche 
fléchie  et  croisée  par-dessus  l'aulre  jambe.  Elle  est  vêtue 
d'une  tunique  talairc  ;  par-dessus  est  jeté  un  himation  qui 
couvre  l'épaule  gauche  et  le  corps  jusqu'aux  genoux.  Sur  la 
tête,  un  diadème  orné  do  fleurons  en  saillie. 

Style  commun.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  rose  sur  le  diadème  et 
sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond,  endommage  sur  les  bords.  Socle  ar- 
rondi. Manquent  Tavant-bras  gauche,  la  main  droite,  un  fleuron  à  gauche 
du  diadème,  plusieurs  morceaux  de  la  draperie.  Recollée  en  beaucoup 
d'endroits  du  corps. Haut.,  0"''i95. 

30  (119).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  regardant  à  droite,  la  main  droite  passée 
derrière  le  dos;  le  coude  gauche  est  appuyé  sur  la  tète  d'une 
petite  caryatide  et  la  main  gauche  tient  la  pomme.  La  jambe 
gauche  est  croisée  par-dessus  l'autre.  Elle  est  enveloppée 
dans  un  himation  qui  laisse  l'épaule  et  le  sein  droit  nus. 
Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  diadème  orné  de  deux 
fleurons  en  saillie  de  chaque  côté.  Les  pieds  sont  chaussés 
de  sandales.  La  caryatide  représente  une  femme  drapée  de- 
bout sur  un  socle  rond  à  deux  moulures,  surmontant  une  base 
carrée;  la  main  droite  est  portée  au  sein,  la  main  gauche 
lient  un  pli  de  la  draperie;  ratlilude  imite  Tarchaïsme. 

Style  très  (in.  Trou  d'évent  oblong.  Manquent  plusieurs  morceaux  de 


C        /il         3 

la  draperie  à  droilc.  Bras  gauche  recollé.  Quelques  parties  de  la  caryatide 
endommagées.  Haut.,  nn>2i5. 

31  (237).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  main  droite  abaissée  sous  la  draperie, 
la  main  gauche  dégagée  et  soutenant  les  plis  de  l'himation; 
la  jambe  droite  est  fléchie.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  ta- 
laire  et  d'un  himation  serré  autour  du  corps.  Coiffure  en 
bandeaux  ondulés  avec  une  longue  boucle  sur  chaque 
épaule;  diadème  en  croissant,  orné  de  fleurons  en  saillie; 
des  pendants  aux  oreilles;  les  pieds  sont  chaussés  de  san- 
dales. 

yVssez  bon  style,  ('route  terreuse.  Traces  de  rose  sur  la  luni(iue  et  le 
l)ord  du  diadème;  blanc  sur  l'himation;  blanc  sur  le  visage  et  les  mains; 
jaune  (soutien  de  dorure)  sur  le  dessus  du  diadème  et  les  boucles  d'oreilles. 
Trou  d'évent  rond.  Haut.,  0'"25. 

32  (27).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  penchée  à  droite,  la  main  droite 
posée  sur  la  hanche,  le  bras  droit  pendant  le  long  du  corps; 
la  jambe  droite  est  fléchie.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  ta- 
laire  ;  le  bras  droit  est  nu  et  dégagé;  les  deux  mains  tien- 
nent les  deux  bouts  de  Thimation  roulé  en  écharpe  et  passé 
dans  le  dos.  Coiffure  en  bandeaux  avec  diadème  en  crois- 
sant ciselé;  boucles  sur  les  épaules. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  ])lanche.  Trou  d'évent  rond.  - — -  Haut.,  0.114. 

33  (iOl).  —  Aphrodite  drapée  assise. 

Fragment  de  groupe  (?).  Elle  devait  être  assise  siu'  un  lit 


c     42     3 

ou  sur  un  rocher,  la  tèle  levée  et  tournée  à  gauche,  le  bras 
gauche  étendu  en  avant  et  élevé  comme  pour  s'appuyer  sur 
l'épaule  d'un  autre  personnage  absent;  la  main  droite  est 
plus  basse  et  avancée;  la  jambe  droite  croisée  par-dessus  la 
jambe  gauche.  Coiffure  simple  en  bandeaux  ondulés  et  chi- 
gnon, avec  large  diadème  en  croissant  sur  le  devant;  lu- 
nique  talaire  sans  manches,  collant  au  corps  et  serrée  par 
un  lien  au-dessous  des  seins;  himation  enroulé  autour  des 
jambes  et  serré  par  im  nœud  sur  les  genoux;  sandales 
épaisses  aux  pieds. 

Bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  blanc  sur  les  chairs;  rouge  sur 
la  lunique,  riiimalion  et  les  sandales;  jaune  sur  les  cheveux;  dorure  sur 
le  diadème.  Pas  de  trou  d'évent.  Manque  le  support  sur  lequel  devait  être 
assise  la  statuette.  Haut.,  0">-225. 


34  (132).  —  Buste  d'Aphrodite  nue. 

Buste  coupé  au-dessous  de^s  seins.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés  avec  le  chignon  bas  sur  la  nuque;  une  natte  relevée 
et  enroulée  sur  le  sommet  de  la  tète  forme  une  sorte  de  cône 
droit,  La  tète  est  entourée  d'une  large  bandelette  visible 
seulement  par-devant  et  cachée  par  les  cheveux  sur  les  côtés. 
Les  oreilles  sont  ornées  de  pendeloques  dorées. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage  et  les  seins  ;  rose  sur  les 
épaules,  la  naissance  des  bras  et  la  bandelette;  brun  rouge  sur  les  che- 
veux; dorure  sur  les  boucles  d'oreilles.  Pas  de  trou  d'évent.  Six  petits 
trous  ronds  sont  pratiqués  à  la  base  du  buste,  trois  en  avant,  trois  en 
arrière. liaui.,  0"'i3. 


35  (133).  —  Buste  d'Aphrodite  drapée. 

Buste  coupé  au-dessous  dos   soins,   drapé  dans  une  lu- 


c     43     3         ■ 

nique  à  manches,  serrée  au  cou  par  une  cordelette  dont  les 
bouts  retombent  sur  la  poitrine.  Coiffure  en  bandeaux  on- 
dulés avec  une  bandelette  ornée  de  plusieurs  pendeloques 
qui  retombent  sur  le  devant  du  front;  chignon  avec  crobyle 
élevé  et  divisé  en  deux  touffes  sur  le  sommet  de  la  tête;  or- 
nement en  pastille  entre  les  seins. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  draperie.  Large  trou  d'éveni 
rond  qui  a  éctiancré  le  haut  des  lettres  de  l'inscription  tracée  en  grandes 
lettres  :  ATECTPATOY.  Traces  de  deux  trous  ébauchés  à  la  base  du  buste, 
au  revers,  l  ne  partie  de  la  coiffure  manque  en  haut  et  par  derrière;  le 
visage  est  endommagé;  l'œil  droit  et  la  joue  droite  sont  restaurés.  

Haut..  0'"27. 

36  (294).  —  Aphrodite  Auadyomùue  avec  dauphin. 

Elle  est  nue  et  debout,  soulevant  de  la  main  gauche  sa 
chevelure  dénouée,  tenant  de  la  main  droite  avancée  un 
miroir  à  couvercle  ouvert;  la  jambe  gauche  fléchit.  A  sa 
droite  est  placé  un  dauphin  dont  la  tête  repose  sur  le  socle 
et  qui  dresse  sa  queue  jusque  sur  le  ventre  de  la  déesse, 
dont  il  cache  la  nudité. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  bleu  sur  le  dauphin; 
rose  sur  le  socle.  Terre  bistre  foncé.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  rectangu- 
.    laire.  Haut.,  omo-j. 

37  (IGl).  —  Même  sujet. 

ÎMème  attitude,  sauf  pour  la  main  droite  qui  soutient  aussi 
la  chevelure  dénouée.  Le  dauphin  est  placé  à  sa  gauche.  Or- 
nement en  pastille  entre  les  deux  seins. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  sur  la  queue  du 
dauphin;  rose  sur  le  socle.  Quelques  parties  recollées  ou  brisées  par  der- 
rière; figure  endommagée.  Trou  d'évent  rond  endommagé.  In.scription 
sur  le  revers  du  .socle  :  AI.  Haut.,  om^o. 


38  (248).  —  Aphrodite  assise  sur  un  dauphin. 

Elle  élève  la  main  droite  pour  soutenir  une  draperie 
arrondie  en  nimbe  au-dessus  de  sa  tète;  la  main  gauche  est 
abaissée.  Le  buste  est  nu;  la  draperie  couvre  les  jambes. 
Coiffure  en  bandeaux  avec  diadème  en  croissant.  La  tète  du 
dauphin  est  appuyée  sur  le  socle  et  sa  queue  dressée  touche 
le  bras  gauche  de  la  déesse. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Trou  d'évent  rond. 
Socle  rectangulaire,  endommagé  au  revers.  Manque  la  partie  postérieure 
de  la  tète  et  de  la  draperie.  Tète  recollée.  Haut.,  o^-io. 

39  (191).  —  Aphrodite  assise  sur  un  bouc. 

Elle  est  de  face,  la  main  droite  élevée,  soutenant  son 
voile  arrondi  en  nimbe  au-dessus  de  la  tète,  la  main  gau- 
che abaissée.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  talaire  qui  laisse 
les  bras  nus.  Le  bouc  qui  la  porte  a  des  cornes  tortillées 
et  pointues;  il  marche  à  gauche,  en  tournant  la  tète  de 
face. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  rectangulaire.  Haut  du 
torse  et  partie  postérieure  recollés.  Inscription  sous  le  trou  d'évent  : 
APTEMCONOC. Haut.,  O-lô. 

40  (458).  —  Aphrodite  (?)  montée  sur  un  âne  ou  un  cheval. 

Elle  est  drapée,  à  califourchon  sur  un  âne  ou  un  cheval 
marchant  à  gauche,  la  tète  tournée  de  face.  Elle  est  coiffée 
d'une  haute  tiare  pointue,  du  haut  de  laquelle  paraît  pendre 
par  derrière  un  voile. 

Style  grossier.   Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et  rectangulaire.  

Haut.,  0ml2. 


c     45    3 

41  (456).  —  Aphrodite  assise  sur  un  cygne. 

Elle  est  assise  de  face,  la  main  droite  élevée  soutenant  son 
voile  arrondi  en  nimbe,  la  main  gauche  abaissée.  Le  buste 
est  nu,  les  jambes  sont  couvertes  par  la  draperie  qui  s'élève 
par  derrière  au-dessus  de  sa  tète.  Le  cygne  est  tourné  de 
droite  à  gauche. 

Style  ordinaire.  Croule  terreuse.  Traces  de  couleurs  :  blanc  épais  et 
vernissé  encore  visible  sur  toute  la  figurine  et  le  socle;  rouge  sur  le  bec 
et  les  pattes  du  cygne  et  sur  les  pieds  de  la  déesse.  Trou  d'évent  rond 
endommagé.  Socle  rectangulaire  à  double  moulure.  Haut.,  0"-ii5. 

42  (312).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  costume.  L'oiseau  est  tourné  de 
gauche  à  droite. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire. 
Inscription  au  revers  du  socle  :  A.  Haut.,  o™ii5. 

43  (84).  —  Même  sujet. 

Même  altitude;  même  costume.  A  sa  gauche,  sur  le  cygne, 
est  assis  un  petit  enfant  (Éros)  qui  tient  l'oiseau  par  le  cou. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs  ;  rouge  sur  le  bec  et 
les  pattes  de  l'oiseau.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond,  endommagé  par 
devant.  Haut.,  0'ni2. 

44  (71).  —  Aphrodite  assise  sur  une  proue  de  navire. 

Même  attitude;  même  costume.  La  main  gauche  abaissée 
est  posée  sur  le  haut  de  la  proue. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs  et  la  draperie;  rougeâtre 
sur  les  cheveux;  jaune   sur  le  diadème.  Terre   noirâtre.   Trou  d'évent 


c    .46    3 

oblong.  Socle  recLangulaire,  brisé  à  droite.  Sous  le  trou  crèvent  inscrip- 
(ion  :  A.  llaui.,  0'«\2. 


45  (106).  —  Aphrodite   assise   sur    un    rocher   avec  Éros  et 
Peitho  (?). 

La  déesse  est  assise  sur  un  grand  rocher  aux  formes  tour- 
mentées, les  deux  bras  avancés,  le  pied  droit  croisé  sur 
l'autre,  le  corps  un  peu  tourné  vers  sa  gauche.  Le  buste  est 
nu;  une  draperie  couvre  les  jambes  et  est  serrée  par  un  gros 
nœud  sur  les  genoux;  il  ne  reste  de  la  chevelure  qu'une 
extrémité  de  boucle,  sur  l'épaule  gauche;  les  pieds  sont 
chaussés  de  sandales.  A  la  base  du  rocher,  à  droite  de  la 
déesse,  Éros  s'avance  d'un  pas  rapide,  la  tête  levée  vers 
elle,  tenant  de  la  main  droite  une  ocnochoé.  Derrière  Aphro- 
dite et  à  sa  droite,  au  plus  haut  du  rocher,  est  debout  une 
femme,  Peitho  (?),  qui  était  peut-être  ailée,  la  main  gauche 
pendante,  le  bras  droit  étendu;  le  lype  de  cette  figure  imite 
l'archaïsme.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  talaire,  coiffée  d'une 
couronne  en  bourrelet,  avec  une  boucle  retombant  sur  cha- 
que épaule.  Sous  les  pieds  d'Aphrodite  est  collé  contre  le 
rocher  un  grand  coquillage  plat. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs,  la  draperie  et  le  rocher;  rose 
et  bleu  sur  la  draperie  d'Aphrodite;  rouge  sur  les  sandales;  jaune  sur 
l'œnochoé  ;  jaune  et  rose  dans  Tinlérieur  du  coquillage.  Trou  d'évent 
rond.  IManquent  la  tète  et  la  main  gauche  d'Aphrodite,  les  mains  d'Eros, 
l'avant-bras  droit  de  la  femme  drapée.  Les  deux  bras  d'Aphrodite,  le  bras 
droit  d'Éros,  le  bras  gauche  de  Peitho,  sont  recollés.  Haut.,  ûm30. 

46  (102).  —  Aphrodite  à  sa  toilette  et  Éros. 

Elle  est  debout,  demi-nue,  la  tète  légèrement  tournée  à 
gauche;  de  la  main  droite  élevée  elle  soutient  une  boucle  de 


c    47    D 

cheveux  sur  l'épaule  droite;  de  la  main  gauche,  elle  relient 
la  draperie  sur  le  haut  de  la  jambe  droite.  Coiffure  à  côtes 
avec  boucles  sur  les  épaules.  A  sa  gauche,  Éros  nu,  debout 
sur  un  socle  rond  à  moulures,  tient  dans  ses  deux  mains 
un  miroir  à  couvercle  ouvert. 

Style  ordinaire.  Traces  de  couleur  blanche  sur  les  chairs.  Trou 
d'évent  rond.  Socle  haut  et  rectangulaire.  Inscription  au  revers  du  socle  : 
CniNOAKOC, Haut..  0-255. 

47  (327).  —  Aphrodite  jouant  avec  des  Éros. 

Tout  le  groupe  se  détache  en  relief  sur  un  fond  de  terre 
cuite,  arrondi  en  haut  en  forme  de  coquillage  et  rectangulaire 
dans  le  bas  avec  une  légère  moulure  indiquant  la  base;  la 
tête  seule  d'Aphrodite  est  en  ronde  bosse.  La  déesse  est 
assise  de  droite  à  gauche,  sur  un  lit  bas  à  pieds  tournés  et 
recouvert  d'une  draperie,  la  main  gauche  appuyée  sur  le 
rebord  du  lit,  la  main  droite  élevée  à  la  hauteur  de  la  tète. 
Coiffure  en  bandeaux  ondulés  et  chignon  serré;  bandelette 
ronde  en  saillie  sur  le  devant.  Elle  a  le  corps  nu  avec  une 
draperie  jetée  sur  la  jambe  droite.  D'un  côté,  un  petit  Éros 
nu  se  suspend  aux  pieds  de  la  déesse;  de  l'autre,  un  second 
Eros  nu  s'avance  et  s'appuie  contre  le  pied  du  lit,  la  main 
droite  élevée  au-dessus  de  sa  tète. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  rose  dans  les  draperies;  dans  le  fond, 
taches  noires  d'incinération.  Deux  trous  de  suspension  sont  pratiqués  au 
revers  dans  un  rebord  arrondi  qui  fait  saillie.  Tète  d'Aphrodite  et  plu- 
sieurs morceaux  recollés.  Quelques  parties  restaurées.  Trouvé  dans  le 
tombeau  C  avec  les  n""  318-322.  Haut,  0'n22. 

48  (300).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite;  la  main  droite 


c    48    3 

élevée  soutient  une  draperie  arrondie  en  voile  par  derrière; 
de  la  main  gauche,  elle  serre  une  colombe  sur  sa  poitrine; 
le  coude  gauche  est  appuyé  sur  le  haut  d'un  cippe  carré;  la 
jambe  gauche  est  fléchie.  Elle  a  le  torse  nu,  avec  une  dra- 
perie sur  les  jambes.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec 
diadème  en  croissant  sur  le  devant;  pieds  chaussés  de  san- 
dales. Un  petit  Éros,  debout  sur  le  pilier,  la  jambe  droite 
en  avant,  se  prépare  à  monter  sur  le  bras  de  la  déesse;  de 
Tautre  côté,  un  second  Éros,  blotti  dans  le  pli  du  voile  ar- 
rondi, presse  sa  tête  contre  le  flanc  droit  d'Aphrodite. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond.  Socle  reclangu- 
laire.  Manquent  la  tète  d'un  Éros,  la  main  droite  d'Aphrodite,  les  ailes  ou 
bouts  d'ailes  des  Éros.  Têtes  de  la  déesse  et  d'un  Éros  recollées.  La  sta- 
tuette est  fendue  clans  la  longueur,  endommagée  derrière  et  à  gauche. 
Haut.,  0">2tô. 

49  (450).  —  Aphrodite  groupée  avec  Éros. 

Même  attitude  et  même  costume;  elle  ne  tient  pas  de 
colombe;  la  tète  est  tournée  à  gauche,  la  jambe  gauche 
croisée  par-dessus  l'autre.  Sur  le  pilier  est  assis  un  seul 
ÉrOs  nu  qui  se  presse  conlre  le  sein  d'Aphrodite. 

Style  médiocre.  Croûte  terreuse  en  plusieurs  endroits.  Trou  d'évent 
rond.  Socle  rectangulaire  à  double  moulure.  ■ Haut.,  0">17. 

50  (201).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  gauche;  la  main  droite 
est  posée  sur  la  hanche,  le  coude  gauche  appuyé  sur  le 
haut  d'un  pilier  à  chapiteau  corinthien  ;  la  main  gauche  élevée 
retient  le  bout  de  la  draperie  en  arrière;  la  jambe  gauche  est 
fléchie.  Elle  a  le  buste  nu;  les  jambes  sont  couvertes  par  la 


c    49    3 

draperie  dont  le  bout  revient  dans  le  dos.  Coiffure  en  ban- 
deaux et  chignon  avec  diadème  en  croissant.  Quatre  pas- 
tilles placées  sur  les  épaules,  entre  les  seins  et  sur  le  flanc 
gauche,  paraissent  indiquer  un  collier.  En  bas,  à  sa  gauche, 
un  petit  Éros,  vu  de  profil  et  vêtu  d'une  chlamyde  rejetée 
dans  le  dos,  lève  la  tète  vers  Aphrodite  et  lui  tend  de  la 
main  droite  un  oiseau  (?). 

Style  médiocre.  Croule  terreuse.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune 
devenu  noir  sur  le  diadème;  brun  rougeàtre  sur  les  cheveux  d'Éros;  bleu 
et  rose  sur  ses  ailes;  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'cvent  irrégulier,  se  rap- 
prochant de  la  forme  carrée.  Socle  rectangulaire.  Tète  d'Aphrodite  et 
devant  du  socle  recollés.  Haut.,  O'-iSS. 

51  (301).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  abaissé  et  écarté  du  corps, 
le  bras  gauche  accoudé  sur  un  pilier  carré  ;  elle  tient  un 
oiseau  dans  la  main  gauche.  Le  buste  est  nu;  une  draperie, 
roulée  autour  des  reins,  remonte  par  derrière  sur  Tépaule 
gauche  qu'elle  recouvre.  Coiffure  avec  bandeaux  relevés  en 
forme  de  houppe  élevée  sur  le  devant  de  la  tète.  Un  petit 
Éros  nu,  à  chevelure  longue  et  avec  de  grandes  ailes,  est 
assis  sur  le  pilier,  les  jambes  pendantes;  il  tient  dans  sa 
main  gauche  posée  sur  ses  genoux  un  objet  indistinct. 

Bon  style.  Croûte  terreuse  dans  le  dos.  Enduit  blanc  et  vernissé  sur  tout 
le  corps,  la  figure  et  le  socle.  Couleurs  bien  conservées  :  rouge  brun  très 
vif  sur  les  cheveux  de  la  déesse  ;  jaune  sur  ceux  d'Eros;  rose  sur  le  bec 
de  l'oiseau.  Large  trou  d'évent  de  forme  trapézoïdale.  Socle  rectangulaire. 
Manquent  l'aile  gauche  et  le  bas  des  jambes  d'Éros.  Tète  et  bras  droit 
de  la  déesse  recollés,  Haut.,  0">235. 

52  (169),  —  Aphrodite  portant  Eros. 

Elle  est  drapée,  debout  et  tient  serré  contre  elle  dans  ses 


C        50        3 

deux  bras  un  petit  Éros  nu,  qui  la  prend  par  le  cou  avec  les 
deux  mains  en  levant  la  tète.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés 
avec  un  haut  diadème  orné;  tunique  talaire  et  ample  hima- 
tion  par-dessus;  pendants  aux  oreilles. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  jaune  sur  les  cheveux  d'Aphrodite; 
brun  jaunâtre  sur  le  corps  d'F>os.  Trou  d'évent  rond  (restauré)  et  trou  de 
suspension  au-dessus.  Socle  rectangulaire.  Manquent  les  ailes  d'Eros.  La 
tête  d'Aphrodite  est  recollée.  Toute  la  partie  postérieure  et  un  côté  du 
socle  sont  restaurés.  Haut.,  o^ass. 

53  (220).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  accoudée  à  sa  gauche  sur  un  cippe  qua- 
drangulaire,  la  jambe  gauche  fléchie,  et  tient  dans  ses  bras 
un  petit  Éros  nu  qui  la  prend  par  le  cou  avec  les  deux  mains 
en  levant  la  tète.  Coiffure  à  bandeaux  ondulés  et  longues 
boucles  dans  le  dos  avec  une  bandelette  par  devant;  tuni- 
que talaire  et  himation  relevé  au-dessus  du  genou;  sandales 
épaisses  aux  pieds. 

Bon  style.  Couleurs  assez  bien  conservées  :  rose  vif  sur  rhimation; 
blanc  sur  la  tunique;  rouge  sur  les  sandales;  rose  sur  la  tète  et  le  corps 
d'Éros;  bleu  sur  les  ailes;  brun  jaunâtre  sur  les  cheveux  d'Aphrodite. 
Trou  d'évent  carré  (endommagé).  Socle  rond,  brisé  par  derrière.  Les  deux 
tètes  et  le  cippe  sont  recollés.  Haut.,  o™325. 


II.    CYCLE    D'ÉROS 


Eros  éphèbe. 

Nous  avons  fait  entrer  dans  cette  catégorie  plusieurs  per- 
sonnages qui  ne  portent  point  d'ailes  (n^''  55-60);  mais  il  est 
clair  par  l'exemple  du  premier  (n°  54)  qu'ils  devaient,  en  géné- 
ral, être  ailés,  d'autant  plus  qu'on  a  souvent  recueilli  dans  le 
même  tombeau  qu'eux  des  ailes,  qui  sans  doute  s'étaient  déta- 
chées de  leurs  corps  ou  que  le  modeleur  n'avait  point  encore 
pris  la  peine  d'ajuster.  On  ne  s'étonnera  pas  non  plus  d'y 
trouver  un  personnage  qui  joue  de  la  flûte  (n^  58),  car  nous 
verrons  plus  loin',  parmi  les  Éros  enfants,  l'exemple  d'un  petit 
joueur  de  flûte  ailé  (n°  90).  Ce  genre  d'Eros  au  corps  d'éphèbe 
dérive  de  l'art  du  iv®  siècle  qui,  dans  la  statuaire  comme  sur 
les  vases  peints,  a  représenté  l'Amour  sous  les  traits  d'un 
beau  jeune  homme,  et  non  pas  comme  un  enfant  rieur  et 
malin,  type  créé  plus  tard  sous  l'influence  del'Alexandrinisme. 
Il  s'y  mêle  ici,  en  plus,  un  goût  tout  particulier  pour  les 
formes  indécises  de  l'Hermaphrodite,  dont  la  conception  est 
orientale  et  qui  a  joué  un  rôle  important  dans  la  plastique  et 
la  peinture  gréco-romaine.  En  vo^^ant  la  pose  et  les  gestes  de 
ces  éphèbes  danseurs,  on  pensera  à.certains  sujets  des  fresques 


c     52    D 

de  Pompéi  et  d'Herculanum;  la  comparaison  est  d'autant  plus 
frappante  qu'ils  se  trouvent  souvent  dans  les  tombeaux  en 
compagnie  de  femmes  ailées  qui  répètent  leurs  attitudes  et 
leurs  mouvements  (n^'^  lGl-171.)  Quelques-unes  de  ces  sta- 
tuettes comptent  parmi  les  plus  remarquables  de  la  collection 
pour  la  finesse  de  l'exécution  et  la  conservation  des  couleurs 
(no«  54-58). Deux  d'entre  elles  (no^54,  55)  proviennent  d'un  tom- 
beau dans  lequel  le  mort  a  été  incinéré  avec  tous  les  objets 
déposés  par  les  survivants,  ce  qui  a  fixé  les  couleurs  d'une  fa- 
çon tout  à  fait  inusitée,  en  leur  faisant  subir  en  quelque  sorte 
une  seconde  cuisson.  Toutes  les  statuettes  de  ce  tombeau 
ont  été  réunies  dans  la  même  vitrine  avec  la  mention  :  Tom- 
beau B.  Les  ailes  du  n°  54  présentent  des  graffites  qui  parais- 
sent se  rapporter  à  l'accessoire  que  portait  le  personnage. 

54  (184  et  149).  —  Éros  hermaphrodite. 

Il  est  nu  et  debout,  déployant  de  larges  ailes,  la  jambe 
droite  rejetée  vivement  en  arrière,  la  tète  tournée  à  droite 
et  souriante,  le  bras  droit  élevé  et  touchant  presque  du  bout 
des  doigts  le  sommet  de  la  tète,  dans  une  altitude  pleine  de 
mouvement  et  de  grâce.  La  chevelure  à  mèches  courtes  est 
coiffée  d'une  couronne  en  bourrelet  entourée  d'une  large 
bandelette  {lemnisqué). 

Très  bon  style.  Sur  tout  le  corps,  coloration  jaune  qui  a  pris  une  teinte 
noirâtre  par  l'effet  de  l'incinération;  cette  couleur  était  appliquée  sur  un 
fond  blanc.  Brun  sur  les  cheveux;  rouge  et  bleu  sur  la  couronne  et  le 
leninisque;  jaune  et  or  sur  la  tranche  des  ailes;  bleu  et  rose  sur  les  ailes- 
Trou  d'évent  et  trou  de  suspension  endommagés.  Manquent  le  bras  gauche, 
la  jambe  gauche  et  le  pied  droit.  L'épaule  droite  est  restaurée.  Fortes 
traces  d'incinération.  Les  ailes  recollées  au  corps  ont  été  trouvées  à  part 


c    53    D 

et  portent  une  inscription  gravée  à  la  pointe  en  cursive  rapide  :  1»  sur 
l'aile  gauche,  AAABACTPO0HKAN  ;  2'^  sur  Faile  droite,  AAABACTPO0H. 
Tombeau  B.  Haut.,  o-X). 


55  (117),  —  Même  sujet. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tète  un  peu  levée  et  tournée  à  gau- 
che, le  corps  penché  à  droite,  la  jambe  droite  en  avant,  le 
pied  gauche  levé  de  terre,  le  bras  droit  abaissé,  avec  un 
doigt  long  et  recourbé  comme  s'il  tenait  un  accessoire. 
Même  coiffure  que  le  précédent. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  avec  un  ton  brun  jaunâtre  par-dessus; 
brun  rougeâtre  sur  les  cheveux;  rouge  sur  la  couronne;  bleu  sur  le  lem- 
nisque.Trou  d'évent  rond  et  petit;  trou  de  suspension  au-dessus.  Manquent 
le  bras  gauche,  le  bout  des  pieds  et  les  ailes.  Plusieurs  morceaux  recollés. 
Tombeau  B.  Haut.,  Om36. 


56  (158).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tète  un  peu  levée  et  tournée  à  droite, 
le  corps  penché  à  gauche,  la  jambe  gauche  en  avant,  le  pied 
droit  levé  de  terre,  le  bras  gauche  replié  et  avancé.  Môme 
coiffure  avec  boucles  s'échappant  sous  les  oreilles. 

Très  bon  style.  Blanc  jaunâtre  sur  tout  le  corps;  couleur  chair  sur  le 
visage;  rouge  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  rond;  trou  de  suspension  et 
petit  trou  sur  chaque  épaule  pour  les  ailes.  Manquent  les  ailes  et  l'avant- 
bras  droit.  Tète,  bras  gauche  et  jambe  droite  recollés.  Haut.,  o^M. 


57  (12).  —  Même  sujet. 

Il  est  nu  et  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  le  corps  pen- 
ché à  droite,  la  jambe  droite  avancée,  le  pied  gauche  levé  de 
terre,  le  Ijras  droit  abaissé,  le  bras  gauche  avancé  avec  la 


c    54     3 

main  à  plat  comme  pour  porter  un  accessoire.  Même  coif- 
fure. Au  pied  gauche,  au-dessus  de  l'orteil,  large  ornement 
qui  indique  l'attache  des  courroies  de  la  sandale,  bien  que 
les  pieds  restent  nus;  on  voit  aussi  près  du  petit  doigt  du 
pied  droit  nu  l'attache  d'une  courroie  de  sandale. 

Très  bon  style.  Couleur  chair  sur  tout  le  corps  avec  une  patine  vernie; 
rose  sur  la  coiffure.  Trou  d'évent  rond;  trou  de  suspension  au-dessus, 
flanquent  les  ailes  et  les  doigts  des  mains;  le  bras  gauche  et  les  deux 
Jambes  sont  recollés.  Haut..  Oœ:33. 


58  (19).  —  Même  sujet  rjoueur  de  flûte). 

Il  est  debout,  la  tête  un  peu  rejelée  en  arrière  el  tournée  a 
gauche,  la  jambe  droite  avancée,  le  pied  droit  levé  de  terre, 
les  deux  bras  avancés  comme  pour  tenir  la  double  flûte,  la 
lanière  de  cuir  (©opêstà)  serrée  sur  les  joues  avec  deux  petits 
trous  sur  la  bouche.  Couronne  de  pampres;  nébride  en  ban- 
doulière sur  le  torse;  ornements  aux  chevilles  qui  indiquent 
le  haut  d'une  chaussure  en  forme  d'endromides. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  les  chairs;  jaune  sur  les 
cheveux;  bleu  sur  la  nébride  et  la  couronne.  Trou  d'évent  oblong  et  trou 
de  suspension.  Le  haut  de  la  tète  est  endommagé.  La  jambe  droite  et  le 
revers  de  la  tète  sont  recollés.  Les  ailes  manquent.  Haut..  0ni32. 

59  (307).   —  Même  sujet. 

Il  est  nu,  la  jambe  gauche  avancée,  les  deux  bras  écartés 
et  avancés.  Couronne  en  bourrelet  avec  pampres  et  lem- 
nisque. 

Style  très  médiocre,  sans  retouches.  Terre  rougeàtre.  Traces  de  blanc 
avec  couleur  jaunâtre  sur  tout  le  corps;  jaune  sur  les  cheveux;  vert  sur  les 
pampres.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Les  jambes,  les  pieds 


c    55    3 

et  les  bras  sont  recollés.  Les  ailes  manquent.  Dans  le  clos,  entre  le  trou 
d'évent  et  le  trou  de  suspension,  inscription  B.  Haut.,  o-si. 

60  (140).  —  Même  sujet. 

Il  est  nu,  la  tète  un  peu  renversée  en  arrière  et  tournée  à 
droite,  le  corps  penché  à  gauche,  la  jambe  gauche  avancée, 
le  pied  droit  levé  de  terre,  le  bras  droit  élevé,  le  bras  gauche 
porté  en  avant.  Couronne  en  bourrelet,  coiffure  mêlée  de 
pampres  et  de  baies;  deux  chaînettes  passées  en  bandou- 
lière et  croisées  sur  la  poitrine,  formées  de  petits  pastil- 
lages  avec  une  grosse  pastille  entre  les  deux  seins;  bracelet 
en  spirale  sur  la  cuisse  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  et  vert  sur  les  pampres  ;  rose  et  jaune 
sur  les  ornements  du  corps.  Trou  d'évent  oblong  et  trou  de  suspension. 
Un  trou  sur  chaque  épaule  pour  les  ailes.  Manquent  les  ailes,  le  pied 
2-auche  et  la  main  droite.  Restaurations  aux  deux  bras.  Haut.,  0">38. 


Eros  enfant. 

La  série  suivante  appartient  à  l'art  alexandrin  des  trois 
premiers  siècles  avant  notre  ère.  C'est  l'Éros  des  poètes  de 
V Anthologie  et  du  pseudo-Anacréon,  enfant  rieur  et  lutin,  tout 
occupé  de  ses  jeux.  Le  premier  (n°  61)  est  remarquable  par 
sa  haute  taille  autant  que  par  l'édifice  compliqué  de  sa  che- 
velure et  les  ornements  de  tout  genre  dont  son  corps  est  paré  ; 
ce  luxe  fastueux  et  lourd,  ce  style  qui  n'est  pas  exempt  de 
maniérisme,  caractérisent  l'époque  déjà  voisine  de  l'Empire 
romain.  Nous  donnerons  la  préférence  à  une  autre  figurine  de 


c    56    D 

grande  dimension  (n°  86)  qui  montre  un  Éros  encapuchonné 
comme  une  femme  et  fendant  l'air,  la  tête  baissée,  comme 
s'il  se  hâtait  de  porter  à  quelque  Aphrodite  la  boîte  à  par- 
fums qu'il  tient  dans  sa  main  gauche.  Mais,  en  général,  Far- 
tiste  paraît  avoir  été  plus  à  son  aise  pour  composer  les  petits 
sujets;  quelques-uns  sont  des  chefs-d'œuvre  de  grâce  et  de 
délicatesse,  comme  l'Eros  drapé  dans  une  fine  tunique  à 
petits  plis  (n°  70),  l'Eros  lançant  une  balle  (n°  80),  les  cinq 
petits  musiciens  et  buveurs  groupés  au-dessus  et  au-dessous 
d'une  table  (n°  85),  l'Eros  portant  une  corne  d'abondance 
(n°^  103,  104)  et  ceux  qui  jouent  avec  des  animaux  (n°^  112- 
116).  L'imitation  des  sujets  connus  de  la  plastique  est  par- 
ticulièrement sensible  dans  les  motifs  de  -l'Eros  au  cygne 
(n°  115),  Éros  portant  les  attributs  d'Hercule  (n"  102)  et  Éros 
tirant  de  l'arc  (n''  101).  Comme  curiosités  de  technique,  on 
remarquera  quatre  petites  maquettes  pleines,  trouvées  dans 
le  même  tombeau,  cjui  sont  faites  en  morceaux  d'argile  étirés, 
d'une  extrême  ténuité,  et  auxquelles  le  modeleur  a  cependant 
donné  une  physionomie  très  originale  et  une  attitude  pleine 
de  vie  (n^^  74-77). 

Les  inscriptions  du  n*'  62  permettent  d'expliquer  les  lettres 
gravées  sur  les  ailes  comme  des  marques  de  repère  qui  facili- 
taient le  travail  de  l'ouvrier  en  lui  rappelant  à  quel  personnage 
il  devait  appliquer  les  ailes  inscrites.  Les  marques  des  n''^  63, 
64,  65,  ont  sans  doute  la  même  origine.  Nous  connaissions 
déjà  le  fabricant  Diphilos  (n°  87);  mais  nous  relevons  aussi 
des  signatures  nouvelles  comme  celles  de  Maikyos  (n"''  82,  83), 
forme  grecque  du  nom  romain  Mœcius,  et  d'Hermogénès 
(n^**  99,  100).  Une  de  ces  dernières  (n°  99)  est  gravée  en  relief 


c    57    3 

sur  le  devant  du  socle,  ce  qui  est  un  cas  exceptionnel,  dû  sans 
doute  à  une  négligence  de  l'ouvrier. 

64  (168).  —  Éros  nu  au  repos. 

Il  est  debout,  la  lèlc  tournée  à  gauche  et  souriante,  la 
jambe  gauche  avancée,  le  bras  droit  élevé  en  arrière  comme 
pour  lancer  un  objet  (pomme  ou  balle?),  la  main  gauche 
portée  en  avant.  Coiffure  très  compliquée,  à  tresse  centrale, 
formée  de  pastillages  et  de  boucles;  sur  le  devant,  couronne 
épaisse  de  pampres  et  de  baies  avec  lemnisque.  Draperie  en 
écharpe  mince,  jetée  sur  les  deux  bras  et  passant  derrière  le 
dos.  Double  chaînette  croisée  sur  la  poitrine  avec  un  mé- 
daillon central  en  losange;  grand  bracelet  en  spirale  sur  la 
cuisse  droite  et  à  chaque  cheville.  Sandales  épaisses  aux 
pieds  avec  gros  boutons  d'attache  passés  entre  Torteil  et  le 
second  doigt. 

Style  soigné,  mais  lourd.  Terre  bistre  foncé  et  épaisse.  Traces  de  blanc 
sur  les  chairs;  rose  sur  la  draperie  et  la  coiffure;  vert  sur  les  pampres; 
brun  rouge  sur  les  cheveux;  rose  au  bout  des  ailes.  Trou  d'évent  rond. 
Cuisse  gauche  et  épaule  droite  restaurées;  plusieurs  morceaux  recollés. 
Manque  le  bout  des  ailes.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  les  n"*  87  et 

87  bis,   Haut.,  On.43. 

62  (261).  —  Éros  nu  volant. 

Il  a  la  jambe  gauche  avancée,  le  pied  droit  levé  de  terre, 

le  bras  droit  élevé,  le  bras  gauche  abaissé,  la  tête  inclinée 

à  gauche.  Coiffure  bouclée  avec  crobyle  composé  de  trois 

touffes  sur  le  sommet  de  la  tète;  couronne  en  bourrelet  avec 

*         lemnisque. 

Assez  bon  style.  Couleur  de  chair  sur  le  corps;  brun  sur  les  cheveux; 


c    58    3 

rouge  vermillon  sur  la  couronne;  rose  sur  le  lemnisque;  bleu  sur  l'aile. 
Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Fente  longitudinale  sur  chaque 
épaule  pour  les  ailes,  qui  sont  mobiles.  Sur  l'aile  droite  un  H,  correspon- 
dant à  un  H  gravé  clans  le  dos.  Manc|ucnt  l'aile  gauche  et  les  deux  avant- 
bras.  Haut..  0«>2t). 


63  (264).  —  Même  sujet. 

Il  a  la  tète  tournée  à  droite,  la  jambe  di^oite  avancée,  le 
pied  gauche  levé  de  terre,  la  main  droite  élevée  au-dessus 
de  la  tète,  le  bras  gauche  replié,  la  main  gauche  avancée  à 
plat  comme  pour  porter  un  accessoire.  Coiffure  bouclée  avec 
couronne  en  bourrelet  entourée  d'un  lemnisque. 

Assez  bon  style.  Couleur  jaunâtre  appliquée  sur  le  corps  par-dessus 
une  couche  de  blanc  ;  même  couleur  jaunâtre  sur  la  couronne.  Trou 
d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Un  trou  sur  chaque  épaule  pour  des 
ailes  mobiles.  Dans  le  dos  est  gravée  la  marque  K.  Manquent  les  ailes. 
Le  bras  droit  est  recollé.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  (fue  les  deux 
suivants.  Haut.,  omoss. 


64  (262).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  sauf  pour  la  tète  qui  est  droite  et  le  bras 
droit  qui  est  abaissé;  même  coiffure. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  avec  couleur  jaunâtre  par-dessus  ; 
rouge  sur  la  couronne.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Un  trou 
sur  chaque  épaule  pour  des  ailes  mobiles.  Dans  le  dos  est  gravée  la 
lettre  A.  Manquent  les  ailes  et  l'avant-bras  droit.  Haut.,  0">28. 


65  (263).  —  Même  sujet. 

La  jambe  gauche  est  avancée,  le  pied  droit  levé  de  terre, 
les  deux  mains  portées  en  avant  et  rapprochées,  la  tête  tour- 
née à  sauche.  Même  coiffure. 


c     59    D 

Style  ordinaire.  Couleur  jaune  sur  les  chairs;  rose  sur  le  Icmnisque; 
croûte  terreuse  sur  le  visage.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension. 
Un  trou  sur  chaque  épaule  pour  des  ailes  mobiles.  Dans  le  dos  est  gravée 
la  lettre  O.  Manquent  les  ailes.  Le  bras  droit  est  recollé. Haut.,  0""2r>5. 

66  (33).  —  Même  sujet. 

La  jambe  droite  est  avancée,  le  bras  droit  levé  et  replié, 
le  bras  gauche  porté  en  avant.  Même  coiffure. 

Style  assez  bon.  Blanc  et  brun  rougeàtre  sur  le  corps;  rose  sur  la 
couronne  et  les  ailes;  jaune  sur  les  cheveux.  La  tète,  les  bras,  les  pieds  et 
les  ailes  sont  recollés;  la  main  gauche  est  endommagée. Haut.,  ()"'235. 

67  (34).  —  Même  sujet. 

La  jambe  gauche  est  avancée  et  fléchie,  le  bras  droit  élevé, 
le  bras  gauche  passé  derrière  le  dos  et  retenant  les  plis  de  la 
draperie.  Coiffure  à  côtes,  avec  une  bandelette  sur  le  devant, 
surmontée  de  deux  oreillettes  (celle  de  gauche  est  cassée). 
Draperie  jetée  sur  Tépaule  gauche  et  retombant  dans  le  dos. 

Bon  style.  Terre  blanchâtre.  Rose  sur  la  draperie  et  sur  les  ailes.  Trou 
d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Haut.,  o-23. 

68  (446).  —  Éros  nu  au  repos. 

\\  est  appuyé  du  coude  droit  sur  un  cippe  rond  à  large 
tailloir,  la  jambe  droite  fléchie,  soutenant  de  la  main  gau- 
che élevée  une  draperie  qui  couvre  le  dos  et  s'enroule  autour 
de  Pavant-bras  droit.  Coiffure  en  crobyle  élevé,  avec  tresse 
centrale  et  boucles  sur  les  épaules.  Ailes  recoquillées. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse  en  beaucoup  d'endroits.  Aucune  trace 
de  couleurs.  Large  trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Socle  rec- 
tangulaire. Moule  analogue  au  n°  100. Haui..  0"'1hô. 


c    00     D 

69  (82).  —  Éros  drapé  volant. 

Il  est  debout,  la  jambe  gauche  avancée,  le  bras  droit 
abaissé  et  caché  sous  la  draperie,  le  bras  gauche  replié 
contre  la  poitrine,  la  tète  tournée  à  gauche.  Coiffure  à 
double  tresse  centrale  et  crobyle.  Le  corps  est  drapé  dans 
une  chlamyde  finement  plissée. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  draperie;  blanc  jaunâtre  sur  les 
chairs;  jaune  brun  sur  la  coiffure;  vert  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  rond 
et  trou  de  suspension.  Haut..  0mi7. 

70  (338).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout,  la  jambe  droite  avancée,  le  pied  gauche 
levé,  la  main  gauche  élevée  sous  la  draperie  à  la  hauteur  de 
la  tète,  la  main  droite  baissée,  la  tète  inclinée  et  souriante. 
Coiffure  à  tresse  centrale  et  à  crobyle  élevé,  avec  feuillages 
et  baies  dans  les  cheveux.  Le  corps  est  serré  dans  un  hima- 
tion  à  plis  très  fins. 

Très  bon  style.  Brun  sur  les  cheveux;  bleu  sur  les  feuillages;  blanc 
jaunâtre  sur  l'aile.  Trou  d'évent  triangulaire  et  trou  de  suspension. 
Manquent  l'aile  gauche  et  le  bout  des  pieds.  Haut.,  0">135. 

71  (23).   —  Même  sujet. 

La  jambe  gauche  est  avancée,  le  bras  droit  replié  contre 
le  corps,  le  bras  gauche  baissé  et  un  peu  écarté  du  corps, 
les  deux  mains  cachées  sous  la  draperie.  Couronne  en  bojur- 
relet.  Le  corps  est  serré  dans  un  himation  relevé  au-dessus 
des  jambes  nues. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  sur  les  chairs;  noir  et  rose  sur  les  ailes. 

Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.   Man(|ue  le  pied   droit.  

Haut.,  o™i2. 


c    61     3 

72  (113).  —  Éros  drapé  an  repos. 

Il  est  debout,  drapé  dans  un  himation  qui  l'enveloppe  jus- 
qu'aux pieds,  la  main  droite  repliée  sous  la  draperie,  la  main 
gauche  pendante.  Coiffure  rasée,  sauf  une  longue  mèche  en 
forme  de  queue  qui  pendait  dans  le  dos. 

Bon  style.  Croûte  terreuse  sur  la  figure.  Couleurs  bien  conservées  : 
rose  sur  la  draperie;  bleu,  noir  et  jaune  sur  les  ailes;  jaune  sur  les  pieds. 
Trou  d'évent  oblong  et  trou  de  suspension.  Manque  la  queue  de  la  che- 
velure. Tète  recollée.  Haut.,  Omios. 

73  (97).  —  Même  sujet. 

Même  type  que  le  précédent. 

Bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  bleu  vif  sur  les  ailes;  jaune  et 
dorure  sur  la  tranche  des  ailes;  rose  sur  la  draperie;  jaune  sur  les  pieds 
et  les  cheveux;  noir  sur  les  sourcils;  rouge  sur  la  bouche.  Ailes  recollées. 
Haut.,  OmlO. 


74  (166).  —  Eros  nu  volant. 

Il  a  de  grandes  ailes  pointues,  la  jambe  droite  projetée 
en  avant,  les  deux  bras  élevés  en  avant  de  la  tète,  portant 
dans  la  main  droite  un  objet  oblong  (vase?),  la  tète  inclinée 
à  droite.  Coiffure  ronde  avec  haut  diadème  en  croissant  sur 
le  devant. 

Style  fin.  Maquette  pleine,  faite  à  la  main.  Blanc  et  rose  sur  tout  le  corps  ; 
vermillon  sur  l'aile  droite  et  sur  la  couronne;  bleu  à  la  naissance  des  ailes 
et  sur  le  vase.  Manquent  le  pied  droit  et  une  partie  du  dos.  Les  ailes,  les 
bras,  la  tète  et  la  jambe  gauche  sont  recollés.  Trouvé  dans  le  même 
tombeau  que  les  trois  suivants.  Haut.,  ()>ni2. 


:       ()2       3 

75  (165).  —  Même  sujet. 

La  jambe  gauche  est  avancée,  le  pied  droit  levé  de  lerre, 
le  bras  droit  écarté  du  corps  et  replié,  le  bras  gauche  levé 
et  écarté  à  angle  droit.  Même  coiffure  avec  petit  ornement 
central  sur  le  devant. 

Style  lin.  Mitquelle  pleine.  Blanc  et  rose  surtout  le  corps;  vermillon 
sur  les  lèvres,  sur  un  ornement  en  collier  autour  du  cou  et  sur  les  pieds. 
Dans  le  dos,  entre  les  deux  ailes,  une  saillie  avec  trou  central  formant 
trou  de  suspension.  Manquent  l'avant-bras  gauche  et  la  main  droite,  Ailes, 
jambes  et  bras  droit  recollés.  Haut,  0"<io. 

76  (164).  —  Même  sujet. 

La  jambe  droite  est  avancée,  le  bras  gauche  replié  avec 
la  main  soutenant  un  petit  plat  à  pans  coupés,  le  bras  droit 
écarté  et  portant  un  objet  indistinct  (vase?).  Même  coiffure 
sans  ornement. 

Style  fin.  Maquette  pleine.  Blanc  et  rose  sur  le  corps;  bleu  sur  le  cou; 
vermillon  sur  la  couronne  et  le  petit  plat.  Manc[uc  Taile  gauche.  Tète, 
aile,  jambes  et  bras  recollés.  Dans  le  dos,  saillie  centrale  avec  trou  de 
suspension.  Haut.,  Onii. 

77  (163).  —  Même  sujet. 

La  jambe  droite  est  avancée,  le  bras  gauche  baissé,  la 
main  droite  repliée  devant  la  poitrine  et  tenant  un  plec- 
tre  (?).  Môme  coiffure  avec  diadème  en  croissant  à  bord 
dentelé. 

Style  Hn.  Maquette  pleine.  Blanc  el  rose  sur  le  corps;  bleu  sur  la  cou- 
ronne. Man((uent  les  deux  ailes,  le  bas  de  la  jambe  gauche  et  l'avant-bras 
gauche.  Bras  droit  el  jambes  recollés.  - —  Haut.,  0">105. 


c    (53    D 

78  (381).  —  Même  sujet. 

Il  est  posé  dans  une  attitude  horizontale,  la  tète  un  peu 
levée,  les  deux  bras  lancés  en  avant,  les  jambes  raides  et 
jointes. 

Assez  bon  style.  Ton  jaunâtre  sur  tout  le  corps;  bleu  sur  l'aile;  brun 
sur  les  cheveux.  Petit  trou  de  suspension  qui  traverse  les  cuisses  de  part 
en  part.  Manquent  l'aile  gauche,  la  moitié  de  la  jambe  droite  et  les  deux 
avant-bras.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  le  suivant. Haut.,  o™o55. 

79  (382).  —  Éros  nu  assis. 

Il  a  la  tète  levée  et  tournée  à  gauche,  le  bras  droit  en  l'air, 
la  jambe  droite  repliée  sous  la  jambe  gauche. 

Style  ordinaire.  Couleur  rose  sur  tout  le  corps  avec  blanc  en  dessous; 
bleu  sur  l'aile;  brun  sur  les  cheveux.  Petit  trou  d'évent.  iManquent  une 
partie  de  l'aile  droite  et  le  bras  gauche.  Même  fabrique  que  le  précédent. 

Haut.,  0™055. 

80  (200).  —  Même  sujet. 

Il  a  le  corps  rejeté  en  arrière  vers  la  droite  et  lève  la 
main  droite  comme  pour  lancer  une  balle,  la  jambe  gauche 
pendante,  la  jambe  droite  soulevée  par  Teffort  du  geste. 
Coiffure  bouclée  avec  tresse  centrale;  couronne  de  pampres 
et  de  fruits. 

Bon  style.  Trou  d'évent  petit  et  rond.  Traces  tie  l)lanc.  Manquent  le  bras 
gauche,  le  pied  gauche  et  les  ailes.  Bras  droit  recollé.  ■  Haut.,  o-nio. 

81  (380).  —  Même  sujet. 

11  a  la  tète  tournée  à  droite,  le  bras  gauche  pendant,  le 


pied  gauche  croisé  sur  le  pied  droit.  Coiffure  à  natte  cen- 
trale; couronne  en  bourrelet  avec  lemnisque. 

Style  ordinaire.  Traces  de  couleur  rose  sur  les  chairs.  Petit  trou  d'évent. 
Manque  le  bras  droit;  les  deux  ailes  sont  recollées.  Petit  trou  dans  le 
flanc  droit.  Haut.,  o-oo. 


81 '"■*  (446).  —  Éros  debout  près  d'un  terme. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  rejetée  en  arrière,  la  main 
droite  posée  sur  un  cippe  rectangulaire  qui  porte  un  petit 
terme  à  figure  d'enfant  drapé,  tenant  à  la  main  un  bâton 
noueux.  Ailes  recoquillées. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Socle  rond.  Large  trou  d'évent  rond 
et  trou  de  suspension.  Aile  gauche  endommagée.  Haut.,  Omis. 


82  (13).  —  Groupe  de  deux  Éros  combattant. 

Un  des  Éros  a  saisi  la  tète  de  son  adversaire  placé  à  sa 
gauche  sous  son  bras  droit  et  la  courbe  avec  force.  Tous 
deux  sont  nus.  Celui  de  droite  seul  a  les  ailes  recoquillées. 
.Celui  de  gauche  aune  coiffure  à  côtes  et  un  crobyle  en  touffe 
élevée. 

Style  ordinaire.  Socle  ovale.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspen- 
sion ébauché.  Par  derrière,  le  long  de  la  tète  et  des  ailes,  inscription 
MAlKYOful. Haut.,  O-H. 


83  (384).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  moule  que  le  précédent. 

Style  ordinaire.   Socle  ovale.  Trou  d'évent  rond.  Traces  de  vert  sur 
l'aile  de  l'Éros  à  droite.  Même  signature  au  revers.  Haui.,  0'"ii. 


c    65    D 

84  (385).  —  Même  sujet. 

Même  altitude.  Le  moule  est  un  peu  différent;  les  tètes 
paraissent  rasées;  les  ailes  sont  pareilles. 

Style  médiocre.  Terre  bistre  foncé.  Socle  carré.  Trou  d'évent  rond 
endommagé.  Le  fond  entre  les  jambes  des  Eros  est  noir;  blanc  et  rose 
sur  le  corps.  L'Eros  à  gauche  a  les  yeux  peints  en  noir,  la  bouche  rose 
et  le  bout  des  ailes  vert. Haut..  on>08. 

85  (63).  —  Cinq  Éros  groupés  sur  une  table. 

Sur  une  table  à  trois  pieds  terminés  en  griffes  de  lion  sont 
placés  deux  Éros  couchés,  l'un  à  droite  tenant  de  la  main 
gauche  une  œnochoé  et  de  la  main  droite  un  canthare 
cannelé,  Tautre  à  gauche  élevant  les  deux  mains  au-dessus 
de  sa  tète  et  saisissant  le  pan  de  la  chlamyde  d'un  troisième 
Éros  debout  au  centre  qui  porte  dans  les  deux  mains  éle- 
vées une  petite  amphore  cannelée.  Sous  la  table  sont  assis, 
les  pieds  pendant  sur  le  socle,  un  Éros  jouant  de  la  lyre, 
et,  à  sa  droite,  un  autre  Éros  jouant  de  la  flûte  de  Pan 
(s/rirvc).  Tous  ces  Éros  sont  nus,  avec  une  chlamyde  qui 
retombe  dans  le  dos. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  table  et  le  corps  des  Éros;  rose  sur 
les  draperies;  jaune  sur  les  vases.  Socle  rond  à  double  moulure.  Trou 
d'évent  rond.  Traces  d'incinération;  revers  endommagé.  Haut.,  Ont-isô. 

^ 

86  (109).  —  Eros  portant  un  vase  à  parfums. 

Il  est  enveloppé  dans  une  tunique  sans  manches,  serrée  à 
la  taille  et  formant  une  sorte  de  jupe  flottante  qui  laisse  les 
jambes   nues.    Par-dessus  est  jelé  un   ample  himation   qui, 


passant  sur  l'épaule  droite  et  noué  sur  la  hanche  gauche, 
remonte  par  derrière  sur  la  tète  qu'il  voile  complètement 
comme  dans  une  coiffure  féminine,  puis  redescend  en  s'en- 
roulant  autour  du  cou  et  retombe  sur  l'épaule  et  le  bras 
gauches.  Tète  tournée  à  droite  et  un  peu  baissée.  La  main 
droite  écarte  du  corps  les  plis  flottants  de  la  tunique;  la 
main  gauche  étendue,  avancée  à  plat,  soutient  une  boîte  à 
fard  de  forme  cylindrique.  La  jambe  droite  est  projetée  en 
avant,  la  jambe  gauche  repliée  en  arrière.  Coiffure  féminine 
à  quatre  rangées  de  boucles  qui  dépassent  en  dessous  du 
voile  et  s'étagent  sur  le  front. 

Bon  style.  Couleurs  bien  conservées;  rose  chair  sur  les  jambes;  bleu 
sur  la  draperie  avec  traces  de  jaune  (pour  supporter  la  dorure);  brun  sur 
la  coiffure;  rouge  et  bleu  sur  les  ailes.  Trou  d'évenl  oblong.  Manquent  le 
bas  de  la  jaml^e  gauche  et  quelques  morceaux  de  l'aile  gauche.  Ailes  et 
jambes  recollées.  Haut.,  om36. 


87  (219).  —  Éros  jouant  de  la  lyre. 

11  est  nu,  la  tète  souriante,  un  peu  tournée  à  droite,  la 
main  gauche  élevée  et  ouverte  (elle  devait  tenir  la  lyre),  la 
main  droite  repliée  devant  la  poitrine  et  tenant  un  plectre. 
Coiffure  bouclée  à  tresse  centrale  avec  couronne  de  feuil- 
lages rayonnants  et  une  grosse  baie  au  centre.  Chaînette  en 
bandoulière  et  gros  nœud  dont  les  bouts  flottent  sur  la  poi- 
trine. Bracelet  en  spirale  à  la  cuisse  gauche;  bracelets  ronds 
aux  deux  bras,  aux  deux  poignets  et  à  la  cheville  droite. 

Style  lourd.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  brun  rougeâtre  sur  les  che- 
veux; rose  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  rond.  Dans  le  dos,  près  du  trou 
d'évent,  inscription  AI.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  cpie  le  numéro  01. 

Ilnul..  ()'><2'.i. 


C         ()7         3 

87*""  (236'"'').  —  Éros  portant  une  corne  d'abondance. 

Il  est  nu,  la  tète  souriante,  tournée  à  gauche,  la  jambe 
gauche  avancée,  le  bras  droit  écarté  à  angle  droit,  le  bras 
gauche  portant  une  grande  corne  d'abondance  double 
(âixspaç)  à  manche  cannelé,  remplie  de  fruits  et  de  feuillages. 
Coiffure  avec  couronne  de  pampres  et  de  baies,  ornée  d'un 
haut  apex  central  et  d'une  large  bandelette.  Sur  le  corps  une 
nébride;  un  pan  de  draperie  sur  le  flanc  et  la  jambe  droite. 

Style  lourd.  Trou  d'é vent.  Traces  de  blanc  sur  le  corps.  Manquent  la 
moitié  de  la  jambe  gauche  et  le  bout  des  ailes.  Plusieurs  morceaux  re- 
collés. Moule  analogue  au  précédent.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  que 
les  numéros  87  et  61. Haut.,  Om34. 

88  (259).  —  Eros  jouant  de  la  lyre. 

II  est  nu,  la  tète  baissée  et  tournée  à  droite,  le  bras  gau- 
che levé  (il  tenait  sans  doute  la  lyre),  la  main  droite  repliée 
devant  la  poitrine  et  tenant  un  plectre,  la  jambe  droite  avan- 
cée, la  jambe  gauche  repliée  en  arrière.  Coiffure  avec  natte 
centrale  et  crobyle;  couronne  de  pampres  avec  deu.x  grosses 
baies. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  bleu  sur  l'aile  gauche.  Trou 
d'évent  oblong  endommagé.  Plusieurs  morceaux  du  corps,  des  jambes 
et  des  ailes  sont  recollés.  Haut.,  o™29. 

89  (306).  —  Éros  adossé  à  une  colonnette. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite 
et  retombant  dans  le  dos,  la  jambe  gauche  croisée  sur  la 
jambe  droite;  le  bras  droit  avancé  devait  tenir  un  objet. 
Il  est  adossé  à  une  colonnette  placée  à  gauche,  qui  supporte 


c   r>8   D 

une  petite  idole  de  femme  drapée,  coiffée  d'un  polos,  la 
main  droite  au  sein,  la  main  gauche  abaissée,  dans  une 
attitude  archaïque.  Coiffure  avec  couronne  en  bourrelet  et 
lemnisque. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  rose  sur  la  chlamyde,  la 
couronne  et  le  bout  des  ailes.  Traces  de  dorure  sur  la  tranche  des  ailes. 
Socle  rond.  Trou  d'évent  oblong.  Manque  l'avant-bras  gauche.  Au  revers, 
sous  le  trou  d'évent,  inscription  ATA.  Haut.,  o»'27. 

90  (192).  —  Éros  jouant  de  la  double  flûte. 

Il  est  nu,  le  bras  gauche  avancé,  avec  une  draperie  roulée 
en  écharpe  autour  des  reins,  la  lanière  de  cuir  ((popêsià)  ser- 
rée sur  la  bouche  et  sur  les  joues  avec  deux  petits  trous 
pour  Tembouchure  de  la  double  flûte. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  le  corps.  Trou  d'évent 
rond;  trou  de  suspension.  Manquent  le  bras  droit,  la  main  gauche,  la 
jambe  gauche  et  le  pied  droit.  Ailes  brisées  à  l'attache  du  dos.  Bras 
gauche  et  jambe  droite  recollés.  Cf.  le  n"  58.  Haut.,  On-ai, 

91  (307).  —  É)-os  dans  l'attitude  d'un  Atlante. 

Il  est  nu,  avec  une  draperie  roulée  en  écharpe  autour  du 
corps  et  passant  sur  l'épaule  gauche,  la  jambe  droite  avancée 
et  les  deux  jambes  fléchies  comme  sous  le  poids  d'un  far- 
deau. Les  deux  mains  sont  élevées  au-dessus  de  la  tète  pour 
soutenir  un  accessoire  disparu  (dont  l'attache  est  marquée 
par  un  trou  pratiqué  au  sommet  de  la  tète).  Coiffure  avec 
couronne  en  bourrelet. 

Bon  style.  Croûte  terreuse.  Traces  de  jaune  sur  les  chairs;  rose  sur  la 
draperie,  la  couronne  et  l'aile.  Trou  d'évent  rond;  trou  de  suspension. 
Manquent  l'aile  droite  et  le  bout  du  pied  droit.  Morceaux  recollés  et  res- 
taurés au.\  genoux.  Haut..  0'"2a. 


c    69    3 

92  (195).  —  Éros  lisant. 

Il  est  nu,  avec  un  himation  jeté  sur  l'épaule  et  le  bras  gau- 
che et  retombant  jusqu'à  terre,  La  jambe  gauche  est  flé- 
chie, le  bras  droit  porté  en  avant,  avec  les  doigts  repliés 
comme  s'il  tenait  un  accessoire  (style?),  la  main  gauche 
avancée  et  tenant  un  diptyque  ouvert.  Coiffure  courte  avec 
empreinte  d'une  large  bandelette  sur  le  devant. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  le  corps  ;  brun  rougeâtre  sur 
l'épaule  et  sur  la  coiffure.  Trou  d'évent  rond.  Manque  le  pied  droit.  Tête, 
ailes  et  bras  gauche  recollés.  Haut.,  0'«'2i. 

93  (260).  —  Éros  portant  un  miroir. 

Il  est  nu,  la  tête  tournée  à  droite  et  levée,  le  bras  droit  en 
l'air  et  tenant  un  miroir  de  forme  rectangulaire,  le  bras  gau- 
che abaissé,  la  jambe  droite  avancée,  le  pied  gauche  soulevé 
de  terre.  Coiffure  à  côtés  avec  crobyle  et  boucles  retombant 
sous  les  oreilles. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  avec  couleur  jaunâtre  sur  les  chairs; 
jaune  sur  le  miroir;  jaune  et  traces  de  dorure  sur  la  tranche  des  ailes. Trou 
d'évent  carré;  trou  de  suspension.  Manquent  le  bout  des  ailes;  La  jambe 
droite,  les  deux  bras,  la  main  gauche  et  l'orteil  du  pied  droit  sont  recol- 
lés et  restaurés.  La  main  gauche  tient  l'extrémité  d'un  accessoire  brisé, 
mais  elle  est  restaurée  presque  en  entier.  Haut.,  0'n23. 

94  (449).  —  Même  sujet. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  l'épaule  gauche,  la 
tète  tournée  à  gauche  et  levée,  la  figure  souriante.  Il  porte 
des  deux  mains  élevées  un  miroir  à  couvercle  ouvert  qu'il 


C        70        3 

appuie  sur  son  épaule  gauche.  Coiffure  bouclée  avec  natte 
centrale. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  rose  et  bleu  sur  les 
ailes  et  sur  la  chlaniyde.  La  boite  du  miroir  est  peinte  en  blanc  avec  une 
ligne  rouge  formant  l'encadrement;  teinte  jaune  sur  le  miroir  lui-même. 
Trou  d'évent  rond.  Manque  le  bout  de  l'aile  droite.  Haut ,  Omai. 

95  (135).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume. 

Style  ordinaire.  Très  fortes  traces  d'incinération  qui  a  fait  disparaître 
les  couleurs.  Traces  de  dorure  sur  la  tranche  de  l'aile.  Trou  d'évent  rond. 
Trouvé  dans  le  Tombeau  B.  Haut.,  Omio. 

96  (134).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs,  avec  teinte  jaune  vif 
par-dessus;  brun  sur  les  cheveux;  rose  sur  la  draperie  et  sur  les  ailes. 
Traces  de  dorure  sur  la  tranche  des  ailes.  La  boîte  du  miroir  est  peinte 
en  jaune,  le  centre  en  rouge,  la  charnière  en  jaune  coupée  de  traits  bruns. 
Trou  d'évent  rond.  Fortes  traces  d'incinération.  Manquent  le"  bout  de 
l'aile  gauche  et  les  pieds.  Ailes  et  plusieurs  morceaux  des  jambes  recollés. 
Tombeau  B.  Haut.,  o^iss. 

97  (66).  —  Éros  portant  un  alabastre  et  un  miroir. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  rejetée  dans  le  dos,  la 
jamhe  droite  avancée,  tenant  sur  le  bras  gauche  replié  un 
grand  alabastre  et  de  la  main  droite  un  miroir  à  couvercle 
ouvert.  Coiffure  à  tresse  centrale  avec  crobyle  composé  de 
trois  touffes. 

Style  médiocre.  Traces  de  rose  sur  les  ailes;  jaune  sur  la  coiffure. 


C        71         3 

L'encadrement  du  miroir  est  jaune,  l'intérieur  rouge.  Trou  d'évent  rond. 

Nombreux    morceaux    recollés.    Sur    l'aile    gauche    inscription  A.    

Haut.,  0">13. 

98  (81).  —  Éros  portant  un  rhyton. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  les  épaules  et  pen- 
dant par  derrière,  la  jambe  droite  avancée,  le  pied  gauche 
levé  de  terre,  la  main  droite  portée  en  avant,  la  main  gauche 
élevée  et  tenant  un  petit  rhyton  à  tète  d'animal.  Coiffure  à 
tresse  centrale,  avec  crobyle  et  quelques  feuillages  auprès 
des  oreilles. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  jaunâtre  sur  les  chairs;  bleu  sur  la  coiffure; 
blanc  et  rose  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Ailes, 
bras  et  jambe  gauche  recollés.  Haut.,  Omis. 

99  (467).  —  Éros  appuyé  sur  un  trophée. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite  et 
rejetée  en  arrière,  la  jambe  gauche  avancée,  le  bras  droit 
passé  derrière  le  dos,  la  main  gauche  élevée  et  appuyée 
sur  la  poignée  d'une  épée  qui  surmonte  un  trophée  posé  par 
terre  à  sa  gauche  et  où  l'on  distingue  un  casque  et  une  cui- 
rasse. Coiffure  bouclée  avec  crobyle  composé  de  trois 
touffes. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  avec  ton  jaunâtre  sur  le  corps;  rose 
sur  la  chlamyde;  vert  sur  les  ailes  et  sur  le  socle.  Trou  d'évent  rond.  Socle 
rectangulaire  à  deux  degrés.  Sur  le  devant  du  socle,  inscription  imprimée 
en  relief  et  tracée  à  rebours  en  caractères  peu  nets,  [EIPWI. ..(?).  Cf.  le 

no  100.   Haut.,  0ml6. 

100  (352).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  avec  la  tête  un  peu  levée  vers  la  droite, 


c      12      :■> 

la  jambe  droite  avancée  et  la  jambe  gauche  fléchie;  même 
costume. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  brun  jaune  sur  les  che- 
veux; rose  sur  la  chlamyde  et  sur  les  ailes;  teinte  noirâtre  sur  le  casque. 
Trou  d'évent  endommagé.  Socle  rectangulaire.  Manque  le  bout  de  l'aile 
gauche.  Au  revers  et  sous  le  trou  d'évent,  inscription  en  relief  écrite  à 
rebours,  de  droite  à  gauche,  EPMOrENHZ.  Haut.,  o^iss. 


401  (48).  —  Éros  tirant  de  l'arc. 

Il  est  nu,  avec  une  courte  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule 
droite  et  couvrant  le  bras  gauche.  Le  corps  est  presque  de 
face  et  la  tête  complètement  tournée  à  gauche,  vue  de  profil. 
Les  deux  bras  sont  étendus  à  gauche  avec  le  geste  d'un 
tireur  d'arc.  Coiffure  à  bandeaux  avec  chignon  bas  et  ban- 
delette sur  le  devant. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  les  chairs;  jaune  (soutien  de 
la  dorure)  sur  l'agrafe  de  la  chlamyde,  le  bout  des  ailes  et  la  bandelette. 
Trou  d'évent  rond.  Manque  l'aile  gauche.  L'aile  droite  et  les  deux  jambes 
sont  recollées.  Haut.,  O'nis. 


102  (308).  —  Éros  en  Hercule. 

Il  est  nu,  la  jambe  droite  avancée  et  fléchie,  dans  l'atti- 
tude de  la  marche,  la  main  droite  portée  en  avant,  la 
peau  de  lion  soutenue  sur  le  bras  gauche  écarté  et  une 
pomme  dans  la  main  gauche.  Coiffure  bouclée  avec  natte 
centrale. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  corps.  Trou  d'évent  ovale  et  un 
autre  trou  au  revers  de  la  peau  de  lion.  Manquent  les  ailes.  Plusieurs 
morceaux  recollés. Haut.,  0'").%. 


103  (47).  —  Éros  portant  une  corne  d'abondance. 

Il  est  nu,  la  jambe  gauche  fléchie,  la  tète  levée  et  tournée 
à  gauche,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  Tépaule  gauche  et  re- 
tombant jusqu'à  terre,  la  main  droite  sur  la  hanche,  le  bras 
gauche  portant  une  grande  corne  d'abondance.  Coiffure 
bouclée  avec  tresse  centrale  et  crobyle. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  sur  la  coiffure. 
Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.   Manque  l'aile  droite.  Cf.  les 

nos  Q']bis^  108.  Haut.,  0'nl2. 

104  (54).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  même  moule  que  le  précédent,  sauf  la  tête 
qui  est  tournée  à  droite  et  la  coiffure  qui  est  courte  et  bou- 
clée. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  sur  la  coiffure; 
bleu  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  rond.  Ailes,  tête  et  haut  de  la  corne  re- 
collés.    Haut.,  0™12. 

105  (88).  —  Éros  portant  un  objet  indistinct. 

Il  est  drapé  dans  une  tunique  courte,  avec  une  chlamyde 
serrée  par-dessus,  les  deux  jambes  écartées,  le  bras  gauche 
pendant,  la  main  droite  élevée  sous  la  draperie  et  tenant  un 
objet  indistinct  de  forme  pointue.  Coiffure  avec  crobyle  com- 
posé de  trois  touffes  et  couronne  en  bourrelet. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rouge  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond 
et  trou  de  suspension.  Aile  gauche  recollée. Haut ,  0'»i25. 

106  (72).  —  Éros  jouant  de  la  lyre. 

Il  est  nu,  la  tète  souriante  et  tournée  à  droite,  la  jambe 


gauche  avancée,  la  main  gauche  portée  en  avant  avec  les 
doigts  écartés  (elle  devait  tenir  une  lyre),  la  main  gauche  re- 
pliée devant  la  poitrine  et  tenant  un  plectre.  Coiffure  bou- 
clée avec  crobyle  élevé,  ornée  sur  le  devant  de  feuillages  et 
de  baies. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  les  ailes.  Pas  de  trou  d'évent.  Jambes 
recollées.  Cf.  les  n^s  87,  88,  107.  Haut.,  o-iis. 


107  (73).  —  Même  sujet. 

Même  moule  que  le  précédent  pour  le  corps;  le  bras  droit 
est  un  peu  plus  élevé.  Coiffure  à  crobyle  élevé  avec  natte 
centrale,  sans  feuillages  ni  baies. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  jaunâtre  sur  les  chairs.  Pas  de  trou  d'évent. 
Manquent  les  ailes  et  la  main  gauche.   Bras  droit  et  Jambes  recollés. 

Haut.,  OnnlI5. 


108  (528).  —  Eros  portant  un  objet  indistinct. 

Il  paraît  drapé,  la  tète  tournée  à  droite,  tenant  de  la  main 
gauche  une  sorte  de  corne  d'abondance  (?). 

Relief  de  terre  cuite  émaillée  en  blanc  d'ivoire.  Le  personnage  est 
presque  informe.  Le  bras  droit  et  les  pieds  manquent.  Haut ,  o^-oôs. 


109  (529).  —  Même  sujet. 

H  paraît  nu  et  s'envole  à  gauche,  tenant  dans  sa  main  un 
objet  indistinct. 

Relief  de  terre  cuite  émaillée,  semblable  au  précédent  et  trouvé  dans  le 
même  tombeau.  Manquent  le  pied  droit  et  la  Jambe  gauche. Haut.,  o™o.5. 


c    75    3 

110  (371).  —  Éros  avec  lion  et  chien. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite, 
rejetée  en  arriére  et  retombant  sur  le  bras  gauche;  il  marche 
rapidement  vers  la  droite,  la  rnain  gauche  posée  sur  la  tête 
d'un  lion  bondissant,  placé  à  sa  gauche.  Un  chien  à  poil  ras, 
aux  oreilles  pointues,  est  grimpé  sur  le  lion  dont  il  mord  la 
patte  gauche. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse  sur  la  statuette.  Traces  de  l)lanc; 
jaune  brun  sur  le  corps  de  l'Éros;  rose  sur  la  chlamyde;  jaune  sur  la 
tête  de  l'Éros  et  le  corps  du  lion;  rouge  dans  la  gueule  du  lion;  blanc  sur 
le  chien.  Trou  d'évent  rond.  Deux  autres  petits  trous  au  revers  du  lion. 
Manquent  les  ailes  et  le  bras  droit  de  TÉros. Haut ,  0'"185. 

111  (15).  —  Éros  sacrifiant  une  biche. 

Il  est  nu,  avec  une  draperie  roulée  autour  de  la  ceinture; 
il  pose  le  genou  gauche  sur  le  dos  d'une  biche  agenouillée 
et  enfonce  un  couteau  dans  son  cou.  A  sa  gauche  s'élève  un 
autel  carré  surmonté  d'une  petite  femme  drapée,  coiffée  d'un 
polos  et  tenant  une  phiale  de  la  main  gauche,  dans  une 
attitude  archaïque. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc,  rose  et  rouge;  noir  sur  le  haut  des 
ailes.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Haut.,  o^is. 

112  (159).  —  Eros  jouant  avec  un  lièvre. 

Il  est  vêtu  d'une  tunique  serrée  à  la  taille  et  par-dessus 
d'un  himation  agrafé  sur  l'épaule  droite,  couvrant  le  côté 
gauche  et  maintenu  par  la  main  gauche  repliée  contre  le 
corps.  Il  se  penche  à  droite  et  saisit  l'oreille  d'un  lièvre  ac- 
croupi sur  une  table  à  trois  pieds  qui  porte  deux  fruits  {gve- 


C        7fi        D 

nade  et  pomme?).  Coiffure  bouclée  à  natte  centrale  avec 
crobyle  élevé.  On  distingue  au  pied  gauche  une  chaussure 
haute  et  fermée. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  socle  et  sur  le  lièvre;  rose  sur  Thima- 
tion  d'Éros.  Trou  d'évent  triangulaire.  Socle  à  angle  obtus  faisant  saillie 
sur  le  devant.  Manquent  les  ailes.  Tète  recollée.  Haut.,  o™i5. 

113  (80).  —  Éros  sur  un  char  traîné  par  deux  chèvres. 

Il  est  nu  avec  une  courte  chlamyde  jetée  sur  le  haut  du 
corps;  il  est  à  demi  couché  et  tient  des  deux  mains  les  rênes 
d'un  char  attelé  de  deux  chèvres  qui  bondissent  les  deux 
pattes  de  devant  levées.  Coiffure  avec  couronne  en  bour- 
relet et  crobyle  composé  de  trois  touffes  élevées. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  roue  du  char.  Trou  d'évent 
rond.  Socle  rectangulaire.  Manquent  l'aile  gauche  de  l'Éros,  les  cornes  des 
chèvres.  La  tête  et  l'aile  droite  de  l'Éros  sont  recollées.  Plusieurs  morceaux 
recollés  et  restaurés  par  devant. Haut.,  o^u. 

114  (112).  —  Éros  sur  un  char  traîné  par  deux  cygnes. 

Il  est  nu,  avec  une  courte  chlamyde  couvrant  le  côté 
gauche,  debout  dans  un  char  attelé  de  deux  grands  cygnes 
qu'il  conduit  de  la  main  gauche,  pendant  qu'il  tient  de  la 
main  droite  un  grand  masque  satyrique,  chauve  et  barbu,  qui 
pend  en  dehors  du  char  sur  la  roue. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc;  rose  et  vert  sur  les  ailes  d'Eros. Trou 
d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Manquent  l'aile  gauche  d'Eros  et  le  bec 
des  cygnes.  Haut.,  0'"14. 

115  (127).  —  Éros  jouant  avec  un  cygne. 

Il  est   nu,  vu  de  profil,  le  corps  rejeté  en  arrière,  jouant 


c     77     ^ 

avec  un  grand  cygne  qu'il  saisil  de  la  main  droite  par  l'aile 
et  de  la  main  gauche  par  le  haut  de  la  tète.  L'oiseau  retourne 
la  tète  vers  TÉros.  La  coiffure  de  l'Éros  est  bouclée  avec 
natte  centrale. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  chairs;  jaune  sur  la  coiffure. 
Trou  d'évent  rond.  Socle  rond.  Manque  l'aile  droite  de  l'Éros;  sa  figure 
est  fruste.  Quelques  morceaux  du  socle  sont  recollés.  Trouvé  dans  le 
même  tombeau  que  le  n°  116. Haut.,  On.14. 

416  (454).  —  Éros  jouant  avec  un  paon. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite 
qui  couvre  le  côté  gauche  et  le  bras  gauche  abaissé;  la  tète 
tournée  à  droite,  il  met  le  bras  droit  autour  du  cou  d'un 
paon,  la  queue  étalée  en  roue,  la  tète  tournée  vers  l'Eros. 
Autour  du  cou  de  l'oiseau  est  passée  une  couronne  à  bour- 
relet avec  large  lemnisque.  La  coiffure  de  l'Éros  est  bouclée 
et  ceinte  d'une  grosse  bandelette. 

Bon  style.  Couleur  rougeàtre  à  fond  blanc  sur  tout  le  corps  de  l'Éros; 
rose  sur  la  chlamyde;  rose  plus  vif  sur  l'aile;  bleu  sur  le  paon;  rouge  sur 
les  pattes  de  l'oiseau.  Trou  d'évent  petit  et  rond.  Socle  rectangulaire. 
Manquent  le  bout  de  l'aile  gauche  de  l'Éros  et  le  bec  du  paon.  Parties 
effritées  sur  la  queue  du  paon  et  le  devant  du  socle.  Trouvé  dans  le  même 
tombeau  que  le  n°  115.  Haut.,  0'ni35. 

117  (207).  —  Érns  jouant  de  la  lyre  sur  un  dauphin. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite 
et  rejetée  dans  le  dos;  il  est  assis  à  califourchon,  la  tète 
tournée  à  droite,  sur  le  dos  d'un  dauphin  dont  la  queue 
s'élève  à  la  hauteur  de  la  tète  de  l'Éros.  Celui-ci  tient  de  la 
main  gauche  une  lyre  qu'il  touche  de  la  main  droite.  Coiffure 
courte  avec  couronne  en  bourrelet. 


C  /ÎS         3 

style  ordinaire.  Traces  de  blanc;  brun  jaunâtre  sur  le  corps  et  le  visage 
de  l'Eros;  rose  sur  la  chlamyde;  vert  foncé  sur  les  ailes;  rouge  sur  la 
bouche,  la  queue  et  la  nageoire  du  dauphin.  Trou  d'évent  rond,  endom- 
magé. Manque  la  base.  Haut,  o-oisô. 

118  (51).  —  Éros  assis  sur  un  cygne. 

Il  est  nu  et  assis  de  face,  la  tête  tournée  à  gauche,  les 
jambes  croisées,  sur  un  petit  coussin  attaché  au  dos  d'un 
cygne  tourné  de  droite  à  gauche.  Coiffure  courte  avec  natte 
centrale. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  Toiseau  et  sur  l'Éros;  rose  sur  la 
base.  Socle  plat  et  carré  surmonté  d'un  cône  pointu  sur  lequel  est  posé 
le  corps  de  Toiseau.  Haut.,  On>io. 

119  (468).  —  Éros  jouant  avec  un  coq. 

Il  est  debout,  la  tête  souriante  et  tournée  à  droite,  vêtu 
d'une  tunique  longue  à  courtes  manches,  chaussé  de  hauts 
brodequins.  La  main  gauche  est  repliée  contre  la  poitrine 
et  tient  un  objet  indistinct  (oiseau?);  la  main  droite  abais- 
sée tient  une  grappe  de  raisin  que  happe  un  coq  placé  à  ses 
pieds.  Coiffure  bouclée  avec  crobyle  élevé  et  à  côtes.  Il  a 
l'aspect  d'une  petite  fille. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  haut,  rectangulaire,  à  double 
moulure.  Man^^ue  l'aile  droite. Haut.,  o^iB. 

120  (180).  —  Éros  jouant  avec  un  chien. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  l'épaule  gauche  et 
tenue  par  la  main  gauche  abaissée.  La  tête  et  le  corps  sont 
tournés  à  droite;  la  main  droite  est  appuyée  sur  un  cippe 
surmonté  d'un  cnnthare  avec  couvoitJc  et  tieni  ime  grappe 


c     79     D 

de  raisin  après  laquelle  saule  un  petit  chien   placé   à  ses 
pieds.  Coiffure  courte  avec  couronne  en  bourrelet. 

Style  ordinaire  Traces  de  blanc;  jaune  sur  le  corps;  rouge  sur  les 
pieds.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond  à  double  moulure.  Au  revers,  mar- 
que de  fabrique  en  forme  de  palmette.  ■  Haut ,  oraoos. 

121  (45).  —  Éros  endormi  sur  un  rocher. 

Il  est  nu,  couché  sur  une  courte  chlamyde  jetée  sur  un  ro- 
cher aux  formes  découpées  et  dont  un  pan  revient  sur  la 
jambe  droite;  il  dort,  le  bras  droit  posé  sur  le  sommet  de  la 
tète,  le  bras  gauche  accoudé  sur  le  rocher  et  soutenant  la 
tête  avec  la  main. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  chlamyde.  Trou  d'évent  rond.  Manciue 
l'aile  gauche.  Figure  un  peu  fruste.  Haut.,  0"i2. 

122  (572).  —  Éros  couché  dans  une  Jleur. 

Relief  en  terre  cuite  formant  une  grande  fleur  à  pétales 
dans  le  fond  de  laquelle  est  couché  un  Éros  nu  avec  une 
draperie  jetée  sur  la  jambe  droite,  le  bras  droit  posé  sur  le 
sommet  de  la  tète,  la  main  gauche  baissée  et  appuyée  sur 
un  objet  indistinct. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  avec  brun  Jaunâtre  par  dessus.  Manque 
le  côté  droit  du  relief.  Plusieurs  morceaux  recollés. Diam.,  ot>13. 


III.    SUJETS    FUNÉRAIRES 


Eros  funéraires. 

Nous  faisons  une  catégorie  spéciale  pour  une  série 
d'Éros  qui  n'appartiennent  pas  au  cycle  d'Aphrodite  ni  au 
type  des  Éros  joueurs  qui  précèdent.  Le  caractère  funéraire 
est  marqué  pour  quelques-uns  j)ar  des  attributs  connus, 
comme  la  torche  renversée  qui  symbolise  la  flamme  de  la  vie 
à  jamais  éteinte  (n''  123),  motif  qui  est  devenu  très  commun  à 
l'époque  romaine,  en  particulier  sur  les  sarcophages  sculptés. 
Cette  représentation  classique  est  fort  rare  à  Myrina;  mais, 
en  revanche,  on  y  a  trouvé  en  très  grande  quantité  un  certain 
type  d'Éros  funéraire  plus  original,  qui  se  présente  sous  la 
forme  d'un  enfant  drapé,  avec  les  jambes  nues  et  jointes,  la 
tête  tristement  penchée  et  souvent  enveloppée  d'un  voile.  Par 
leur  attitude,  par  leur  draperie  assez  semblable  à  un  suaire, 
ces  petites  figurines  se  distinguentà  première  vue  delà  troupe 
folâtre  et  rieuse  des  autres  Éros.  Le  travail  en  est  souvent  gros- 
sier; on  voit  que  c'est  une  espèce  d'ex-voto  dont  le  moule  tou- 
jours le  même  n'était  point  retouché  par  la  fantaisie  ingénieuse 
de  l'ouvrier.  On  les  trouve  souvent  réunis  en  grand  nombre 
dans  le  tombonu.  ))arfois  ]:)ar  groupes  de  vingt  ou    trente,  et 


C        81         D 

l'on  peut  évaluer  à  plusieurs  centaines  l'ensemble  de  ceux 
qu'on  a  découverts  dans  la  nécropole.  Remarquons  enfin  qu'ils 
se  trouvent  toujours  en  compagnie  des  Sirènes  dont  nous 
parlerons  plus  loin.  Il  est  bien  probable  qu'ils  sont,  comme 
elles,  des  symboles  funéraires,  spécialement  destinés  aux  céré- 
monies des  funérailles,  où  ils  représentaient  sans  doute  l'es- 
saim plaintif  et  bruissant  des  âmes,  de  la  même  façon  que  sur 
les  lécy  thés  funéraires  de  l'Attique  les  peintres  avaient  coutume 
de  figurer  par  de  petites  figures  ailées  les  eïSwXa  des  morts. 

Quelques-uns,  comme  le  n°  12G,  portent  une  inscription 
que  l'on  peut  considérer  comme  le  commencement  d'un  nom 
de  fabricant.  Cette  marque  est  en  relief,  procédé  dont  on  a 
trouvé  d'assez  nombreux  exemples  dans  la  nécropole  et  qui 
prouve  l'emploi  d'un  moiile  pour  tracer  les  signatures  (Cf.  les 
n°^  99,  100). 

423  (303).  —  Éros  nii  avec  torche  funéraire. 

Il  est  couché  sur  un  lit  recouvert  d'une  draperie,  la  tète 
appuyée  sur  le  bras  gauche,  la  main  droite  tenant  une  torche 
renversée  qui  pend  le  long  du  lit.  Bracelets  aux  cuisses  et 
aux  chevilles.  * 

Style  ordinaire.  Traces  de  rose  sur  le  corps  de  l'Éros  et  la  flamme  de 
la  torche.  Trou  d'évent  rond.  Socle  ovale.  Le  haut  de  la  tète  est  endom- 
magé.    Haut.,  Omli. 

124  (43/i).  —  Éros  drapé. 

Il  est  debout,  la  tète  baissée,  drapé  dans  un  himation  qui 
laisse  les  jambes  nues  et  dont  une  extrémité,  revenant  sur 


c    82    3 

l'épaule  droite,  est  tenue  par  la  main  droite.  La  main  gauche 
abaissée  relève  la  draperie  sur  la  jambe.  Coiffure  bouclée 
et  longue. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps  et  sur  les  draperies;  vert 
sur  les  ailes.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Manquent  le  pied 
gauche,  le  bout  de  l'aile  droite  et  Taile  gauche.  Haut.,  0">155. 

124'"'  ('257).  —  Même  sujet. 
Même  type. 

Bon  style.  La  draperie  est  rose  avec  un  ton  noirâtre  d'incinération;  les 
cheveux  l)runs;  ton  jaunâtre  sur  la  figure  et  sur  les  jambes;  blanc  avec 
bande  noire  sur  l'aile.  Trou  d'évent  rond.  Manque  l'aile  droite;  aile  gau- 
che recollée.  Tombeau  B.  Haut.,  o^lôô. 


125  (464).  —   Alêine  sujet. 

Même  altitude,  mais  la  tète  est  droite,  la  draperie  remonte 
en  arrière  et  voile  la  tête  à  la  manière  d'un  capuchon. 

Style  médiocre.  Terre  bistre  foncé,  épaisse  et  lourde.  Traces  de  vert 
sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Pas  de  trou  de  suspension.  Manquent 
les  ailes,  Haut.,  o^\'m. 


126  (429).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  le  voile  revient  par  devant  et  couvre  la 
bouche. 

Style  très  médiocre.  Couleui''  noire  et  verte  sur  les  ailes;  traces  de  blanc 
et  de  jaune  brun  sur  la  figure.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension. 
Au  revers,  en  relief,  inscription  AIA  pour  ATA,  que  l'on  a  rencontrée  sur 
d'autres  statuettes  identiques.  Cette  statuette  et  les  cinq  suivantes  ne  sont 
pas  montées  sur  socle.  Haut.,  o^ni'i.^. 


c     83     3 

127  (130).  —  Même  sujet. 

Mème^lype. 

Style  médiocre.  Trou  d'évcnt  rond  cL  Irou  de  suspension  endommagé, 

Haut.,  O'nl'.ô. 

128  («1).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  très  médiocre.  Blanc  sur  le  corps;  jaune  sur  les  jambes;  vert  sur 
les  ailes.  Trou   d'évent  ovale  et  trou   de  suspension  sur  le  côté.  

Haut.,  Omlo. 

129  (432).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  ordinaire.  Traces  de  noir  sur  le  corps.  Trou  d'évcnt  rond  et  trou 
de  suspension.  Manque  l'aile  droite.  Haut.,  0rai25. 

130  (433  ^'•').  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  très  médiocre.  Vert  sur  les  ailes;  bandes  noires  sur  la  draperie; 
rouge  et  rose  sur  la  tigure  et  sur  les  jambes.  Endommagé  par  derrière. 

Haut.,  0ml5. 


131  (141).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume;  la  tète  est  baissée  et  tour- 
née à  droite;  la  bouclie  n'est  pas  voilée. 

Bon  style.  C-ouleur  chair  sur  le  corps;   les   sourcils,  le  cristalliti  et  le 
pourtour  de  Tœil  sont  indi(|ués  en  noir,  la  prunelle  en  l)lanc;  rouge  sur  les 


c    84    D 

lèvres:  brun  sur  les  cheveux;  blanc  sur  la  tunique.  Fortes  traces  d'inciné- 
ration. Trou  d'évent  rond  el  trou  de  suspension.  Aile  gauche  recollée. 
Trouvé  dans  le  Tombeau  B.  Haut.,  OraO'.iô. 


132  (142).  —  Même  sujet. 

Même  type;  même  moule. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  fortes  traces  d'incinération.  Tète  endom- 
magée par  derrière.  Tombeau  B.  Haut.,  0"i(W5. 

133  (143).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  Fortes  traces  d'incinération.  Manque  l'aile  gauche.  Pas  de 
trou  d'évent  ni  de  supension.  Cette  statuette  et  les  trois  suivantes  ne  sont 
pas  montées  sur  socle.  Tombeau  B. Haut.,  Omogs. 

134  (144).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  Les  yeux  sont  peints  en  noir;  rouge  sur  les  lèvres;  blanc  sur 
la  draperie.  Fortes  traces  d'incinération.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  sus- 
pension. Manque  toute  la  partie  inférieure.  Tombeau  B.  Haut.,  o-otô. 

135  (145).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  La  prunelle  des  yeux  est  en  blanc;  rouge  sur  les  lèvres;  i)run 
sur  les  cheveux;  noir  et  blanc  sur  les  ailes.  Manfjue  toute  la  partie  infé- 
rieure. Tombeau  B. Haut.,  Omo?. 


136  (187).  —  Même  sujet. 
Même  moule. 


c    85    D 

Bon  style.  Fortes  traces  d'incinération  et  croûte  terreuse.  Blanc  et  noir 
sur  les  ailes.  Tombeau  B.  Haut.,  o™095. 


137  (188).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  Les  yeux  sont  peints  en  noir;  rouge  sur  les  lèvres;  blanc  et 
noir  sur  les  ailes.  Recollé  par  le  milieu.  Monté  sur  socle.   Tombeau  B. 

Haut.,  0">oœ. 

138  (i89).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  Cette  figurine  n'est  pas  montée  sur  socle.  Manquent  l'aile 
gauche  et  tout  le  devant  du  corps,  du  vonlrc  aux  genoux.    Tombeau  B. 

Haut.,  0ra095. 

139  (91).  —  Même  sujet. 

11  es!  vêtu  d'une  longue  tunique  qui  cache  les  deux  bras. 
La  main  gauche  repliée  est  pointée  au  cou,  la  main  droite 
baissée,  le  pied  gauche  en  avant,  la  tète  tournée  à  gauche. 
Coiffure  bouclée  avec  natte  centrale. 

Bon  style.  Toute  la  tunique  est  peinte  en  blanc.  Couleur  chair  sur  le 
visage  et  les  pieds  ;  les  yeux,  les  sourcils  et  la  bouche  sont  indiqués  en 
noir;  jaune  sur  les  cheveux;  blanc  sur  les  ailes  avec  tranche  noire.  For- 
tes traces  d'incinération.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Tom- 
beau B.   Haut.,  0™145. 

140  (136).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Bon  style.  Tunique  blanche.  Couleur  chair  sur  le  visage  et  les  pieds; 


c    86    3 

ailes  bleues  et  rouges  avec  tranche  noire;  jaune  sur  les  cheveux.  Manque 
le  bout  des  ailes.  Tombeau  B.  Haut.,  O'^IA. 


141  (336).  —  Même  sujet. 

Il  est  drapé  dans  un  himation  qui  remonte  sur  la  tète,  la 
main  droite  élevée  sous  la  draperie,  la  main  gauche  sur  la 
hanche,  la  tète  tournée  à  droite  et  baissée,  le  pied  gauche 
levé  et  avancé.  Grandes  ailes.  Coiffure  avec  couronne  en 
bourrelet  et  lemnisque. 

Bon  style.  Les  yeux  sont  peints  en  noir;  rouge  sur  la  bouche;  ton 
jaunâtre  sur  la  figure;  traces  de  blanc  sur  le  corps.  Trou  d'évent  rond  et 

trou  de  suspension.  Manque  le  pied  gauche;  aile  droite  recollée.  

Haut.,  0">i7. 


142  (129).  —  Alême  sujet. 

Même  altitude;  la  main  droite  applique  la  draperie  contre 
la  bouche;  le  pied  gauche  n'est  pas  levé. 

Bon  style.  Blanc  sur  la  draperie;  rose  sur  le  visage;  bleu  et  rose  sur 

les  ailes.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Ailes  recollées.  

Haut.,  o-nio. 


143  (428).  —  Même  sujet. 

Même  type  que  les  n°^  126  et  suivants. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  tout  le  corps;  brun  jaunâtre  sur 
les  jambes;  vert  sur  la  draperie;  noir  sur  les  ailes.  Large  trou  d'évent 
ovale  et  trou  de  suspension.  Haut.,  0">155. 

144  (463).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  tête  est  droite;  la  draperie  courte  est  agra- 


c    87    D 

fée  sur  l'épaule  droite  et  laisse  nu  le  côté  droit;  la  main 
gauche  s'écarte  du  corps,  soulevant  un  pli  de  la  draperie. 

Assez  bon  style.  Brun  jaune  sur  le  corps;  rose  sur  la  draperie.  Trou 
d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Haut.,  0'nii5. 

145  (459).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  ordinaire.  Le  corps  et  la  figure  sont  peints  en  jaune;  la  draperie 
en  rose  avec  une  bordure  brune;  les  cheveux  en  brun.  Les  ailes  sont  blan- 
ches au  milieu  et  vertes  aux  extrémités  avec  tranches  jaunes.  Trou  d'évent 
rond  et  trou  de  suspension,  Haut.,  0^115. 

146  (137).  —  Même  sujet. 

Il  est  drapé  dans  un  himation  qui  voile  le  sommet  de  la 
tête,«la  tète  penchée  sur  l'épaule  droite,  la  jambe  droite  flé- 
chie, la  main  gauche  étendue  et  sortant  de  la  draperie,  la 
main  droite  élevée  sous  la  draperie  et  voilant  la  bouche; 
couronne  en  bourrelet  sous  le  voile. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Les  yeux  sont  peints  en  noir  ;  la  draperie  est 
blanche  avec  traces  de  rose  ;  les  ailes  blanches  avec  tranche  noire.  Traces 
d'incinération.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Manquent  l'aile 

gauche,  la  main  gauche  avec  une  partie  de  la  draperie.  Tombeau  B.  

Haut.,  e™12. 

147  (451).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent 

rond  et  trou  de  suspension.  Manque  le  bout  des  ailes.  Tombeau  B.  

Haut.,  Ofiâ. 


88 


Sirènes. 

La  Sirène  est  connue  comme  divinité  funèbre  par  un 
grand  nombre  de  textes  et  de  monuments.  En  Grèce,  les 
stèles  placées  sur  les  tombeaux  offrent  souvent  comme  sujets 
décoratifs,  placés  en  haut  ou  sur  les  côtés,  des  figures  de 
Sirènes  qui  jouent  de  la  lyre.  Ici,  elles  se  présentent  avec  un 
aspect  particulier  qui  exprime  encore  mieux  leur  rôle  symbo- 
lique. Leurs  cheveux  dénoués  tombent  sur  leurs  épaules  et 
elles  les  saisissent  d'une  main  comme  pour  les  arracher  dans 
un  accès  de  douleur,  pendant  que  l'autre  main,  posée  sur  la 
poitrine,  fait  le  geste  de  la  déchirer.  L'uniformité  des  moules 
et  la  médiocrité  générale  du  style  prouvent  que  nous  avons 
encore  affaire,  comme  pour  la  catégorie  précédente,  à  des 
ex-voto  dont  on  multipliait  à  satiété  les  exemplaires.  Elles  se 
sont  trouvées,  en  effet,  à  Myrina  en  nombre  aussi  considé- 
rable que  les  Éros  funéraires;  certains  tombeaux  en  conte- 
naient jusqu'à  vingt  ou  vingt-cinq  réunies.  Ces  figurines  re- 
présentent évidemment  les  offrandes  des  parents  au  mort  et 
symbolisent,  dans  la  cérémonie  funèbre,  le  deuil  et  les  regrets 
des  survivants. 

448  (^i25).  —  Sirène  nue. 

« 

Elle  est  deboul,  avec  deux  grandes  ailes  qui   rclombent 

jusqu'aux  pieds,  les  jambes  terminées  en  pattes  d'oiseau,  la 

main  droite  élevée  et  portée  aux  cheveux,  qui  sont  épars  sur 

les  épaules,  la  main  gauche  posée  sur  le  sein  droit. 


c    89    D 

Assez  bon  style.  Tout  le  corps  était  peint  en  blanc;  par-dessus,  on  a 
posé  un  ton  rouge  sur  le  corps  et  sur  les  jambes;  les  sourcils  sont  noirs; 
les  cheveux  bruns  et  noirs  ;  le  haut  des  ailes  rose  et  le  bas  vert.  Ton  noir 
sur  le  fond  entre  les  jambes.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension. 
L'aile  droite  est  endommagée.  Cette  figurine  et  les  suivantes  ne  sont  pas 
montées  sur  socle.  Haut.,  0'n2rî. 


149  (419).  —  Même  sujet. 
Même  type. 

Assez  bon  style.  Blanc  sur  tout  le  copps  et  par-dessus  couleur  rouge; 
les  yeux  sont  noirs,  la  bouche  rouge,  les  pattes  rouge  vif;  noir  sur  le  haut 
de  l'aile  et  en  dessous  deux  rangs  de  plumes  roses  ;  le  reste  de  l'aile  est 
verdàtre  avec  bande  noire;  brun  sur  les  cheveux.  Trois  petites  saillies 
(bracelet?)  sur  le  bras  gauche.  Semis  de  gros  points  noirs  sur  le  fond, 
autour  des  pattes.  Petit  trou  de  suspension.  Manquent  tout  le  revers  et 
l'aile  droite.  Plusieurs  morceaux  sont  recollés.  iiaui.,  0">22. 


150  (465).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  main  gauche  est  posée  sur  le  sein  gauche. 
Un  pointillé  sur  les  cuisses  indique  les  plumes.  Coiffure  en 
crobyle  double  avec  deux  boucles  retombant  sur  chaque 
épaule. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  vert  sur  les  jambes  et  sur 
les  ailes  avec  tranche  rose.  Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Terre 
grisâtre.  Haut.,  0"'205. 


151  (421).  —  Même  sujet. 

Même  type  que  le  n°  148. 

Style  médiocre.  Blanc  sur  tout  le  corps;  rose  sur  les  ailes  avec  tranche 
noire;  rouge  vif  sur  les  pattes.  Grand  trou  d'évent  rond  endommagé  et 
trou  de  suspension.    Revers  endommagé   et    recollé.   Terre   épaisse  et 

lourde.    Haut.,0ml85. 


C        90        3 

452  (420).  —  Même  sujet. 
Même  type. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  pattes;  vert  sur  les 
ailes.  Petit  trou  d'évent  rond,  petit  trou  de  suspension. Haut.,  omiio. 

153  (427).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  main  gauche  est  posée  sur  le  sein  gauche. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc.  Les  yeux  et  les  sourcils  sont 
peints  en  noir;  rouge  sur  la  bouche,  les  bras,  la  poitrine  et  les  jambes; 
noir  et  rose  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  rond  endommagé  et  trou  de  sus- 
pension. Plusieurs  morceaux  recollés.  Haut.,  0n>i45. 

154  (420).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  main  gauche  sur  le  sein  droit. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  tout  le  corps,  rouge  sur  les 

pattes,  vert  sur  les  ailes.  Petit  trou  d'évent  et  petit  trou  de  suspension. 

Haut.,  o™i55. 

155  (423).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  main  sur  le  sein  gauche;  les  ailes  ne  des- 
cendent qu'à  mi-jambe. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  jaunâtre  sur  tout  le  corps,  rose  sur  les 
ailes.  Grand  trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Manque  le  pied 
gauche.  Haut.,  On-ias. 

156  (424).  —  Même  sujet. 

Même  type;  même  moule. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  tout  le  corps;  rose  sur  les  ailes; 
rouge  vif  sur  le  corps  et  les  pattes;  brun  sur  les  cheveux.  Terre  rou- 
geâtre.  Grand  trou  d'évent  et  trou  de  suspension.  Haut.,  0n>i35. 


c      91       z> 

157  (426).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  main  gauche  est  posée  entre  les  deux  seins. 

Style  ordinaire.  Pas  de  couleurs.  Terre  rougeâtre.  Le  détail  des  plu- 
mes est  indiqué  avec  soin,  (irand  trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspen- 
sion.    Haut.,  0">IG. 

158  (422).  —  Sirène  drapée. 

La  tète  est  recouverte  d'une  draperie  qui  retombe  dans  le 
dos.  Le  haut  du  corps  est  nu.  La  main  gauche  est  posée 
sur  le  sein  gauche;  la  main  droite  est  portée  aux  cheveux. 
Les  ailes,  pointues  aux  extrémités,  descendent  jusqu'à  mi- 
jambe;  le  bas  du  corps  est  caché  sous  une  draperie  nouée 
sur  les  cuisses  par  un  gros  nœud. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  bleu  sur  la  draperie; 
rouge  sur  les  jambes;  rose  sur  les  ailes.  Trou  d'évent  ovale,  pas  de  trou 
de  suspension.  Manquent  les  pieds.  Haut.,  Omn. 

159  (il7).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  corps;  rose  sur  les  ailes;  bleu 
sur  la  draperie  et  rouge  sur  les  jambes.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  sus- 
pension. Manque  le  bas  des  jambes.  Haut,  on>i'i5. 

160  (418).  —  Sirène  nue. 

Les  deux  mains  sont  placées  sur  les  deux  seins.  Pas  de 
draperie  sur  les  jambes,  où  un  pointillé  indique  les  plumes. 

Style  médiocre.  Traces  de  rouge  sur  les  pattes;  vert  sur  les  ailes.  Trou 
d'évent  irrégulier,   pas   de   trou   de   suspension.   Terre   rougeâtre.    ■ 

Haut.,  0™135. 


IV.    FEMMES   AILÉES 


Nikés. 


Nous  avons  conservé  le  nom  général  de  Nikés  ou  Vic- 
toires aux  femmes  ailées  qui  se  sont  trouvées  en  grand  nombre 
dans  les  tombeaux  de  Myrina.  Mais,  en  réalité,  il  y  a  là  deux 
types  à  distinguer.  Quelques-unes  de  ces  figurines  seulement 
(n°^  172-174)  dérivent  du  motif  classique  de  la  Victoire  qui,  le 
bras  droit  étendu,  s'apprête  à  déposer  une  couronne  ou  une 
bandelette  sur  la  tête  d'un  vainqueur.  Les  autres  ne  sont  qu'une 
modification  de  ce  type  primitif;  on  le  voit  déjà  se  transformer 
sur  les  vases  peints  du  iv^  siècle,  où  les  femmes  ailées  appa- 
raissent, dans  les  scènes  de  gynécée,  mêlées  à  la  troupe  des 
Éros  et  portant  comme  eux  des  objets  de  toilette  et  des  acces- 
soires de  tout  genre.  La  poésie  alexandrine  fait  parfois  de 
Niké  une  danseuse  chargée  de  divertir  l'Olympe.  Ce  double 
caractère  se  retrouve  ici  bien  marqué  :  toutes  ces  femmes 
ailées  (n^''  161-171)  paraissent  se  livrer  à  une  danse  vive  et  gra- 
cieuse dont  le  mouvement  fait  envoler  autour  d'elles  les  plis 
gonflés  de  leurs  draperies;  en  outre,  elles  portent  toutes  sortes 
d'accessoires  comme  les  Éros,  dont  elles  sont  en  quelque  sorte 
le  pendant  féminin.  Ce  sont,  pour  ainsi  dire,  les  compagnes 


c     93    3 

et  les  sœurs  des  grands  Éros  danseurs  que  nous  avons  dé- 
crits plus  haut  (n°^  54-60);  en  effet,  on  les  trouve  souvent 
réunis  avec  ceux-ci  auprès  du  mort  (voir  dans  la  vitrine  de 
droite  les  statuettes  recueillies  dans  le  tombeau  B).  Nous 
signalerons  à  l'attention  des  amateurs,  parmi  les  figurines 
de  ce  tombeau,  le  magnifique  fragment  peint  (n°  161^")  dont 
les  couleurs  ont  été  fixées  d'une  façon  inusitée  par  la  flamme 
du  bûcher  sur  lequel  on  a  brûlé  le  mort;  c'est  la  première  fois, 
croyons-nous,  qu'on  peut  étudier  avec  tant  de  précision  les 
détails  de  la  polychromie  et  de  la  dorure  des  statuettes  en 
terre  cuite  sur  un  spécimen  qui  n'a  pas  passé  par  les  mains 
des  marchands  et  dont  l'authenticité  est  hors  de  doute.  A  côté 
de  ce  fragment  on  remarquera  les  n''^  162  et  163  qui,  par  leur 
état  de  conservation  et  la  largeur  du  style,  prennent  place  au 
premier  rang  dans  la  collection.  Le  n°  163  rappelle  par  l'en- 
semble de  l'attitude  les  groupes  de  Tanagre  qui  représentent 
le  jeu  de  Vencotylé,  où  le  perdant  portait  l'autre  sur  son  dos. 
La  plupart  des  ailes  de  ces  statuettes  sont  mobiles  et  s'in- 
sèrent au  moyen  d'une  cheville  quelconque  dans^  une  fente 
longitudinale  pratiquée  dans  chaque  épaule,  procédé  qui 
avait  peut-être  l'avantage  de  conserver  à  ces  ailes  une  cer- 
taine mobilité. 

Nous  avons  signalé  plus  haut  (p.  56)  des  graffites  inscrits 
sur  les  ailes;  ceux  qu'on  lit  sur  le  n°  161  se  rapportent  peut- 
être  au  vase  à  verser  (KaTayuciç)  que  cette  Niké  portait  de  la 
main  droite  élevée.  Nous  trouvons  encore  une  signature  nou- 
velle de  fabricant,  Ménophilos  (n"^  173,  174),  et  un  mono- 
gramme (n°  172)  qui  représente  sans  doute  un  nom  comme 
Théodoros  ou  Pythodoros. 


c    94    ^ 

161  (157).  —  Niké  danseuse. 

Elle  est  debout,  vêtue  d'une  tunique  serrée  sous  les  seins, 
qui  est  ouverte  sur  tout  le  côté  droit  et  sur  la  jamjje,  la  tète 
tournée  à  gauche  et  levée,  le  bras  droit  élevé  au-dessus  de 
la  tète,  le  bras  gauche  replié  avec  la  main  à  plat  comme  pour 
porter  un  accessoire,  la  jambe  gauche  portée  en  avant.  Coif- 
fure en  bandeaux  ondulés.  Les  ailes  sont  mobiles. 

Bon  style.  Couleur  blanche  sur  les  chairs;  la  tunique  est  rose  avec 
bandes  blanches  et  bord  jaune  (soutien  de  la  dorure)  ;  ailes  bleues  avec 
tranches  dorées.  Trou  d'évent  triangulaire  et  trou  de  suspension.  Sur  cha- 
que épaule  une  fente  oblongue  pour  les  ailes  mobiles.  Manquent  un  grand 
morceau  du  corps  depuis  les  seins  jusqu'au  genou,  la  main  droite  et  le 
pied  droit.  Fortes  traces  d'incinération;  la  tête  est  presque  calcinée.  Nom- 
breux morceaux  recollés.  Sur  chaque  aile,  inscription  en  caractères  cur- 
sifs  KATAXY.  Tombeau  B.  Haut.,  o-ax. 

161  ''''  (139).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  étendu  à  angle  droit,  le  bras 
gauche  replié  et  porté  en  avant,  devant  la  poitrine;  même 
costume.  Fragment  remar(juable  par  l'état  de  conservation 
des  couleurs. 

Très  bon  style.  Couleur  blanche  sur  les  chairs,  avec  taches  noires  d'in- 
cinération. Tunique  bleue  avec  bandes  roses;  dorure  sur  tout  le  bord  de 
l'étoffe.  Les  couleurs  et  la  dorure  ont  été  admirablement  fixées  par  l'inci- 
nération qu'a  subie  la  statuette  placée  sur  le  bûcher  du  mort.  Mancjuent 
la  tète,  la  partie  gauche  de  la  poitrine,  le  bas  de  la  jambe  droite,  le  pied 
gauche,  tout  le  revers.  Tombeau  B.  Haut.,  o>n27. 

162  (113''").  —  Même  sujet. 

Elle  est  del)oul,  le  bras  droit  replié  dexanl  la  poitrine,  la 
tète  légéremenl    lournée  à  droite,  la  jambe  gauche  avancée. 


c    y5    D 

jMème  costume;  coiffure  à  bandeaux  ondulés  avec  une  bou- 
cle retombant  sur  Tépaule  droite.  Bandelette  ronde,  entourée 
d'un  lien,  avec  quatre  pendeloques  qui  retombent  par  devant; 
autour  du  cou,  un  mince  collier  terminé  par  un  ornement  qui 
retombe  sur  le  sein  droit  nu;  bracelet  en  spirale  autour  du 
poignet  droit;  pendant  à  Toreille  droite. 

Très  bon  style.  Couleur  blanc  jaunâtre  sur  les  chairs;  les  yeux  sont 
peints  en  noir;  rouge  sur  la  bouche,  brun  sur  les  cheveux;  traces  de 
bandes  roses  sur  la  tunique;  dorure  bien  conservée  sur  la  bandelette, 
la  boucle  d'oreille  droite,  la  pendeloque  du  collier  et  le  bracelet.  Trou 
d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque  épaule  une  fente  oblon- 
gue  pour  des  ailes  mobiles.  I\Janquent  les  ailes,  l'avant-bras  gauche,  les 
doigts  de  la  main  droite,  les  pieds  et  quelques  morceaux  de  la  draperie. 
L'épaule  gauche  est  restaurée.  Fortes  traces  d'incinération.  Tombeau  B. 

— Haut.,  0o>35. 

463  (138).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  gauche  et  levée,  la  jambe 
gauche  avancée,  les  deux  bras  ramenés  derrière  le  dos  avec 
les  deux  mains  à  plat  comme  pour  porter  un  fardeau.  Même 
costume;  même  coiffure  avec  trois  rangées  de  boucles  sur 
le  front.  Bandelette  avec  deux  pendeloques  sur  le  devant; 
pendants  aux  oreilles. 

Très  bon  style.  Couleur  blanche  sur  les  chairs;  les  yeux  sont  peints  en 
noir;  la  tunique  est  rose  avec  bandes  blanche  et  jaune;  brun  et  jaune  sur 
les  cheveux  et  les  boucles  d'oreilles;  dorure  sur  la  bandelette  des  che- 
veux; un  ornement  en  pastille  sur  l'épaule  gauche.  Trou  d'évent  rond  en- 
dommagé; au-dessus,  trois  petits  trous  en  ligne  verticale.  Manquent  les 
pieds  et  les  ailes.  Les  deux  l.>ras  sont  recollés.  Traces  d'incinération. 
Tombeau  B.  Haut..  0n>32. 

164  (62).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  droite,  le  bras  droit  élevé 


c    96    3 

au-dessus  de  la  lèle,  le  bras  gauche  replié  avec  la  main  à 
plat  comme  pour  porter  un  accessoire.  Même  costume;  coif- 
fure en  bandeaux  avec  diadème  en  croissant  orné  de  cise- 
lures sur  le  devant. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs,  rose  sur  la  tunique,  jaune 
sur  le  diadème.  Trou  d'évent  oblong  et  trou  de  suspension  endommagé. 
Manquent  les  ailes.  Bras  et  pieds  recollés;  cou  restauré.  Haut.,  0'«>32. 


165  (314).  —  Même  sujet. 

Même  type,  le  bras  droit  moins  élevé;  même  costume  avec 
une  bandelette  plate  sur  la  coiffure  au  lieu  de  diadème. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  bandes  roses  sur  la  tunique. 
Trou  d'évent  irrégulier  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque  épaule  une 
fente  oblongue  pour  des  ailes  mobiles.  Manquent  les  ailes  et  le  pied 
droit.  La  tête,  le  pied  droit,  quelques  morceaux  de  la  draperie  sont  re- 
collés.    Haut.,  0m30. 


166  (390).  —  Même  sujet. 

Même  type,  le  bras  droit  très  élevé,  le  bras  gauche  baissé. 
Même  costume;  même  coiffure  avec  diadème  en  croissant 
sur  le  devant. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs  avec  ton  jaune  par-dessus. 
Tunique  blanche  avec  trois  bandes  roses;  traces  de  bleu  sur  la  partie 
droite  de  la  tunique.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque 
épaule  une  fente  oblongue  pour  des  ailes  mobiles.  IManquent  les  ailes,  les 
avant-bras  et  le  pied  gauche.  La  tète,  le  diadème,  quelques  morceau.x 
de  la  jambe  droite  et  de  la  draperie  sont  recollés.  Haut.,  o^as. 

167  (78).  —  Même  sujet. 

Même  type,  la  tète  droite,  le  bras  gauche  avancé  avec  la 


c     97     D 

main  à  plat;  le  bras  droit  moins  élevé  tient  un  objet  dont  il 
ne  reste  que  l'extrémité.  Même  costume,  même  coiffure  avec 
boucles  retombant  sur  les  épaules. 

Assez  jjon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs,  blanc  et  rose  sur  la 
draperie,  brun-jaune  sur  les  cheveux,  bleu  sur  le  sommet  de  la  tète.  Trou 
d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Un  trou  sur  chaque  épaule  pour  des 
ailes  mobiles.  Manquent  les  ailes,  la  main  gauche  et  l'accessoire  tenu  dans 
la  main  droite.  Le  bras  droit  est  recollé.  Croûte  terreuse. Haut.,  0">27. 


468  (231).  —  Même  sujet. 

Même  type,  même  moule.  La  main  gauche  portée  en  avant 
tient  un  objet  dont  rexlrémité  seule  subsiste.  Même  costume, 
même  coiffure. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc,  rose  sur  la  tunique,  brun  sur  les  che- 
veux. Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Un  trou  sur  chaque  épaule 
pour  des  ailes  mobiles.  Manquent  les  ailes,  la  main  droite  et  l'acces- 
soire tenu  dans  la  main  gauche.  Revers  endommagé.  Entre  le  trou  d'évent 
et  le  trou  de  suspension,  inscription  A.  Haut.,  0'"27. 


169  (25).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  baissé  et  écarté  du  corps, 
le  bras  gauche  replié  et  porté  en  avant,  la  jambe  droite  avan- 
cée. Costume  analogue,  mais  la  jambe  droite  est  entièrement 
dégagée  et  nue.  Coiffure  à  côtes.  Les  ailes  sont  mobiles. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  tunique;  bleu  et  ro.se  sur 
les  ailes.  Trou  d'évent  rectangulaire  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque 
épaule,  une  fente  oblongue  pour  les  ailes  mobiles.  Nombreux  morceaux 
recollés;  restaurations  dans  le  C(Mé  gauche  de  la  tète,  la  chevelure,  le  !)as 
des  draperies,  le  pied  droit.  Manque  le  bout  de  l'aile  droite.  Trouvée  &^n'A 
le  même  tombeau  que  les  deux  suivantes.  Haut.,  Om^j. 

7 


98 


170  (24).  —  Même  sujet. 


Même  type;  la  main  droite  est  levée  et  lient  un  canlhare. 
Même  costume,  même  coiffure. 

Bon  style.  Traces  de  lilanc.  Trou  d'évent  reclangulaire;  trou  de  sus- 
pension endommage.  Manciuent  les  ailes,  le  bras  gauche  et  une  partie  de 
la  tunique.  Plusieurs  morceaux  sont  recollés.  Haut.,  0m24. 

171  (42).  —  Même  sujet. 

Même  type,  le  bras  droit  élevé  en  l'air,  la  main  gauctie 
avancée.  Même  costume;  coiffure  à  côtes  avec  bandelette 
ornée  de  deux  pendeloques  sur  le  devant.  Les  ailes  sont 
mobiles. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  draperie,  rose  et 
bleu  sur  les  ailes;  jaune  sur  l'agrafe  en  forme  de  pastille  posée  sur  chaque 
épaule.  Trou  d'évent  rectangulaire  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque 
épaule  une  fente  oblongue  pour  les  ailes  mobiles.  Les  deux  bras  et  la 
jambe  droite  sont  recollés.  Haut.,  0-25. 

172  (18G).  —  Niké  tenant  une  couronne. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  en  avanl,  le  bras  gauche 
colle  le  long  du  corps,  le  bras  droit  élendu  et  tenant  une 
petite  couronne  munie  d'une  bandelette.  Tunique  talaire 
agrafée  sur  l'épaule  droite,  serrée  sous  les  seins  et  laissant 
nus  le  sein  et  l'épaule  gauche.  Coiffure  en  bandeaux  avec 
crobyle  divisé  en  deux  touffes.  Les  ailes  sont  de  forme  re- 
coquillée. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  tunique  verte  avec  une 
large  bande  rose;  rose  sur  la  coiffure,  rose  et  vert  sur  les  ailes.  Trou 
d'évent  rond  et  large  trou  de  suspension.  Au  revers  et  dan.^  le  bas  0A. 

Haut.,  0'»23. 


c    99    3 

173  (40).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  drapée  dans  une  tunique  talaire,  serrée 
sous  les  seins,  la  jambe  gauche  nue  et  avancée.  La  main 
gauche  soutient  la  draperie  à  la  hanche;  la  main  droite  avan- 
cée tient  une  bandelette. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension. 
Sur  chaque  épaule  une  fente  oblongue  pour  des  ailes  mobiles.  Manquent 
les  ailes  et  le  bas  de  la  jambe  gauche.  Au  revers  et  en  bas,  inscription 
MHNO0IAOY.   Trouvée  dans   le  même    tombeau    c(ue   la   suivante.   

Haut.,  0'nl7. 

174  (39).  —  Même  sujet. 

Même  moule;  la  main  droite  étendue  ne  tient  aucun  objet. 

Bon  style.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Sur  chaque  épaule 
une  fente  pour  des  ailes  mobiles.  Manquent  les  ailes  et  le  bas  de  la  jambe 
gauche.  Au  revers  et  en  bas,  inscription  MHNOOIAOY.  Haut.,  QMi. 


Psychés. 

Elles  se  distinguent  des  précédentes  par  leurs  ailes  de 
papillon,  mais  elles  font  aussi  partie  du  cycle  d'Aphrodite  et 
d'Éros.  Les  différents  motifs  de  Psyché  assise  et  songeant 
(n°  175),  cueillant  des  fruits  (n'^  176),  à  demi  agenouillée  et  sup- 
pliante (n°  177)  sont  déjà  connus  par  un  grand  nombre  de 
monuments  figurés.  C'est  un  sujet  favori  de  l'art  alexandrin 
qui  y  mêle  toutes  sortes  de  conceptions  profondes  ou  raffinées 
sur    l'état  de    l'âme  {^^yiy\)  tourmentée   par  l'Amour.    On  ne 


c     100    -■> 

s'étonnera  donc  pas  qu'étantun  symbole  des  passions  de  la  vie 
humaine,  cette  représentation  ait  pris  place  parmi  les  figu- 
rines que  Ton  déposait  auprès  des  morts.  11  faut  rapprocher 
de  celles-ci  une  autre  statuette  (n°  273)  que  l'absence  d'ailes 
nous  a  fait  ranger  dans  les  sujets  non  mythologiques,  mais 
qui  dérive  d'un  type  plastique  bien  connu,  Éros  et  Psyché 
s'embrassant. 


175  (93).  —  Psyché  assise. 

Elle  est  assise  sur  un  rocher  aux  formes  tourmentées, 
tournée  à  gauche,  les  pieds  croisés  l'un  sur  l'autre,  le  bras 
droit  replié  et  accoudé  sur  le  rocher,  la  main  gauche  portée 
en  avant  de  la  poitrine.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  qui  a 
glissé  des  épaules,  laissant  le  sein  droit  et  les  deux  bras 
nus.  Couronne  en  bourrelet  sur  la  tète;  grandes  ailes  de 
papillon. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  tunique,  rose  sur  les  ailes.  Socle  ar- 
rondi à  moulures.  Trou  d'évent  rond,  endommagé.  Manquent  la  main 
droite,  le  sein  droit,  le  haut  du  rocher  à  sa  droite.  La  tète,  les  ailes,  plu- 
sieurs morceaux  du  corps  et  du  socle  sont  recollés.  Haut.,  0'"32. 

176  (178).  —  Psyché  debout. 

De  la  main  droite  abaissée  elle  tient  une  grappe  de  rai- 
sin (?).  A  sa  gauche  se  dresse  un  petit  arbre  à  tronc  court  et 
noueux,  à  tiges  feuillues  et  droites,  parsemées  de  fruits 
ronds  (grenadier?).  Elle  est  vêtue  d'une  tunique  talaire  et 
chaussée  de  sandales.  Coiffure  à  côles  avec  crobyle  très 
élevé.  Ailes  de  papillon. 

Style  très  médiocre.  Couleur  blanche  sur  toute  la  statuette;  ton  rou- 


C        101         3 

geâtre  sur  le  tronc  d'arbre,  les  sandales  et  le  socle;  vert  foncé  sur  l'arbre 
et  sur  quelques  parties  du  socle.  Socle  carré.  Pas  de  trou  d'évent.  Man- 
que le  bout  des  ailes;  la  tète  de  Psyché  et  le  tronc  d'arbre  sont  recollés. 
Haut,  O-nl'i. 


177  (123).  —  Psyché  agenouillée. 

Elle  est  tournée  à  droite,  le  genou  gauche  en  terre,  les 
deux  bras  étendus  comme  pour  implorer.  Elle  est  vêtue  d'une 
tunique  talaire  et  d'un  himation  qui  a  glissé  sur  les  genoux 
en  avant,  sur  les  talons  en  arrière.  Coiffure  en  bandeaux 
avec  tresse  centrale,  ceinte  d'une  bandelette. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  draperie,  Jaune  sur  les  che- 
veux et  sur  la  bandelette.  Pas  de  trou  d'évent.  Manquent  les  ailes  et  les 
mains.  Tète  et  bras  droit  recollés.  Haut.,  o>nio. 


V.    CYCLE    DE    DIONYSOS 


Dionysos  (Bacchus)  partage  avec  Aphrodite  (Vénus)  la  pre- 
mière place  dans  la  religion  alexandrine.  On  peut  s'en  con- 
vaincre en  jetant  les  yeux  sur  les  peintures  de  Pompéi  qui  re- 
produisent, avec  une  abondante  variété,  tous  les  mythes  relatifs 
à  l'histoire  de  ce  dieu  et  en  étudiant  les  innombrables  statues 
et  bas-reliefs  que  lui  a  consacrés  la  plastique  gréco-romaine. 
De  plus,  son  caractère  oriental  le  désignait  tout  particulière- 
ment comme  sujet  aux  coroplastes  d'Asie  Mineure.  Aussi  a-t-il 
donné  naissance,  dans  les  ateliers  de  Myrina,  à  une  importante 
série  de  figurines.  La  première  (n^  178)  étonne  par  le  mélange 
bizarre  d'attributs  que  l'artiste  lui  a  prêtés;  le  dieu,  recon- 
naissable  à  son  corps  efféminé,  aux  pampres  qui  couronnent 
sa  tête,  et  sorti  d'un  moule  tout  pareil  à  celui  des  statuettes 
suivantes,  apparaît  ici  avec  les  ailes  d'Éros  et  la  lyre  d'A- 
pollon !  11  est  vrai  que  la  lyre  lui  est  assez  souvent  attribuée 
en  propre  sur  les  monuments  et  que,  d'autre  part,  Pausanias 
(III,  19^  G)  parle  d'un  Dionysos  Wika^,  c'est-à-dire  ailé,  qui 
existait  à  Amyklaï.  Mais  il  n'est  peut-être  pas  nécessaire 
de  prêter  aux  artisans  de  Myrina  l'idée  d'emprunter  leurs 
attributs  à  des  types  si  divers  pour  les  combiner  ensemble; 
leur  goût   bien    marqué   pour   les   figures  ailées,   l'habitude 


C        103        3 

qu'ils  avaient  d'en  ajouter  à  presque  toutes  leurs  figurines, 
comme  nous  l'avons  vu  tant  de  fois,  suffisent  à  nous  expli- 
quer cette  anomalie.  Les  spécimens  suivants  (n°s  179-184) 
sont  visiblement  imités  de  la  plastique.  Les  deux  groupes 
qui  montrent  Ariane  assise  à  côté  du  dieu  (n°^  180,  181)  offrent 
l'exemple  très  curieux  de  deux  maquettes  pareilles,  trou- 
vées dans  le  même  tombeau,  mais  de  valeur  inégale  pour 
la  finesse  des  retouches  et  pour  l'exécution  des  détails  qui  est 
bien  supérieure  dans  le  premier  groupe.  Le  second  porte  une 
signature  incomplète  où  l'on  peut  lire  le  commencement  d'un 
nom  comme  Glykon  ou  Gaios,  déjà  connus  par  d'autres  terres 
cuites.  La  série  des  Satyres  et  des  Silènes  (n^^  185-190)  compte 
deux  pièces  importantes  de  beau  style;  l'une  (n°  185),  qui  pro- 
vient probablement  du  surmoulage  d'un  petit  bronze,  est  un 
Satyre  qui  danse  en  portant  sur  le  bras  droit  étendu  Bacchus 
enfant,  motif  où  l'on  retrouve  différentes  attitudes  emprun- 
tées à  la  plastique  plus  ancienne  du  iv^  siècle  et  mêlées  avec 
l'art  ingénieux  qui  caractérise  l'époque  hellénistique;  l'autre 
(n°  187)  est  un  simple  fragment  qui  reproduit  dans  un  style 
très  pur  le  beau  groupe  du  Louvre  connu  sous  le  nom  de 
Faune  à  l'enfant. 

178  (IGO).  —  Dionysos  ailé  avec  lyre. 

il  est  debout,  tenant  de  la  main  gauche  une  lyre  appuyée 
sur  une  colonnette  qui  repose  elle-même  sur  une  base  car- 
rée, la  tète  tournée  à  droite  et  inclinée,  la  main  droite 
abaissée  et  tenant  un  plectre.  Le  corps  est  nu;  les  jambes 
seules  sont  recouvertes  d\uie  draperie;  il  a   des   sandales 


C  104         3 

nouées  par  des  liens  sur  le  cou-de-pied,  des  ailes  dans  le 
dos.  Coiffure  courte,  ornée  de  pampres  avec  une  couronne 
en  bourrelet  enlourée  d'un  large  lemnisque  qui  retombe  de 
chaque  côté  sur  les  épaules. 

Style  médiocre.  La  draperie,  les  sandales  et  le  lemnisque  sont  peints  en 
rose,  les  ailes  en  l)leu  et  en  rose,  la  colonnette  en  bleu,  le  socle  en  vert. 
Socle  rectangulaii'e.  Trou  d'évent  rond.  I^a  tète,  les  ailes,  la  main  et  le 
bras  droit,  les  deux  pieds  sont  recollés.  ■ •  Unut..  0^2:1. 

179  (295).  —  Dionysos  avec  Éros  et  une  panthère. 

Il  est  deboul,  le  coude  gauche  appuyé  sur  un  cippe  élevé 
et  tenant  de  la  main  droite  écartée  un  canlhare;  il  a  le  corps 
nu,  avec  une  nébride  sur  la  poilrine  et  les  jambes  recou- 
vertes d'une  draperie.  Coiffure  ornée  de  pampres  et  de 
baies,  avec  large  lemniscjue  qui  retombe  sur  les  épaules.  A 
sa  droite  s'avance  imc  panihère  qui  tourne  la  tète  vers  lui, 
la  patte  gauche  levée;  à  sa  gauche,  un  petit  Éros  nu  tourne 
la  tète  vers  lui  et  tient  un  pan  de  la  draperie. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  le  lemnis([ue,  rose  sur  la 
draperie,  jaune  sur  la  panthère.  Socle  rectangulaire.  Trou  d'évent  rond. 
Mancjuc  l'avant-bras  gauche.  I^e  bras  droit,  plusieurs  morceaux  du  corps 
et  du  socle  sont  recollés.  Uaut.,  0"'2:55. 

180  (276).  —  Dionysos  et  Ariane. 

Dionysos  est  assis  sur  un  rocher  (?),  à  demi  couché  de 
droite  à  gauche,  le  bras  gauche  pendant  et  tenant  un  can- 
lhare, le  bras  droit  posé  sur  le  sommet  de  sa  tète  qui  s'ap- 
puie eonire  l'épaule  d'Ariane  assise  à  sa  gauche,  la  main 
droite  appuyée  sur  l'épaule  gauche  de  Dionysos,  la  main 
gauche  tenant  le  bord  de  son  himation  sur  les  genoux.  Entre 


C         105        3 

eux  et  à  leurs  pieds  est  accroupie  de  gauche  à  droite  une 
panthère,  la  tête  tournée  en  arrière  et  levée  vers  eux.  Dio- 
nysos a  le  buste  nu  avec  une  nébride  et  une  draperie  jetée 
sur  les  genoux;  coiffure  ornée  de  pampres  et  de  baies  avec 
une  longue  boucle  retombant  sur  l'épaule  droite.  Ariane  est 
vêtue  de  la  tunique  talaire  serrée  au-dessous  des  seins,  avec 
un  himation  retombant  en  arrière  et  revenant  sur  les  ge- 
noux; coiffure  ornée  de  pampres  et  de  baies,  avec  une  lon- 
gue boucle  sur  Tépaule  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  l'hiniation  d'Ariane.  Large  trou  d'évent 
rond.  La  poitrine  d'Ariane,  l'épaule  gauche  de  Dionysos  et  les  jambes 
des  deux  personnages  sont  endommagées.  Plusieurs  morceaux  recollés. 
Sur  le  revers  sont  disposés  trois  tenons  de  terre  cuite  percés  d'un  trou. 
Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  le  suivant.  Haut.,  0'n2'i. 

181  ("275).  —  Même  sujet. 

Même  groupe,  un  peu  plus  grand.  La  tête  de  Dionysos 
est  beaucoup  plus  renversée  sur  l'épaule  d'Ariane.  Il  y  a 
des  différences  sensibles  d'exécution  dans  les  détails  des 
draperies  et  des  accessoires. 

Assez  bon  style.  Le  travail  de  retouche  paraît  avoir  été  très  sommaire. 
Trou  d'évent  rond  et  petit.  Manque  la  tête  d'Ariane.  Tête  et  bras  de  Dio- 
nysos recollés.  Sur  le  revers,  trois  tenons  semblables  à  ceux  du  précé- 
dent; en  dessous,  inscription  TA  (ou  TA?).  — —  Haut.,  0^22. 

182  (211).  —  Dionysos  et  Bacchante. 

Dionysos  est  debout,  la  main  droite  écartée  du  corps  et 
tenant  un  canthare,  la  main  gauche  posée  sur  l'épaule  droite 
d'une  Bacchante  qui  passe  le  bras  droit  autour  de  la  taille 
du  dieu,  la  main  gauche  portée  en  avant,  la  jambe  gauche 


C        106       D 

croisée  vSur  Tautre.  Le  dieu  est  nu,  avec  la  nébride  sur  la 
poitrine;  coiffure  ornée  de  pampres,  avec  large  lemnisque 
retombant  sur  les  épaules.  La  femme  est  nue  avec  une  dra- 
perie couvrant  les  jambes;  coiffure  ornée  de  pampres  et  de 
baies;  pendants  aux  oreilles. 

Style  très  médiocre.  Jaune  sur  la  nébride;  rouge  et  jaune  sur  les  deux 
coiffures;  rose  sur  les  pieds  de  la  bacchante.  Trou  d'évent  rond.  Socle 
rectangulaire.  Le  bras  droit  de  Dionysos  et  le  bras  gauche  de  la  femme 
sont  recollés.  Haut..  Ora24. 

483  (20).  —  Dionysos  {ou  Bacchant?)  et  Bacchante . 

L'homme  s'avance  debout  et  nu,  coiffé  de  pampres,  avec 
une  draperie  retombant  en  arrière  qu'il  élève  de  la  main 
droite;  une  femme  drapée,  placée  à  sa  gauche,  tenant  une 
pomme  de  la  main  gauche  avancée,  passe  le  bras  droit  au- 
tour de  la  taille  de  son  compagnon. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc;  rose  sur  les  chairs;  rouge  brun  sur 

la  coiffure.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Base  en  forme  de  plaquette.  

Haut.,  O-IO. 

184  (203).  —  Bacchante  assise. 


Elle  est  assise  sur  un  rocher  aux  formes  tourmentées,  re- 
couvert d'une  peau  de  panthère,  la  tète  tournée  à  gauche, 
le  bras  droit  écarté  du  corps  à  angle  droit,  la  main  gauche 
avancée  et  terminée  par  une  sorte  de  languette  effilée  (elle 
devait  servir  de  soutien  à  un  miroir  dans  lequel  elle  se  re- 
gardait). Tunique  talaire  serrée  par  un  lien  au-dessous  des 
seins;  himation  enroulé  sur  le  bras  gauche  nu  et  couvrant 
les  genoux.  Coiffure  en  bandeaux,  ornée  de  pampres  et  de 
baies  avec  boucles  sur  les  épaules. 


C         107        3 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  la  tunique  et  l'himation 
étaient  blancs  avec  bandes  roses,  les  cheveux  bruns,  les  sandales  rouges; 
traces  de  bleu  sur  les  pampres,  de  rouge  sur  les  griffes  de  la  peau  de 
panthère,  de  jaune  (qui  servait  de  soutien  à  la  dorure)  sur  les  fruits,  le 
bout  des  seins,  les  bords  de  la  draperie  et  la  ceinture.  Trou  d'évent  rond 
restauré.  Manque  le  bout  de  la  main  droite.  Plusieurs  morceaux  recollés, 

■  Haut-,  0m24. 


185  (281).  —  Satyre  portant  Dionysos  enfant. 

Il  est  debout,  le  corps  nu,  avec  une  courte  chlamyde 
nouée  sur  Tépaule  droite,  dont  il  tient  le  bout  relevé  de  la 
main  gauche  de  manière  à  former  un  pli  creux  où  sont 
déposés  des  fruits  (raisins,  pommes  ou  grenades.)  Sur  le 
bras  droit  élevé  en  l'air,  à  angle  droit,  est  assis  un  petit 
enfant  nu  (Dionysos)  dont  il  tient  le  bras  droit  avec  la  main 
droite.  Il  se  soulève  sur  la  pointe  des  pieds  dans  une  atti- 
tude de  danseur,  la  jambe  gauche  portée  en  avant.  La  tète 
est  tournée  à  droite  avec  la  bouche  ouverte  et  riante,  mon- 
trant les  dents;  la  physionomie  est  laide  et  bestiale.  Coif- 
fure aux  cheveux  courts  et  drus,  avec  des  feuilles  de  pins 
plantées  en  couronne  sur  le  devant. 

Très  bon  style.  Traces  de  jaune  l)run  sur  la  draperie  et  sur  le  corps; 
rouge  sur  le  cqrps  de  l'enfant.  Trou  d'évent  rond.  Manquent  la  tète  de 
l'enfant,  quelques  feuilles  de  la  coiffure.  Tète  et  jambes  recollées.  La 
plante  des  pieds  nus  est  munie  d'une  saillie  pour  tenir  le  corps  en  équi- 
libre.    Haut  ,  OmO'i. 


186  (224).  —  Silène  en  forme  de  ternie. 

Le  bas  du  corps  se  termine  en  gaine  quadrangulaire  au- 
tour de  laquelle  s'enroule  une  draperie.  La  tète  est  chauve, 
avec  les  sourcils  saillants,  le  nez  écrasé,  les  oreilles  poin- 


C         108        3 

tues;  de  grandes  moustaches  et  une  longue  barbe  divisée 
en  mèches  retombent  sur  la  poitrine;  quelques  restes  de 
pampres  sur  le  côté  droit  de  la  tête.  Le  buste  nu  est  couvert 
d'une  nébride.  La  tête  est  tournée  à  droite  et  un  peu  bais- 
sée; le  bras  droit  écarté  à  angle  droit  tient  le  bout  d'un  ac- 
cessoire qui  manque. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  dans  le  bas  de  la  draperie.  Trou 
d'évent  ovale,  endommagé.  Manquent  Tavant-bras  gauche,  le  flanc  gau- 
che, un  morceau  de  la  gaine  et  l'accessoire  tenu  dans  la  main  droite. 
Beaucoup  de  morceau.x  recollés.  Haut.,  0'>>26. 

187  (280).  —  Silène  portant  Dionysos  enfant. 

Il  est  nu,  avec  une  draperie  jetée  en  arrière  sur  l'épaule 
gauche,  la  tête  légèrement  tournée  à  droite  et  inclinée.  Il 
tient  de  la  main  gauche  un  canthare  et  porte  du  bras  droit  en 
le  serrant  contre  sa  poitrine  un  petit  enfant  nu  (Dionysos) 
qui  a  le  corps  couvert  d'une  nébride,  les  cheveux  bouclés, 
et  qui  élève  les  deux  bras  vers  la  figure  de  Silène.  Celui-ci 
est  chauve  et  barbu,  avec  quelques  pampres  disposés  en 
couronne  sur  la  tête  et  un  large  lemnisque  qui  retombe  sur 
chaque  épaule. 

Très  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Manquent  le  revers  et 
toute  la  partie  inférieure  depuis  le  ventre.  Haut.,  0'«\2. 

488  (85).  —  Silène  et  Bacchante. 

Silène  barbu,  nu  et  ithyphallique,  le  genou  droit  en  terre, 
soulève  de  la  main  gauche  une  draperie  qui  recouvre  une 
femme  nue,  étendue  sur  le  côté  gauche  et  endormie  sur  un 
lit  drapé.  Les  deux  personnages  portent  une  couronne  en 
bourrelet. 


C         109        3 

style  très  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs.  Socle  quadran- 
gulaire.  Trou  d'évent  rectangulaire.   Manque  le  bras  droit   du  Silène. 

Haut.,  0n>09. 


189  (89).  —  Silène  avec  chèvre. 

Il  est  barbu  et  ventru,  le  corps  nu,  avec  une  draperie  jetée 
sur  le  bras  droit.  Il  marche  rapidement  vers  la  gauche,  la  tête 
tournée  en  arrière  et  traînant  par  les  cornes  une  chèvre  qui 
résiste,  la  tète  basse. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  chairs;  noir  sur  les 
yeux,  les  sourcils  et  la  bouche;  jaune  sur  le  corps  de  la  chèvre;  noir  sur 
l'œil  et  le  sourcil,  les  pattes  et  le  socle.  Trou  d'évent  rond.  Socle  plat 
avec  un  angle  saillant  par  devant.  Manquent  le  bras  gauche  du  Silène  et 
une  corne  de  la  chèvre    Haut.,  0'i>io. 

190  (193).  —  Silène  ou  Pan  assis  avec  corne  d'abondance. 

Il  est  nu  et  barbu,  assis  par  terre,  les  deux  jambes  du 
même  côté,  la  main  gauche  appuyée  contre  teri'e,  le  bras 
droit  replié  et  soutenant  une  corne  d'abondance  (ou  un  grand 
rhyton).  Type  grotesque,  oreilles  longues,  sortes  de  cornes 
sur  le  sommet  de  la  tète,  barbiche  en  pointe. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat 
et  arrondi.  Haut.,  omos. 


VI.    DÉMÉTER   ET   CYBÈLE 


Nous  avons  parlé  dans  l'Introduction  (p.  22)  du  style  de 
tradition  qui  a  perpétué  dans  les  ateliers  des  coroplastes  de 
tous  les  pays  grecs  la  fabrication  de  certains  types  hiératiques 
qui  ne  suivaient  pas  les  variations  de  la  mode  et  de  l'époque. 
Il  est  naturel  que  les  divinités  chthoniennes  et  infernales  aient 
été  plus  cjue  les  autres  l'objet  de  ce  respect  religieux;  aussi 
retrouvons-nous  ici,  au  milieu  de  statuettes  de  style  alexandrin, 
quelques  beaux  masques  de  Déméter  voilée,  dont  les  traits 
sévères  et  archaïques  offrent  dans  toute  sa  pureté  le  style  du 
v^  siècle  av.  J.-C,  bien  qu'ils  aient  été  probablement  fabriqués 
à  Myrina  en  même  temps  que  les  autres  figurines,  c'est-à- 
dire  au  11^  ou  i^""  siècle  avant  l'ère  chrétienne  (n°^  191,  192).  La 
même  remarque  s'applique  aux  représentations  de  la  déesse 
assise  {lY"^  193-195)  qui,  après  tant  de  siècles,  gardent  encore 
l'attitude  immobile  et  raide  des  antiques  statues  des  Bran- 
chides.  Toutes  les  nécropoles  grecques  ont  fourni  des  terres 
cuites  de  ce  genre.  Les  n^^  195^"  et  195'''''  n'ont  pas  été  recueil- 
lis dans  les  tombeaux;  ils  proviennent  des  recherches  que  l'on 
a  faites  sur  un  monticule  voisin,  situé  au  bord  de  la  mer,  do- 
minant le  port  de  Myrina,  et  où  nous  pensons  cju'un  temple  a 
pu  exister.  Ces  plaques  de  terres  cuites  seraient  des  fragments 


c   m    3 

d'ex-voto  autrefois  déposés  dans  le  sanctuaire  et  qui  auraient 
roulé  ensuite  sur  la  pente  de  la  colline;  on  les  a  trouvées  pres- 
que à  fleur  de  terre.  Aucune  plaque  n'est  complète,  mais  on 
peut  restituer  le  sujet  qui  représentait  Cybèle  assise  sous  un 
édicule,  tenant  un  tympanon  de  la  main  gauche,  ayant  un  lion 
à  sa  droite. 


191  (128).  —  Masque  de  Déméter. 

Le  type  du  visage  est  archaïque;  la  lèle  coiffée  en  bandeaux 
plats  est  couverte  d'un  voile  qui  retombe  de  chaque  côté  de 
la  figure. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage;  rouge  sur  les  lèvres  et  le 
voile.   Manquent   toute  la   partie   inférieure  et    le   haut   du   voile.    

Haut.,  0'i>17. 

192  (136).  —  Même  sujet. 

Même  type;  même  coiffure.  Du  bout  des  doigts  serrés  de 
la  main  droite  elle  tient  une  fleur  de  lotus  contre  son  épaule 
droite;  la  main  gauche  appuyée  contre  le  sein  tient  par  les 
pattes  un  oiseau  (colombe). 

Bon  style.  Couleur  blanche  sur  tout  le  masque;  bordure  rouge  ver- 
millon sur  les  bords  du  voile;  rouge  brun  sur  les  cheveux;  traces  de  bleu 
Sur  le  front;  ton  verdâtre  sur  la  fleur;  noir  sur  les  yeux  et  rouge  sur  la 
bouche.  Trou  de  suspension  au  sommet  de  la  tète.  IManque  toute  la  partie 
inférieure,  à  gauche.  —  liaui.,  0"'2G. 

193  (444).  —  Déméter  assise. 

Elle  est  assise  sur  un  siège  carré,  dans  une  attitude  hié- 
ratique, les  pieds  posés  sur  un  tabouret  plat  qui  fait  partie 


C         112        3 

du  siège,  la  main  gauche  posée  sur  le  genou,  la  main  droite 
repliée  contre  la  poitrine  et  tenant  une  colombe  aux  ailes  dé- 
ployées. Tunic|ue  collante  à  plis  droits  et  réguliers.  Coiffure 
plate  en  bandeaux. 

Style  médiocre.  Pas  de  trou  d'évent.  Croûte  terreuse.  Tète  recollée. 

Haut.,  O-nl-'io. 


194  (290).  —  Même  sujet. 

Elle  est  assise  sur  un  siège  rond,  dans  la  même  attitude 
que  la  précédente,  la  main  droite  appliquée  contre  la  poitrine 
entre  les  deux  seins.  Même  costume. 

Assez  bon  style.   Pas  de  trou  d'évent.   Croûte  calcaire  sur  le  genou 

droit.  Haut.,  0n»135. 


195  (466).  —  Déméter  Kourotrophe. 

Même  attitude.  Les  deux  mains  sont  posées  sur  les  ge- 
noux où  est  assis  un  enfant  nu.  Même  costume;  la  tète  est 
voilée. 

Style  médiocre.  Pas  de  trou  d'évent.  Traces  de  i)lanc;  rouge  sur  la 
bordure  du  vêtement  et  du  voile,  sur  la  tète,  les  bras  et  le  bas  des 
Jambes.  Haut.,  o™ii. 

195^'*  (657).  —  Cybèle  avec  tympaiion. 

La  déesse  drapée,  dans  une  attitude  hiératique,  tient  de 
la  main  gauche  élevée  un  grand  tympanon  appuyé  sur  son 
épaule  gauche.  Diadème  sur  la  tête;  longues  boucles  pen- 
dant sur  les  épaules. 

Style  médiocre.  Terre  rougeâtre.  Pas  de  couleurs.  Fragment  de  plaque 


c     H3     D 

de  terre  cuite  qui  devait  représenter  un  édicule  comme  le  suivant.  Trou 
de  suspension.  La  partie  inférieure  du  personnage,  depuis  la  ceinture, 
manque.  • Long.,  o^og. 

195'"'"  (656).  —  Même  sujet. 

Dans  un  édicule  surmonté  d\m  fronton  et  d'acrotères, 
avec  entablement  orné  de  denticules,  supporté  par  deux 
colonnettes  corinthiennes  dont  il  ne  reste  qu'un  chapiteau 
à  gauche,  la  déesse  est  assise  sur  un  trône  à  dossier;  même 
costume. 

Style  médiocre.  Terre  jaune  foncé.  Pas  de  couleurs.  Fragment  de  pla- 
que semblable  à  la  précédente.  Manque  la  partie  inférieure  du  person- 
nage depuis  la  ceinture,  le  bras  gauche,   les  colonnettes  de  Pédicule. 

Long.,  0™07. 


vil.    DniNlTÉS    DE    LOLYMPE 


Il  est  remarquable  que,  malgré  l'abondance  des  sujets 
religieux,  les  grandes  divinités  de  l'Olympe  soient  presque 
absentes  de  la  collection  de  Myrina  ;  la  même  observation  a 
été  faite  par  M.  Heuzey  au  sujet  des  fragments  de  Tarse  réunis 
au  Musée  du  Louvre,  Zeus,  Poséidon  et  Ares  ne  s'y  trouvent 
pas  une  seule  fois.  Héra  (n°  196),  Athéné  (n^  197),  Apollon 
(n°  199),  Hermès  (n°  200)  ne  sont  représentés  chacun  que  par 
un  seul  exemplaire;  Artémis  par  deux  seulement  (n°^  198, 
199).  Le  fait  est  d'autant  plus  singulier  pour  Aj^oUon  que  ce 
dieu  possédait  dans  le  voisinage,  à  Grynium^  un  sanctuaire 
très  célèbre  et  que  les  monnaies  mêmes  de  Myrina  portent 
son  effigie.  Rien  ne  montre  mieux  le  travail  de  syncrétisme 
religieux  qui  a  suivi  l'époque  d'Alexandre;  l'union  des  dieux 
grecs  avec  les  divinités  orientales  avait  donné  une  prépondé- 
rance marquée  aux  cultes  d'origine  asiatique,  ceux  d'Aphro- 
dite et  de  Dion-ysos  en  particulier;  à  côté  d'eux,  les  Olympiens 
disparaissent. 

Les  signatures  des  artistes  Diphilos  (n"  198)  et  Ménophilos 
(n°  200)  nous  sont  déjà  connues.  On  remarquera  que  la  sta- 
tuette où  nous  reconnaissons  Hermès  (n"  200)  est  identique 
à  celle  qui  représente  Ploutos  ou  un  Génie  de  l'Abondance 


C         115        3 

(n°  209)  pour  la  }30se  du  corps  et  des  jambes,  pour  rajuste- 
ment de  la  draperie  à  droite,  pour  la  forme  du  tronc  d'arbre 
et  du  socle.  Il  est  évident  que  le  même  moule  a  servi  au  fa- 
bricant Ménophilos  pour  faire  ces  deux  figurines;  mais  il  lui 
a  suffi  de  varier  quelques  accessoires,  de  changer  la  coif- 
fure, les  attributs,  les  gestes  des  bras,  pour  créer  deux  types 
différents.  On  saisit  là  sur  le  fait  les  procédés  en  usage  chez 
les  coroplastes. 

196  (86).  —  Héra  diadémée. 

Elle  est  deboul,  le  bras  gauche  abaissé,  le  bras  droil  nu 
écarté  du  corps  à  angle  droit.  Tunique  talaire  agrafée  sur 
Tépaule  gauche;  himation  passant  sur  Tépaule  gauche,  dé- 
gageant le  bras  et  l'épaule  droite,  puis  remontant  en  voile 
sur  le  sommet  de  la  tête  et  retombant  en  plis  sur  l'épaule  et 
le  bras  gauche  qu'il  cache.  Coiffure  à  triple  rang  de  boucles 
sur  le  front;  haut  diadème  orné  de  palmettes  sur  le  devant. 
Sandales  épaisses  aux  pieds. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  la  tunique  était  blanche  avec 
bande  rose;  l'himation  rose  vif;  rouge  sur  les  lèvres;  traces  de  dorure 
sur  le  bord  de  la  tunique  et  sur  le  diadème.  Trou  d'évent  trapézoïdal. 
Manque  l'avant-bras  droit.  Haut.,  o™'ii. 

197  (388).  —  Athéné  avec  phiale. 

Elle  est  debout,  la  main  droite  avancée  tenant  une  phiale, 
la  main  gauche  appuyée  sur  le  bord  d'un  bouclier  rond  posé 
en  terre.  Tuni([ue  talaire  et  himation  qui  retombe  en  arriére. 
Casque  sur  la  tète. 

Style  ordinaire.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évenl  ovale.  Socle  rond.  Fi- 
i-ure  fruste.  Haut.,  0">I3. 


C        116        3 

498  (190).  —  Artémis  chasseresse. 

Elle  est  debout,  tenant  de  la  main  droite  abaissée  une 
phiale  et  de  la  main  gauche  un  haut  épieu  (ou  une  torche?) 
appuyé  en  terre.  Tunique  courte,  serrée  au-dessous  des 
seins;  endromides  aux  pieds;  carquois  dans  le  dos.  A  ses 
pieds,  à  sa  droite,  un  chien  tourne  vers  elle  la  tète,  la  patte 
droite  levée. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Socle  rectangulaire.  Pas  de  trou 
d'évent.  Au  revers  et  en  bas  AIOIAOY.  Haut.,  o^is. 


199  (313).  —  Artémis  et  Apollon. 

Artémis  est  appuyée  de  la  main  droite  sur  un  épieu,  la 
main  gauche  baissée  et  tenant  les  plis  de  Thimation  ;  tunique 
courte  serrée  à  la  ceinture  et  himation  roulé  autour  du  corps; 
diadème  sur  la  tète.  A  sa  gauche,  Apollon  nu,  la  main  droite 
baissée  tenant  un  plectre,  soutient  de  la  main  gauche  une 
grande  lyre  posée  sur  un  cippe;  coiffure  avec  couronne  ra- 
diée. A  la  droite  d'Artémis,  un  chien  tourne  vers  elle  la  tète, 
la  patte  droite  levée. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  rond.  Double  socle  formé  d'une  partie 
plate  surmontée  d'une  base  plus  haute  et  cjuadrangulaire.  Partie  endom- 
magée et  recollée  dans  le  bas.  Haut.,  0">io. 


200  (272^'*).  —  Hermès  avec  phiale. 

Il  est  debout,  nu,  imberbe,  la  jambe  gauche  fléchie,  le 
coude  gauche  appuyé  sur  un  tronc  d'arbre  et  la  main  avan- 
cée à  plat,  la  main  droite  écartée  du  corps  et  tenant  une 
phiale;  une  draperie  posée  sur  Tavant-bras  gauche  retombe 


C         117        D 

jusqu'à  terre.  Coiffure  courte  avec  couronne  en  bourrelet, 
surmontée  de  deux  ailettes,  et  large  lemnisque  qui  retombe 
sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie  et  sur  la  couronne; 
brun  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  rond  endommagé.  Socle  rond.  Plu- 
sieurs morceaux  recollés.  Au  revers  et  sur  le  socle,  inscription  : 
MHNQcJJlAOY.  Haut.,  Om275. 


MIL    DIVINITÉS    SECONDAIRES 


Bien  qu'Hercule  ne  soit  représenté  dans  la  collection  du 
Louvre  que  par  deux  exemplaires  (n*'^  201,  202),  cette  divinité 
s'est  rencontrée  assez  fréquemment  à  Myrina.  Il  faut  sans 
doute  y  voir  une  influence  de  la  tradition  créée  par  Lysippe 
qui  avait  mis  en  vogue  ce  genre  de  représentation.  Nous  avons 
peut-être  affaire  ici  à  des  surmoulages  de  petits  bronzes,  car 
le  revers  des  statuettes  est  travaillé  comme  la  partie  anté- 
rieure, ce  qui  est  exceptionnel  dans  les  figurines  de  terre 
cuite.  Le  groupe  des  Nymphes  (n°  206)  est  remarquable  par 
sa  taille  et  par  sa  composition  qui  montre  les  personnages, 
non' pas  seulement  réunis  en  grand  nombre,  mais  placés  dans 
le  ])aysage  même  qui  leur  sert  de  cadre;  ce  n'est  d'ailleurs 
qu'une  imitation  de  la  plastique,  Car  l'on  a  trouvé  en  Grèce 
toute  une  série  d'ex-voto  en  marbre  dédiés  aux  Nymphes,  qui 
représentent  en  bas-relief  une  composition  analogue.  Les 
types  bien  connus  de  la  Fortune  et  des  divinités  qui  person- 
nifient TAbondance  (n^**  207,  20S)  rappellent  les  motifs  allégo- 
riques si  répandus  à  l'époque  romaine.  On  se  rendra  compte, 
en  comparant  le  n°  209  avec  le  n"  200,  des  procédés  employés 
par  les  coroplastes  pour  diversifier  les  sujets  en  employant 
les  mêmes  moules. 


C        119        3 

Nous  connaissons  déjà  les  noms  des  fabricants  Artémon 
(n°205)  et  Ménophilos  (n^209).  D'autres  sont  nouveaux  (n°^20'i, 
206);  mais  ils  ne  sont  pas  donnés  en  entier. 

201  (171).  —  Héraklès  avec  les  pommes  des  Hespérides. 

II  est  debout  et  nu,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit 
écarté  du  corps  et  s'appuyant  sur  la  massue,  portant  sur  le 
bras  gauche  avancé  la  peau  de  lion,  une  pomme  dans  la  main 
gauche  fermée.  Chevelure  courte  et  frisée,  avec  une  bande- 
lette et  un  ornement  en  pastille  sur  le  devant. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  flanquent  les 
pieds,  la  massue,  un  bout  de  la  peau  de  lion.  Les  deux  bras  et  la  peau  de 
lion  sont  recollés.  Haut.,  0in225. 

202  (455).  —  Héraklès  à  côté  d'un  Terme. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tète  tournée  à  droite,  la  jambe  droite 
fléchie,  appuyé  de  la  main  droite  sur  une  massue  posée  en 
terre,  portant  sur  le  bras  gauche  la  peau  de  lion.  A  sa  gau- 
che s'élève  un  Terme,  dont  la  gaine  porte  un  phallus  et  est 
surmontée  d'une  tète  de  Dionysos  imberbe  à  longues  bou- 
cles retombant  sur  les  épaules. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  jaunâtre  sur  le  corps;  rouge  sur  les  che- 
veux, la  massue  et  la  peau  de  lion,  rose  sur  la  gaine  du  Terme,  bleu  sous 
la  griffe  de  la  peau  de  lion,  blanc  sur  tout  le  socle  et  sur  le  Terme.  Pas  de 
trou  d'évent.  Socle  ovale.  Haut.,  o-nis. 

203  (103).  —  Muse  {Melpomène?). 

Elle  est  debout,  tout  le  corps  tourné  à  droite,  le  pied  droit 


c     120    = 

soulevé  de  terre,  la  main  gauche  abaissée  et  retenant  un  pli 
de  rhimation  sur  la  cuisse  gauche.  Tunique  collante  à  man- 
ches longues;  himation  cachant  les  jambes  et  dont  un  pan 
revient  sur  Tépaule  gauche.  Sandales  très  épaisses  aux 
pieds.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  un  crobyle  en 
large  touffe  élevée  et  une  bandelette  sur  le  devant;  pen- 
dants aux  oreilles;  bracelet  au  poignet  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage  et  les  draperies;  rouge  vif  sur 
les  sandales;  jaune  (soutien  de  dorure)  sur  la  bandelette  et  les  boucles 
d'oreilles;  brun  rougeâtre  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  oblong,  endom- 
magé. Manque  l'avant-bras  droit.  Tète  recollée.  Haut.,  0i>305. 


204  (120).  -r-  Muse  tenant  un  volumen. 

Elle  est  debout,  le  bras  droit  avancé  et  tenant  un  volujnen 
roulé,  la  main  gauche  baissée  et  portée  en  arrière,  la  tète 
tournée  à  droite.  Tunique  talaire  et,  par-dessus,  himation 
C|ui  dégage  le  côté  droit.  Coiffure  en  bandeaux  avec  boucles 
sur  les  épaules;  ornement  en  boule  sur  la  tête;  pendants 
aux  oreilles. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  et  de  violet  sur  la  tunique;  rose  vif  sur  l'hi- 
mation.  Trou  d'évent  rond.  Tête  et  bras  droit  recollés.  Au  revers  et  en 
bas,  inscription  :  AOH.  Haut.,  0'"175. 


205  (43).  —  Muse  tenant  une  lyre. 

Elle  est  assise  sur  un  rocher  aux  formes  tourmentées,  sur 
lequel  elle  s'appuie  de  la  main  gauche,  tenant  de  la  main 
droite  une  lyre  posée  sur  son  genou  droit.  Tunique  talaire; 


C        121         D 

himation  rejeté  sur  les  genoux  et  le  bras  droit.  Coiffure  en 
bandeaux  avec  crobyle  en  double  touffe  et  boucles  pen- 
dantes. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  sur  le  socle.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond. 
Au  revers  et  en  bas,  inscription  :  APTEMCONOC.  Haut.,  on>i7. 


206  (209).  —  Trois  nymphes  dansant  dans  une  grotte. 

Elles  sont  debout  dans  une  grotte  dont  le  pourtour  et  le 
fond  sont  tapissés  de  grappes  de  raisin  et  de  pampres. 
Celle  du  milieu  danse,  la  main  gauche  avancée;  à  sa  droite 
une  autre  la  regarde,  tenant  de  ses  deux  mains  élevées  les 
plis  de  son  himation;  la  troisième  à  gauche  a  la  tète  baissée 
et  tournée  à  droite,  la  main  droite  tenant  le  pli  de  la  drape- 
rie. Elles  sont  vêtues  d'une  tunique  talaire  avec  himation  par 
dessus.  Celle  du  milieu,  seule,  a  la  tête  voilée  avec  un  dia- 
dème sur  les  cheveux.  De  chaque  côté  de  la  grotte,  un  petit 
Éros  est  debout  et  danse,  le  bras  droit  en  l'air,  la  main  gau- 
che baissée.  Sur  la  paroi  du  fond  et  au  centre  est  fixée  une 
tête  de  Pan  barbu  (oscillum).  A  droite,  on  distingue  encore, 
suspendu  dans  le  fond,  une  sorte  de  tympanon.  Le  tout  est 
porté  par  un  socle  élevé  à  double  moulure,  orné  de  quatre 
bucranes  reliés  entre  eux  par  des  guirlandes  et  séparés  les 
uns  des  autres  par  des  rosaces. 

Bon  style.  Traces  d'un  blanc  lustré  sur  les  parois  de  la  grotte  et  sur  les 
figurines  ;  rouge  sur  le  tympanon.  Traces  de  bleu  sur  l'himation  de  la 
nymphe  du  milieu.  Large  trou  d'évent  ovale.  Manque  l'avant-bras  droit 
de  la  nymphe  du  milieu.  Nombreux  morceaux  recollés;  quelques  restau- 
rations. Au  revers  et  au-dessous  du  trou  d'évent,  inscription  :  NIKOC 

Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  les  n"»  214  et  268.  Haut.,  0'n27. 


c    122    3 

207  (433).  —  Fortune  avec  corne  d'abondance. 

Elle  est  debout,  le  buste  nu,  avec  une  draperie  sur  les 
jambes,  la  jambe  gauche  croisée  par- dessus  Tautre,  la 
main  droite  sur  la  hanche,  le  coude  gauche  appuyé  sur  un 
cippe  et  tenant  dans  la  main  une  corne  d'abondance  remplie 
de  raisins  et  autres  fruits. 

Style  ordinaire.  Traces  d'un  blanc  lustré  sur  toute  la  statuette,  rose  sur 
la  draperie,  vert  sur  le  haut  de  la  corne.  Le  cippe  est  divisé  en  cinq 
bandes  alternativement  rouges  et  vertes.  Large  trou  d'évent  ovale.  Socle 

rectangulaire.  Au  revers,  au-dessus  du  trou  d'évent,  inscription  A.  

Haut.,  0-nl4. 

208  (96).  —  Cérès  ou  Abondance. 

Elle  est  debout,  tenant  de  la  main  droite  abaissée  une 
phiale  et  tenant  de  la  main  gauche,  contre  le  corps,  une 
grande  corne  d'abondance  qui  contient  des  raisins  et  autres 
fruits.  Tunique  talaire  serrée  à  la  ceinture.  Himation  rejeté 
en  arrière  et  retombant  jusqu'aux  pieds.  Coiffure  en  ban- 
deaux avec  diadème  en  croissant  et  boucles  sur  les 
épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  ;  rose  sur  la  draperie  ;  jaune  sur  la 
corne  d'abondance;  rouge  sur  le  bas  de  la  corne  et  sur  les  fruits.  Trou 
d'évent  obloncr.  Socle  haut  et  rectangulaire.  Haut.,  0'ni2. 


209  (272).  —  Ploutos  ou  Génie  de  l'abondance. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  le  bras 
gauche,  qui  est  accoudé  sur  un  tronc  d'arbre  et  soutient  une 
corne  d'abondance.  La  main  droite  est  élevée  à  la  hauteur 
du  menton;   la  jambe  gauche  fléchit.  Coiffure  courte  avec 


c     123    D 

couronné  en  bourrelet  ornée  d'un  apex,  de  pampres  et  de 
baies;  boucles  retombant  sur  les  épaules.  Bracelet  au  poignet 
droit. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  couronne  et  sur  la  chla- 
myde.  Trou  d'évent  rond  et  petit.  Socle  rond.  Manquent  la  main  gauche 
et  le  bout  de  la  corne.  La  main  droite,  la  corne  d'abondance  et  son  extré- 
mité sont  recollées.  Au  revers  et  sur  le  socle,  inscription  :  MHNO<î>IAOY. 

Haut.,  On-27. 


IX.  DIVINITÉS  D'ATTRIBUTION  INCERTAINE 


On  sait  le  rôle  important  qu'a  joué  dans  les  religions 
orientales  le  jeune  compagnon  de  Cybèle,  Atys,  dont  le  mythe 
rappelle  de  très  près  l'histoire  d'Adonis  et  de  Vénus.  Atys, 
dans  le  culte  gréco-oriental,  figure  à  l'origine  comme  divinité 
lunaire,  sous  le  nom  d'Atys-Mên  ;  les  fragments  de  Tarse, 
en  Asie  Mineure,  le  représentent  déjà  sous  la  figure  d'un 
éphèbe  coiffé  d'une  couronne  radiée.  Une  coiffure  semblable 
est  donnée  à  quelques  figurines  de  Myrina  (n°^  210-212),  dans 
lesquelles  on  reconnaîtrait  d'autant  plus  volontiers  le  jeune 
dieu  qu'il  porte  dans  le  dos  un  carquois,  accessoire  qui  lui 
convient  comme  à  Adonis.  Nous  nous  demandons  s'il  ne  faut 
pas  attribuer  le  même  nom,  quoiqu'il  se  présente  sous  un 
aspect  différent  et  avec  des  formes  féminines  assez  dévelop- 
pées, au  personnage  en  costume  phrygien  qui  tient  dans  la 
main  droite  une  sorte  de  fleur  épanouie  (n°215).  Ce  costume 
rappelle  celui  du  phrygien  Atys  et  la  fleur  est  aussi  un  acces- 
soire qui  lui  est  propre;  mais  il  est  à  remarquer  que  la  sta- 
tuette porte  dans  le  dos  des  trous  pour  des  ailes  qui,  si  elles 
étaient  ajustées,  donneraient  au  personnage  une  physionomie 
dont  le  caractère  est  difficile  à  définir.  C'est  pourquoi  nous 
ne  voulons  point  appliquer  aux  statuettes  de  cette  catégorie 


c     125    3 

des  noms  très  précis.  Il  en  est  de  même  pour  le  grand  groupe 
(n°  214)  dans  lequel  on  ])ourrait  voir  Séléné  avec  son  cheval, 
sujet  assez  fréquent  dans  la  plastique,  mais  dont  le  caractère 
est  ici  douteux.  Les  petites  idoles  d'attitude  archaïque  et  coif- 
fées du  polos  (n°^  216,  217)  rappellent  des  types  fort  anciens 
qu'on  voit  sur  les  vases  peints  et  dont  l'attribution  est  incer- 
taine ;  une  de  celles-ci  porte  des  traces  d'ailes  bien  marquées 
et  ressemble  à  celle  que  nous  avons  nommée,  avec  quelque 
vraisemblance,  Peitho,  dans  le  grand  groupe  de  la  naissance 
d'Aphrodite  (n^  45). 

Peut-être  faut-il  lire  un  nom  d'origine  romaine  comme 
nouXioç  ou  rioTîtXioç  dans  la  signature  nouvelle  que  fournit  le 
n«211. 


210  (246).  —  Éphèbe  nu  avec  un  carquois  {Atys?). 

Il  est  debout,  la  tête  à  droite,  la  main  droite  sur  la 
hanche,  la  main  gauche  contre  la  cuisse  et  tenant  un  stri- 
gile  (?),  un  carquois  dans  le  dos,  la  jambe  gauche  fléchie,  le 
coude  gauche  appuyé  sur  la  tête  d'un  Terme  à  tête  de  dieu 
barbu,  dont  le  fût  porte  un  phallus.  Chlamyde  agrafée  sur 
l'épaule  droite,  rejetée  dans  le  dos  et  retombant  sur  le  bras 
droit.  Coiffure  courte  avec  les  cheveux  ramenés  sur  le  front; 
feuillage  radié  tout  autour  de  la  tête  avec  un  ornement  en 
pastille  au  centre;  large  lemnisque  retombant  sur  chaque 
épaule. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  chlamyde.  Trou  d'évent 
rond.  Socle  rectangulaire.  La  tête,  le  bas  du  corps,  le  Terme  et  plusieurs 
morceaux  du  socle  sont  recollés.  Haut.,  0n>285. 


c     126    o 

211  (95).  —  Éphèbe  drapé  avec  un  carquois. 

Il  est  debout,  la  jambe  gauche  fléchie,  un  carquois  clans  le 
dos,  la  main  droite  pendante  et  tenant  les  plis  de  Thimation, 
le  bras  gauche  replié  sous  la  draperie  contre  la  poitrine.  Il 
est  drapé  dans  un  himation  collant  qui  descend  jusqu'aux 
pieds  et  est  agrafé  sur  Fépaule  droite.  Coiffure  courte. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond. 
Socle  haut  et  carré,  endommagé  par  devant.  Une  partie  du  socle  est  re- 
collée. Au  revers  sur  le  socle,  inscription  TTOn.  Haut.,  On.^i. 


212  (602).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume.  Coiffure  courte  avec  cou- 
ronne de  feuillage  radié. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rouge  sur  les  pieds.  Trou  d'évent  rond.  Socle 
rectangulaire.  Un  trou  est  pratiqué  dans  la  main  droite  pour  recevoir  un 
accessoire  disparu.  La  tète  et  le  socle  sont  recollés.  Haut.,  onn^i. 


213  (296).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  la  tète  tournée  à  gauche;  même  costume. 
Coiffure  courte. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse.  Trou  d'évent  rond.  Socle  carré.  Man- 
que  la  partie  droite   du  socle.    Un  morceau   du   corps  est   recollé.   — 

Haut.,  O'nlO. 


214  (268).  —  Femme  conduisant  un  cheval. 

Elle  est  debout,  marchant  à  droite,  la  jambe  gauche  levée 
de  terre,  la  tète  tournée  de  face,  à  côté  d'un  cheval  dont  elle 


c     127     3 

tenait  sans  doute  la  bride  de  la  main  droite  étendue.  Le  buste 
est  nu;  les  jambes  sont  couvertes  d'une  draperie  que  retient 
la  main  gauche  abaissée;  coiffure  en  bandeaux  ondulés.  Le 
cheval  marche  au  pas;  sur  la  croupe,  on  distingue  une  housse 
et  une  saillie  brisée  qui  indique  un  accessoire  disparu.  Le 
tout  est  supporté  par  un  grand  socle  rectangulaire  à  mou- 
lures. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  socle  avec  filet  rouge  clans  les 
moulures;  blanc  jaunâtre  sur  le  corps  du  cheval,  rouge  brun  sur  la  queue, 
vert  avec  filet  rose  sur  la  housse  ;  blanc  sur  le  corps  de  la  femme,  brun 
sur  les  cheveux.  Large  trou  d'évent  en  demi-cercle  au  revers  du  socle. 
Large  trou  d'évent  rond  au  revers  du  cheval.  Manf|uent  une  grande  partie 
de  la  tête  du  cheval,  le  pied  gauche  et  une  partie  du  pied  droit  de  la  femme. 
Plusieurs  morceaux  du  cheval  et  du  socle,  la  tète  et  les  bras  de  la  femme 
sont  recollés.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  les  h°^  206  et  268.  

Haut.,  0^36. 


215  (230).  —  Femme  en  costume  phrygien. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite,  la  main  gauche 
avancée,  la  main  droite  un  peu  élevée  et  tenant  une  sorte  de 
fleur  au  calice  épanoui,  la  jambe  gauche  portée  en  avant  et 
posant  sur  la  pointe  du  pied.  Costume  phrygien  avec  bonnet 
pointu,  cheveux  ondulés  et  longs,  ceints  d'une  bandelette 
ronde  et  d'un  lemnisque  qui  retombe  sur  chaque  épaule; 
large  blouse  à  manches  serrée  au-dessous  des  seins,  pan- 
talon flottant  serré  aux  chevilles  et  chaussures  fermées  sans 
talons  ni  semelles.  Elle  devait  avoir  des  ailes  mobiles. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  avec  croûte  terreuse;  rose  sur  le  pantalon 
et  les  manches  de  la  blouse.  Trou  d'évent  rond  et  trou  de  suspension.  Un 
trou  sur  chaque  épaule  pour  des  ailes  mobiles  qui  manquent.  La  coiffure 
et  le  bonnet,  la  jambe  droite,  le  pied  gauche  et  quelc[ues  morceaux  des 
deux  bras  sont  restaurés.  Haut.,  o»395. 


c     128    3 

216  (282).  —  Femme  ailée. 

Elle  est  debout,  ailée,  la  main  droite  au  sein,  la  main  gau- 
che pendante  et  relevant  un  pli  du  vêtement,  coiffée  d'un 
polos  avec  une  boucle  sur  chaque  épaule  ;  elle  est  vêtue  d'une 
tunique  talaire.  Attitude  roide  et  hiératique. 

Style  médiocre.  Pas  de  trou  d'évent.  Manquent  l'aile  gauche  et  le  bout 
de  l'aile  droite.  Terre  noire  et  dure.  Haut.,  o^os. 

217  (457).  —  Femme  coiffée  du  polos. 

Même  attitude,  même  costume;  pas  de  traces  d'ailes. 

Style  assez  bon.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent 
rectangulaire  et  long.  En  dessous  de  la  base,  un  petit  trou,  comme  pour 
fixer  la  statuette.  Haut.,  omii. 


SUJETS  DE  LA  VIE  RÉELLE 


L    FEMMES 


La  femme  occupe  ici  une  place  très  importante,  comme 
dans  la  plupart  des  nécropoles  grecques.  Il  semble  que  les 
coroplastes,  ainsi  que  les  peintres  de  vases,  se  soient  tournés 
de  préférence  vers  la  peinture  du  gynécée,  avec  ses  occu- 
pations si  variées,  où  ils  rencontraient  une  mine  abondante 
de  sujets  qu'avait  laissés  de  côté  la  grande  plastique.  Nous 
avons  déjà  dit  qu'on  retrouvait  ici  dans  toute  sa  pureté  le 
type  de  Tanagre  et  nous  en  avons  donné  les  raisons  {Intro- 
duction, p.  23-24).  On  remarquera  la  fine  exécution  de  plu- 
sieurs de  ces  types,  en  particulier  des  n°^  218  et  243,  et  toute 
la  série  des  figurines  trouvées  dans  le  tombeau  A,  où  l'on 
constate  une  sorte  d'arrangement  symétrique  en  forme  de 
fronton  (n°^  230-242).  On  peut  faire  diverses  hypothèses  sur 
l'origine  de  cet  arrangement  décoratif,  soit  que  les  statuettes 
aient  été  ainsi  placées  du  vivant  de  la  morte  dans  sa  maison  et 
réunies  ensuite  dans  son  tombeau,  soit  qu'au  moment  des  fu- 
nérailles les  parents  aient  pris  à  l'étalage  d'une  boutique  de 

9 


c     130    3 

coroplaste  les  statuettes  ainsi  rangées  pour  la  montre,  soit 
enfin  qu'on  ait  voulu  décorer  le  bûcher  même  d'une  façon 
régulière  et  symétrique  avant  d'y  brCder  le  corps.  Dans  les 
figures  de  femmes  assises  (n°^  254  et  "255),  l'imitation  du  style 
tanagréen  n'est  pas  moins  sensible. 

On  remarquera  certains  sujets  qui  auraient  pu  prendre 
place  dans  la  classe  mythologique,  mais  que  nous  avons  ré- 
servés pour  les  réunir  aux  types  analogues,  dans  lesquels  le 
caractère  de  réalité  est  plus  prononcé.  Par  exemple,  la  série 
des  femmes  groupées  deux  à  deux  (n°^  259-266)  est  d'un  grand 
intérêt,  car  elle  montre  les  transformations  successives  d'un 
type  qui  a  ses  origines  dans  l'art  religieux.  On  a  sans  doute 
eu  raison  de  rattacher  au  mythe  de  Déméter  et  de  sa  fille 
Coré  la  création  d'un  groupe  bien  connu  qui  montre  une 
femme  voilée  s'appuyant  sur  l'épaule  d'une  jeune  fille  drapée 
comme  elle,  mais  non  voilée  (n°^  259-262)  ;  d'autre  part,  on  saisit 
fort  bien  qu'entre  les  mains  des  coroplastes  de  l'art  alexandrin, 
qui  n'avaient  plus  présent  à  l'esprit  le  sens  religieux  de  ce 
groupe,  la  même  représentation  est  devenue  une  simple  scène 
de  la  vie  réelle,  dans  laquelle  le  second  personnage  n'apparaît 
plus  que  sous  les  traits  d'une  fillette  qui  accompagne  sa  mère 
à  la  promenade  (n-^  264-266;  cf.  plus  loin  le  n"  659). 

Parmi  les  motifs  propres  à  Myrina;,  le  sujet  de  la  femme 
voilée  qui  se  retourne  en  arrière  pour  regarder  l'effet  de  sa 
tunique  traînant  sur  le  sol  (n°^  227  et  228)  peut  compter  parmi 
les  inventions  les  plus  heureuses  de  Fart  des  coroplastes; 
peut-être  faut-il  attribuer  à  Finfluence  de  la  statuaire  certaines 
figurines  dont  l'altitude  et  les  gestes  rappellent  les  Niobides 
(nos  225  et  226).  Outre  deux  signatures  connues  de  Diphilos 


C         131         3 

(n°  220)  et  de  Méiiophilos  (n°229),  signalons  un  nom  nouveau, 
celui  d'Hiéron  (n^  223). 

218  (241).  —  Femme  drapée. 

Elle  est  debout,  la  tèlc  très  inclinée  sur  Tépaule  droite  et 
regardant  à  gauche,  la  main  droite  sur  la  hanche,  le  coude 
gauche  appuyé  sur  un  cippe  élevé.  Tunique  talaire  et  hima- 
tion  très  serré  qui  remonte  en  arrière  et  voile  la  tète  coiffée 
d'un  chapeau  pointu  à  larges  bords. 

Très  bon  style;  genre  lanagréen.  Blanc  lustré  sur  l'himation;  rose  vif 
sur  la  tunique.  Couleurs  du  visage  bien  conservées:  blanc  lustré  sur  les 
chairs,  rose  sur  les  paupières,  brun  rouge  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent 
large  et  rectangulaire.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Manquent  une  partie 
de  la  plaquette  à  droite  et  l'avant-bras  gauche.  Trouvée  dans  le  même 
tombeau  que  le  n"  243.  Haut.,  0m28u. 

219  (242).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  la  tète  légèrement  inclinée  sur  Tépaule 
droite.  Même  costume.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  serrés 
par  un  lien,  sans  chapeau. 

Bon  style.  Blanc  lustré  sur  le  cippe,  la  tunique  et  le  visage;  rose  vif  bien 
conservé  sur  l'himation;  rouge  brun  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  large 
et  rectangulaire.  Manque  l'avant-bras  gauche.  Le  pied  gauche  et  une  partie 
de  la  draperie  sont  restaurés.  Haut.,  o™->8. 

220  (238).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  main  droite 
sous  la  draperie  à  la  hauteur  du  sein,  la  main  gauche 
baissée  et   appuyée   sur  un   petit   cippe,  la  jambe    gauche 


c     132    3 

croisée  par-dessus  Tautre.  L'himalion  dégage  le  devant 
de  la  poitrine  et  laisse  le  sein  droit  nu.  Coiffure  en  ban- 
deaux avec  crobyle  élevé  en  deux  touffes;  pendants  aux 
oreilles. 

Style  ordinaire.  Rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectan- 
gulaire. Au  revers,  sur  le  socle,  inscription  AI*IAOY.  Haut.,  0'n28. 

221  (325).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  main  gauche 
posée  sur  le  sein  droit,  la  main  droite  tenant  un  pli  de 
rhimationen  arrière  et  Télevant  en  l'air  au-dessus  de  Tépaule, 
la  jambe  gauche  fléchie.  Tunique  talaire  et  himation.  Coif- 
fure en  bandeaux  ondulés  avec  une  grosse  couronne  en 
bourrelet. 

Bon  style.  Blanc  lustré  sur  toute  la  statuette.  Traces  de  rose  sur  la 
tunique  et  sur  la  couronne.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond  à  moulures. 
Tète    recollée  ;    morceaux    de   draperie  restaurés   sur    le   devant.    

Haut.,  0™27. 

222  (244).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  fléchie,  la  tète  à  gauche, 
la  main  droite  baissée  et  pinçant  de  deux  doigts  un  bord  de 
l'himation  qu'elle  soulève.  Tunique  talaire;  himation  passé 
sous  le  bras  droit  et  dont  le  pan  est  rejeté  sur  l'épaule  gau- 
che. Coiffure  en  bandeaux  avec  crobyle  orné  au  centre  d'un 
ornement  en  pastille. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie  et  sur  les  pieds  ;  bande  jaune 
sur  la  tunique;  brun  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  rond  endomma^-é. 
Socle  rond.  Manquent  l'avant-bras  gauche,  les  doigts  de  la  main  droite 
et  quelques  fragments  du  revers  ;  tète  et  morceaux  du  buste  recollés. 

Haut.,  0-29. 


c     133     D 

223  (245).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume.  La  tête  est  de  genre 
tanagréen,  avec  coiffure  à  côtes. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond.  Au  revers,  inscription 
KPCONOC.  Haut.,  0'<>26. 

224  (55).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  la  tête  droife  ;  la  main  droite  fait  le  même 
geste,  sans  toucher  l'étoffe;  même  costume.  Un  des  bouts  de 
rhimation  retombe  sur  le  flanc  gauche  comme  une  large 
échappe  saillante.  Coiffure  en  bandeaux  ceints  d\me  bande- 
lette ronde. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Manque 
l'avant-bras  gauche;  le  buste  et  plusieurs  morceaux  du  revers  sont  re- 
collés.    Haut.,  0"'2G. 

225  (243).  —  Même  sujet  {Niobide?). 

Le  corps  est  penché  en  avant,  la  jambe  droite  fléchie  et 
rejetée  en  arrière,  la  tête  relevée  et  regardant  à  gauche  en 
haut;  rhimation  est  roulé  autour  de  la  taille  et  une  de  ses 
extrémités  soutenue  par  le  poignet  gauche.  Même  coiffure 
que  la  précédente;  sandales  épaisses  aux  pieds. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  sandales;  croûte  terreuse. 
Trou  d'évent  rond  dans  le  flanc  gauche.  Manquent  le  bras  droit,  la  main 
gauche  et  quelques  morceaux  de  la  draperie  dans  le  bas, Haut.,  0'"23. 

226  (304).  —  Même  sujet  {Niobide?). 

Même  attitude;  la  tête  se  retourne  d'un  mouvement  rapide 
vers  la  droite.  La  tunicjuc  lalaire,  glissant  des  épaules,  dé- 


c     134    D 

couvre  le  sein  droit;  himation  roulé  autour  de  la  taille  et 
soutenu  par  le  poignet  gauche.  Même  coiffure  que  la  précé- 
dente. Sandales  épaisses  aux  pieds. 

Bon  slyle.  Traces  de  blanc.  Trou  crèvent  rond  dans  le  flanc  gauche. 
Manquent  l'avant-bras  droit  et  le  pied  droit;  quelques  morceaux  de  la 
draperie  à  droite  recollés.  Haut.,  0m255. 

227  (293).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  vue  de  profil,  marchant  à  gauche,  la  tête 
tournée  en  arrière  et  regardant  la  traîne  de  sa  tunique.  Le 
bras  gauche  nu  et  dégagé  est  levé  à  la  hauteur  de  la  figure,  la 
main  droite  serrée  contre  la  poitrine  sous  la  draperie.  La 
tunique  s'arrondit  à  la  base  et  traîne  sur  le  sol  ;  himation 
placé  en  chàle  sur  les  épaules  et  voilant  la  tète;  coiffure  en 
bandeaux. 

Assez  bon  style.  Blanc  lustré  sur  toute  la  statuette;  croûte  terreuse. 
Trou  d'évent  rond  dans  le  flanc  gauche.  Socle  rond  à  moulures.  

Haut..  O-nS'i. 

228  (321).  —  Même  sujet. 

Même  attitude,  même  costume;  coiffure  à  côtes. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  bleu  et  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent 
rond  dans  le  flanc  gauche.  Manque  l'avant-bras  gauche.  Haut.,  0'n2i5. 

229  (225).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  main  gauche  baissée,  le  bras  droit  re- 
plié sous  la  draperie.  Tunique  talaire  et  himation  placé  en 
châle   sur  les  épaules;  coiffure  en   jjandeaux   avec  crobyle 


c     135    3 

très  élevé,  de  forme  trapézoïdale,  orné  au  centre  d'une  pas- 
tille. 

Style  médiocre.  Trou  d'évent  oblong.  Socle  haut  et  rond.  Tête  recollée. 
Au  revers,  sous  le  trou  d'évent,  inscription  "y! .  Haut.,  0m225. 

230  (4).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  la  main  droite  sur 
la  cuisse  sous  la  draperie,  le  bras  gauche  replié  et  avancé 
portant  un  j^li  de  la  draperie.  Dans  le  poing-  gauche  fermé 
est  pratiqué  un  trou  rond  pour  quelque  accessoire.  Tunique 
talaire,  ample  himation  remontant  en  arrière  et  encadrant  la 
tête  qu'il  voile;  coiffure  en  bandeaux  ondulés. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Brun  jaunâtre  sur  les  chairs  et  sur  la 
draperie.  Traces  d'incinération.  Trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de 
plaquette.  Trouvée  dans  le  Tombeau  A  avec  les  suivantes. Haut.,  0m28. 

231  (11).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  droite,  la  jambe  gauche 
fléchie,  la  main  droite  sur  la  hanche  et  la  main  gauche  baissée 
sous  la  draperie.  Même  costume  que  la  précédente;  même 
coiffure,  ceinte  d'une  bandelette. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  bleu  sur  la  drape- 
rie. Trou  d'évent  rectangulaire.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Tombeau  A. 

Haut.,  0"»26. 

232  (3).  —  Femme  drapée  avec  jeune  fille  agenouillée. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  le  bras  droit  re- 
plié avec  la  main  dégagée  de  la  draperie,  la  main  gauche 
posée  sur  la  joue  gauche  d'une  jeune  fille  qui  s'est  âge- 


c    136    3 

nouillée  à  ses  pieds,  le  genou  droit  en  terre,  et  qui  saisit  la 
femme  par  le  milieu  du  corps  avec  ses  deux  bras.  Même 
costume  que  la  précédente.  La  jeune  fille  porte  une  tunique 
talaire  qui  laisse  les  bras  nus;  ses  cheveux  sont  ondulés;  au 
bras  gauche  elle  porte  un  bracelet  (?). 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  brun  jaunâtre  sur  les  chairs  et 
sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Tom- 
beau A.  Haut.,  0ra26. 


233  (5).  —  Jeune  fille  agenouillée. 

Elle  est  vue  de  profil.  Le  genou  droit  en  terre,  la  main 
gauche  portée  en  avant,  elle  tient  de  la  main  droite  un  ala- 
bastre  dont  elle  verse  le  contenu  dans  un  vase  rond  à  pied 
et  sans  anses,  posé  par  terre  et  rempli  de  fruits  et  d'herbes. 
Tunique  talaire  dégageant  les  bras  nus  ;  coiffure  ondulée  avec 
longue  tresse  dans  le  dos. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Brun  jaunâtre  sur  les  chairs  et  sur  les 
draperies.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Bras  recol- 
lés ;  plusieurs  morceaux  recollés  et  restaurés  dans  les  jambes  et  dans  la 
draperie.  Tombeau  A.  Haut.,  Oaio. 

234  (6).  —  Femme  drapée. 

Elle  est  debout,  la  tète  de  face,  la  jambe  droite  fléchie,  la 
main  droite  à  la  hauteur  du  cou  sous  la  draperie,  la  main 
gauche  baissée  sous  la  draperie  et  soutenant  un  pli  de  l'hi- 
mation;  tunique  talaire  et  himation.  Coiffure  à  côtes,  ceinte 
d'une  bandelette  nouée  sur  le  devant. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  brun  jaunâtre  sur  les 
chairs  et  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Socle  en  forme  de 
plaquette.  Tombeau  A.  Haut.,  Ona-^s. 


c    137    o 

235  (212).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  de  face,  un  peu  penchée  à  gauche, 
la  jambe  droite  fléchie,  la  main  droite  à  la  hauteur  du  cou 
sous  la  draperie,  la  main  gauche  abaissée  et  soutenant  la 
draperie.  Même  costume;  les  cheveux  sont  enfermés  dans 
une  sorte  de  mouchoir  (cécryphale)  qui  forme  en  arrière  trois 
pointes  élevées. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  jaune  sur  rhimalion; 
rose  sur  le  cécryphale.  Traces  d'incinération.  Trou  d'évent  rond.  Socle 
en  forme  de  plaquette.  Une  partie  du  socle  est  recollée.   Tombeau  A. 

Haut.,  0"235. 

236  (9).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  lournée  à  droite,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  droite  baissée  sous  la  draperie,  le  bras  gau- 
che replié  et  soutenant  dans  un  pli  de  Thimation  trois  fruits 
ronds.  Même  costume;  coiffure  à  côles,  ceinte  d'une  bande- 
lette nouée  sur  le  devant  de  la  têle. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Brun  jaune  sur  la  draperie  ;  traces  de 
dorure  sur  la  bandelette  et  sur  l'oreille  droite.  Trou  d'évent  rectangulaire. 
Manque  le  socle.  Tombeau  A.  Haut.,  0n>22. 

237  (1).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  droite  et  un  peu  baissée, 
lajambe  droite  fléchie,  la  main  droite  sur  la  hanche,  la  main 
gauche  avancée  et  soutenant  la  draperie.  Même  costume; 
coiffure  en  bandeaux  ondulés,  divisée  en  arrière  en  touffes 
rayonnantes. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  brun  jaunâtre  sur 
les  chairs  et  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de  pla- 
quette. Tombeau  A.  Haut.,  Oi"2i. 


138 


238  (7).  —  Même  sujet. 


Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  gauche  derrière  le  dos,  la  main  droite  sur  la 
cuisse,  sous  la  draperie.  Coiffure  à  côtes. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc.  Fortes  traces  d'incinéra- 
tion. Trou  d'évent  triangulaire.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Tombeau  A. 
Haut.,  0'»21. 


239  (8).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  jambe  gauche 
fléchie,  le  bras  droit  replié  et  la  main  gauche  sur  la  cuisse, 
Tune  et  l'autre  sous  la  draperie.  Coiffure  à  côtes. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  brun  jaunâtre  sur  les  chairs 
et  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de  plaquette  re- 
collé. Totiîbeau  A.  Haut..  o»>io. 


240  (2).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  gauche  baissée,  la  main  droite  sur  la  hanche, 
sous  la  draperie.  Tunique  talaire  dégageant  les  bras  nus; 
himation  roulé  en  écharpe,  passé  derrière  le  dos  et  soutenu 
sur  les  deu.x  avant-bras.  Coiffure  à  côtes,  ceinte  d'une  large 
bandelette. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  brun  jaunâtre.  Trou  d'évent 
presque  carré.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Tombeau  A.  Haut.,  o^is. 

241  (10).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  main  droite 


c     139    3 

sous  la  draperie  à  la  hauteur  du  cou,  la  main  gauche  passée 
derrière  le  dos.  Tunique  talaire  et  himation  drapé  par-des- 
sus. Coiffure  en  bandeaux  ondulés. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  brun  jaunâtre  sur  les 
chairs  et  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rectangulaire.  La  figure  est  endom- 
magée. Manque  le  socle.  Tombeau  A.  Haut.,  o<^\i. 


242  (213).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  jambe  gauche 
fléchie,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie,  la  main  gauche 
abaissée  et  tenant  un  large  lympanon  appliqué  contre  la 
cuisse.  Même  costume;  coiffure  à  côtes. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  rose  sur  l'himation,  do- 
rure sur  la  coiffure.  Trou  d'évent  presque  rond.  Socle  en  forme  de  pla- 
quette. Morceaux  du  socle  recollés.  Tombeau  A.  Haut.,  o-ios.- 


243  (324).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tête  tournée  à  droite,  la  main  gauche 
posée  sur  la  poitrine;  le  modelé  des  doigts  est  visible  sous 
la  draperie.  La  main  droite  est  baissée  sous  la  draperie,  la 
jambe  droite  fléchie.  Tunique  talaire  et  himation,  dont  un  pli 
est  serré  sous  le  coude  gauche  et  retombe  le  long  de  la  jambe 
gauche.  Coiffure  à  côtes  avec  bandelette  nouée  sur  le  sommet 
de  la  tête,  les  deux  bouts  ramenés  en  avant. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc  sur  l'himation.  Trou 
d'évent  rectangulaire.  Au-dessus,  une  dépression  comme  un  trou  de  sus- 
pension ébauché.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Un  morceau  du  socle  est 
recollé.  Trouvée  dans  le  même  tombeau  que  le  n**  218.  Haut.,  0">22. 


C         140        D 

244  (174).  —  Même  sujet. 

Elle  est  del)oul,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie,  la 
main  à  la  hauteur  du  cou,  la  main  gauche  dégagée  des  plis 
de  rhimation  et  portée  en  avant,  la  jambe  droite  avancée 
dans  Tatlitude  de  la  marche.  Tunique  talairc  et  himation  qui 
remonte,  voilant  la  tête  par  derrière  et  la  bouche  par  devant. 

Assez  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc  sur  le  visage  et  sur 
la  tunique;  jaune  pâle  sur  l'himalion;  traces  d'une  bande  rouge  sur  le  bas 
de  la  tunique.  Trou  d'évent  triangulaire  et  trou  de  suspension.  Pas  de 
socle.  —  Haut.,  0™205. 


245  (335).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  droite  repliée  sous  la  draperie,  la  main 
gauche  baissée  tenant  un  pli  de  Thimation  sous  la  draperie. 
Tunique  lalaire  et  himalion.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés 
avec  couronne  de  feuilles  lancéolées  et  deux  grosses  baies 
au  centre. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc  sur  le  visage  et  sur 
rhimation;  rose  avec  bande  noirâtre  sur  la  tunique,  bleu  sur  les  feuilles- 
Trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de  plaquette,  dont  il  manque  un  frag- 
ment. Pied  recollé.  Haut.,  O'-aos. 


246  (156).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  vue  de  profil,  tournée  à  gauche,  le  pied 
gauche  levé  et  posé  sur  une  sorte  d'émincncc  ou  de  rocher, 
le  coude  droit  appuyé  sur  le  poignet  gauche  qui  repose  sur 
le  genou.  Tunique  talaire  et  himation.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés. 


C         141         3 

Style  assez  bon;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc  sur  la  draperie  et 
sur  la  coiffure.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Socle  en  forme  de  plaquette. 
Manque  le  devant  du  socle,  La  tète  est  mobile  et  insérée  dans  l'intérieur 
du  cou  par  un  long  piton  en  terre  cuite.  Haut.,  o^io. 


247  (26).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  main  droite  à  la  hauteur  du  cou  sous  la 
draperie,  la  main  gauche  avancée  sous  la  draperie.  Tunique 
talaire  et  himation.  Coiffure  couverte  d'un  cécryphale. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  brun  sur  les  cheveux. 
Trou  d'évent  oblong.  Socle  en  forme  de  plaquette,  dont  un  morceau  man- 
que.    Haut.,  Onil35. 

248  (87).  —  Même  sujet. 

Elle  e^t  debout,  la  tète  tournée  à  gauche,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  droite  sur  la  hanche  sous  la  draperie,  la  main 
gauche  baissée  et  tenant  un  pli  de  l'himation  sous  la  drape- 
rie. Même  costume;  même  coiffure. 

Style  ordinaire;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond. 
•  Socle  en  forme  de  plaquette.  Haut.,  On^is. 

249  ("278).  — ^Même  sujet  {prêtresse?). 

Elle  est  debout,  la  main  droite  posée  sur  le  haut  de  la  poi- 
trine, la  main  gauche  baissée  et  tenant  un  objet  où  l'on  pour- 
rait peut-être  reconnaître  un  sistre.  La  jambe  droite  est  flé- 
chie. Tunique  talaire;  voile  posé  sur  la  tête  et  retombant  en 
arrière.  Attitude  hiératique. 

Assez  bon  style.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond  à  mou- 

luz'es.   Haut.,  OmlGâ. 


c     142     : 

250  (337).  —  Danseuse  drapée. 

Elle  est  debout,  la  tète  et  le  corps  penchés  à  droite,  agi- 
tant des  deux  mains  élevées  en  Tair  deux  crotales.  Tunique 
talaire  arrondie  par  le  mouvement  de  la  danse  en  larges  plis 
réguliers  qui  couvrent  toute  la  base;  himation  roulé  en  cein- 
ture autour  de  la  taille,  i^emontant  sur  Tépaule  gauche  et  dont 
un  bout  pend  par  derrière.  Coiffure  bouclée  avec  couronne 
en  bourrelet  entourée  d'un  lemnisque. 

Bon  style.  Traces  de  blanc,  brun  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  rond. 

Socle  ovale.  Manque  le  haut  du  crotale  tenu  dans  la  main  gauche. 

Haut.,  o™i9. 

251  (277).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit  ar- 
rondi, avec  la  main  posée  sur  le  flanc  droit  sous  la  draperie; 
la  main  gauche  est  levée  et  tient  le  bord  du  voile.  La  tête 
est  penchée  sur  Tépaule  gauche.  Tunique  talaire;  Thimation 
remonte  en  arrière  et  voile  la  tête,  laissant  le  sein  gauche 
découvert.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés. 

Style  médiocre;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  de 
forme  trapézoïdale.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Manquent  plusieurs 
morceaux  du  socle.  Haut.,  0"19. 

252  (448).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  vue  de  prolil,  la  tète  et  le  corps  tournés  à 
gauche.  La  main  droite  est  élevée  sous  la  draperie  à  la  hau- 
teur de  l'épaule,  le  bras  gauche  ramené  derrière  le  dos  et  la 
main  posée  sur  la  cuisse  droite,  tenant  les  plis  de  la  drape- 
rie; la  jambe  droite  est  portée  en  avant  et  fait  saillir  la  han- 


c    143    3 

che.  Elle  danse  crun  mouvement  très  vif  et  presque  déhan- 
ché; la  figure  aux  paupières  très  accusées,  au  menton  ridé, 
lui  donne  Taspecl  d'une  vieille  femme.  Elle  est  enlièremenL 
enveloppée  dans  un  himation  qui  voile  la  tète  en  laissant 
voir  une  couronne  en  bourrelet  placée  sur  les  cheveux.  San- 
dales épaisses  aux  pieds. 

Bon  slyle;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  draperie, 
rouge  brun  sur  la  figure,  rouge  vif  sur  les  sandales.  Trou  d'évent  rond. 
Socle  en  forme  de  plaquette.  Haut.,  o^is. 

253  (291).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  main  droite  élevée  sous  la  draperie  à 
la  hauteur  de  la  bouche,  la  main  gauche  abaissée  sous  la 
draperie  dont  elle  tient  les  plis  qui  flottent.  Elle  est  entiè- 
rement enveloppée  dans  un  ample  himation  qui  voile  la  tète. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  rec- 
tangulaire.    Haut.,  o^ios. 

254  (204).  —  Femme  drapée  assise. 

Elle  est  assise  sur  un  siège  carré  à  pieds  tournés,  recou- 
vert d'un  coussin;  elle  a  le  bras  gauche  replié  contre  la  poi- 
trine sous  la  draperie,  la  main  droite  élevée  et  tenant  le  pli 
du  voile  sur  la  bouche,  les  deux  pieds  posés  sur  un  long 
tabouret  qui  fait  saillie  en  avant  du  siège.  Tunique  talaire; 
rhimation  voile  la  tête  par  derrière  et  la  bouche  par 
devant. 

Bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc;  traces  de  noir  sur  les 
pieds  du  siège,  le  tabouret  et  l'himation.  Les  yeux  et  les  sourcils  sont 
peints  en  noir,  les  cheveux  en  brun.  Traces  de  rose  vif  sur  les  pieds  du 
siège  et  du  tabouret.  Haut,  0nn20. 


c     144     D 

255  (121).  —  Même  sujet. 

Elle  est  assise  sur  un  rocher,  la  main  gauche  posée  sur  le 
genou,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie,  la  main  droite 
dégagée  des  plis  de  Thimation.  Tunique  talaire  et  himation. 
Coiffure  à  côtes;  pendants  aux  oreilles. 

Très  bon  style;  genre  tanagréen.  Couleurs  du  visage  très  bien  conser- 
vées :  sourcils  et  yeux  noirs,  lèvres  rouges,  joues  rosées,  cheveux  bruns. 
Himation  bleu,  traces  de  rouge  sur  les  pieds  et  sur  le  socle.  Croûte  cal- 
caire sur  toute  la  jambe  gauche.  Trou  d'évcnt  rectangulaire.  Socle  en 
forme  de  plaquette  partiellement  endommagée. Haut.,  0i>i6. 

256  (205).  —  Jeune  fille  lisant. 

Elle  est  assise  sur  un  siège  carré  à  pieds  tournés,  re- 
couvert d'un  coussin,  un  tabouret  sous  les  pieds,  tenant  de 
la  main  gauche  un  diptyque  posé  sur  ses  genoux,  la  main 
droite  avancée.  Tunique  talaire  ;  himation  passé  en  écharpe 
sur  Tépaule  gauche.  Cheveux  retombant  en  arrière  sur  les 
épaules  et  coupés  court  sur  le  front. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  pieds,  rose  sur  la 
tunique,  jaune  sur  l'himation.  Trou  d'évent  rond.  Figure  un  peu  endom- 
magée.    Haut.,  0i°17. 

257  (435).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  la  main  droite  est  posée  sur  le  diptyque. 
Tunique  talaire  et  voile  posé  en  chàle  sur  le  dos,  couvrant 
le  bras  gauche.  Coiffure  avec  crobyle  élevé  et  bandelette 
sur  le  devant. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  toute  la  statuette,  rouge  brun  sur 

les  cheveux,  jaune  sur  le  diptyque.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  rond.  

Haut.,  0°>14. 


c     145    3 

258  (14).  —  Femme  avec  enfant  sur  ses  genoux. 

Elle  est  assise  sur  un  siège  carré  et  tient  dans  ses  bras 
un  petit  enfant  nu,  couché  sur  ses  genoux.  Himation  remon- 
tant en  voile  sur  la  tète.  Attitude  affaissée  ;  la  figure  est 
celle  d'une  vieille  femme. 

Style  très  médiocre.  Pas  de  trou  d'évent.  Pas  de  couleurs;  croûte  ter- 
reuse.    Haut.,  o-nto. 


259  (110).  —  Groupe  de  deux  femmes  drapées. 

Elles  sont  debout.  L'une  est  appuyée  de  la  main  droite  sur 
l'épaule  droite  et  passe  sa  main  gauche  sur  l'épaule  gauche 
de  sa  compagne.  La  première  est  vêtue  d'une  tunique 
talaire  et  drapée  dans  un  himation  qui  voile  la  tète;  un 
mouchoir  carré  est  posé  sur  la  tète,  par-dessus  le  voile.  La 
seconde  porte  le  même  costume,  mais  sans  voile  et  avec 
une  coiffure  ceinte  d'une  bandelette  ronde. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  oblong-.  Socle  rectangulaire.  Manque 
l'avant-bras  gauclic  de  la  seconde  femme,  Morceaux  recollés  en  bas  et  au 
revers.  Haut.,  o^s'i. 

260  (35).  —  Même  sujet. 

Mêmes  attitudes;  la  première  n'est  pas  voilée  et  tourne 
la  tète  de  face;  la  seconde  a  un  himation  qui  remonte  en 
voile  sur  la  tête,  le  bras  droit  baissé  sous  la  draperie,  le 
bras  gauche  replié  contre  la  poitrine;  elle  tourne  la  tête  vers 
l'autre. 

Assez  bon  style;  genre  tanagréen.  Traces  de  rose  sur  les  draperies. 
r.arge  trou  d'évent  rond.  Socle  en  forme  de  plaquette.  Quelques  parties 
dans  le  bas  et  une  des  têtes  sont  recollées.  Haut.,  0">I3. 

10 


c     146    3 

261  (439).  —  Même  sujet. 

La  première  est  debout,  le  bras  droit  baissé,  la  main 
gauche  posée  sur  l'épaule  droite  de  sa  compai^ne;  tunique 
talaire  et  himation  qui  ne  voile  pas  la  tête,  mais  qui  est  rem- 
placé par  un  mouchoir  carré  posé  sur  les  cheveux.  La  se- 
conde, plus  petite,  a  le  bras  gauche  replié  contre  la  ceinture; 
tunique  talaire  et  himation  rejeté  dans  le  dos,  couvrant  le 
bras  gauche;  coiffure  à  côtes. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  bouches  et  les  cheveux; 
ton  noirâtre  sur  le  socle.  Trou  d'évent  à  peu  près  rond.  Socle  rectangu- 
laire.    Haut.,  0'nl25. 

262  (64).  —  Même  sujet. 

La  première  a  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie,  la 
jambe  droite  avancée,  la  main  gauche  posée  sur  Tépaule 
gauche  de  Taulre;  tunique  talaire  et  himation  qui  remontait 
sans  doute  en  voile  sur  la  tète.  La  seconde  porte  une  tu- 
nique talaire  et  un  himation  qui  laisse  le  sein  gauche  nu; 
coiffure  à  cheveux  courts  ramenés  sur  le  front. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  de  forme  irrégulière. 
Socle  ovale.  Manque  la  tête  de  la  première  femme. Haut,  0">i25. 

263  (28).  —  Même  sujet. 

La  première  femme  (?)  soulève  de  terre  dans  ses  deux 
bras  l'autre  femme  qui  a  la  main  gauche  avancée  sous  la 
draperie,  le  bras  droit  replié  avec  la  main  sous  la  draperie 
et  porté  au  menton.  La  première  paraît  vêtue  d'un  himation 
qui  remonte  au-dessus  de  la  tète;  la  seconde  est  drapée 


c     147     0 

dans  un  himation   qui  voile  la  tète  en  arrière  et  la  bouche 
par  devant. 

Style  très  médiocre.  Le  premier  personnage  est  peut-être  un  homme. 
Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  plat  et  ovale. 
Haut.,  0">115. 


264  (221).  —  Même  sujet. 

Une  femme,  la  tète  et  le  corps  tournés  vers  la  droite,  le 
pied  gauche  avancé,  paraissant  marcher  avec  peine,  s'appuie 
de  la  main  gauche  sur  Tépaule  droite  d'une  jeune  fille  beau- 
coup plus  petite,  qui  la  soutient  du  bras  droit  passé  autour 
de  la  taille  et  marche,  le  pied  droit  soulevé  de  terre,  en 
levant  là  tète  vers  la  femme.  Celle-ci  porte  une  tunique  ta- 
laire  et  un  himation  qui  remonte  en  arrière  et  voile  la  tète; 
coiffure  en  bandeaux  avec  diadème  en  croissant  orné  de  ci- 
selures. La  jeune  fille  porte  une  tunique  et  un  himation 
rejeté  dans  le  dos  sur  l'épaule  droite;  coiffure  à  côtes;  tète 
de  genre  tanagréen. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  ;  rose  sur  la  tunique  et  l'himation  de  la 
femme;  bleu  sur  l'himation  de  la  jeune  fille.  Trou  d'évent  rond,  restauré. 
Manquent  les  avant-bras  gauches  des  deux  femmes.  Têtes  et  plusieurs 
morceaux  recollés;  restaurations  dans  l'himation,  le  voile,  le  pied  gauche 
de  la  femme,  dans  la  tunique  de  la  jeune  fille.  Haut.,  0'»30. 

265  (453).  —  Même  sujet. 

La  femme  est  debout,  marchant,  le  bras  droit  replié  sous 
la  draperie,  la  main  gauche  pendante;  coiffure  en  bandeaux 
ondulés.  Tunique  talaire  et  himation  remontant  en  arrière  et 
voilant  la  tète;  la  traîne  de  la  tunique  est  portée  à  deux 
mains  par  une  petite  fille,  placée  à  la  droite  de  la  femme  et 


r.       ]/i8      D 

qui  a  la  tète  levée  vers  elle;  tunique  talaire  serrée  à  la  cein- 
lure;  coiffure  bouclée,  retombant  sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  l'himalion  de  la  i'eninie.  Trou  d'é- 
vent  rond.  Socle  rectangulaire.  Uaut.,  omi<). 

266  (285).  —  Mêmu  sujet. 

La  femme,  voûtée  et  courbée,  les  seins  affaissés,  les  bras 
décharnés,  soutenant  de  la  main  gauche  abaissée  un  pli  de 
son  himation,  lient  de  la  main  droite  la  main  d'une  petite  fille, 
placée  à  sa  droite,  qui  marche  les  yeux  baissés,  le  bras 
droit  replié  sur  la  poitrine  et  tenant  les  plis  de  son  himation, 
La  femme  est  vêtue  d'une  tunique  talaire  à  manches  courtes 
et  d'un  himation  couvrant  l'épaule  gauche,  qui  dégage  l'é- 
paule et  le  bras  droit.  La  petite  fille  a  une  coiffure  haute  et 
pointue;  elle  est  vêtue  d'une  tunique  talaire  et  d'un  himation 
qui  remonte  en  voile  sur  la  tête. 

Assez  bon  style.  Trou  d'évcnt  rond.  Socle  ovale.  .Manquent  la  tète  de 
la  lemme  et  un  morceau  du  socle.  Haut.,  ()'"180. 

267  —  Voir  303  ^'^ 


IL  GROUPES  D'HOMMES  ET  DE  FEMMES 


Cette  catégorie  comprend  une  des  pièces  les  plus  remar- 
quables de  la  collection  (n°  268)  ;  elle  a  été  trouvée  dans  le 
même  tombeau  que  deux  autres  objets  de  très  grande  taille, 
la  Grotte  des  Nymphes  (n"  206)  et  la  Femme  au  cheval 
(n°  214).  Ce  n'est  pas  à  proprement  parler  une  scène  de 
banquet  comme  celles  qui  suivent,  où  les  hommes  couchés 
tiennent  des  vases  à  boire  (n°^  270-272).  C'est  plutôt  une 
scène  nuptiale,  le  moment  où  l'époux  dévoile  la  fiancée 
(àvaKàXucj^iç).  Mais,  en  tout  cas,  les  deux  sujets,  entretien 
amoureux  et  banquet,  sont  intimement  liés  et  rentrent  dans 
le  même  genre  de  composition.  Nous  sommes  très  portés  à 
croire  que  ces  groupes  ont  ici  une  signification  funéraire. 
Le  rapprochement  s'impose  avec  les  bas-reliefs  sculptés  qui 
représentent  le  mort  héroïsé  et  couché  sur  un  lit  de  repos  à 
côté  d'une  table  chargée  de  mets,  souvent  en  présence  de 
sa  femme  et  autres  personnes  de  la  famille.  Nous  en  trouvons 
encore  la  preuve  dans  un  groupe  de  Myrina  analogue  au 
nôtre  (n°  268)  et  conservé  actuellement  au  musée  de  Berlin 
(n°  7264);  on  y  voit  représentées,  outre  les  deux  personnages 
assis  sur  le  lit,  deux  petites  figures  debout  de  chaque  côté, 


C         150        D 

dont  Tune  est  une  femme  qui  fait  un  geste  de  tristesse  et 
l'autre  un  enfant  nu  qui  paraît  s'appuyer  sur  une  torche  ren- 
versée, dans  l'attitude  connue  du  Génie  de  la  mort. 

On  remarquera  que  le  groupe  n°  273  dérive  visiblement 
pour  la  composition  du  motif  plastique  d'Éros  et  Psyché  ; 
l'absence  des  ailes  seule  nous  l'a  fait  ranger  dans  la  classe  des 
sujets  de  la  vie  réelle.  Rappelons  que  la  signature  du  fabricant 
Artémon  (n°  270)  a  déjà  été  signalée. 

268  (37G).  —  Femme  et  homme  assis  sur  un  lit. 

Sur  un  grand  lit  de  repos  (kliiié)  à  pieds  tournés,  la  tète 
élevée  en  l'orme  d'oreiller,  recouvert  d'une  draperie  avec 
deux  grosses  tresses  qui  pendent  le  long  des  pieds,  est  assis 
un  éphèbe,  le  corps  nu  avec  unechlamyde  rejetée  en  arrière 
sur  les  épaules  et  dont  un  pan  revient  sur  la  jambe  droite; 
une  grosse  couronne  en  bourrelet  avec  lemnisque  est  posée 
sur  sa  chevelure  bouclée.  Il  se  penche  à  gauche,  les  deux 
bras  étendus,  vers  une  femme  assise  à  sa  gauche,  la  main 
droite  levée  sous  la  draperie  à  la  hauteur  du  menton,  la  main 
gauche  posée  sur  le  genou  droit  et  portant  le  coude  droit, 
la  jambe  droite  croisée  par-dessus  l'autre,  la  tête  légère- 
ment tournée  vers  l'éphèhe.  Elle  est  vêtue  d'une  tunique 
talaire  et  d'un  himation  qui  remonte  en  voile  sur  la  tête;  par- 
dessus le  voile  est  placé  un  mouchoir  plat  et  carré.  Coiffure 
en  bandeaux  avec  boucles  retombant  sur  les  épaules.  Les 
pieds  des  deux  personnages  reposent  sur  un  long  tabouret 
étroit  avec  pieds  tournés,  terminés  en  griffes  de  lion. 

Très  bon  style.  Ton  jaunâtre  sur  les  chairs  de  Péphèbe,  rouj^e  sur  les 
cheveux,  rose  sur  la  chlamyde;  blanc  sur  le  visage  et  la  tunique  de  la 


C         151  D 

femme,  avec  quelques  traces  de  rose;  rose  sur  le  mouchoir  de  la  coiffure, 
jaune  sur  les  pieds  du  lit  et  du  tabouret,  rose  sur  les  tresses.  Trou  d'é- 
vent  rond  dans  le  flanc  gauche  de  l'éphèbe.  Large  trou  carré  au  revers 
du  lit.  Manquent  le  flanc  gauche  et  la  main  gauche  de  l'éphèbe,  plusieurs 
morceaux  du  torse  et  de  la  tunique  de  la  femme,  une  partie  de  l'oreiller  du 
lit.  Plusieurs  morceaux  ont  été  recollés  et  restaurés  d'après  les  obligeants 
conseils  de  .M.  Chapu,  statuaire  et  membre  de  l'Institut.  Trouvé  dans  le 
même  tombeau  que  les  n"^  20(j  et  214.  llaïu.,  0">'28.  —  Larg.,  0'"33. 


269  (210).  —  Même  sujet. 

Sur  un  lit  de  repos  à  pieds  tournés  et  recouvert  d'une 
draperie,  est  à  demi  couché  un  épiièbe  drapé,  coiffé  d'une 
couronne  en  bourrelet  avec  large  lemnisque,  le  coude  gauche 
appuyé  sur  Toreiller  du  lit,  la  tète  tournée  de  face;  il  pose 
la  main  droite  sur  Tépaule  droite  d'une  femme  vêtue  d'une 
tunique  talaire  et  d'un  himation  qui  remonte  en  arrière  sur 
la  tète;  elle  est  assise  sur  le  milieu  du  lit,  les  pieds  posés 
sur  un  tabouret  long  et  étroit,  penchée  vers  l'homme  et  s'ap- 
puyant  de  la  main  droite  sur  son  sein. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rouge  sur  le  socle;  bleuet  rose  sur  la  drape- 
rie du  lit;  rose  sur  les  vêtements  des  personnages.  Taches  noirâtres  sur 
les  pieds  du  lit  et  le  tabouret.  Trou  d'évent  carré.  Socle  rectangulaire. 
Manque  l'avant-bras  gauche  de  l'homme.  La  tète  de  l'homme  est  re- 
collée.    Haut.,  O'ulO. 


270  (442).  —  Même  sujet. 

Mêmes  attitudes;  l'éphèbe  tient  de  la  main  gauche  repliée 
contre  sa  poitrine  une  coupe.  Mômes  costumes. 

Style   ordinaire.  Croûte  terreuse.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangu- 
laire. Au  revers  et  en  l)as,  inscription  APT€MCONbc.  Haut.,  0"'13. 


c     152    D 

271  (443).  —  Même  sujet. 

Même  moule. 

Style  ordinaire.  Pas  de  couleurs.  Socle  rectangulaire.  Manque  une 
partie   du  revers  qui   portait  probablement   la   même   inscription.  

Haut.,  O'uia. 

272  (445).  —  Même  sujet  avec  trois  personnages. 

Sur  un  lit  analogue  aux  précédents  est  à  demi  couché  un 
éphèbe,  le  coude  gauche  appuyé  sur  Toreiller  du  lit,  la 
main  droite  posée  sur  l'épaule  d'un  second  éphèbe  couché 
devant  lui,  vêtu  et  coiffé  de  même,  qui  tient  de  la  main 
gauche  une  phiale  et  dont  le  coude  gauche  repose  aussi  sur 
un  coussin;  tous  deux  ont  le  torse  nu,  une  draperie  jetée 
sur  les  jambes,  sur  la  tête  une  couronne  en  bourrelet  en- 
tourée d'un  lemnisque.  A  Textrémité  du  lit  est  assise  une 
femme,  vêtue  d'une  tunique  talaire  et  d'un  himation  retom- 
bant sur  les  genoux,  tenant  des  deux  mains  une  harpe  de 
forme  triangulaire  (trigonon)^  le  pied  droit  croisé  sur  l'autre 
et  reposant  sur  un  tabouret. 

Style  ordinaire.  Couleurs  assez  bien  conservées;  brun  jaune  sur  les 
cheveux,  rose  sur  la  draperie  des  deux  cphèbes  et  l'himation  de  la  femme, 
taches  noirâtres  sur  le  pied  du  lit.  Trou  d'évcnt  rond. Haut ,  o-'ia. 

273  (226).    —   Femme    et    homme     s' embrassant     {Éros     et 

Psyché?). 

Un  éphèbe  nu,  avec  une  chlamydc  agrafée  sur  l'épaule 
droite  et  couvrant  le  côté  gauche,  lient  dans  ses  bras  et 
serre  contre  lui,  en  inclinant  la  tête  pour  Tembrasser,  une 


c     1 53    3 

femme  nue  placée  à  sa  gauche;  elle  a  une  draperie  roulée 
autour  des  jambes,  la  jambe  gauche  croisée  par-dessus 
Tautre,  et  lève  la  tète  vers  Téphèbe. 

Style  médiocre.  Croûte  calcaire  sur  toute  la  statuette.  Traces  de  blanc; 
bleu  sur  la  chlamyde  de  l'éphèbe,  rose  sur  la  draperie  de  la  femme  et 
bande  jaunâtre  en  ceinture  autour  de  son  corps.  Trou  d'évent  rond  et 
petit.   Socle    rectangulaire.    Manque   le   bras  droit   de   la   femme.   

Haut.,  0'>'24. 


III.    HOMMES 


La  vie  de  l'homme  libre  avec  ses  occupations  variées, 
avec  ses  différentes  professions,  à  la  ville  ou  à  l'armée,  paraît 
avoir  fourni  peu  de  sujets  aux  coroplastes  grecs  ;  ils  ont  recher- 
ché de  préférence,  comme  nous  le  verrons  plus  loin,  des  su- 
jets de  caricatures  et  de  piquantes  satires  dans  le  monde  des 
esclaves  et  du  petit  peuple.  La  vie  de  l'homme  dans  l'intérieur 
de  la  maison  n'est  représentée  que  par  un  fragment  intéres- 
sant qui  montre  l'enfant  apprenant  à  lire  sous  la  direction  de 
son  pédagogue  (n°  287),  et  par  la  figurine  qui  reproduit  un 
jeune  homme  lisant  (n"*  275).  En  revanche,  les  œuvres  qui  rap- 
pellent quelques  monuments  classiques  sont  importantes. 
C'est  d'abord  un  athlète  qui  est  en  train  d'oindre  son  corps 
d'huile  (n°  276),  dont  on  connaît  des  répliques  aux  Musées  de 
Dresde  et  de  Munich.  C'est  ensuite  un  petit  groupe  (n°284)  où 
l'on  voit  un  éléphant  terrasser  de  sa  trompe  un  guerrier  que 
son  type  barbare  et  ses  armes  font  reconnaître  pour  un  Galate; 
le  même  type  apparaît  plus  clairement  encore  dans  une  autre 
statuette  (n°  283)  qui  le  représente  debout  et  marchant  au 
combat.  Nous  avons  là  un  souvenir  très  curieux  de  l'invasion 
qui,  au  ni*'  siècle  av.  J.-C,  épouvanta  l'Asie  Mineure  et  fut 
repoussée  victorieusement  par  Antiochus  de  Syrie  et  par  les 


c     155    D 

Attales  qui  régnaient  à  Pergame.  On  peut  supposer  que  le 
groupe  de  Myrina  est  fait  à  l'imitation  de  quelque  monu- 
ment commémoratif  qui  décorait  la  grande  cité  voisine.  Il 
peut  servir  en  même  temps  de  point  de  repère  pour  dater  la 
nécropole  de  Myrina,  car  il  appartient  évidemment  à  une  épo- 
que où  le  souvenir  des  invasions  gauloises  était  encore  vivace. 

Il  faut  peut-être  rattacher  les  éphèbes  en  costume  phrygien 
(n°^  279*'*,  280,  281)  au  mythe  d'Atys  dont  nous  avons  parlé 
plus  haut  (p.  124),  mais  il  n'est  pas  non  plus  invraisemblable 
que  les  coroplastes  d'Asie  aient  donné  ce  costume  à  de  sim- 
ples mortels.  Ils  offrent  aussi  une  grande  analogie  avec  une 
divinité  ailée  en  costume  phrygien,  dont  l'attribution  est  res- 
tée pour  nous  douteuse  (n°  215). 

Nous  retrouvons  dans  les  signatures  d'artistes  un  nom 
bien  connu,  celui  de  Diphilos  (n°  275)  ;  celui  de  Pythodoros 
que  nous  n'avons  pas  encore  vu  (n°  274)  peut  servir  à  expli- 
quer le  monogramme  du  n°  172.  Notons  en  outre  un  graffitp 
inscrit  en  caractères  très  fins  sur  le  devant  du  socle  d'une 
statuette  d'athlète  et  par-dessus  la  peinture  qui  recouvrait 
l'argile  (n°  276);  on  peut  supposer  que  c'est  l'acheteur  qui  a 
inscrit  ce  graffite,  soit  pour  mettre  son  nom  sur  la  figurine, 
soit  pour  y  placer  une  dédicace  au  mort  auquel  il  destinait 
cette  offrande.  Le  fabricant  trace  toujours  ses  indications  au 
revers  des  statuettes,  dans  l'argile  encore  fraîche  et  avant  la 
cuisson, 

274  (305).  —  Éphèbe  tenant  une  patère  {prêtre?). 

Il  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit  avancé 


c     1 56    3 

et  tenant  une  patère  ronde  avec  omphalos,  le  bras  gauche 
avancé  soutenant  les  plis  de  la  draperie,  le  poing  fermé 
comme  pour  tenir  un  accessoire.  Il  porte  un  himalion  qui 
laisse  le  haut  du  buste  nu,  couvrant  Tépaule  et  le  bras  gau- 
che. Chevelure  longue  retombant  en  arrière,  ramenée  par 
devant  avec  deux  boucles  sur  chaque  épaule.  Couronne  de 
feuillages  radiés  avec  ornement  central  en  forme  de  pastille. 
Sandales  aux  pieds  avec  cordons  noués  sur  le  cou-de-pied. 
Près  du  pied  gauche  on  aperçoit  un  accessoire  à  moitié  ca- 
ché par  les  plis  de  la  draperie  (tète  d'animal,  tronc  d'arbre?). 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  patère.  Trou  d'évent  rond. 
Socle  rectangulaire.  Terre  bistre  rougeâtre.  Socle  recollé  et  restauré.  Au 
revers,  sur  le  socle,  inscription  nYOOA Haut.,  0'"275. 

275  (318).  —  Éphèbe  lisant. 

Il  est  debout,  la  jambe  gauche  fléchie,  tenant  des  deux 
mains  avancées  et  dégagées  de  la  draperie,  un  volumen  dé- 
roulé. Il  porte  une  tunique  et  un  himalion  qui  Tenveloppe 
tout  entier,  dégageant  la  poitrine  et  les  mains  par  devanl. 
Coiffure  courte  avec  mèches  ramenées  sur  le  front. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rose  sur  le  socle.  Trou  d'évent  petit  et  rond. 
Socle  rond  à  moulures.  Tète  recollée.  Au  revers,  sur  le  socle,  inscription 
AI0IA.  Haut.,  0'>>24. 

276  (452).  —  Athlète  se  versant  de  l'huile  sur  le  corps. 

Il  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit  levé 
et  arrondi  au-dessus  de  Tépaule,  la  main  gauche  pressée 
contre  le  ventre.  A  sa  gauche,  à  ses  pieds,  un  grand  vase 
en  forme  d'amphore  sans  anses.  Coiffure  courte;  cheveux 
indi(jués  en  pointillé. 


C         1  5  /         3 

Assez  Ijon  style.  Couleur  rose  sur  l'ouverture  du  vase  et  sur  le  socle; 
brun  et  rouge  sur  le  corps  et  sur  la  tête;  ton  noirâtre  sur  le  vase.  Trou 
d'évent  ovale.  Socle  rectangulaire.  Le  haut  du  corps  est  en  ronde  bos.se 
et  les  jambes  .se  détachent  en  haut-relief  sur  un  fond.  Manque  un  mor- 
ceau du  socle  sur  le  devant.  On  lit  sur  le  devant  du  socle  un  graffite  en 
lettres  très  fines  XPYC Haut.,  0".205. 


277  (170).  —  Homme  drapé  {acteur?). 

Il  est  debout,  le  corps  un  peu  renversé  en  arriére,  le  bras 
droit  dégagé  et  porté  vers  la  gauche  avec  un  geste  d'orateur, 
la  jambe  gauche  avancée,  la  tète  tournée  à  gauche  et  légère- 
ment levée.  Tunique  à  manches  courtes  dont  la  couture  sur 
Tépaule  droite  est  très  visible;  himation  passé  en  bandoulière 
sur  l'épaule  gauche  et  cachant  le  bras  gauche  abaissé.  Bra- 
celet au  poignet  droit.  Sandales  épaisses  nouées  par  un  lien 
sur  le  cou-de-pied.  Coiffure  courte. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  jaune  sur  la  draperie.  Trou 
d'évent  rond.  Haut.,  om20.3. 

278  (21  G).  —  Homme  mi. 

Il  est  debout  et  nu,  la  jambe  droite  fléchie,  la  main  droite 
collée  contre  la  cuisse,  soutenant  du  bras  droit  replié  un 
o!)jet  quadrangulaire  (lanterne,  cage  à  coq?). 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc;  rouge  vif  sur  tout  le  corps.  Croûte 
terreuse.  Pas  de  trou  d  event.  Socle  plat  et  rectangulaire. Haut.,  0'"085. 

279  (108).  —  Homme  agenouillé. 

Il  est  barbu,  drapé  dans  une  ample  tunique  à  manches 
serrée  à  la  ceinture,  le  genou  droit  posé  en  terre  et  sou- 
tenant sur  sa  tète  de  ses  deux  mains  élevées  un  grand  ac- 


c     158    3 

cessoire  de  forme  concave  (fragment  de  voûte?  cadran  so- 
laire?). 

Style  médiocre.  Croûte  terreuse.  Trou  d'évent  rond.  Une  partie  de  l'ac- 
cessoire est  recollée.  ■  Haut.,  0-075. 

279 1/5  (157),  —  Éphùbe  phrygien. 

Il  est  debout,  les  deux  bras  ouverts  et  écartés  du  corps, 
la  main  droite  ouverte  et  tenant  un  objet  indistinct  (fleur? 
Cf.  le  n°  215).  Il  est  vêtu  du  costume  phrygien,  bonnet 
pointu,  blouse  lâche  à  manches  serrée  à  la  taille,  pantalon 
flottant  et  serré  à  la  cheville.  Coiffure  bouclée;  du  bonnet 
pendait  un  large  lemnisque  dont  les  bouts  se  voient  encore 
sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  tunique.  Tète,  bras  droit  et 
jambes  recollés.  Manquent  la  main  gauche  et  la  partie  droite  du  torse. 

Haut.,  0n>21. 

280  (22).  —  Même  mjet. 

Il  est  debout,  les  deux  mains  élevées  et  jointes  au-dessus 
de  la  tête;  même  costume. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  oblong  et  trou  de  sus- 
pension. Manquent  les  jambes.  Haut.,  0">095. 

281  (70).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout,  le  corps  penché  à  gauche,  les  deux  mains 
jointes  et  élevées  en  l'air  vers  la  gauche.  Même  costume, 
avec  un  manteau  jeté  sur  les  épaules  et  flottant  en  arrière. 
Coiffure  bouclée  avec  tresse  centrale. 

Style  ordinaire,  (^roùte  terreuse.  Trou  d'évent  oblong.  Socle  i)lat  et 
rectangulaire.  Haut.,  0i"i2. 


c     159    3 

282  (462).  —  Guerrier  asiatique. 

Il  est  debout,  tenant  de  ses  deux  mains  contre  sa  poitrine 
un  bouclier  rond,  convexe,  qui  cache  le  buste;  ses  jambes 
paraissent  nues.  Bonnet  pointu  avec  deux  basques  retom- 
bant sur  les  épaules. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc.  Deux  petits  trous  accidentels 
ou  résultant  d'une  ébauche  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et  rectangulaire. 

Haut.,  OmlOâ. 

283  (447).  —  Guerrier  galate. 

Il  est  nu,  marchant  vers  la  droite,  la  jambe  droite  en 
avant,  le  bras  droit  replié  contre  le  corps  et  tenant  un  court 
poignard,  portant  de  la  main  gauche  un  long  bouclier  ovale 
orné  d'un  umbo  et  d'une  longue  arête  dans  le  sens  de  la 
longueur.  Une  draperie  est  jetée  dans  le  dos  et  nouée  par 
devant  sur  les  épaules;  un  lien  serré  autour  du  ventre.  Fi- 
gure aux  traits  barbares,  longs  cheveux  tombant  dans  le  dos 
et  séparés  en  mèches. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  le  bouclier;  ton  rougeâtre  sur  le 
corps.  Trou  d'évent  rond.  Socle  plat  et  rectangulaire.  Haut.,  0'»u. 

284  (131).  —  Guerrier  galate  foulé  aux  pieds  par  un  éléphant. 

Un  éléphant,  vu  de  profil,  marchant  à  gauche,  le  dos 
couvert  d'une  longue  housse  qui  pend  jusqu'aux  pieds,  le 
cou  orné  d'une  clochette,  porte  sur  son  dos  une  petite  tour 
carrée  avec  deux  créneaux  et  deux  saillies  circulaires.  Sur 
son  cou  est  assis  un  cornac  coiffé  d'un  bonnet  pointu  avec 
un  manteau  agrafé  sur  l'épaule  droite,  la  tête  tournée  de 
face.  L'éléphant  saisit  avec  sa  trompe  et  entre  ses  défenses 


c     1  GO     --> 

un  guerrier  galate,  nu,  renversé,  tenant  de  la  main  droite 
une  épée  et  de  la  main  gauche  un  long  bouclier  ovale,  sem- 
blable à  celui  du  précédent. 

Bon  style.  Traces  de  l:)lanc;  rouge  sur  la  tour;  bleu  sur  les  saillies. 
Trou  d'évent  quadrangulaire.  Socle  rectangulaire.  Haut.,  0"'i2. 

285  (292).  —  Homme  à  cheval. 

Il  paraît  barbu  et  coiffé  d'un  bonnet  pointu,  la  main  droite 
repliée  contre  la  poitrine,  la  main  gauche  basse  comme  pour 
tenir  les  rênes;  il  est  assis  tout  à  fait  en  arrière  sur  la  croupe 
du  cheval  au  repos  qui  est  vu  de  profil,  tourné  à  gauche. 

Style  très  médiocre,  imitant  l'archaïsme.  Traces  de  rouge  sur  la  croupe 
du  cheval.  Pas  de  trou  d'évent.  Maquette  pleine  d'argile.  Socle  plat  et  rec- 
tangulaire. Manquent  le  museau  et  la  queue  du  cheval. Haut.,  0'"085. 

286  (289).  —  Même  sujet. 

Le  cheval  est  lancé  au  galop,  les  pieds  de  devant  levés. 
Traces  d'une  housse  sur  la  croupe. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond.  Manquent  tout  le 
cavalier,  sauf  la  jambe  droite,  la  queue  et  le  bout  des  jambes  antérieures 
du  cheval.  iiaui.,  0'"i25. 

287  (16)    —  Pédagogue  et  enfant. 

Un  homme  barbu  et  chauve,  assis  sur  un  siège  à  pieds, 
le  buste  nu  avec  une  draperie  sur  les  jambes,  pose  la  main 
gauche  sur  l'épaule  droite  d'un  enfant  drapé  assis  à  côté  de 
lui,  auquel  il  montre  de  la  main  droite  quelque  chose  sur 
un  diptyque  posé  sur  les  genoux  de  l'enfant. 

Style  médiocre.  Trou  d'évent  rond.  Mancjue  toute  la  partie   inférieure 
du  groupe.  iiam.,  omio. 


IV.    ENFANTS 


Les  sujets  de  cette  classe  sont  tout  à  fait  semblables  à  ceux 
que  nous  avons  vus  précédemment  dans  la  série  des  Eros.  Il 
est  certain  que  les  coroplastes  ne  faisaient  ])our  ainsi  dire  pas 
de  différence  entre  ces  deux  catégories  de  figurines  et  que  les 
mêmes  moules  servaient  à  modeler  des  enfants  ou  des  Eros 
joueurs;  il  suffisait  d'ajouter  des  ailes  pour  ces  derniers.  On 
ne  s'étonnera  donc  pas  de  retrouver  ici  des  motifs  déjà  décrits, 
comme  l'enfant  portant  un  alabastre  (n'^  301),  l'enfant  touchant 
de  la  lyre  (n''  303),  les  enfants  jouant  avec  des  animaux  de  tous 
genres  (n°^  307-315).  Dans  ces  compositions  enfantines,  l'ima- 
gination de  l'artiste  a  déployé  souvent  beaucoup  de  grâce  et 
d'esprit,  en  particulier  dans  le  charmant  }3etit  groupe  où  l'en- 
fant essaie  de  soustraire  sa  grappe  de  raisin  aux  atteintes  d'un 
coq  qui  se  précipite  avidement  sur  elle  (n"310).  Nous  retrou- 
vons ici  de  petites  figurines  aux  bras  articulés  auxquelles  on 
ne  saurait  prêter  le  sens  mythologique  c|ue  nous  avons  at- 
tribué plus  haut  au  type  d'Aphrodite  orientale,  et  qui  sont 
sans  doute  de  simples  jouets  (n°-  29'i-295).  Une  autre  statuette 
reproduit  visiblement  l'attitude  d'une  célèbre  statue  de  Ly- 
sippe,  VApoxyomenos,  dont  le  modeleur  s'est  amusé  à  faire 
un  enfant  se  frottant  le  bras  avec  un  strigile  (n"  298). 

11 


C         1<)2        D 

Une  des  plus  fines  statuettes  est  signée  par  le  fabricant 
Hiéron  (n°  289),  auquel  nous  devons  déjà  une  jolie  figurine 
(n°223).  Diphilos,  dont  le  nom  revient  le  plus  souvent,  a  signé 
un  motif  très  fréquent  dans  la  nécropole,  Fenfant  montrant 
une  grappe  de  raisin  à  un  oiseau  (n^  307). 

288  (-44).  —  Enfant  courant. 

11  court  d'un  pas  rapide  vers  la  gauche,  la  jambe  gauche 
en  avant,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie  avec  la  main 
tenant  le  bout  de  la  chlamyde,  le  bras  gauche  baissé  avec  la 
main  tenant  un  pli  de  la  draperie,  les  jambes  nues.  Il  est 
drapé  dans  une  chlamyde  dont  un  pan  est  rejeté  sur  Tépaule 
droite.  Coiffure  courte  avec  de  petites  mèches  ramenées 
sur  le  front. 

Assez  bon  slyle.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  rond.  Pied  gauche  en- 
dommagé.    Haut.,  (>i>l',). 

289  (29).  —  Enfant  drapé. 

Il  est  debout,  le  corps  légèrement  incliné,  la  tète  penchée 
et  tournée  à  droite,  complètement  enveloppé  dans  un  hima- 
tion  qu'il  soutient  de  la  main  droite  élevée  jusqu'à  l'épaule 
et  de  la  main  gauche  abaissée.  Coiffure  bouclée  avec  tresse 
centrale. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Terre  bistre  rougeâtre.  Trou 
d'évent  rond.  Tète  et  pied  droit  recollés.  Au  revers,  au-dessus  du  trou 
d'évent,  inscription  l€PC0NOC.  —  Haut.,  o™i3. 

290  (437).  —  Enfant  en  Terme. 

Il  tient  de  ses  deu.x  mains,  croisées  sur  la  poitrine,  un  nan 


C         103        D 

de  rhimation,  retombant  de  l'épaule  droite,  qui  Teirveloppe 
complètement  et  qui  remonte  en  arrière  en  voilant  la  tête. 
La  tête  est  penchée  à  droite  et  souriante.  Le  bras  gauche 
est  dégagé  de  la  draperie,  le  bras  droit  caché  dessous.  Au 
lieu  de  jambes,  gaine  quadrangulaire  en  forme  de  Terme. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  ovale  irrégulier. Haut.,  o™i35. 

291  (4G).  —  Enfant  drapé. 

Il  est  debout,  la  tête  tournée  à  gauche  et  souriante,  enve- 
loppé dans  un  himation  qui  semble  trop  grand  pour  lui  et 
dans  lequel  ses  pieds  s'embarrassent;  la  main  droite  bais- 
sée relève  la  draperie  à  droite,  la  main  gauche  soutient  les 
plis  sous  le  menton.  Large  bonnet  plat  et  rond  sur  la  tête 
{Causia). 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rectangu- 
laire. Manque  le  pied  gauche.  ■  Haut.,  0"'i2. 

292  (7(>).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout,  drapé,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie, 
la  main  gauche  soutenant  les  plis  de  l'himation.  Grosse 
tête;  coiffure  courte. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc  sur  la  draperie;  brun  sur  les  che- 
veux. Pas  de  trou  d'évent.  ■  Haut.,  omot;."). 

293  (77).  —  Même  sujet. 

Type  analogue;  la  main  droite  est  baissée;  la  main  gauche 
serre  contre  la  poitrine  un  objet  indistinct  (oiseau?). 

Style  très  médiocre.  Mêmes  couleurs  que  le  précédent.  Pas  de  trou 
d'évent.  Tète  recollée.  Haut.,  0">nc,. 


c    i(;4    3 

294  (284).  —  Enfant  à  bras  articulés. 

Il  est  debout  et  nu,  la  poitrine  ornée  d'un  double  collier 
croisé,  un  bracelet  à  la  cuisse  gauche,  à  la  cheville  droite,  au 
haut  du  bras  gauche  et  au  poignet  gauche.  Les  bras  sont 
articulés  et  portés  en  avant.  Coiffure  bouclée  avec  crobyle 
élevé  et  une  longue  mèche  retombant  dans  le  dos. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc;  brun  jaune  sur  les  cheveux.  Trou 
d'évenl  très  petit  en  forme  de  fente  oblongue.  Manquent  le  pied  gauche  et 
le  bras  droit.  Haut.,  o^io. 

295  (332).  —  Mètne  sujet. 

Type  analogue;  les  bras  articulés  retombent  le  long  du 
corps.  Une  chlamyde  couvre  les  épaules  et  le  flanc  gauche. 
Coiffure  radiée  avec  une  grande  mèche  retombant  dans  le 
dos. 

Style  ordinaire.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  oblong.  Haut.,  om|i. 

296  (283).  —  Enfant  emmailloté. 

11  est  enveloppé  jusqu'aux  pieds  dans  une  draperie  serrée 
qui  forme  une  sorte  de  gaine,  coiffé  d'un  bonnet  pointu 
(peut-être  avec  un  voile  retombant  en  arrière);  les  deux  bras 
sont  écartés  et  étendus. 

Style  ordinaire.  Couleurs  bien  conservées  :  large  bandelette  rouge  sur 
la-coiffure;  collier  rouge  autour  du  cou;  bandelettes  rouges  tout  autour 
du  corps.  Traces  de  bleu  et  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Maquette 
pleine.  Haut.,  0m09. 

297  (172).  —  Enfant  portant  des  fruits. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tète  légèrement  baissée,  avec  une 


c     165     r> 

chlamyde  agrafée  sur  Tépaule  droite,  les  pieds  joints,  la 
main  droite  élevée  en  l'air,  la  main  gauche  soutenant  dans 
le  pan  de  la  chlamyde  une  grappe  de  raisins  et  des  fruits 
ronds.  Coiffure  courte  avec  longue  tresse  retombant  sur 
l'épaule  gauche. 

Syle  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  brun  rouge  sur  le  bras 
et  sur  les  cheveux;  rose  sur  la  chlamyde.  Le  bras  droit  est  recollé.  

Haut.,  0ni20. 

298  (311).  —  Enfant  apoxyomenos. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tête  légèrement  tournée  à  gauche, 
les  jambes  jointes,  tenant  de  la  main  droite  un  strigile 
avec  lequel  il  frotte  son  bras  gauche  étendu.  Coiffure  courte 
avec  tresse  centrale. 

Style  ordinaire.  Trou  d'évent  rond.  Manque  le  bas  de  la  jambe  droite. 

Haut.,  O'nlG. 

299  (79).  —  Enfant  portant  un  masque  comique. 

11  est  debout  et  nu,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  l'épaule 
gauche,  la  tête  tournée  à  gauche  et  inclinée,  montrant  de 
Tinde.x  de  la  main  droite  un  mas(|ue  comique  barbu  qu'il 
tient  de  la  main  gauche.  Coiffure  bouclée  avec  tresse  cen- 
trale qui  se  termine  par  une  longue  mèche  retombant  en 
arrière  sur  l'épaule  droite. 

Assez  bon  style.  Ton  jaunâtre  sur  les  chairs,  rose  sur  la  draperie.  Trou 
d'évent  ovale.  Tête  recollée.  Haut.,  ()"15j. 

300  (176).  —  Même  sujet. 

11  est  debout,  le  coude  gauche  appuyé  sur  un  rocher  aux 
formes  tourmentées  (ou  sur  un  tronc  d'arbre?),  sontenant 


c     1(36     3 

de  la  main  droite  sur  sa  hanche  un  grand  masque  comique 
qu'il  regarde  en  souriant,  la  tête  inclinée  à  droite.  Il  est  vêtu 
d'une  tunique  courte  avec  chlamyde  enroulée  sur  le  bas  du 
corps  et  retenue  par  la  main  gauche.  Coiffure  bouclée  avec 
tresse  centrale  et  longue  mèche  retombant  dans  le  dos. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  le  visage  de  l'enfant,  sur  la 
tunique,  sur  les  pieds  et  sur  le  socle;  jaune  foncé  sur  la  coiffure  et  sur  le 
masque.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  plat  et  rond.  Manque  un  morceau  du 
socle  au  revers.  Tête  recollée.  Haut..  0'"i5. 

301  (473).  —  Enfant  portant  un  alabastre. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  draperie  roulée  autour  des 
reins,  marchant  à  droite,  la  jambe  droite  en  avant,  la  tête 
penchée,  soutenant  de  la  main  droite  élevée  au-dessus  de  la 
tète  et  du  bras  gauche  replié  un  grand  alabastre  posé  sur 
Tépaule  gauche.  Coiffure  bouclée  et  mèche  centrale. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Socle 
rectangulaire.  Bras  droit  endommagé.  Haut.,  O'-iA. 

302  (320).  —  Enfant  portant  ses  chaussures. 

Il  est  debout  et  nu,  la  tète  tournée  à  droite,  marchant  la 
jambe  gauche  en  avant,  portant  sur  le  bras  gauche  sa  chla- 
myde pliée  et  tenant  de  la  main  droite  baissée  une  paire  de 
chaussures  fermées  à  haute  empeigne. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  les  chairs  et  brun  dans 
les  cheveux.   Trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Tète  recollée. 

Haut.,  Omlis. 

303  (206).  —  Groupe  de  deux  enfants  marchant. 

Tous  deux  sont  nus,  avec  une  chlamyde  rejetée  dans  le 


lO/ 


ciob;  li»  uiciicneiiL  a  gauche,  dans  une  c..,. ^  v.c  gaieté  ba- 
chique, l'un  avec  la  tète  renversée  et  rieuse,  le  bras  droit 
écarté  du  corps,  soutenant  du  bras  gauche  son  compagnon 
qui  marche  en  titubant,  la  jambe  gauche  levée  de  terre,  lais- 
sant retomber  sa  tête  sur  l'épaule  de  l'autre  et  tenant  de  la 
main  gauche  une  grande  lyre.  Ils  sont  coiffés  de  couronnes 
en  bourrelets. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  jaune  sur  les  chairs.  Trou 
d'évent  rond.  Socle  rectangulaire  à  moulures.  Manquent  la  main  droite 
du  premier  et  le  bras  droit  du  second.  Au  revers  et  en  bas,  ébauche 
d'inscription  A.  Haut.,  0">n. 

303'"'  (440).  —  Groupe  de  trois  enfants. 

Une  petite  fille,  vêtue  d'une  tunique  talaire  avec  un  hima- 
tion  roulé  autour  de  la  taille  et  coiffée  d'une  couronne  en 
bourrelet,  a  les  deux  bras  passés  autour  du  cou  de  deux 
petits  garçons  placés  de  chaque  côté  d'elle  et  qui  la  soutien- 
nent. Ils  sont  vêtus  d'une  tunique  courte  qui  laisse  les  jambes 
nues  et  coiffés  d'une  couronne  en  bourrelet.  Celui  de  gauche 
a  le  bras  droit  abaissé  et  une  draperie  jetée  sur  Tépaule 
droite.  Celui  de  droite  a  la  jambe  droite  croisée  par-dessus 
l'autre,  le  bras  gauche  abaissé  et  une  draperie  passée  en 
échappe  autour  du  corps. 

Style  médiocre.  Couleurs  assez  bien  conservées;  jaune  brun  sur  les 
cheveux  et  les  chairs,  bleu  sur  l'himation  et  la  draperie  de  la  petite  fille, 
rose  sur  les  tuniques  des  garçons.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire. 
Haut.,  Omi-2. 


304  (194).  —  Groupe  de  deux  enfants. 

Au  centre  s'élève  un  cippe  surmonté  d'un  tailloir  carré, 


C         IGS        3 

dont  la  pai'iie  antérieure  est  divisée  en  sections  quadran- 
gulaires  présentant  chacune  une  saillie.  A  droite,  un  enfant 
enveloppé  d'un  himalion,  est  debout,  la  tète  baissée,  la  main 
droite  levée  et  dégagée  de  la  draperie;  il  porte  une  coiffure 
bouclée  avec  natte  centrale.  A  gauche,  un  autre  enfant 
accroupi,  les  deux  mains  appuyées  sur  le  pied  droit  du 
premier,  paraît  nu  et  lève  la  tète  vers  son  compagnon  ; 
coiffure  avec  longue  natte  centrale  qui  retombe  dans  le 
dos  (sur  la  poitrine,  entre  les  deux  bras,  une  large  saillie 
ronde?). 

Style  médiocre.  Traces  de  jaune  sur  les  visages,  sur  le  corps  de  l'enfant 
accroupi,  sur  le  socle  et  sur  le  cippe;  rose  sur  la  draperie  de  l'enfant  de- 
bout. Trou  d'évenl  oblong,  endommagé.  Socle  haut  et  rectangulaire  à 
moulures.  Plusieurs  morceaux  recollés.  Sur  le  revers,  entre  le  trou  d'évenl 
et  le  socle,  inscription  CCO.  Haut.,  0'>>135. 

305  ("217).  —  Groupe  de  deux  enfants  avec  un  oiseau. 

Sur  une  sorte  de  pelil  mur  bas  est  assis  de  face  un  enfant, 
les  jambes  croisées,  penché  à  gauche,  vêtu  d'une  tunique  qui 
laisse  les  bras  et  les  jambes  nus;  il  semble  tenir  suspendue 
le  long  du  mur  une  grappe  de  raisin.  A  sa  gauche  et  debout, 
le  coude  droit  appuyé  sur  le  mur,  une  petite  fille  drapée  serre 
des  deux  mains  contre  sa  poitrine  un  objet  indistinct  (oi- 
seau?). En  bas  du  mur,  un  oiseau  maix^he  à  gauche,  tendant 
le  cou  vers  la  petite  fille. 

Style  ordinaire,  douleurs  bien  conservées:  le  socle  est  peint  en  noir; 
les  vêtements  des  deux  enfants  sont  blancs  avec  des  parties  jaunes;  cou- 
leur rougeâtre  sur  les  chairs;  l'oiseau  est  blanc  avec  le  bec  et  les  pattes 
rouges;  jaune  sur  le  petit  mur.  Manque  le  dos  de  l'enfant.  Trou  d'évenl 
triangulaire.    Socle   rectangulaire.    Nombreux    morceaux    recollés.    

Haut.,  nmioô. 


c    169    D 

306  (21).  —  Même  sujet. 

Les  deux  enfants  nus,  avec  une  chlamyde  jetée  sur  les 
épaules  et  retombant  sur  le  bras,  s'avancent,  la  tèle  tournée 
à  gauche,  l'un  portant  un  oiseau  sur  le  bras  gauche,  Tautre 
(à  sa  droite)  posant  la  main  droite  sur  le  sommet  de  sa  tête, 
la  main  gauche  passée  sur  l'épaule  gauche  de  l'autre.  Coif- 
fures bouclées  avec  crobyles  en  double  touffe. 

Style  ordinaire.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  carré.  Socle  rond.  

Haut.,  Om|0. 

307  (218).  —  Enfant  jouant  avec  un  oiseau. 

Il  est  debout  et  nu,  les  pieds  joints,  avec  une  chlamyde 
retombant  dans  le  dos,  la  tète  baissée  et  souriante,  la  main 
gauche  repliée  contre  la  poitrine  et  tenant  un  objet  indis- 
tinct (oiseau?).  De  la  main  droite  abaissée  il  tient  une  grappe 
de  raisin  que  becqueté  un  oiseau  placé  à  ses  pieds  à  droite. 
Coiffure  bouclée  avec  tresse  centrale  et  sorte  û'apex  élevé 
sur  le  devant. 

Assez  bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  cheveux  rougeàtres  avec 
apex  central  en  jaune  vif;  chlamyde  rose  avec  agrafe  jaune  sur  l'épaule 
droite;  jaune  rougeâtre  sur  les  parties  nues.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  rec- 
tangulaire. Au  revers,  inscription  AI0IAOY.  Haut.,  0'"23. 

308  (65).  —  Même  sujet. 

Même  type.  Coiffure  bouclée  avec  couronne  en  bourrelet 
et  lemnisque  retombant  sur  les  épaules. 

Style  ordinaire.  Couleur  blanche  sur  toute  la  statuette;  rose  sur  la  dra- 
perie. Trou  dévenl  rond.  Pas  de  socle.  Haut.,  O'-'^os, 


C         170        3 

309  (354).  —  Enfant  jouant  avec  un  chien. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  chlamyde  retombant  dans  le 
dos  et  couvrant  l'épaule  gauche,  la  tète  à  droite  et  souriante. 
Il  tient  de  la  main  droite  écartée  du  corps  une  grappe  de 
raisin  ({ue  flaire  un  chien  à  longs  poils,  la  patte  gauche  levée, 
placé  à  sa  droite.  La  main  gauche  est  repliée  et  paraît  tenir 
un  accessoire.  A  sa  gauche  s'élève  un  petit  autel  carré,  orné 
de  moulures,  surmonté  d'un  Ternie  dont  la  gaine  porte  un 
phallus  et  dont  la  tète  représente  Dionysos  barbu,  diadème, 
avec  boucles  retombant  sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  le  fond  entre  les  jambes  et 
le  devant  du  socle  sont  noirs,  l'autel  rouge;  le  corps  de  l'éphèbe  est  blanc 
avec  un  frottis  de  Jaune  brun;  bleu  sur  la  chlamyde;  blanc  lustré  sur  le 
Terme  et  sur  le  chien.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire  avec  une 
saillie  à  droite.  Le  Terme  est  recollé.  Haut.,  o™i25. 

310  (90).  —  Enfant  jouant  avec  un  coq. 

Il  est  nu,  la  tète  tournée  à  droite  et  souriante,  assis  sur 
sa  chlamyde  qui  est  posée  sur  un  siège  carré,  tenant  des 
deux  mains  une  grosse  grappe  de  raisin  qu'il  retire  vivement 
en  se  penchant  à  gauche,  pour  la  soustraire  aux  atteintes 
d'un  coq  placé  à  ses  pieds,  à  droite,  qui  se  précipite  avi- 
dement, le  bec  en  avant.  Coiffure  à  natte  centrale  avec 
crobyle  à  plusieurs  touffes  et  boucles  retombant  sur  les 
épaules. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  rose  sur  la  draperie, 
violet  sur  les  raisins.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Manque  la 
queue  du  coq.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  ((uc  les  no*28^,  311  et  349. 
Haut  ,  O'nio. 


c     171     ^ 

311  (61).  —  Enfant  jouant  apec  une  oie. 

11  est  debout  et  nu,  la  tète  à  gauche  et  souriante,  avec  une 
chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  gauche,  qu'il  soulève  de  la 
main  gauche  écartée,  passant  la  main  droite  autour  du  cou 
d'une  grande  oie  qui  appuie  sa  tète  sur  le  flanc  droit  de  l'en- 
fant. Coiffure  bouclée  avec  tresse  centrale  et  crobyle  à  quatre 
touffes. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  chairs;  rose  sur  la  draperie.  Trou 
d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Tète  de  l'enfant  et  corps  de  l'oiseau 
recollés.  Manquent  cfuelques  morceaux  du  revers.  Trouvé  dans  le  même 
tombeau  que  le  précédent.  Haut.,  ot-i^s. 


312  (104).  —  Enfant  jouant  avec  une  biche. 

Il  est  debout,  le  jambe  gauche  en  avant,  posant  la  main 
droite  sur  le  cou  d'une  petite  biche  placée  à  sa  droite,  qui 
lève  vers  lui  la  tète.  Tunique  courte  nouée  à  la  ceinture  avec 
chlamyde  jetée  par-dessus  et  couvrant  le  bras  gauche  baissé. 
Coiffure  courte  avec  couronne  en  bourrelet. 

Bon  style.  Couleur  blanche  sur  les  chairs;  rouge  sur  la  bouche;  brun 
sur  les  cheveux;  traces  de  blanc  sur  la  draperie;  jaune  sur  la  biche.  Trou 
d'évent  triangulaire.  Socle  oblong  avec  angle  rentrant  au  milieu.  La  tète 
de  l'enfant  et  le  bas  du  socle  sont  recollés.  Haut.,  omi/i. 


313  (114).  —  Enfant  traînant  une  chèvre. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  chlamyde  rejetée  sur  l'épaule 
gauche,  tenant  de  la  main  gauche  un  grand  objet  rond  (plat, 
tympanon?)  et  traînant  de  la  main  droite,  vers  un  autel  carré 
à  double  moulure,  une  petite  chèvre  qui  résiste  la  tête  basse. 
Coiffure  bouclée  avec  couronne  en  bourrelet.  Cf.  le  n°  189. 


c     172    ^ 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc  et  de  rouge  sur  l'autel.  Trou  d'évent 
rond,   endommagé.   Socle  rectangulaire.   Manc[ue  une  partie  du  revers. 

Haut.,  0">085. 


314  (372).  —  Enfant  sur  un  bélier. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  rejetée  en  arrière,  vu  de  pro- 
fil,.la  tèle  tournée  de  lace,  à  cheval  sur  un  i^pand  bélier,  mar- 
chant à  gauche,  à  la  toison  duquel  il  se  cramponne  des  deux 
mains. 

Assez  bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  blanc  sur  le  bélier  et  l'en- 
fant, avec  traces  d'une  bande  bleue  autour  du  corps  du  bélier;  rose  sur 
la  chlamyde  de  l'enfant.  Trou  d'évent  carré.  Socle  plat  et  rectangulaire. 
Morceau.x  du  revers  recollés.  Haut.,  omij. 

345  (36).  —  Enfant  sur  un  cheval. 

Il  est  nu,  avec  une  chlamyde  rejetée  en  arrière  et  couvrant 
le  bras  gauche,  vu  de  profil,  assis  sur  un  cheval  marchant  à 
gauche,  la  main  droite  posée  sur  le  croupe,  la  main  gauche 
tenant  la  crinière. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rouge  sur  l'enfant  et  sur  le 
cheval;  les  yeux  et  les  sourcils  de  l'enfant  sont  peints  en  noir;  traces  de 
noir  sur  les  jambes  du  cheval  et  sur  le  socle.  Trou  d'évent  rond.  Socle 
rectanerulairc.  Haut.,  onis. 


V.   PERSONNAGES   COMIQUES 


Cette  catégorie  se  divise  en  deux  groupes  :  les  acteurs  de 
théâtre,  reconnaissables  à  leurs  masques  ou  à  d'autres  détails 
de  leur  costume  (n°^  316-323)  et  les  personnages  grotesques 
qui  paraissent  être  de  simples  caricatures  prises  en  général 
dans  le  monde  des  esclaves  ou  du  menu  peuple  (n°*^  324-340). 
L'Asie  Mineure  a  déjà  fourni  un  nombre  assez  considérable 
de  statuettes  de  ce  genre  pour  lesquelles  ses  coroplastes  pa- 
raissent avoir  eu  un  goût  tout  particulier.  Ils  y  montrent,  en 
effet,  une  verve  intarissable  de  gaieté  et  une  observation  pi- 
quante du  côté  comique  de  la  vie  quotidienne;  s'il  est  vrai, 
comme  le  pensent  certains  archéologues,  que  ces  sujets  aient 
été  recherchés  de  préférence  pour  récréer  le  mort  dans  son 
tombeau,  ce  divertissement  de  la  vie  d'outre-tombe  n'a  pas 
manqué  aux  habitants  de  Myrina.  Il  est  remarquable  que  jus- 
qu'à présent  on  n'ait  jamais  trouvé  d'acteurs  tragiques,  bien 
que  certains  masques  dont  nous  verrons  plus  loin  la  descrip- 
tion (n°''  347  et  suivants)  reproduisent  assez  souvent  les  traits 
étranges  et  effrayants  qu'on  donnait  aux  personnages  de  la 
tragédie  ;  il  en  est  de  même,  croyons-nous,  dans  toutes  les 
nécropoles  grecques  jusqu'à  présent  explorées,  et  la  raison 
de  ce  fait  n'est  pas  encore  élucidée.  Le  théâtre  comique,  au 


C         17/1        D 

contraire,  y  apparaît  presque  complet,  avec  le  père  de  famille 
grondeur  (n"  316),  l'esclave  rusé  et  moqueur  (n°  320),  le  para- 
site, inquiet  du  bon  dîner  qui  n'arrive  pas  (n°317).  La  finesse 
de  ces  figurines  est  remarquable;  les  moindres  détails  y  sont 
indiqués,  comme  dans  le  n°  319,  où,  sous  la  perruque  postiche 
de  l'histrion,  on  aperçoit  ses  vrais  cheveux.  Cinq  statuettes  ap- 
partiennent au  même  tombeau  (n°^  318-322,  tombeau  C);  deux 
d'entre  elles  ne  portent  pas  le  masque,  bien  qu'elles  aient  la 
perruque  et  que  leurs  traits  comiques  indiquent  avec  vérité 
le  jeu  de  l'acteur;  ce  détail  est  important  à  noter  pour  l'his- 
toire du  théâtre  antique,  car  il  semble  prouver  que  l'on  jouait 
parfois  sans  masque. 

Parmi  ceux  que  nous  avons  appelés  simplement  des  gro- 
tesques, nous  signalerons,  pour  les  qualités  de  modelé  et  de 
bouffonne  invention,  le  type  de  bourgeois  dédaigneux  qui 
porte  la  signature  de  l'artiste  Hiéron  (n°  324),  le  cuisinier  gour- 
mand qui  paraît  goûter  au  plat  avec  une  amusante  glouton- 
nerie (n°  333),  et  les  trois  personnages  qui  se  livrent  à  la  pêche 
à  la  ligne  avec  des  expressions  bien  différentes  de  physiono- 
mie :  le  premier  (n*'  329)  apportant  sa  ligne  et  son  cabas,  le 
second  (n°  330)  attentif  à  suivre  son  liège  flottant,  le  troisième 
(n°  331)  retirant  sa  ligne  d'un  geste  précipité. 


316  (199).  —  Acteur  comique. 

Il  est  debout,  avec  un  masque  comique  à  longue  barbe,  la 
tète  chauve  et  coiffée  d'une  grosse  couronne  en  bourrelet 
avec  large  lemnisque  retombant  sur  chaque  épaule;  il  est 
vêtu  d'une  tunique  à  manches  courtes  sur  la(|uelle  est  placé 


c     175    p 

un  himation  passé  sous  le  bras  droit  qui  est  dégagé  et  re- 
couvrant l'épaule  et  le  bras  gauche.  Les  deux  mains  sont 
avancées,  la  droite  tient  une  sorte  de  lanière  repliée.  Il  mar- 
che la  jambe  droite  avancée. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  rhimation.  Trou  d'évenl  rond. 
Manque  le  pied  gauche.  Haut.,  0^195. 


317  (124).  —  Même  sujet. 

11  est  debout,  avec  le  masque  comique  à  perruque  striée, 
large  bouche  ouverte,  nez  écrasé,  yeux  plissés,  vêtu  d'une 
simple  draperie  roulée  autour  des  reins,  avec  un  petit  man- 
teau jeté  sur  l'épaule  gauche.  Il  a  les  pieds  joints,  les  deux 
mains  croisées  sur  un  ventre  postiche  et  proéminent. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond.  Tête  recollée.  

Haut.,  0'"175. 


318  (265).  —  Même  sujet. 

Il  porte  le  même  masque  comique,  surmonté  d'une  grosse 
couronne  en  bourrelet  entourée  d'un  lemnisque;  il  est  assis 
sur  un  siège  carré,  orné  de  moulures,  la  jambe  droite 
croisée  sur  l'autre,  la  main  gauche  avancée  au-dessus  du 
genou  droit,  le  bras  droit  levé  en  l'air,  la  tète  un  peu  ren- 
versée en  arrière  et  tournée  à  gauche.  Tunique  courte  sans 
manches;  court  manteau  agrafé  sur  l'épaule  droite  et  rejeté 
dans  le  dos. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  blanc  jaunâtre  sur  le  socle  et  sur  le  siège 
avec  fdet  rose  sur  les  moulures;  rose  vif  sur  les  chairs;  rose  plus  foncé 
sur  le  masque;  jaune  sur  le  manteau;  bleu  sur  le  lemnisque.  Trou  d'évent 
trapézoïdal,  restauré.  Socle  plat  et  rectangulaire  avec  saillie  sur  le  devant 


c      •I7(i      o 

formant  tabouret.  Revers  restauré;  tête  et  base  recollées.  Trouvé  clans  le 
même  tombeau  que  les  quatre  suivants  avec  le  n"  47.  Tombeau  C.  

Haut.,  0-1G.3. 


319  (214).  —  Même  sujet. 

Il  porle  le  masque  comique  ordinaire;  sous  la  perruque 
striée,  en  arrière,  on  aperçoit  les  vrais  cheveux  de  Tacteur. 
Le  bras  gauche  est  abaissé  sous  la  draperie,  le  bras  droit 
dégagé,  replié  et  avancé  devant  la  poitrine,  la  tète  tout  à  fait 
tournée  à  droite.  Tunique  courte  qui  laisse  les  jambes  nues 
et  court  manteau  jeté  sur  l'épaule  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  les  mains  et  les  jambes;  rouge  sur 
le  masque.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Tète  recollée.  Tombeau   C.  

Haut.,  On.17. 

320  (37).  —  Même  sujet. 

Même  masque.  La  tète  est  tournée  à  droite,  le  bras 
gauche  replié  contre  la  poitrine,  la  main  soutenant  le  coude 
droit;  le  bras  droit  élevé  avec  la  main  placée  à  côté  de  la 
bouche,  le  pouce  contre  la  joue  gauche.  Même  costume. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  sur  les  bras  et  les  jambes,  le  visage  et  les 
lèvres  du  masque.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Tombeau  C. Haut.,  o-ifia. 

321  (94).  —  Acteur  sans  masque. 

Il  est  coiffé  de  la  perruque  striée,  mais  ne  porte  pas  de 
masque.  Il  marche  à  droite,  la  tête  tournée  à  gauche,  le  bras 
droit  étendu  horizontalement,  le  bras  gauche  collé  contre 
le  corps  et  tenant  les  plis  du  manteau  sur  la  cuisse.  Même 
costume;  le  manteau  est  passé  sur  Tépaule  gauche  et  roulé 
autour  du  corps,  dégageant  le  bras  droit. 


c     '177    3 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  bleu  sur  la  tunique;  rouge  sur  les  maiiis  et 
le  visage.  Trou  d'évent  rectangulaire.  Socle  plat  et  rectangulaire  avec  fond 
entre  les  deux  jambes,  qui  se  détachent  en  haut-relief.  Manque  le  revers  de 
la  tète;  bras  droit  recollé.  Tombeau  C.  Haut.,  0'»i7. 


322  (383).  —  Même  sujet. 

Même  type;  costume  analogue,  sauf  que  le  manteau 
couvre  toute  la  partie  gauche  du  corps.  Il  marche  vers  la 
gauche,  le  bras  gauche  replié  contre  le  corps  sous  la  dra- 
perie, le  bras  droit  dégagé  et  porté  en  avant,  la  tète  tournée 
à  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  les  jambes  et  sur  la  tunique;  rouge 
brun  sur  le  visage.  Trou  d'évent  de  forme  trapézoïdale.  Pieds  recollés. 
Tombeau  C.  — —  Haut.,  0'»IG. 

323  (18).  —  Personnage  comique. 

Il  n'a  ni  perruque  ni  masque.  La  tête  est  inclinée  sur 
l'épaule  gauche,  le  ventre  un  peu  proéminent,  le  bras 
gauche  replié  sous  la  draperie,  la  main  droite  pendante  et 
tenant  une  sorte  de  badine.  Le  type  est  celui  d'un  petit  ac- 
teur ou  d'un  enfant  grotesque.  Coiffure  courte  avec  bonnet 
plat  et  rond  posé  par-dessus  (causia). 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  draperie;  rouge  sur  les 
pieds;  rouge  brun  sur  la. coiffure.  Croûte  terreuse.  Pas  de  trou  d'évent. 
Socle  plat  et  carré.  Haut.,  0""0y5. 

324  (74).  —  Grotesque  drapé. 

Il  est  debout,  la  tête  chauve  tout  à  fait  tournée  à  gauche^ 
le  nez  long  et  busqué,  les  oreilles  larges,  le  front  plissé, 
la  bouche  entr'ouverte  et  la  lèvre  pendante,  le  ventre  légè-^ 

12 


c    178    D 

rement  proéminent  sous  la  draperie.  Il  est  drapé  dans  un 
himation  serré  autour  du  corps,  relevé  sur  la  hanche  droite 
par  la  main  gauche,  la  main  droite  dégagée  des  plis  et 
posée  sur  la  poitrine.  Chaussures  fermées  avec  semelles 
épaisses. 

Très  bon  style.  Trou  d'évent  rond.  Pied  droit  recollé.  Au  revers,  au- 
dessus  du  trou  d'évent,  inscription  I6PC0NOC.  Haut.,  o-is. 

325  (107).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout,  la  tête  chauve  et  légèrement  tournée  à  droite, 
le  nez  pointu,  les  traits  grotesques,  drapé  clans  un  himation 
qui  descend  jusqu'aux  chevilles,  la  main  gauche  derrière 
la  hanche,  le  bras  droit  replié  dans  le  manteau  avec  la  main 
dégagée  des  plis. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rouge  sur  le  crâne  et  sur  les  mains;  rose 
sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Manquent  les  pieds.  Trouvé  dans  le 
même  tombeau  que  les  trois  suivants.  - —  Haut.,  0">16. 

326  (75).  —  Grotesque  portant  un  animal. 

Même  type.  Il  est  drapé  dans  un  manteau  qui  laisse  le 
buste  et  Tépaule  droite  nus,  la  main  gauche  tenant  les  plis 
de  la  draperie  sur  la  hanche;  il  porte  un  lapereau  (ou  une 
truie?)  de  la  main  droite  abaissée. 

Assez  bon  style.  Croûte  terreuse.  Trou  d'évent  rond.  Bras  droit  recollé. 

Haut.,  0">16. 

327  (152).  —  Grotesque  portant  un  bissac. 

Même  type,  la  tète  un  peu  penchée  en  avant,  tenant  de  la 


c     179    ^ 

main  gauche  un  bissac  qui  pend  le  long  de  la  jambe.  Même 
costume. 

Assez  bon  style.  Trou  d'évent  oblong.  Manquent  le  bras  droit  et  la  main 
gauche;  une  partie  du  visage  et  du  corps  est  effritée.  Tète  et  pieds  re- 
collés.    Haul.,  0"'155. 

328  (162).  —  Même  sujet. 

Même  type,  la  tête  tournée  à  droite;  il  est  vêtu  d'une  tu- 
nique à  manches  courtes  et  drapé  dans  un  manteau,  la  main 
gauche  dégagée  des  plis  en  avant  de  la  poitrine,  la  main 
droite  écartée  et  tenant  le  bout  d'un  accessoire  qui  man- 
que. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  ovale.  Manquent  le  bas 
des  jambes  et  Taccessoire  dans  la  main  droite.  Tète  et  avant-bras  droit 
recollés.  Haut.,  omias. 

329  (153).  — ■  Grotesque  portant  un  panier. 

Il  est  debout  et  marche  la  jambe  droite  avancée;  ses  traits 
sont  ceux  d'un  vieillard,  le  crâne  chauve,  la  face  ridée,  l'air 
morose,  marchant  courbé,  la  tète  penchée  en  avant,  s'ap- 
puyant  de  la  main  droite  sur  un  bâton  à  poignée  en  forme 
de  crosse,  à  large  bout  arrondi,  tenant  de  la  main  gauche 
baissée  un  panier  en  paille  tressée  à  deux  anses;  il  est  vêtu 
d'une  tunique  à  manches  courtes  et  d'un  himation  qui  cou- 
vre l'épaule  gauche  et  les  jambes. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  oblong.  Socle  rond.  Tète 

recollée.   Haut.,  0n>lG5. 

330  (32).  —  Grotesque  péchant  à  la  ligne. 

Type  ordinaire  des  grotesques.  Il  est  coiffé  d'un  bonnet- 


C         180        3 

poinlu  (xuvT^),  vêtu  d'une  courte  tunique  sans  manches  at- 
tachée sur  l'épaule  gauche  et  laissant  l'épaule  droite  nue, 
la  main  gauche  abaissée  et  tenant  un  panier  tressé  sem- 
blable au  précédent,  la  tète  un  peu  inclinée,  le  bras  droit 
avancé,  les  jambes  nues  et  jointes. 

Bon  style.  Trou  d'évent  rond.  Manque  l'avant-bras  droit;  pied  et  tète 
recollés. iiaui.,  o-ig. 

331  (30).  —  Même  sujet. 

Môme  type;  il  est  vêtu  d'une  tunique  à  manches  courtes 
serrée  à  la  taille,  avec  un  petit  manteau  rejeté  en  arrière  et 
agrafé  sur  l'épaule  gauche.  Il  a  la  jambe  gauche  levée  de 
terre,  le  bras  droit  lancé  en  avant,  le  bras  gauche  abaissé 
et  ramené  en  arrière,  la  tête  un  peu  renversée. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Pas  de  trou  d'évent.  La  jambe 
droite  est  recollée.  Forte  saillie  au  talon  droit,  sans  doute  pour  maintenir 
l'équilibre.  Cf.  le  n°  185.  Manquent  l'avant-bras  droit,  la  main  gauche,  le 
bas  de  la  jambe  gauche.  Haui.,  onio. 

332  (379).  —  Grotesque  portant  deux  paniers. 

Il  est  debout  et  marche  vers  la  gauche;  la  tète  est  forte^ 
le  crâne  chauve,  le  nez  fort,  le  phallus  énorme.  Les  jambes 
écartées,  il  porte  avec  effort  deux  paniers  de  raisins  posés 
sur  chaque  épaule  ;  la  main  gauche  élevée  s'appuie  sur  un 
des  paniers,  la  main  droite  abaissée  lient  un  troisième  petit 
panier  de  paille  tressée  à  deux  anses.  Il  est  vêtu  d'une  tu- 
nique courte  serrée  à  la  taille  par  un  lien,  avec  un  court 
manteau  jeté  sur  les  épaules. 

Boil  style.  Traces  de  blanc;  rouge  chair  sur  les  jambes  et  le  visage; 


C         181         D 

rouge  sur  le  socle.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire  à  moulures. 
Manque  l'extrémité  du  phallus  qui  n'a  pas  été  recollée.  Haut.,  o-niss, 

333  (326).  —  Grotesque  mangeant. 

Il  est  debout,  vêtu  d\ine  tunique  à  manches  courtes,  avec 
une  draperie  roulée  en  ceinture  autour  de  la  taille.  Type 
grotesque  ordinaire.  Il  est  courbé  en  avant,  tenant  de  la 
main  gauche  abaissée  le  couvercle  rond  d'un  plat  et  por- 
tant la  main  droite  à  la  bouche. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  brun  au  revers.  Trou  d'évent  rond.  Manque 
le  pied  droit.  Jambes,  bras  et  pied  gauche  recollés.  Haut.,  0-135, 

334  (92).  —  Même  sujet. 

Même  moule  que  le  précédent. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Terre 
bistre  rougeàtre.  Manquent  les  deux  bras,  la  jambe  gauche  et  le  pied  droit. 

Haut.,  0n>13. 

335  (130).  —  Esclave  à  type  de  nègre. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  draperie  roulée  autour  des 
reins,  tourné  vers  la  droite,  la  jambe  droite  fléchie,  la 
hanche  gauche  .très  saillante.  Il  porte  de  la  main  droite 
baissée  une  œnochoé  et  soutient  de  la  main  gauche  élevée 
un  plat  rond.  Le  type  est  barbare  plutôt  que  grotesque,  les 
lèvres  épaisses  comme  celles  d'un  nègre,  les  cheveux  crépus, 
abondants  et  retombant  sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc;  taches  noirâtres.  Terre  bistre  rougeà- 
tre. Trou  d'évent  rond,  endommagé.  Socle  rond.  Tête  et  buste  recollés. 
Manquent  l'avant-bras  droit  et  un  morceau  du  revers.  Haut.,  o^n. 


c    182    D 

336  (38).  —  Esclave  portant  un  enfant. 

11  est  debout,  vêtu  crune  tunique  à  manches  courtes,  por- 
tant de  la  main  droite  abaissée  une  sorte  de  lanterne  ronde, 
avec  un  panier  suspendu  au  bras  gauche;  il  soutient,  assis 
sur  son  épaule  gauche,  un  petit  enfant  drapé,  coiffé  d'une 
couronne  en  bourrelet,  c[ui  pose  la  main  droite  sur  la  tète  de 
son  porteur. 

Style  ordinaire.  P.as  de  couleurs.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rond.  

Haut.,  0'nI25. 

337  (351).  —  Grotesque  assis. 

Type  grotesque  ordinaire.  Il  est  assis  sur  un  siège  sans 
dossier,  tenant  de  la  main  gauche  sur  ses  genoux  une  sorte 
de  tablette,  au-dessus  de  laquelle  il  avance  la  main  droite;  la 
tète  est  légèrement  baissée  et  tournée  à  droite.  11  est  vêtu 
d'un  manteau  roulé  autour  des  bras  et  de  la  poitrine,  lais- 
sant le  ventre   et  les  jambes  nus. 

Très  bon  style.  Traces  de  jaune  brun  sur  le  visage  et  sur  le  siège;  rose 
sur  la  draperie  et  sur  la  tablette.  Trou  d'évent  rond.  Manque  toute  la 
partie  inférieure  à  partir  des  genoux.  •  Haut ,  o«i25. 

338  (603).  —  Grotesque  accroupi. 

Il  est  accroupi,  la  jamlie  gauche  repliée  sous  la  jambe 
droite,  la  main  gauche  pendant  sur  le  genou  et  tenant  une 
grosse  bouteille.  De  la  main  droite  élevée,  il  s'appuie  sur 
un  grand  bàlon  noueux.  Il  est  coiffé  d'une  caiisia;  ses  traits 
sont  plissés  et  ridés  comme  ceux  d'un  vieillard. 

Assez  bon  style.  Pas  de  couleurs.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangu- 
laire,    Haiil.,  O-ill. 


c    183    D 
339  (177).  —  Grotesque  couché. 

Il  est  nu,  couché  de  droite  à  gauche  sur  un  lit  bas,  sur 
lequel  il  s'appuie  du  coude  gauche,  les  jambes  écartées  et 
repliées. 

Slyle  très  médiocre.  Traces  de  blanc  et  de  rouge  sur  le  corps  et  sur 
le  lit.  Pas  de  trou  d'évent.  Haut.,  0n>065. 


VI.     MASQUES    ET    TÈTES 


Les  masques  de  tout  genre,  comiques,  tragiques,  satyri- 
ques,  étaient  un  élément  important  de  la  décoration  funéraire. 
Non  seulement  on  en  trouve  de  nombreux  exemplaires  de  terre 
cuite  dans  les  tombeaux,  mais  on  les  voit  aussi  figurer  sur 
les  reliefs  des  sarcophages  sculptés  et  l'on  ne  peut  douter 
qu'ils  aient  servi  à  l'origine  d'oscilla;  c'étaient  des  talismans 
qu'on  suspendait  autour  des  habitations  des  vivants,  comme 
autour  des  tombes  des  morts,  pour  en  éloigner  les  mauvaises 
influences.  On  remarquera  que  plusieurs  de  ces  masques 
sont  encore  ])ourvus  de  petits  trous  régulièrement  disposés, 
qui  servaient  à  les  suspendre  (n°^  347,  349,  353,  354).  L'Asie 
Mineure  en  a  fourni  déjà  un  grand  nombre.  Tous  n'ont  pas  un 
aspect  effrayant  et  grotesque.  Il  y  a  une  sorte  de  catégorie 
moyenne,  qui  reproduit  les  traits  de  la  figure  humaine  sous  un 
aspect  plus  réel,  par  exemple  les  n^""  353  et  354. 

Les  têtes  sont  toutes  des  fragments  détachés  des  statuettes 
dont  le  corps  n'a  pas  été  conservé;  elles  appartiennent  à  des 
types  déjà  décrits  précédemment.  Les  deux  premières  (n°®355 
et  356)  sont  remarquables  par  les  dimensions;  elles  provien- 
nent de  statuettes  qui  mesuraient  environ  0"^70,  mais  dont  l'ar- 
gile s'était  fendillée  à  tel  point  dans  la  terre  humide  du  tom- 


c    185    3 

beau  qu'en  cherchant  à  les  extraire  on  a  fait  tomber  les  corps 
en  poussière. 

340  (116).  —  Tête  de  Silène, 

Tète  ou  masque  de  Silène  barbu  et  chauve  (ou  d'acteur  en 
Silène),  coiffé  d'une  couronne  en  bourrelet  avec  lemnisque 
retombant  de  chaque  côté. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  sur  la  bouche;  blanc  sur  le  lemnisque.  

Haut.,  O'nOô. 

341  (100),  —   Tête  d'acteur  avec  masque  comique. 

Masque  comique  ordinaire,  grosse  couronne  en  bour- 
relet entourée  d"un  lemnisque.  Fragment  de  statuette. 

Assez   bon   style.   Manque    une   yrande   partie    du    lemnisque.    

Haut.,  0'"04. 

342  (115).  —  Tête  d'acteur  sans  masque. 

Il  porte  la  perruque  striée,  les  sourcils  sont  relevés,  la 
bouche  ouverte,  avec  une  expression  de  colère  ou  de  souf- 
france. Fragment  de  statuette. 

Assez  bon  style.  Couleur  jaunâtre  sur  le  visage,  noir  sur  les  yeux.  

Haut.,  0'"04. 


343  (150).  —  Même  sujet. 

Même  type;   les   yeux   sont   grands   ouverts,  ainsi  que  la 
bouche.  Fragment  de  statuette. 

Assez  bon  style.  Mêmes  couleurs  que  le  précédent.  Haut.,  o-nOi. 


c    186    D 

344  (558).  —  Masque  comique. 

Type  ordinaire,  à  perruque  striée,  la  bouche  ouverte  et 
percée. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  bouche.  Haut.,  OmO'iS. 

345  (537).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  sur  la  bouche  et  les  cheveux. Haut.,  o-nO'is, 

346  (539).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  bouche  n'est  pas  percée. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  avec  couverte  rouge  brun.  Traces  de 
jaune  orange,  Haut.,  o™o'i. 

347  (299).  —  Masque  tragique. 

Figure  imberbe.  Les  yeux  et  la  bouche  sont  grands  ou- 
verts et  percés;  la  partie  supérieure  de  l'oyxoç  est  ornée  de 
feuilles  lancéolées  avec  deux  grosses  baies  au  centre;  à 
droite  et  à  gauche  pend  un  bout  de  lemnisque. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  autour  de  la  bouche,  du  menton  et 
des  paupières.  Au  revers,  une  saillie  dans  laquelle  sont  pratiqués  deux 
trous  de  suspension.  Au-dessus,  inscription  en  relief  A.  Haut,  Om  115. 

348  (502).  —  Même  sujet. 

Type  analogue,  peut-être  féminin. 

Bon  style.  Manque  tout  l'ûyxo;,  sauf  un  fragment  de  la  partie  supé- 
rieure.   Haut.,  on>ii. 


c     187    3 

349  (504).  —  Même  sujet. 

Même  type;  sourcils  très  saillants;  oyjcoç  élevé,  à  chevelure 
striée. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  et  de  jaune  sur  les  lèvres.  Au  revers,  deux 
petits  trous  de  suspension.  Terre  bistre  clair  très  légère.  Plusieurs  mor- 
ceaux recollés  à  droite.  Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  les  n"**  28'i, 
310  et  311.  Haut.,  O'nii. 

350  (561).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  chevelure  divisée  en  mèches  régulières 
retombant  sur  Toyico;.  La  bouche  seule  est  percée. 

Don  style.  Jaune  brun  sur  l'rjy/.o;,  bleu  sur  les  yeux,  rouge  sur  le  visage. 

Haut.,  0'"06. 

351  (538).  —  Même  sujet. 

Même  type;  la  bouche  n'est  pas  percée. 
Bon  style.  Traces  de  couleur  rouge.  ■  Haut.,  On>o'i. 

352  (551).  —  Même  sujet. 

Même  type  que  le  précédent. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  rouge  sur  la  figure,  Haut.,  o™o'.. 

353  (315).  —  Masque  de  femme. 

Les  yeux  et  la  bouche  sont  grands  ouverts  et  percés. 
Coiffure  en  barideaux  ondulés,  ceints  d'une  large  bandelette. 

Bon  style.  Au  revers,  trois  trous  de  suspension.  Taches  noirâtres; 
bouche  endommagée.  Uaui.,  o-is. 


c     188    D 

354  (564).  -^  Masque  d'éphèbe. 

Figure  souriante;  la  bouche  seule  est  percée.  Cheveux 
courts  et  bouclés;  bonnel  plat  en  forme  de  caiisia. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rase  sur  la  figure.  Croûte  terreuse.  Au  re- 
vers, deux  trous  de  suspension. Haut  ,  O'^os. 

355  (273).  —  Tête  de  femme  diadémée. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  ceints  d'une  bandelette 
ronde  et  surmontés  d'un  haut  diadème  en  croissant;  boucles 
retombant  de  chaque  côté  du  cou;  pendeloques  aux  oreilles. 
Fragment  d'une  très  grande  statuette,  haute  d'environ  0"'70, 
dont  on  n'a  pu  recueillir  que  des  débris  en  poussière. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage,  rose  sur  la  bandelette.  

Haut.,  Oral4. 

356  (274).  —  Même  sujet. 

Même  type,  même  coiffure;  sur  le  devant  des  cheveux,  une 
couronne  de  feuilles  lancéolées  avec  ornement  central  en 
forme  dé  pastille.  Bout  de  voile  remontant  sur  la  tète. 
Fragment  d'une  statuette  analogue  à  la  précédente. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  cou,  rose  sur  le  voile,  jaune  brun  sur 
les  cheveux.  Haut.,  onii. 

357  (215).  —  Même  sujet  {ou  masque?). 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  un  haut  diadème  en 
croissant  qui  descend  de  chaque  côté  jusqu'aux  oreilles. 
Figure  mince  et  allongée;  nez  aquilin  et  très  long. 

Style  oi'dinaire.  Terre  rougeâlre.  Le  bas  est  endommagé. Haut.,  o^noy. 


c     189    3 

358  (183).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  surmontée  d'une  sorte  de 
polos  orné  de  rosaces  et  de  saillies  verticales.  Figure  mince 
et  allongée  comme  la  précédente. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blafic.  Partie  inférieure  endommagée.  Terre 
grise.  Haut.,  O'n07. 

359  (505).  —  Tète  d'Aphrodite  orientale. 

Coiffure  à  côtes,  surmontée  d'un  très  haut  diadème  en 
-forme  de  croissant,  surmonté  lui-même  d'arêtes  rayonnantes 
et  de  fleurons. 

Style  ordinaire.  Figure  un  peu  fruste.   Cf.   les  n"»   1,  2,  1-4,   15.  

Haut.,  OmOTô. 

360  (356).  —  Tête  de  femme  {ou  d'Eros). 

Chevelure  bouclée  en  masses  irréguliéres,  avec  crobyle 
en  double  touffe.  Visage  souriant,  légèrement  renversé  en 
arrière. 

Bon  stvle.  Terre  bistre  foncé,  Haut.,  O'-o"/. 


364  (98).  -^  Tête  de  femme. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  ceints  d'une  bandelette 
ronde.  Restes  d'un  voile  sur  la  nuque  et  sur  le  côté  gauche 
de  la  tète. 

Assez  bon  style.  Blanc  sur  le  visage,  jaune  sUr  la  coiffure,  rose  sur  les 
lèvres  et  sur  le  voile.  Traces  d'incinération.  — ^  Haut.;  On>05. 


C         190       D 

362  (508).  —  Même  sujet. 

Coiffure  à  côtes  ceinte  crune  Ijandelette  et  recouverte  d'un 
voile  qui  revient  en  avant  sur  le  menton. 

Bon  style,  genre  lanagréen.  Traces  de  blanc.  Taches  crincinération. 
En  deux  morceaux  recollés.  Haut.,  Omos. 

363  (556)    —  Même  sujet. 

Coiffure  très  haute  formée  d'une  série  de  nattes  ramenées 
sur  le  devant  de  la  tète;  large  tresse  centrale  dominant  les 
autres.  Pendants  aux  oreilles. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse.  Cf.  les  n''*  19  et  51.  Haïu..  OmOô. 

364  (507).  —  Même  sujet. 

Coiffure  à  côtes  avec  crobyle  en  touffe  double  et  orne- 
ment central  en  forme  de  pastille. 

Style  ordinaire.  Terre  bistre  foncé.  Cf.  le  n^  229.  Haut.,  o^oô. 

365  (297).  —  Tête  d'Éros. 

Chevelure  bouclée,  couronnée  de  pampres  et  de  baies  ar- 
rangés autour  d'une  grosse  couronne  en  bourrelet  avec  lem- 
nisque.  Visage  souriant,  penché  sur  l'épaule  droite. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  tête,  rose  sur  la  couronne.  Nez 
endommagé.  Cf.  les  Éros  des  n»^  54  à  60. Haut.,  ()">08. 

366  (1)9).  —  Tête  d'éphèbe  phrygien. 

Chevelure  bouclée,  s'échappant  d'un  bonnet  phrygien  à 
houppe  élevée. 


C        191        D 

Assez  bon  slyle.  Traces  de  blanc  sur  la  figure,  jaune  sur  les  cheveux. 
Cf..  les  nos  279*'*  à  281.  Haut.,  0-07. 


367  (503).  —  Tète  d'homme  barbu. 

Coiffure  courte  avec  couronne  en  bourrelet  entourée  d'un 
lemnisque  retombant  sur  chaque  épaule;  figure  barbue  avec 
moustaches. 

Assez  bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut.,  Onoâ. 


VII.    ANIMAUX 


Nous  retrouvons  ici  la  plupart  des   animaux  que   nous 
avons  déjà  vus  mêlés  aux  jeux  des  Éros  et  des  enfants.  L'exis- 
tence d'outre-tombe,  image  de  la  vie  terrestre,  ne  serait  jjas 
complète,  si  le  mort  n'avait  pas  autour  de  lui  les  bêtes  fami- 
lières et  domestiques  dont  la  vue  lui  était  habituelle.  Toutes 
ces  figurines  cependant  n'ont  peut-être  pas  la  même  origine; 
il  y,  a  des  nuances  à  établir  entre  les  motifs  qui  les  ont  fait 
placer  dans   le  tombeau.  Par  exemple,  le  cheval  à  roulettes 
{n°  368)  est  certainement  un  jouet  qui  a  servi  à  amuser  un  en- 
fant, avant  d'être  déposé  dans  sa  sépulture.  Les  petits  porcs 
(n°^  374  et  375),  dont  on  retrouve  de  nombreux  spécimens  dans 
la  plupart  des  nécropoles,  ont  plutôt  un  caractère  d'ex-voto 
religieux,   car  le  sacrifice  de  cet  animal   était   spécialement 
réservé    aux   divinités   infernales    et    chthoniennes,    comme 
Déméter  et  Coré.  Les  pigeons  (n""  382-387)  sont  tous  munis 
d'un  petit  trou  de  suspension  qui  témoigne  d'un  usage  réel 
en  dehors  de  la  destination  funéraire,  soit  comme  jouet,  soit 
comme  ex-voto.  La  dernière  pièce  (n^  388)  rentre  probable- 
ment dans  la  catégorie  connue  des  vases  en  forme  d'animaux. 
Nous  avons  une  inscription  (n°  379)  où  l'on  pourrait  re- 
connaître la  signature  abrégée  de  Ménophilos. 


c    193    D 

368  (197).  —  Cheval  à  roulettes. 

C'est  un  jouet  cFenfant.  La  tète  de  ranimai  est  petite,  la 
crinière  droite,  le  corps  trapu  et  de  formes  grossières.  Des 
trous  sont  percés  dans  le  bas  des  jambes  pour  y  passer  des 
chevilles  qui  devaient  maintenir  les  quatre  roulettes  de  terre 
cuite.  Deux  trous  sont  aussi  pratiqués  dans  le  cou  et  deux 
dans  la  crinière,  peut-être  pour  passer  une  ficelle  et  traîner 
le  cheval. 

Style  grossier.  Le  harnachement  du  cheval,  ainsi  que  la  crinière,  sont 
figurés  par  des  coups  de  pinceau  de  couleur  rouge  brun.  Trou  d'évent 
rond  dans  le  poitrail.  Plusieurs  morceaux  recollés  et  restaurés  dans  la 
crinière  et  dans  le  cou.  Manquent  le  bout  de  la  queue  et  les  oreilles. 

Haut.,  0'n26. 


369  (155).  —  Cheval  chargé. 

Il  est  vu  de  profil,  tourné  à  gauche,  posé  d'aplomb  sur  les 
quatre  pieds,  la  crinière  droite,  portant  un  bât  avec  deux 
sacs  pendant  de  chaque  côté. 

Style  grossier.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  le  socle  et  sur  le  che- 
val. Pas  de  trou  d'évent;  maquette  pleine.  Socle  plat  et  rectangulaire. 
Haut.,  O'nlO. 


370  (17).  —  Ane  chargé. 

Même  attitude;  il  est  chargé  de  deux  sacs  qui  pendent  de 
chaque  côté  et,  sur  la  croupe,  d'un  fagot  de  bois  lié  avec 
une  courroie. 

St;)le  grossier.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  la  base.  Pas  de  trou  d'évent; 

maquette  pleine.  Socle  plat  et  rectangulaire.  •  Haut.,  omo^s. 

13 


c     194    3 

371  (154).  —  Bœuf. 

Même  attitude,  la  tèle  un  peu  tournée  de  l'ace  avec  de 
longs  fanons  pendants. 

Bon  style.  Trou  d'évent  rond,  endommagé.  Socle  reclanyulairc.  Man- 
quent les  deux  cornes.  Haut..  On>095. 

372  (31).  —  Bœuf  {ébu  à  bosse. 

Même  attitude. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  la  corne.  Trou  d'évent  à  peu  près 
rond.  Socle  rectangulaire  à  moulure.  Haut..  om075. 

373  (604).  —  Bélier. 

Il  est  couché  de  gauche  à  droile. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et 
rectangulaire.  Haut.,  o^œ. 

374  (353).  —  Porc. 

Il  est  vu  de  profil,  marchant  à  droite;  les  soies  sont  nelle- 
ment  marquées  en  crinière  le  long  de  la  croupe;  queue  tor- 
tillée sur  le  dos. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et 
rectangulaire.  Haut.,  0">Ofi. 

375  (287).  —  Même  sujet. 

Même  altitude,  marchant  à  gauche;  la  queue  lorlillée  est 
appliquée  sur  la  cuisse  gauche. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.   Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  el 

rectangulaire.  Le  fond,  entre  les  pattes  et  au  revers,  est  endommagé. 

Haut.,  0">0(i. 


c     195    D 

376  (12G).  —  Chien. 

Sorte  de  bouledogue  à  oreilles  courtes,  la  queue  épaisse 
entre  les  jambes.  Il  se  jette  à  droite,  la  gueule  ouverte,  la 
croupe  arrondie. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et 
rectangulaire.  Haut.,  o™o55. 


377  (105).  —  Même  sujet. 

Il  est  couché  de  gauche  à  droite,  la  tête  de  face;  la  queue 
repliée  est  appliquée  sur  la  cuisse  droite,  les  oreilles  sont 
droites  et  pointues. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  plat  et 
rectangulaire.     Manque    l'oreille    droite;     museau     endommagé.    

Haut.,  On>05. 


378  (223).  —  Perdrix. 

Elle  est  vue  de  profil,  la  tête  tendue  et  paraissant  écouler. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  et  jaune  sur  les  ailes;  cercle  rouge 
autour  de  l'œil.  Manquent  les  pattes,  qui  devaient  être  rapportées;  on 
voit  dans  le  moignon  des  pattes  une  ouverture  ronde  où  elles  devaient 
s'emboîter  (peut-être   d'une  autre   matière?).  Tète   et  queue  recollées. 

Long.,  Om225. 

379  (288).  —  Coq. 

Il  marche  à  gauche,  la  tète  haute. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  haut  et 
rectangulaire.  Manque  le  bec.  Au  revers,  inscription  ^ .  Haut.,  0">13. 


c     196    3 

380  (101).  —  Même  sujet. 

Même  attitude;  les  pattes  informes  se  confondent  avec  le 
socle. 

Style  très  médiocre.  Traces  de  blanc.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  rond. 
Haut.,  On.o7. 

381  (102).  —  Canard  (?). 

II  est  tourné  à  droite,  le  cou  allongé,  la  tète  jjaissée. 

Style  médiocre.  Traces  de  vert  sur  le  ventre  et  sur  les  ailes;  rouge  sur 
les  pattes.  Pas  de  trou  d'évent.  Haut.,  o-nO'iS. 

382  (340).  —  Pigeon. 

Les  ailes  sont  déployées,  la  tète  levée. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  tout  le  corps,  bleu  sur  les  ailes, 
rouge  sur  le  bec.  Un  petit  trou  de  suspension  traverse  le  corps.  Trouvé 
dans  le  même  tombeau  que  les  cinq  suivants.  Long^.,  OmO'». 

383  (344).  —  Mêfne  sujet. 

Même  type. 

Bleu  sur  les  ailes  el  sur  la  queue.  Manque  Taile  droite. Long.,  O'O'j. 

384  (342).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Bleu  sur  les  ailes  et  sur  la  queue,  rouge  sur  le  bec.  Long.,  O'^û'i. 


c    197    3 

385  (345).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Traces  de  bleu  sur  l'aile.  Long.,  0nin3.3. 

386  (343).  —  Même  sujet. 

Même  type.  .   • 

Traces  de  bleu  sur  l'aile.  Manquent  le  bout  de  l'aile  droite  *et  le  bec. 

Long.,  0m035. 

387  (341).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Bleu  sur  les  ailes  et  sur  la  queue,  rouge  sur  le  bec.  Manque  l'aile 
gauche.  Long.,  omoss. 

388  (196).  —  Dauphin. 

Il  est  vu  de  profil,  nageant;  le  bec  est  percé  d'un  trou. 

Bon  style.  Terre  noire.  Traces  de  blanc  jaunâtre.  Sur  le  dos  et  au 
centre,  un  trou  rond.  Il  servait  peut-être  de  vase.  Long.,  o^iss. 


MOBILIER  FUNÉRAIRE 


I.   PETITS  OBJETS   EN   TERRE  CUITE 


Un  certain  nombre  de  ces  objets  ne  comportent  pas  une 
explication  différente  des  figurines  en  terre  cuite  :  tels  sont  la 
cuirasse  (n°  399),  la  plaque  avec  tête  de  Méduse  (n*^  ^00),  le 
médaillon  (n*^  401),  etc.  D'autres  sont  de  véritables  symboles, 
où  la  pensée  de  la  substitution  est  inspirée  par  la  durée  éphé- 
mère des  offrandes  qui  ne  seraient  pas  en  argile  :  ainsi  Ton 
trouve  des  fruits  et  des  fleurs  (n^^  407,  408),  de  petites  tables 
(n°^  405,  406),  un  lit  funéraire  (n°  402).  Enfin,  l'on  a  classé  sous 
la  même  rubrique  des  ex-voto  et  des  fragments  de  statuettes, 
parmi  lesquels  il  faut  signaler  (n°  418^")  un  chapeau  orné  de 
reliefs  élégants. 

389  (373).  —  Édîciile  funéraire. 

Sorte  d'héroon  en  forme  de  niche  encadrée  entre  deux 
colonnettes  cannelées  dans  la  partie  supérieure  et  sur- 
montées de  chapiteaux  corinthiens,  avec  entablement  orné 
de  denticules  qui  porte  un  fronton  orné  de  trois  palmettes 
placées  en  acrotères. 


c    200    3 

Traces  de  blanc,  et,  au  revers,  traces  de  bleu;  quelques  morceaux  du 
fronton  recollés.  Haut.,  0n>23. 


390  (374).  —  Idem. 

Il  a  la  forme  crun  dais,  recouvert  d'un  toit  voûté  avec  deux 
larges  ouvertures  de  chaque  côté  et  deux  minces  colonnettes 
par  devant.  C'est  peut-être  une  sorte  de  lectica,  litière. 

Plusieurs  morceaux  recollés  ;  endommagé  par  devant.  Haut.,  0mi65. 

391  (198).  —  Idem. 

Il  a  la  forme  d'une  porte  funéraire  surmontée  d'un  fron- 
ton avec  trois  acrotères  ;  chaque  battant  de  la  porte  est  divisé 
en  deux  cadres  dont  le  plus  élevé  porte  un  disque  en  relief. 

Trou  d'évent  rond;  terre  épaisse  et  lourde;  taches  noirâtres.  Par  devant, 
au-dessous  du  fronton,  une  fente  horizontale  donne  à  l'objet  l'aspect 
d'une  tirelire.  Haut.,  0">155. 

392  (496).  —  Colonnette. 

Elle  a  quatre  faces  planes  ;  le  chapiteau  corinthien  est 
orné  d'une  tête  au  centre.  La  face  antérieure  est  divisée  en 
six  compartiments  dont  chacun  porte  au  centre  un  point  en 
relief. 

Trou  d'évent  ovale;  plusieurs  morceaux  brisés  ou  recollés  dans  le  bas. 

• Haut..  Ora27. 

393  (461).  —  Idem. 

Le  chapiteau  est  corinthien  ;  le  fût  cylindrique  est  cannelé, 
sauf  à  la  partie  postérieure. 


201 


Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  le  socle  et  sur  le  tore  inférieur  de  la 
colonne;  un  petit  trou  est  pratiqué  sur  le  sommet  du  chapiteau. 

Haut.,  0n>19. 


394  (471).  —  Idem. 

Le  chapiteau  est  dorique  et  la  base  carrée  ;  elle  est  can- 
nelée seulement  à  la  partie  supérieure;  le  revers  est  entiè- 
rement lisse. 

Quelques  traces  de  blanc.  Haut.,  o™22. 

395  (309).  —  Cippe  avec  draperie. 

Forme  rectangulaire.  Il  est  porté  sur  une  base  quadran- 
gulaire  ornée  de  moulures  ;  le  sommet  est  couvert  d'une 
draperie  qui  pend  le  long  du  fût. 

Traces  de  blanc  sur  le  fût,  jaune  sur  les  moulures,  bleu  sur  la  dra- 
perie; il  est  recollé  par  le  milieu.  Haut.,  ()"'22. 

396*(469).  —  Cippe  apec  chapiteau. 

11  est  de  forme  rectangulaire,  surmonté  d'un  chapiteau 
carré  et  évasé.  Il  est  posé  sur  une  base  haute. 

Trou  d'évent  rond;  traces  de  blanc.  Haut.,  O'nus. 

397  (240).  —  Petite  sphère  posée  sur  un  socle  rectangulaire  à 

moulures. 

Haut.,  OmOe. 

398  (1  a).  —  Socle  rectangulaire  à  moulures. 

Il  est  fermé  de  trois  côtés  seulement;  par-dessus,  il  y  a 


c     202     3 

des  traces  de  couleur  blanche  qui  laissent  au  centre  une 
place  vide,  comme  s'il  avait  porté  une  statuette. 

Trouvé  dans  le  même  tombeau  que  les  figures  disposées  en  fronton, 
nos  230  à  242  {tombeau  A).  Haut.,  0">04. 

399  (333).  —  Cuirasse. 

La  musculature  du  torse  est  bien  indiquée  ;  les  deux  épau- 
lières  sont  ornées  d'un  petit  Éros  nu  en  relief;  au-dessous 
*de  la  ceinture,  on  voit  une  série  de  lamelles  qui  formaient 
une  sorte  de  jupe  pour  garantir  les  cuisses. 

Bon  style.  Beaucoup  de  morceaux  recollés.  — ^  Haut.,  Omiss. 


400  (472).  —  Plaque  avec  tête  de  Méduse. 

Elle  forme  un  cadre  carré  qui  représente  un  édicule  re- 
posant sur  deux  degrés,  soutenu  par  deux  colonnettes  et 
surmonté  d'un  entablement  ionique  avec  denticule^  Le 
centre  est  occupé  par  un  disque  saillant,  orné  d'une  tête  de 
Méduse. 

Assez  bon  style.  Petit  trou  de  suspension  dans  la  partie  supérieure. 

Haut.,  0'nl2. 


401  (330).  —  Médaillon  orné  de  deux  têtes. 

11  est  de  forme  ronde  et  légèrement  concave  ;  dans  une 
espèce  de  rosace,  au  centre  et  en  relief,  sont  les  bustes  de 
deux  personnages  placés  côte  à  côte  :  à  droite  un  homme 
imberbe  coiffé  d'un  pétase,  à  gauche  une  femme. 

Style  ordinaire.  Diam.,  o.nfKVi. 


C         203         3 

402  (286).  —  Lit  funéraire. 

Il  se  compose  d'une  sorte  de  sommier  plat  orné  de  cinq 
raies  incisées  parallèles  au  milieu  et  de  trois  raies  parallèles 
au  bout,  figurant  une  couverture  rayée,  avec  un  oreiller  orné 
de  trois  raies  semblables  au  milieu  et  de  deux  raies  de 
chaque  côté. 

Pas  de  couleurs;  quelques  parties  frustes.  Long.,  0">i3, 

403  (173).  —  Fauteuil  destiné    à    une  figurine  de  terre  cuite 

d'attitude  assise. 

Le  dossier  est  de  forme  haute  et  concave;  le  siège  est 
couvert  d'un  coussin  sur  lequel  se  plaçait  la  statuette  ;  le 
pied  est  une  sorte  de  colonne  à  double  tore;  en  bas  et  en 
avant,  un  tabouret  carré  sur  lequel  reposaient  les  pieds  de 
la  figurine. 

Traces  de  blanc;  rose  sur  le  coussin  et  sur  le  revers  du  fauteuil.  Un 
fauteuil  semblable  a  été  trouvé  dans  un  tombeau,  à  ccMé  d'une  terre 
cuite  qui  s'adaptait  bien  sur  le  siège.  Cf.  aussi  le  n^  7.  Haut.,  0'"ii. 

404  (41).  —  Pupitre  droit. 

Il  a  trois  faces;  la  partie  supérieure  forme  une  tablette 
inclinée,  ornée  en  dessous  de  denticules.  La  base  porte  une 
moulure. 

Traces  de  blanc;  filets  roses  formant  un  carré  sur  les  trois  faces  et  sur 
la  tablette  inclinée;  taches  noires.  Haut.,  On.o7. 

405  (329).  —  Table. 

Elle  est  sans  pieds.   On   distingue  dessus,  en   relief,  un 


204 


grand  objet  circulaire  qui  peut  être  un  épi  de  blé  ou  une 
sorte  de  saucisson  long,  trois  grappes  de  raisin,  plusieurs 
fruits  ronds,  pommes  ou  grenades. 

Diam.,  0^095. 

406  (334).  —  Idem. 

Elle  a  trois  pieds  terminés  en  griffes.  Le  dessus  est  orné 
en  relief  d'une  guirlande  de  fleurs  et  de  feuillages,  avec  une 
grande  rosace  au  milieu. 

Les  trois  pieds  sont  recollés,  Diam.,  nn>in5. 

407  (175).  —  Grenade. 

Elle  a  quatre  côtes  avec  le  bouton  supérieur  bien  indiqué. 

Traces  de  blanc;  rose  en  quelques  points.  Trou  d'évent  à  la  base,  à  la 
place  de  la  queue  du  fruit.  Haut.,  OmOo.  —  Diam.,  0^05. 

408  (239).  —  Fleur  de  lotus. 

Six  pétales  réguliers  avec  une  arête  centrale. 
Traces  de  blanc  sur  les  pétales;  tige  brisée.  Diam.,  0"ii25. 

409  (331).  —  Tronc  d'arbre  à  branches  noueuses,  sans  feuilles. 

Couleur  verte  très  bien  conservée  sur  tout  l'objet  et  recouvrant  une 
couche  de  blanc.  Haut.,  nnir>. 

410  (501).  —  Clochette. 

Elle  est  surmontée  d'un  anneau  ;  en  dessous  est  un  trou 
à  la  place  du  battant,  qui  est  absent.  Elle  est  ornée  avec  des 


c    205    D 

reliefs  de  style  dit  samieii,  qui  représentent  des  feuilleges 
et  des  rosaces  alternant  à  la  partie  supérieure  ;  rangées 
d'oves  à  la  partie  inférieure. 

Couverte  noire  dégradée  sur  l'anse  et  sur  la  panse;  trois  bandes  blanc 
rosàtre  sur  la  panse.  Haui.,  o-io. 


411  (346).  —  Ex-voto. 

Une  moulure  forme  un  cadre  rectangulaire  tout  autour  ; 
à  l'intérieur  quatre  yeux  en  relief  sont  disposés  symétri- 
quement, deux  en  haut  et  deux  en  bas. 

Pas  de  couleurs;  brisure  à  gauche.  Haut.,  o^oo.  —  Lont,'.,  0n>065. 


412  (347).  —  Idem. 

Fragment  de  plaque  semblable,  sur  laquelle  il   ne  reste 
qu'un  œil  en  haut  et  un  demi-œil  en  bas. 

Pas  de  couleurs;  petit  trou  de  suspension  près  de  la  moulure  du  haut. 
Brisé  à  gauche.  Haut,  Oi>og5. 


413  (348).  —  Idem. 

Il  ne  reste  qu'un  œil,, mais  plus  distinct  et  mieux  dessiné 
que  les  précédents. 

Pas  de  couleurs;  brisé  sur  deu.x  côtés.  Haut.,  0'"0'i5. 


413^'^  (655).  —  Fragment  d'une  plaque  votive. 

Trouvée,  avec  d'autres  morceaux  semblables,  au  sommet 
du  mont  Diermi.  Il  ne  reste  que  la  partie  inférieure  de  la 


c     206     3 

colon  nette  posée  sur  une  base  et  le  côté  gauche  de  l'édi- 
cule,  où  était  représentée  Cybèle.  Cf.  les  n"*"  195^"'  et  195 ''^'■. 

Terre  bistre  très  jaune.  —  Haut.,  0'"06. 

413^'^''  (654).  —  Idem. 

Il  reste  la  partie  supérieure  de  l'édicule  avec  fronton  et 
acrotère  central. 

Long-.,  Omio. 

414  et  414*"  (532,  533).  —  Boutons. 

Ils  ont  la  forme  de  troncs  de  cône  percés  d'un  trou 
central  ;  la  terre  cuite  est  recouverte  d'un  émail  bleu. 

Diam.,  0"i017. 

415  (470).  —  Main. 

Fragment  de  grande  statuette  ?  Elle  est  posée  sur  un  reste 
de  draperie,  les  trois  premiers  doigts  allongés,  le  quatrième, 
portant  un  anneau,  et  le  petit  doigt  repliés. 

Assez  bon  style;  brisée  en  haut  à  droite;  pas  de  traces  de   couleurs. 

Long.,  O^IO. 

416  (257).  —  Aile  gauche. 

Traces  de  blanc  et  de  bleu;  terre  noirâtre;  cassée  des  deux  bouts. 

Long.,  {)">035. 

417  (350).  —  Idem. 

Traces  de  rose  sur  le  haut,  bleu  en  bas.  Long.,  o-oii. 


207 


417*"  (G53).  —  Aile  droite. 


Traces  de  noir  et  de  rose  près  de  la  tranche;  vert  sur  les  plumes.  C'est 
le  pendant  du  n»  460  bis,  Long.,  0mi2. 

A\l^''  (G52).  —  Fragment  d'aile. 

Traces  de  bleu  sur  les  plumes.  Trouvé  avec  les  objets  du  tombeau  B. 

LonQ-.,  0'n05. 


418  (349)    —  Bout  de  carquois. 

Fragment  qui  appartient  à  une  statuette   analogue    aux 
j^os  211  et  suivants. 

Traces  de  dorure  à  l'extrémité.  Loiiy;.,0'n045. 


418*".  —  Chapeau. 

Il  a  la  forme  des  chapeaux  de  femme  de  style  tanagréen; 
il  est  orné  en  relief  de  sept  petits  Éros  dansant. 

Traces  de   dorure;   manque  un  morceau;  quelques  parties  recollées. 
Trouvé  avec  les  objets  du  tombeau  B.  Diam.,  on>085. 


II.  INSCRIPTIONS  GRAVÉES  SUR  LES  AILES 
ET  LES  STATUETTES 


Les  mots  gravés  à  la  pointe  sur  des  ailes,  que  Ton  a  sou- 
vent trouvées  sans  les  figurines  auxquelles  elles  devaient  s'a- 
dapter, désignent  tantôt  ces  figurines  elles-mêmes  (n°  419), 
tantôt  les  accessoires  qu'elles  portaient  (n°^  421-425),  tantôt 
leur  attitude  générale  (n°^  420,  420^").  Ainsi,  pour  citer  un 
exemple  de  chaque  espèce,  €<t>HBOC  (n°  419)  est  l'aile  d'une 
statuette  d'éphèbe  ;  0TMIATPON  (n°  423),  abréviation  de 
6up.taT7]ptov,  indique  que  l'aile  en  question  convenait  à  une 
figurine  portant  une  boîte  à  encens;  <J>€P(jON  (n°420),  «  le  por- 
teur »,  paraît  désigner  une  statuette  portant  quelque  attribut 
inutile  à  préciser.  On  conçoit  que  ces  notations  sommaires 
servissent  à  guider  les  coroplastes  lorsqu'ils  s'occupaient 
d'ajuster  les  ailes  aux  figurines,  toujours  moulées  à  part.  En 
général,  on  ne  trouve  sur  les  ailes  que  des  lettres  de  repère 
ou  des  sigles  numériques  (n^**  448-464),  qui  figurent  souvent 
sur  les  deux  ailes  appariées  et  parfois  aussi  sur  le  revers  de 
la  figurine  à  laquelle  elles  appartiennent. 

Les  noms  imprimés  ou  gravés  au  dos  des  figurines  ou 
sur  le  revers  des  socles  désignent  les  fabricants  des  terres 
cuites.  Nous  y  reconnaissons  les  noms  d'Hyperbolos  (n°  428), 


c     209     D 

Pythodoros,  lils  de  Ménophilos  (n»^  429  à  431),  Hiéron  (n°432), 
Attalicos  (n«'  433  à  435),  Amyntas  (n^  436).  Quelques-unes  de 
ces  signatures  ont  dû  être  obtenues  à  l'aide  d'un  sceau  tout 
préparé.  Nous  avons  signalé,  en  décrivant  les  statuettes,  nom- 
bre de  signatures  de  ce  genre,  tantôt  complètes,  tantôt  abré- 
gées. Celles  qu'on  trouvera  ici  figurent  sur  des  socles  que  l'on 
•a  recueillis  sans  les  statuettes  qu'ils  portaient. 

419  (358).  —  Inscription  sur  aile. 

Aile  gauche.  Sur  le  revers',  écrit  de  droite  à  gauche  : 
eOHBOC  (c'est-à-dire  £<p7;(3oç,  l'éphèbe). 

Long.,  0'n095. 

419''"  (360).  —  Idem. 

Aile  droite;  elle  paraît  être  de  la  même  fabrique  que  la 
précédente  et  pouvait  appartenir  à  la  même  statuette. 

€0HBOC 

Long.,  0ml05. 

420  (366).  —  Idem. 

Aile  gauche. 

0€Pnf  ...  (c.-à-d.  (pépcov,  pointant?). 

Terre  un  peu  noirâtre;  brisée  en  bas;  traces  de  couleur  noire  sur  les 
plumes.  Long.,  omio. 

'  Toutes  les  inscriptions  qui  suivent  étant  gravées  de  même  sur  le  revers  des  ailes^ 
nous  ne  mentionnons  qu'une  fois  pour  toutes  cette  particularité. 

14 


c     210     D  ^ 

420"'^^  (364).  —  Idem. 

Aile  droite.  Écriture  rétrograde, 
...€PnN 

Terre  un  peu  rougeàlre;  brisée  à  l'attache.  Long.,  o-nOô 

424  (357).  —  Idem. 

Aile  gauche. 

KI0APIC  (c.-à-d.  /.tôapiç,  la  cithare). 
Traces  de  blanc,  de  noir  près  de  la  tranche.  Long.,  0"ii2. 

421"'^"  (359).  —  Idem. 

Aile  gauche. 

KI0API 

Terre  jaunâtre;  lettres  plus  grandes  et  plus  profondes. Long.,  O'-'li. 

422  (125).  —  Idem. 

Aile  droite. 

KATAXT  (c.-à-d.  /.aTa/uaiç,  7'ase  à  j'crser). 

Bon  style;  couleur  bleue  sur  les  plumes  finement  dessinées;  traces  de 
dorure  sur  la  tranche.  Cette  aile  appartient  à  la  statuette  n'^  iGi  qui  re- 
présente une  Niké.  Long.,  O'-i-i. 

422 '"^  (li5^'0.  —  Idetn. 

Aile  gauche. 

KATAXT 

Mêmes  détails.  Appartient  à  la  même  statuette.  Long.,  o™i2. 


C         211  D 

423  (361).  —  Idem. 

Aile  droite. 

0TMIATPON  (c.-à-d.  6up.iar/îpiov,  coffret  à  encens). 
Le  bout  des  plumes  est  cassé.  Long.,  o^iss. 

424  (362).  —  Idem. 

Aile  gauche.  Ecriture  rétrograde. 

KAAON  (c.-à-d.  xàSoç,  vase). 
Traces  de  couleur  blanche  et  rose  sur  les  plumes.  Long.,  Omio. 

425  (566).  —  Idem. 

Aile  gauciie. 

,  KAAON 

Traces  noirâtres  sur  la  tranche.  Long.,  o^io. 

426  (500).  —  Idem. 

Aile  droite. 


OnAOGH 


Traces  de  blanc  et  de  rose  sur  les  plumes;  bande  noire  près  de  la 
tranche.  Long.,  o^oss. 


427  (392).  —  Idem. 

Aile  droite. 

AIGIOS'T 

Caractères  en  cursive  grêle  et  rapide.  Traces  de  blanc. Long.,  0">i25. 


c    212    3 

428  (269).  —  Inscription  sur  revers  de  statuette. 

Fragment  du  revers  plat  crunc  grande  statuette,  dans  le 
genre  du  masque  de  femme  n°  35. 

rnEPBO 
AOT 

Lettres  grandes  et  régulières, ornées  d\ipices(\\a\.\\.,  nmni5). Haut.,  Oraioj 

—  Larg.,  001145. 

429  (298).  —  Idem. 

Fragment  de  socle  rectangulaire  où   Ton  voit  encore  la 
base  d'un  cippe  ornée  de  moulures. 

nrOAH  {sic) 

T 

MH 

L'inscription  est  incomplète  à  droite.  Haut.,  o™i3.  —  Larg.,  0'»07. 

430  (567).  —  Idem. 

Fragment  de  socle  rectangulaire  où  Ton  voit  encore  le 
pied  d'une  statuette. 

...TGOAn 
POT 

Brisé  à  gauche.  Traces  de  bleu  sur  le  pied.  Haut.,  ora055. 

431  (552).  —  Idem. 

Fragment  de  socle  rectangulaire  avec  le  bas  d'un  per- 
sonnage. 

..eoAn 
or 

Haut.,  0">05, 


c    213    z> 

432  (258).  —  Idem. 

Socle  rond  avec  deux  pieds  nus.  Inscription  en  relief. 

..•€PCO 
NOC 

Lettres  peu  distinctes.  Couleur  verte  bien  conservée  sur  le  devant  du 

socle.   Haut.,  Om07. 

433  (302).  —  Idem. 

Socle  rectangulaire  avec  deux  pieds  nus  et  le  reste  d'une 
draperie. 

ATTAAIKOT 

Lettres  irrégulières.  Traces  de  couleur  rose.  Haut.,  Om04. 

434  (310).  —  Idem. 

Socle  rectangulaire  avec  deux  pieds  nus. 
ATTAAIKOT 

Lettres  irrégulières  et  peu  nettes.  Haut.,  o-noss. 

435  (544).  —  Idem. 

Fragment  de  socle  avec  le  bas  d'un  personnage.  Écriture 


rétrograde. 


Haut.,  OmlO. 


ATTA/ 
KOT 


436  (540).  —  Idem. 

Fragment  de  socle  avec  un  pied  nu. 

...MTN 
TOT 

Haut.,  0a>05. 


c    214    o 

437  (363).  —  Inscription  sur  aile. 

.Aile  gauche. 

AAni 

Grandes  lettres  irrégulières.  Le  bout  est  brisé.  Long.,  o^-iis. 

438  (557).  —  Inscription  sur  socle. 

Fragment  de  socle  rond. 

A€TO 

Haut.,  OmOe. 

439  (555).  —  Idem. 

Fragment  de  base  de  statuette. 

uNOC 

Haut.,  O-nOGS. 

440  (391).  —  Inscription  sur  aile. 

Aile  droite. 

€IN 

Grandes  lettres  irrégulières.  Traces  de  blanc  et  de  rose;  jaune  sur  la 
tranche  avec  traces  de  dorure.  Le  bout  est  recollé.  L'attache  manque. 

Long.,  O'nlO. 


441  (365).  —  Idem. 
Aile  droite. 


KPA 


Traces  de  rose  sur  les  plumes;  tranche  endommagée;  un  trou  à  l'atta- 
che.    Long.,  o^ia. 


c    215    o 

442  (553).  —  Inscription  sur  socle. 

Fragment  de  socle  avec  un  pied  chaussé  d'une  sandale. 

or 

Traces  de  couleur  rose  sur  le  pfed.  Haut,  o-noes. 

443  (369).  —  Inscription  sur  aile. 

Fragment  d'aile  dont  il  ne  reste  que  le  bout. 

\C 

Long.,  0">04. 

444  (393).  —  Idem. 


Aile  gauche. 


A... 


Lettres  indistinctes;  surface  fruste;  traces  de  blanc  et  de  bleu, 

Long.,  0a>065. 

445  (534).  —  Inscription  sur  socle. 

Fragment  de  socle.  Monogramme. 

/B 

Haut.,  Ou>OG, 

446  (547).  —  Inscription  sur  aile. 

Fragment  d'aile  gauche. 

€P 

Long.,  0n»06. 

447  (367).  —  Inscription  sur  revers  de  statuette. 

Fragment  de  revers  d'une  statuette. 

0A 

Haut.,  0".045, 


c    216    o 

448  (546).  —  Inscription  sur  aile. 

Fragment  d'aile  gauche. 

Kl 

Traces  de  couleur  rose. Long.,  o-noe. 

449  (548).  —  Idem. 

Aile  gauche. 


PI 


Lettres  profondément  gravées;  tranche  brisée;  traces  de  couleur  rose. 
Elle  t'ait  la  paire  avec  la  suivante.  ■ Long.,  Omio. 


450  (543).  —  Idem. 

Aile  droite. 

PI 

Lettres  profondément  gravées;  traces  de  blanc  et  de  rose.— — ^Long.,0'"io. 


451  (254).  —  Idem. 


Aile  gauche. 


B 


Terre  noirâtre;  trou  d'attache;  couleur  verdâtre  sur  les  plumes;  bande 
noire  près  de  la  tranche;  traces  d'incinération.  Elle  fait  la  paire  avec  la 
suivante.  Long.,  0^08. 


451  ""  (25.5).  —  Idem. 

Aile  droite. 

B 

Même  fabrique;  mêmes  couleurs  que  sur  la  précédente. Long.,  o-nos. 


c    217    o 

452  (5/i2).  —  Idem. 

Aile  droite, 

P 

Trou  d'attache;  couleurs  bien  conservées;  blanc  sur  la  tranche,  rose  et 
bleu  sur  les  plumes.  i^ong.,  o^nio. 

453  (253).  —  Idem. 

Aile  droite. 


Terre  noirâtre;  trou  d'attache;  traces  de  couleur  blanche,  bleue  et  rose. 

—  Long.,  0">07. 


453^'^  (650).  —  Idem. 


Fragment  d'aile  gauche. 


Traces  de  dorure  à  support  jaune  sur  la  tranche;  noir  et  bleu  près  de 
la  tranche;  plumes  finement  détaillées.  Trouvé  avec  les  objets  du  tom- 
beau B,  — Long.,  OraOG. 


453'^'-  (651).  —  Idem. 


Fragment  d'aile  droite. 


Traces  dé  dorure  et  de  couleur  jauxie  sur  la  tranche;  bleu  sur  les  plu- 
mes. Provient  du  tombeau  B.  —  Long.,  O'nocs. 


454  (251).  —  Idem. 


Aile  gauche. 


c    218    D 

Trou  d'attache;  traces  de  blanc  et  de  rose  sur  la  tranche,  de  bleu  sur 
les  ailes;  plusieurs  morceaux  recollés.  Même  fabrique  que  le  n°  Aol. 

Long.,  Om09. 


455  (118).  —  Inscription  sur  aile. 
Aile  droite. 


Style  fin;  couleurs  bien  conservées;  rose  et  bleu  sur  les  plumes;  jaune 
avec  traces  de  dorure  sur  la  tranche;  trou  d'attache.  Provient  du  tom- 
beau B.  Long.,  OmIO. 


455 '"■^  (118'''^).  —  Idem, 
Aile  gauche. 


Même  fabrique  et  même  provenance  que  la  précédente;  mêmes  cou- 
leurs bien  conservées.  Long.,  Omio. 


456  (256).  —  Idem. 
Aile  droite. 


N 


Brisée  à  l'attache;  bande  noire  près  de  la  tranche,  bleu  sur  les  plumes; 
terre  noirâtre.  Long.,  O'"065, 


457  (252).  —  Ideîn. 
Aile  gauche. 


Trou  d'attache;  traces  de  bleu  sur  les  plumes;  même  fabrique  que  le 
n°  454.  Long.,  o>n09i 


c    219    D 

458  (368),  —  Inscription  sur  aile. 

Fragment  d'aile. 

Z 

La  lettre  est  ainsi  placée  clans  le  sens  de  la  longueur  de  l'aile;  mais  on 
peut  y  lire  un  N  plutôt  qu'un  Z.  Brisée  à  l'attache;  terre  noirâtre.  

Long.,  0"0G5. 

459  (554).  —  Inscription  sur  socle. 

Fragment  de  socle  rond  avec  un  pied  nu. 

n... 

Voir  les  inscriptions  n^^  429  à  431.  Haut.,  o™o55. 

460  (541).  —  Inscription  sur  aile. 

Aile  gauche. 

P 

Traces  de  couleur  rose  sur  les  plumes.  Long.,  0"'09. 

460"''  (649).  —  Idem. 

Aile  gauche. 

P 

Traces  de  rose  et  de  noir  sur  la  tranche,  de  vert  sur  les  plumes.  

Long.,  0>nl2. 

461  (549).  —  Idem. 

Aile  droite. 


Deux  trous  d'attache;  caractère  profondément  gravé;  extrémité  brisée. 
—  Long.,  Omii, 


c    220    D 

462  (545).  —  Inscription  sur  aile. 

Aile  gauche. 

X 

Deux  trous  d'attache;  caractère  profondément  gravé. Long.,  0">11. 

463  (550).  —  Idem. 


Aile  gauche. 


y 


Surface  effritée;  traces  de  couleur  blanche,  jaune  et  rose;  terre  épaisse. 

—  Long.,  Oi"ll. 


464  (499).  —  Idem. 
Aile  droite. 


Même  fabrique  que  la  précédente;  mêmes  couleurs;  deux  morceaux 
recollés.  Long.,  O'aio. 


m.   PETITS  OBJETS  EN   MÉTAL 


La  plupart  des  objets  en  métal,  tels  que  vases,  strigiles, 
instruments  de  toilette,  ont  fait  partie  de  Fameublement  des 
vivants  et  les  ont  accompagnés  dans  la  tombe.  Toutefois  les 
objets  en  or,  qui  sont  peu  nombreux,  ont  un  caractère  spéciale- 
ment funéraire;  ainsi  la  bague  (n'^  465)  })araît  trop  grosse  pour 
avoir  été  portée,  et  les  bandeaux,  les  feuilles  d'or  (n*^''  466-470) 
sont  trop  minces  pour  avoir  orné  le  front  des  vivants.  La  plu- 
part des  bijoux  que  l'on  trouve  dans  les  tombes  grecques  sont 
en  métal  très  mince  et  très  fragile  ;  on  les  substituait,  par  une 
sorte  de  fraude  pieuse,  aux  bijoux  massifs  dont  les  survivants 
ne  voulaient  pas  se  séparer. 

Parmi  les  bronzes,  il  faut  remarquer  une  applique  de 
vase  représentant  un  génie  sur  un  dauphin  (n"  188),  une  anse 
de  vase  figurant  Érôs,  dans  une  attitude  connue  par  plusieurs 
statues  de  marbre  (n°  489),  un  strigile  gravé,  le  seul  que  l'on 
ait  encore  découvert  en  Asie  Mineure  (n°  482),  une  plume  à 
bec  fendu  (n*^  486^"),  une  trompette  (n°  487),  des  miroirs  ornés 
de  cercles  incisés  (n^^  471-475),  des  objets  de  toilette  (n°^  476- 
480).  Une  série  de  plaques  gravées  au  pointillé,  qui  étaient 
attachées  au  cou  des  morts  par  une  ficelle  passée  dans  un 
œillet,  portent  chacune  un  nom  d'homme  suivi  du  nom  de 


c    222    D 

son  père;  ce  sont  des  signalements  postliumes  qui  semblent 
avoir  quelque  rapj3ort  avec  la  vie  politique  des  citoyens  de 
Mycina.  Mentionnons  encore  un  très  joli  relief  gravé  sur  le 
fond  d'une  petite  coupe  de  plomb  (n°  497). 

465  (608).  —  Bague  en  or.  , 

La  monture  est  très  grosse,  mais  très  légère,  avec  un  cha- 
ton énorme  dans  lequel  est  sertie  une  pierre  fausse  de  cou- 
leur verte  imitant  Témeraude. 

Diam.,  0'n025. 

466  (658).  —  Bandeau  en  or. 

Il  a  la  forme  connue  de  l'ampyx  (Tatvia)  dont  on  ceignait 
le  front  des  morts.  11  ne  fait  pas  tout  le  tour  de  la  tète  et  est 
muni  à  chaque  extrémité  d'un  petit  anneau  de  même  métal 
qui  devait  se  rattacher  à  un  cordonnet  fixé  dans  la  chevekire. 

Très  bien  conservé,  trouvé  avec  les  objets  du  tombeau  B. Long-.,  0i»25. 

467  (400).  —  Idem. 

Chaque  extrémité  est  taillée  en  languette  percée  d'un  trou 
^^         au  centre,  qui  jouait  le  môme  rôle  que  les  anneaux  du  pré- 
cédent. 

Long.,  0">2'i. 

468  (613).  —  Idem, 

Chaque  extrémité  est  percée  d'un  trou  de  forme  triangu- 
laire. 

Un  peu  endommagé.  Long.,  Q^^'ib. 


c    223    3 

469  (014).  —  Bandeau  en  or. 

Une  des  extrémités  est  percée  d'un  trou.  La  surface  du 
bandeau  est  couverte  d'ornements  en  repoussé  en  forme 
de  fleurs  et  de  feuillages. 

Long.,  0™09. 

470  (610).  —  Objets  divers  dans  un  petit  pot. 

Ce  sont  des  fragments  de  bandeaux  d'or,  un  petit  morceau 
de  fard  rose,  une  perle  de  verre  de  forme  conique,  à  émail 
blanc,  percée  d'un  trou,  de  petits  cylindres  en  feuilles  d'or 
roulées  qui  appartenaient  peut-être  à  un  collier. 

471  (589).  —  Miroir  en  bronze. 

Face  :  décoration  de  cercles  concentriques  sur  les  bords; 
le  centre,  qui  devait  être  poli,  ne  porte  aucun  ornement;  On 
y  remarque  seulement  les  traces  laissées  par  un  linge  qui, 
en  certaines  parties,  a  adhéré  fortement  au  métal;  on  re- 
connaît distinctement  la  trame  de  l'étoffe.  Revers  :  trois  sé^ 
ries  de  cercles  concentriques. 

Dianl.,  0'n26. 

472  (586).  —  Idem. 

Il  est  muni  d'un  rebord  tout  autour.  Aucun  ornement  sur 
la  face.  Au  revers,  la  partie  centrale  porte  des  cercles 
concentriques. 

Diam.,  0™145. 


c     224     3 

473  (585).  —  Idem, 

Pas  de  rebord.  Pas  d'ornements  sur  la  lace.  Au  revers, 
trois  séries  de  cercles  concentriques. 

Diam.,  OmlG. 

474  (587).  —  Idem. 

Aucun  ornement. 

Diam.,  On>IO. 

475  (588).  —  Idem. 

Léger  rebord  sur  la  face.  Au  revers,  cercles  concentri- 
ques. 

Diam.,  OmOTo. 


476  (601).  —  Spatule  en  bronze. 

Elle  se  termine  en  palette  longue  et  quadrangulaire,  avec 
manche  rond. 

Long.,  Oinl85. 


477  (590).  —  Idem. 

Semblable  à  la  précédente. 

Long  ,  0">18. 

478  (600).  —  Idem. 

Fragment  d'instrument  semblable  aux  précédents. 
Brisé  à  l'extrémité  inférieure.  Long.,  o^iuô. 


c    225    D 

479  (591).  —  Épingle  à  chepeux. 

Il  ne  reste  que  rextrémité,  très  pointue. 

Long.,  O'nlOô.    ' 

480  (612).  —  Étui  à  fard. 

Il  est  de  forme  cylindrique  et  muni  d'un  couvercle;  le  fond 
est  brisé.  L'intérieur  contient  une  matière  blanche,  une  sorte 
de  céruse. 

Haut.,  Om045. 


481  (609).  —  Amulette  en  bronze. 

Elle  a  la  forme  d'un  phallus  et  est  munie  d'un  petit  anneau 
de  suspension. 

Long.,  On>04. 


481  ^".  —  Bague  en  bronie. 

Le  chaton,  de  même  métal,  est  plat  et  sans  ornements. 

Diam.,  Ç)mQ2. 

482  (619).  —  Strigile  en  bronie  orné  d'une  figure  gravée. 

La  partie  recourbée  et  creuse  est  munie  de  trois  petits 
trous  placés  en  triangle.  Le  manche  plat,  légèrement  re- 
courbé à  l'extrémité,  est  orné  sur  une  des  faces  d'une  figure 
gravée  au  trait  qui  représente  un  éphèbe  (peut-être  Hermès, 
le  dieu  protecteur  des  gymnases),  coiffé  d'un  pétase  sous 
lequel  la  chevelure  longue  est  enroulée,  portant  la  chlamyde 

15 


c    226     o 

nouée  sur  Tépaule  droite,  la  jambe  droite  fléchie  et  s'ap- 
puyant  de  la  main  gauche  sur  une  sorte  de  bâton  dont  on 
ne  voit  que  Textrémité  posée  en  terre  (peut-être  le  bout  d'une 
lance,  si  c'est  un  éphébe,  d'un  caducée  si  c'est  Hermès).  Il 
est  vu  de  profil  et  tourné  à  gauche,  debout  sur  le  haut  d'une 
petite  colonnette  ionique  dont  on  ne  voit  que  la  partie  supé- 
rieure. En  haut,  au-dessus  du  personnage,  ornementation 
en  denticules,  surmontés  d'une  bande  de  trois  triangles. 

Bon  style.  La  partie  recourbée  et  creuse  est  un  peu  endommagée. 

Long.,  O-niO. 


483  (620).  —  Strigile  en  bronze. 

La  partie  creuse  est  cannelée  à  l'extérieur.  Le  manche  est 
plat,  avec  un  léger  rebord  de  chaque  côté. 

Lonff.,  0«'23. 


484  (617).  —  Idem. 

Toute  la  poignée  manque,  la  partie  creuse  est  cannelée  à 
l'extérieur;  on  voit  le  clou  d'attache  qui  la  fixait  au  manche. 

Lons;.,  0ml  15. 


485  (592).  —  Outil  de  menuisier? 

II  a  la  forme  d'une  grande  broche  légèrement  renflée  vers 
le  milieu  de  la  tige,  avec  une  extrémité  pointue  et  légère- 
ment recourbée,  et  l'autre  bout  en  forme  de  ciseau  froid 
coupant. 

Long.,  0«'34.j. 


c     227     3 

486  (618).  —  Marteau  en  bronze. 

Il  a  la  forme  connue  de  Vascia,  avec  un  bout  Iranchant  et 
légèrement  courbé,  Taulre  plus  court  el  moins  tranchant; 
un  trou  est  pratiqué  pour  le  manche  du  côté  du  petit  bout. 

Haut.,  (>n07. 

486*"".   —  Plume  en  bronze. 

Elle  a  la  forme  d'un  calamus  à  manche  cylindrique;  le 
bec,  qui  est  de  même  métal  et  fait  corps  avec  le  manche,  est 
fendu  par  le  milieu. 

Long:.,  Omii. 

487  (621,  62P",  621 ''^''■)-  —  Trompette  ou  porte-voix. 

L'objet  se  compose  de  quatre  parties  :  1°  une  embouchure 
en  os  ornée  de  cercles  parallèles;  2"  une  partie  de  bronze  de 
forme  cylindrique  un  peu  plus  évasée;  3"  une  partie  en  os 
de  même  forme  et  ornée  de  cercles  parallèles;  4"  une  partie 
de  bronze  dont  Pextrémité  est  tout  à  fait  évasée.  Tous  ces 
morceaux  s'emboîtent  les  uns  dans  les  autres;  dans  l'inté- 
rieur de  l'instrument,  on  distingue  une  chaînette  de  bronze 
cjui  s'est  enroulée  en  adhérant  fortement  au  métal  et  qui 
aboutit  à  une  attache  extérieure;  l'autre  extrémité  se  termine 
.  par  un  anneau  qui  servait  évidemment  à  suspendre  l'instru- 
ment à  la  ceinture. 

Long.,  0o>31. 

487'"*  (659).  —  Deux  hameçons  de  bronze. 

Lonar.,  Oma'i. 


c    228    D 

488  (597).  —  Applique  de  vase;  génie  ailé  sur  un  dauphin. 

Applique  d'un  vase  de  bronze  faite  en  repoussé  et  décou- 
pée. Un  jeune  homme  ailé  imberbe  s'appuie  du  bras  droit 
sur  le  dos  d'un  dauphin  qui  nage  de  droite  à  gauche;  le 
génie  semble  se  jouer  et  lutter  de  vitesse  avec  lui,  le  bras 
gauche  étendu  en  arrière.  A  la  base,  rangée  de  postes. 

Bon  style.  Long.,  Onil45. 


489  (596).  —  Anse  de  vase;  Éros. 

La  partie  supérieure  forme  une  rondelle  d'attache  ornée 
de  la  même  façon  que  les  deux  numéros  suivants;  l'extrémité 
inférieure  se  termine  par  une  large  applique  qui  adhérait 
au  flanc  du  vase  et  dont  la  partie  antérieure  représente 
Eros  nu,  aux  ailes  "largement  déployées;  sa  chevelure  est 
longue  et  bouclée;  le  corps  est  orné  d'un  collier  passé  en 
bandoulière;  il  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras 
droit  élevé  au-dessus  de  la  tète,  et  fait  le  geste  de  verser 
de  l'eau  d'un  vase;  le  bras  gauche  est  abaissé  comme  pour 
porter  le  vase  dans  lequel  il  versait  l'eau. 

Bon  style;  fin  travail  de  ciselure  sur  les  ailes;  traces  de  dorure  sur  les 
ailes  et  sur  le  corps.  Manque  la  main  droite  et  l'avant-bras  gauche. 

Haut.,  0'n26. 


490  (594).  —  Anse  de  vase. 

Elle  appartient  au  même  vase  que  le  numéro  précédent; 
c'est  une  simple  poignée  qui  faisait  pendant  au  numéro 
suivant.  Elle  est  ornée  de  cannelures  et  de  guillochages  for- 
mant des  palmettes  renversées,  de  feuilles   d'eau   sur  les 


c    229    o 

rondelles  d'attache.  Dans  l'intérieur  d'une  des  rondelles  est 
gravée  la  lettre  A. 

Loner.,  0>»13. 


491  (595).  —  Idem. 

Identique  au  précédent  et  provenant  du  même  vase  à  trois 
anses. 

Long.,  O-nlS. 

492  (593).  —  Support  de  vase. 

Il  appartient  au  même  vase  que  les  précédents  numéros  et 
porte  les  mêmes  ornements  ciselés.  C'est  un  hypostaton  de 
forme  ronde,  creux  dans  le  milieu  pour  recevoir  la  pointe 
du  vase*  on  a  coulé  du  plomb  dans  le  fond  pour  lui  donner 
plus  de  stabilité. 

Diam.,  O^IS. 

493  (615).  —  Poignée  de  vase. 

Elle  a  la  forme  d'un  long  tube  cylindrique.  Le  haut  du 
manche  est  orné  de  deux  volutes,  le  milieu  de  deux  feuilles 
renversées  serrées  par  une  bandelette;  Textrémité  inférieure, 
d'un  masque  scénique  aux  longs  cheveux,  la  bouche  ou- 
verte. 

Haut.,  0™i55. 

494  (616).  —  Idem. 

Même  forme.  Un  des  bouts  est  muni  de  trois  dents  qui 


230 


s'appliquaient  contre  le  flanc  du  vase.  Le  tube  cylindrique 
est  orné  au  milieu  de  cercles  parallèles. 


Haut.,  0«>21. 


495  (598).  —  Aryballe  en  bronze. 

Large  embouchure  avec  un  rebord  élevé.  Aucun  ornement. 
On  distingue  les  traces  d'un  linge  qui  paraît  avoir  adhéré 
fortement  à  la  paroi.  Cf.  n°  47L 

Haul.,  0™055. 


496  (599).  —  Vase  en  bron{e. 

Il  a  la  forme  d'une  cuvette  oblongue,  d\uie  sorte  de  petite 
baignoire. 

Un  des  liords  est  endomniasré.  Long.,  0>ni9. 


497  (563).  —  Relief  ;  femme  avec  enfant  et  chien. 

Petite  coupe  de  plomb  dont  le  fond  est  orné  d'un  relief 
représentant  une  femme  assise,  demi-nue  et  donnant  le  sein 
à  un  petit  enfant  posé  sur  ses  genoux;  en  bas,  un  petit  chien 
se  dresse  et  pose  ses  pattes  de  devant  sur  les  genoux  de  la 
femme;  sous  le  siège  carré  à  quatre  pieds  tournés,  on  voit 
une  sorte  de  petit  coffret  ou  d'édicule.  Au  revers,  quatre 
cercles  concentriques  ;  entre  les  deux  premiers,  série  de 
gouttes  formant  saillies. 

Bon  style;  tout  le  côté  droit  est  endommaj^é  et  manciue  en  partie. 

Diam.,  0"07. 


c    231     D 

498  (633).  —  Plaque  de  bron{e  avec  inscription  en  pointillé. 

Elle  a  une  forme  demi-circulaire;  un  trou  est  percé  à  une 
des  extrémités  pour  la  suspendre  au  cou  du  morl.  Les  ca- 
ractères sont  tracés  en  pointillé;  chaque  coup  de  marteau  a 
fait  une  petite  saillie  de  l'autre  côté,  sans  percer  la  plaque, 
de  sorte  que  les  lettres  se  lisent  mieux  à  Tenvers  qu'à  l'en- 
droit. 

AnOAAGONIOC 
KA6C0N0C 

Long.,  0">115. 


499  (630).  —  Idem. 

Fragment  de  plaque  demi-circulaire  avec  un  reijord  mar 
que  par  deux  traits. 

M6AG0N 
nrPPOT 

Long.,  0«>12. 


500  (632).  —  Idem. 

Plaque  demi-circulaire. 


AIOAGOPOC 

noc€iAinncA) 


Long.,  0m095. 


501  (634).  —  Idem. 

Plaque  demi-circulaire. 


...KPITOBOTAOC 
...lOAAOONIAOT 


Brisée  à  "auche.  Long.,  O'^ioô. 


c    232    D 

502  (025).  —  Idefji. 

Plaque  longue  el   rectangulaire,   munie  d'un  côté  d'une 
petite  patte  percée  d'un  trou  de  suspension. 


Long.,  0«>I15. 


503  (622).  —  Idem. 


06OAOOPO2 
AAMANOCO 


Forme  rectangulaire;  percée  d'un  trou  à  gauche. 

A€TKAIOC 
HPOAOTCO 

Long.,  0™tO. 


504  (G31).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire;  percée  d'un  trou  à  gauche. 

neiCIAC 
A(JOPO0€GO 

Brisée  à  droite.  Long.,  0ra095. 

505  (G37).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire;  percée  d'un  trou  à  droite, 

•  ••FOAAGONIOC 
■  ••  5IAOI6NCO 

Endommagée  à  gauclie.  Long.,  o-nos 


c    233    3 

506  (626).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire,  sans  trou  d'attache. 
HPO0ANH2 

AnoAAOAnpn 

Brisée  sur  les  côtés.  Les  caractères  sont  d'une  meilleure  époque. 

Long.,  OraOO. 

507  (624).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire,  avec  une  patte  à  gauche. 

€TAAMOC 
AnOAACONICO 

Long.,  O'oOO. 

508  (642).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire. 

CGOCIBIOC 
nOTAMCONOC 

Brisée  en  plusieurs  morceaux.  Long.,  0">075. 

509  (638).  —  Idem. 

Même  forme. 


Long.,  0^07. 


A0ANAIOC 
AIATOPA 


510  (628).  —  Idem. 
Même  forme. 


Long.,  0™1L 


A0ANOAGOPOC 
\nOAAOAG0PCO.. 


511  (644).  —  Idem. 
Même  forme. 


c    234    3 


AAMAN.... 
AnOAAO-.. 


Brisée  en  plusieurs  morceaux.  Long.,  o- 


512  (627).  —  Idem. 
Même  forme. 


.n€AAHC 
.0ANAICO 


Brisée  à  gauchie.  Long.,  o-nios. 

513  (6-23).  —  Idem. 

Même  forme;  restes  crune  patte  à  droite,  avec  un  trou  de 

suspension. 

...TÇA 

HPAKA6IAA 

Brisée  à  gauche.  Long.,  0mi25. 

514  (643).  —  Idem. 

Même  forme. 

MHTIOXOC 
nOATNIKO 

Brisée  à  droite.  Long.,  0">n75. 

515  (636).  —  Idem. 

Même  forme;  un  trou  de  suspension.  On  a  gravé  une  ins- 
cription sur  chaque  face,  en  sorte  que  les  lettres  s'embrouil- 


c    235    3 

lenl  à  la  lecture.  On  a  évidemment  utilisé  une  plaque  qui 
avait  déjà  servi,  en  se  contentant  de  la  retourner  et  d'y  gra- 
ver d'autres  noms. 

D'un  côté  : 

\0C 
"NCOTCO 
De  l'autre  côté  : 

AIONTC 
HPAIGO 
Brisée  à  droite.  Long.,  omoss, 

516  (646).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire. 

MONT... 
HTPAIC... 

Brisée  des  deux  côtés,  Long.,  0m55. 

517  (635).  —  Idem. 

Plaque  rectangulaire,  munie  à  gauche  d'une  patte  taillée  à 
coins  anguleux  avec  trou  de  suspension  au  centre. 

M€Nin|... 
MAT... 

Brisée  à  droite.  Long.,  omov. 

518  (641).  —  Idem. 

Forme  rectangulaire. 

...p CO 

An...AA€OC 

Brisée  à  droite.  La  première  ligne  est  illisilile.  Long.,  o™io. 


519  (G 40).  —  Idem. 
Même  forme. 


236 


Z€NOC 
AAGO 


Brisée  à  gauche.  Lona;.,  o™o6. 

520  (639).  —  Idem. 

Même  forme. 

...PIAA2 
...T0€n 

Brisée  à  gauche.  -= —  Long.,  o>nio. 

521  (648).  —  Idem. 

Même  forme. 


...MAACO 
...ANIA 

Brisée  des  deux  côtés.  Long.,  O'-os. 


522  (647).  —  Idem. 
Même  forme. 


CONOI 
Brisée  des  deux  côtés;  la  première  lettre  est  douteuse.  Long,,  o^o?, 


523  (645).  —  Idem. 
Même  forme. 


CIOC 
Brisée  des  deux  côtés.  Long.,  o^nos. 


524  (629).  —  Idem. 
Même  forme. 


237 


A 


Brisée  à  gauche.  Long.,  omoo. 


IV.   VERRERIE   ET  CÉRAMIQUE   ÉMAILLÉE 


A  en  juger  par  les  spécimens  que  nous  avons  recueillis, 
Findustrie  du  verre  était  très  avancée  â  Myrina;  il  est  possible, 
toutefois,  que  les  pièces  les  plus  remarquables  soient  des  ob- 
jets d'importation,  car  le  commerce  des  verreries  était  très 
actif  dans  l'antiquité.  Nous  signalerons  particulièrement  les 
verres  de  couleur  ou  veinés  de  blanc  sur  fond  sombre  (n*^^5*25, 
532,  533),  quelques  beaux  spécimens  d'irisation  {n°^  526,  529) 
et  différents  objets  en  verre,  qui  paraissent  n'avoir  jamais 
été  employés,  tels  qu'un  bracelet  (n°53{5),  une  bague  (n"^  537). 
Par  contre,  les  baguettes  de  verre  (n°''  538-540)  ont  très  pro- 
bablement servi  d'agitateurs  pour  les  liquides.  La  céramique 
émaillée  forme  une  série  très  intéressante;  à  côté  d'alabastres 
rhodiens,  tels  qu'on  les  a  déjà  recueillis  dans  un  grand  nom- 
bre de  régions  de  Fancien  monde  (n^^  543-552),  nous  avons 
recueilli  des  spécimens  jusqu'à  présent  uniques  de  poterie 
vernissée  et  émaillée  (n"*  553,  556,  557,  558).  Le  plus  curieux 
(n°  553)  présente  une  imitation  très  ingénieuse  du  travail  de  la 
vannerie  i 

525  (497).  —  Coiipè. 

Elle  est  en  verre  épais  de  couleur  rose  violacé,  sans  pied, 


c    239    3 

ornée  à  rintérieur  de  deux  cercles  incisés  sur  les  bords,  à 
rexlérieur  d'un  cercle  de  larmes  faisant  saillie. 

Très  bel  état  de  conservation;  trouvée  dans  le  même  tombeau  que  le 

n°  284. Haut..  0">065.  —  Diam.,  0'nl2. 


526  (515).  —  Gobelet. 

11  est  en  verre  assez  épais,  orné  d'une  série  de  filets  en 
relief  depuis  la  base  jusqu'au  milieu  de  la  panse.  Très  belle 
couleur  irisée. 

Dépôt  calcaire  sur  une  grande  partie  du  vase  à  l'extérieur  et  sur  tout 

l'intérieur.   Haut.,  0™i05.  —  Diam.,  O-nOGÔ. 


527  (5M).  —  Idem. 

Le  verre  est  d'une  légèreté  admirable,  de  couleur  blanche, 
peu  irisé.  Le  pied  est  mince,  l'ouverture  largement  évasée 
avec  un  léger  rétrécissement  au-dessous  et  quatre  enfonce- 
ments dans  la  panse. 

Haut.,  0<nn. 

528  (517).  —  Fiole  sans  anses  {ampulla). 

Verre  très  léger  de  couleur  blanche  avec  un  côté  noirâtre. 

Haut.,  O^-Oô. 

529  (502''").  —  Idem. 

Le  verre  est  de  couleur  brun  jaunâtre,  orné  de  cercles 
incisés  et  de  veines  concentriques;  surface  irisée. 

Manque  le  col;  plusieurs  morceaux  recollés.  Haut.,  o^U; 


c     240     D 


530  (5(39).  —  Idem. 


Le  verre  est  de  couleur  bleue,  la  forme  est  longue  et  étroite 
avec  un  bout  pointu. 

Haut.,  0">15. 

531  (5G0).  —  Idem. 

Le  verre  esl  de  couleur  verte,  la  panse  tout  à  fait  ronde. 

Haut.,  0^05. 

532  (51G).  —  Idem. 

Ce  petit  vase  a  la  forme  de  deux  troncs  de  cône  soudés 
par  leur  grande  base,  avec  un  petit  col  bas  et  une  base  plate. 
Le  verre,  très  léger,  est  de  couleur  violacée,  orné  sur  toute 
la  panse  de  cannelures. 

Manque  une  partie  du  col  et  de  la  panse;  plusieurs  morceau.K  recollés. 

Haut.,  On.07. 


533  (507^")-  —  Idem. 

Toute  la  panse  est  ornée  de  veines  de  couleur. qui  repré- 
sentent de  grands  flots  bruns  séparés  par  des  lignes  blan- 
ches. Surface  irisée. 

Manque  le  col.  Haut.,  o^os. 


534  (565).  —  Idem. 


Le  verre  est  de  couleur  rougeàtre  et  orné  de  flots  blancs. 
Col  ébréché.  Haut.,  on-oj. 


c    2/rl     D 

Ô35.  (559).  —  Idem. 

Le  verre  est  de  couleur  bleue  et  orné  sur  la  panse  de  flots: 
blaiTcs. 

Manque  le  goulot.  iiaui.,  O'-oo. 


536  (006).  —  Bracelet.. 

Il  est  en  \çvve  épais  el  noiràlre.. 

Diam.,  O'i'O'iô. 

537  (530).  —  Eague.. 

Le  verre  est  de  co\ile\ir  blanche  avec  un  chaton  ovale  uni. 
I.e  cercle  de  la  bague  est  en  partie  brisé.  Diam.,  0"'025. 

538  (570).  —  Baguette. 

Elle  est  très  mince  et  se  termine  à  une  extrémité  par  un 
bout  plat,  à  Tautre  par  un  anneau  également  en  verre. 

Haut.,  0">18. 

539  (571).  —  Idem. 

Elle  est  simple  y  saais  bout  plat  ni  anneau. 

Haut..  OmlSô. 

540  (568).  —  Idem, 

Même  forme.  Le  verre  est  de  cauïeur  brune  et  orné  de 
filets  blancs  en  spirale. 

Les  deux  extrémités  sont  cassées.  iinuf..  omio. 

le 


c     242     3 

541  (531).  —  Amulette? 

Le  verre  est  de  couleur  blanche  et  a  la  forme  d'une  petite 
colonnette  torse  percée  d\in  trou  de  suspension  à  la  partie 
supérieure. 

Haut.,  O-nO;). 

542  (607).  —  Perles  et  toutous  daus  uue  coupe. 

Dans  une  petite  coupe  noire  on  a  réuni  divers  objets  :  un 
petit  collier  de  perles  de  verre  enfilées;  une  grosse  perle 
blanche  percée  d'un  trou;  une  perle  bleue;  huit  perles  de 
différentes  couleurs;  deux  perles  oblongues;  dix-huit  bou- 
tons de  verre  de  différentes  couleurs,  aplatis  sur  une  face, 
un  peu  bombés  sur  l'autre  et  non  percés  de  trous;  deux  gros 
boutons  de  marbre  aplatis  sur  une  face;  deux  boutons  de 
terre  cuite  dorée;  deux  fragments  de  tresses  en  terre  cuite 
dorée;  trois  petites  perles  de  terre  cuite  percées  d'un  trou. 

Diam.,  0'"075. 

543  (519).  —  Alab astre  de  style  dit  rhodien. 

Le  fond  émaillé  est  de  couleur  bleu  foncé;  la  panse  est 
couverte  d'ornements  qui  forment  des  cercles  blancs,  des 
zigzags  jaunes,  bleus  et  blancs.  Deux  petites  saillies  d'at- 
tache en  haut  de  la  panse.  Base  arrondie. 

Haut.,  O'nlOS. 

544  (518).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  la  panse  est  ornée  de  bandes  et 


•243 


de  zigzags  bleu  clair;  deux  petites  saillies  de  couleur  verte 
en  haut  de  la  panse. 

Haut,  0'"I05. 

545  (522).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  le  col  et  la  panse  sont  ornés  de 
cercles  et  de  zigzags  blancs;  deux  saillies  de  couleur  blan- 
che vers  le  milieu  de  la  panse.  Base  arrondie. 

Le  haut  du  col  est  brisé.  Haut.,  o-noo. 

546  (520).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé;  la  panse  ornée  de  zigzags  jaunes, 
blancs  et  bleus.  Deux  saillies  d'attache  à  la  panse,  base  ar- 
rondie. 

Le  col  est  ébréché.  Haut.,  O'-ng. 


547  (521).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé;  le  col  orné  de  cercles  jaunes,  la 
panse  de  zigzags  jaunes  et  blancs.  Deux  saillies  d'attache  à 
des  hauteurs  différentes  sur  la  panse.  Base  arrondie. 

Le  haut  est  recollé.  Haut.,  o-og. 

548  (526).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  la  panse  ornée  de  cercles  et  de 
petits  zigzags  très  fins  de  couleur  blanche.  Deux  saillies 
d'attache  sur  la  panse.  La  base  est  munie  d'un  pied. 

Le  col  e.st  ébréché,  Haut  ,  omoa"». 


c    244     3  1 

549  (525).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  la  panse  ornée  de  bandes  blanches 
et  de  zigzags  blancs  et  bleus;  le  pied  est  rond,  en  forme  de 
boule. 

Les  deux  saillies  d'attache  sont  brisées.  Haut.,  omnTr,, 


550  (524).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé;  la  panse  ornée  de  bandes  jaunes, 
de  zigzags  blancs,  bleus  et  jaunes.  Pied  en  forme  de  boule; 
il  est  muni  de  deux  anses  régulièrement  formées  de  chaque 
côté  du  col. 

Haut.,  nmnT'i. 


551  (562).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  la  panse  ornée  de  zigzags  jaunes 
et  blancs;  deux  saillies  d'attache  en  haut  de  la  panse  et  une 
seule  anse  près  du  col. 

Haut.,  O-nfie. 


552  (523).  —  Idem. 

Le  fond  est  bleu  foncé,  la  panse  ornée  de  zigzags  bleus, 
presque  noirs,  et  blancs;  il  était  muni  de  deux  saillies  d'at- 
tache et  de  deux  anses  près  du  col. 

Le   pied  est  brisé;  manquent  une  des  anses  du  col  et  une  des  petites 

saillies.    Haut..  nn>05. 


c    2/i5    3 

553  (498).  —  Plat  de  même  style. 

Il  est  fait  en  terre  cuite  émaillée  de  même  genre  que  les 
alabastres  et  a  la  forme  d'une  petite  assiette  à  larges  re- 
bords. L'ornementation  imite  visiblement  le  travail  de  la 
vannerie  et  des  joncs  tressés  de  différentes  couleurs  qui 
forment  des  cercles  bruns  et  jaunes  sur  un  fond  bleu  foncé. 

Diam.,  O'nlO. 

&54  (611).  —  Perle  ou  amulette? 

Petit  cylindre  percé  des  deux  bouts  pour  être  suspendu. 
Même  genre  de  terre  cuite  énlaillée  avec  des  zigzags  bleus 
sur  un  fond  jaune. 

Haut.,  0'n02. 

555  (492).  —  Amulette  de  forme  humaine. 

Mênié  genre  de  terre  cuite  émailléç.  Elle  représente  un 
personnage  grotesque  dont  la  base  se  termine  en  gaine  mu- 
nie d'un  phallus,  comme  un  Hermès,  avec  deux  moignons 
saillants  en  guise  de  bras;  par  derrière^  petite  anse  de  sus- 
pension. 

Maul.,  0'n035> 

556  (536).  —  Coupe  de  terre  éiîiaillée'. 

Elle  a  la  foi-me  d'une  écuelle  ronde  sans  anses.  La  terre 
est  épaisse  el  loxn^de,  émaillée  seulement  à  l'intérieur  et  sur 
le  rebord  extérieur.  Le  fond  est  jaune  brun  et  les  ornements 
saillants  se  détachent  en  jaune  clair;  dans  le  fond  de  la  coupe 
ils  forment  une  sorte  de  quadrillé;  sur  les  côtés  intérieur 


c     246     D 

cinq  groupes  de  cercles  concentriques  sont  séparés  par  des 
traits  parallèles  également  saillaiits. 

Recollée  en    quatre  morceaux;    manque    un    fragment   sur    le  bord. 

Diam.,  O-IAS. 

557  (328).  —  Idem. 

Même  forme.  L'émail  est  un  peu  effacé;  il  est  de  couleur 
verdàtre  sur  lequel  se  détache,  au  fond,  un  cercle  de  rosaces 
entouré  d'un  cercle  de  pointillé  blanc;  sur  le  rebord,  des 
postes  blanches. 

Diam.,  0™09. 

558  (499^'0.  —  Idem. 

Elle  est  munie  d'un  pied,  mais  n'a  pas  d'anse.  Terre  grisé,- 
très  compacte  et  très  cuite.  Email  verdàtre,  bien  conservé  à 
l'intérieur,  sur  lequel  se  détachent,  au  fond,  en  couleur  verte 
plus  foncée,  trois  cercles  concentriques  surmontés  de  trois 
feuilles  lancéolées  qui  alternent  avec  des  pointes  de  feuilles. 

I^e  pied  est  endommagé.  Haut.,  o™o8.  —  Diam.,  o-nio. 

559  (508 '"O-  —  Œnochoé. 

Couverte  émaillée  vert  jaune. 

Haut.,  OmO?. 

560  (400).  —  Fragment  de  poterie. 

Terre  bistre  émaillée  en  jaune  avec  enroulements  gravés 
en  creux  comme  décor. 

Loilil.,    llnilû 


V.  CÉRAMIQUE  PEINTE  ET  CÉRAMIQUE  COMMUNE 


Les  fouilles  ont  donné  plusieurs  milliers  de  j3etits.  vases 
sans  ornements,  en  forme  de  bouteilles,  dont  on  n'a  exposé 
au  Louvre  que  deux  spécimens  (n''^  598  et  599).  A  côté  de  ces 
poteries  tout  à  fait  communes,  on  a  découvert  quantité  de  pe- 
tits lécythes  décorés  à  la  hâte,  mais  non  sans  élégance,  d'oi- 
seaux, de  fleurs,  de  palmettes,  etc.  (n°''  566  à  568).  La  cérami- 
que de  luxe  n'est  représentée  que  par  un  petit  nombre  de 
types,  dont  quelques-uns  sont  intéressants.  Il  faut  signaler 
surtout  un  grand  vase  très  archaïque,  analogue  aux  poteries 
de  fabrique  rhodienne,  qui  provient  peut-être  d'une  ancienne 
tombe  de  Myrina  expropriée  par  une  sépulture  plus  récente 
(n°  561);  une  coupe  d'une  décoration  particulière,  semblable 
à  certains  plats  rhodiens  (n*'  569);  deux  vases  peints  à  figures 
noires  et  à  figures  rouges,  objets  assez  rares  en  Asie  Mineure 
(n"^  562,  563);  un  vase  portant  une  dédicace  avec  le  nom  du 
fabricant  (n**  590).  La  poterie  à  reliefs,  dite  à  tort  Samienne, 
qui  a  remplacé  dans  le  monde  gréco-romain  la  céramique 
peinte,  atteste  l'époque  relativement  récente  de  la  nécropole 
(n°^  591-593).  Notons  encore  quelques  vases  de  forme  origi- 
nale, imitant  l'aspect  d'un  cothurne  (n°  594),  d'une  amande 
(n°  595),  d'une  double  coquille  (n"  596),  d'une  outre  (n°  597). 


c    248    3 

A  la  fin  de  cette  section  figurent  quelques  objets  qui  n'onlt 
■pu  tTouver  place  dans  les  séries  précédentes,  tels  que  deux 
vases  en  albâtre  (n°M>08,  009),  une  coquille  bivalve  à  charnière 
(n**  625),  un  dé  à  joueir  (n®  610),  des  boucles  d'oreilles  en  os 
(n°  624^''')  et  un'e  in téressamt'e  série  d'osselets  portant  d^es  ins- 
criptions ou  des  lettres  (n®^  611  à  614).  Ces  marques  ont  sans 
doute  rapport  aux  différents  co^ups  qwe  l'on  pouvait  amener  en 
jouant  et  au  nombre  de  points  que  représentaient  les  coups 
plus  ou  moins  heureux  :  ce  sont  à  \â  fois  vdes  osselets  et  d«s 
jetons  pour  marquer  le  jeu, 

'561  (576).  —  Grande  amphore  â-e  style  archaïque  à  deux  anses. 

Terre  bistre  pâle.  Dessin  noir  et  rouge  '  i^levé  de  CjUeK 
ques  taches  de  jaune  sur  fond  blanc  jaunâtre.  Sur  le  côl, 
isénie  d'ornements  en  forme  de  4  renversés  au-dessus  d'une 
Sarge  bamde  rouge.  Sur  Tépaule  du  vase,  grecque  entre  deux 
'Cercles.  —  Zone  principale  :  figure  d'hortinle  jusqu'au  buste 
avec  barbiche  longue,  pointue  et  recourbée,  sans  mousta^ 
ches,  l'œil  énorme  et  de  face,  la  chevelure  longue  tombant 
.sur  les  épaules.  Il  est  velu  d'une  tunique  à  cOurles  manches 
et  élève  les  deux  mains  comme  par  un  geste  de  prière.  A 
sa  droite,  une  larg-e  rosace  et  tout  autour,  dans  le  champ, 
des  croix  grammées.  Le  tout  est  fencadi'é  par  une  bande  de 
grecques  verticales,  —  Sur  le  revers^  fleur  de  lotus  ven-^ 
versée  encadrée  entre  deux  larges  feuilles  lancéolées,  ren-^ 
versées  également.  Dans  le  champ,  ornements  en  forme  de 
croix  enfermés  dans  un  carré;  le  toul  est  encadré  entre  deuX 

•  Nous  pensons  que  tout  le  dessin  devait  être  noii",  mais  c|ue  la  pièce  ayant  sul>i  un 
coup  de  feu  trop  vif,  les  ornements  sont  devenus  en  pai'lic  roUj^evS. 


c    249    3 

grecques  verticales.  —  En  dessous  de  cette  zone  principale, 

grecque  horizontale  entre  deux  larges  bandes  noires  rougies 
d'un  côté.  Sur  le  bas  de  la  panse,  cinq  cercles  rouges;  sur 
le  pied,  cercle  rOuge  très  large;  sur  les  anses,  série  de 
petites  gouttes  noires. 

Manque  une  des  îtnseis;  le!  col,  recollé  en  partie,  est  ébréché;  le  pied  est 
endommagé;  la  panse  est  percée  de  trois  trous  accidentels. Haut.,  o-a'.. 

562  ("il).  —  Coupe  à  deux  anses. 

Couverte  rouge,  figures  noires.  Dans  le  fond  de  la  coupe, 
au  milieu  de  deux  cercles  concentriques,  un  Silène  barbu  à 
queue  de  cheval  danse  en  portant  une  massue  dans  la  main 
gauche,  la  tète  tournée  en  arrière.  —  Sur  Textérieur  de  la 
coupe,  Dionysos  barbu,  assis  sur  un  siège  pliant,  tient  de 
la  main  gauche  un  grand  rhyton;  autour  de  lui  des  pampres, 
à  sa  droite  et  à  sa  gauche  un  grand  œil  avec  globe  blanc.  De 
chaque  côté,  un  Silène  barbu,  à  queue  de  cheval,  danse  les 
deux  mains  sur  les  hanches  et  la  tète  tournée  en  arrière. 
—  Au  revers,  sujet  identique,  si  ce  n'est  que  le  Silène,  dan- 
sant a  droite,  tient  une  massue  dans  la  main  gauche.  Les 
figures  sont  rehaussées  d'un  ton  rouge  violacé  et  de  blanc, 
comme  dans  la  céramique  d'ancien  style  à  figures  noires. 

Diam.,  Omaiô. 

B63  (581).  —  Lécrthe, 

Couverte  noire^  figures  rouges.  La  panse  est  large  et  un 
peu  plate.  Pai'  devant^  au-dessus  d'une  rangée  d'oves  noirs, 
petit  enfant  nu,  se  soule>ant  sur  les  deux  mains  posées  à 
terre. 

Haut..  0'"07. 


c    250    D 

564  (ô74).  —   Vase  à  une  anse  {type  de  la  Cyrénaïque). 

Couverte  jaune  clair.  Dessin  en  jaune  sombre  relevé  de 
brun,  goulot  élevé  et  allongé.  Sur  la  panse,  on  vo-it  trois 
guirlandes  d'épis  entre  lesquelles  sont  des  fleurs  en  forme 
de  dauphins.  Les  guirlandes  d'épis  sont  entremêlées  de 
bandelettes  liées,  dont  les  deux  bouts  retombent  par  devant. 
A  la  naissance  du  col,  deux  cercles  concentriques  jaune  et 
brun.  Sur  Tépaule  du  vase,  un  grand  cercle  brun  entre  deux 
cercles  brun  et  jaune.  Autour  du  pied,  cercle  jaune. 

Haut..  0'»27. 


565  (503''"),  —  Coupe  apode. 

Couverte  brune,  rougie  à  la  partie  supérieure.  A  Tinté 
rieur,  couverte  noire.  Au  fond,  un  grand  cygne  blanc,  avec 
bec  et  pattes  rouges,  marche  vers  la  gauche.  Au-dessus^ 
deux  cercles  concentriques  incisés,  et  plus  haut  quatre  dau- 
phins rouges  alternant  avec  quatre  palmettes  blanches.  Près 
du  bord,  un  cercle  incisé.  Sur  la  surface  extérieure,  série 
de  cercles  concentriques  en  relief. 

Diam..  0'"f8. 


566  ('249).  —  Lécythe  sans  anses. 

Couverte  noirâtre.  Sur  la  panse,  trois  oiseaux  blancs  (ca- 
nards?) entre  trois  pétales  rouges  formant  cadre.  Au  bas  du 
col,  languettes  blanches  et  rouges  alternant, 

ilaul  .  0"H. 


é    251     3> 

567  (582).  —  Idem. 

Même  type.  Le  col  est  recollé. 

Haut.,  O-nlOô. 

568  (395).  —  Idem. 

Même  type.  Pétales  blancs.  La  couverte  a  disparu  par  der- 
rière. 

Haut.,  0™iC6. 

569  (535).  —  Coupe  sans  anses. 

Terre  bistre  clair.  Dessin  rouge  et  noir,  analogue  à  la  cé- 
ramique de  Rhodes.  Sur  le  bord,  deux  saillies  en  guise 
d'anses;  dans  le  fond,  une  grande  rosace  à  pétales  rouges, 
enfermée  dans  trois  cercles  concentriques  noirs  et  rouges. 
Prés  du  bord,  cinq  cercles  concentriques  de  même  couleur; 
sur  le  bord,  grosses  gouttes  d'un  rouge  brun  alternant  avec 
plusieurs  traits  parallèles  noirs.  Sur  le  pied,  cercles  rouges 
et  noirs  alternant;  au-dessus,  série  de  feuilles  lancéolées 
rouges;  trois  cercles  concentriques  noirs  et  rouges  et,  près 
du  bord,  grosses  gouttes  rouge  brun  alternant  avec  des 
traits  parallèles  noirs. 

Elle  est  recollée  en  plusieurs  morceaux  et  restaurée;  le  pied  est  recollé 
et  refait  en  partie.  Diam.,  0m27. 

570  (504*").  —  Idem. 

Coupe  apode,  à  couverte  brune  distribuée  irrégulière- 
ment à  Textérieur;  cou\erte  noire  à  linlérieur.  Au  fond,  pal- 


c     252     3 

mettes  composées  de  quatre  fleurs  de  lotus  roses,  alternant 
avec  quatre  feuilles  blanches  lancéolées.  Au-dessus,  deux 
cercles  concentriques  incisés  et  palmettes  roses  alternant 
avec  des  pétales  blancs.  Près  du  bord,  deux  cercles  concen- 
triques incisés. 

Plusieurs  morceaux  recollés.  ■ Diam.,  0'"1G5. 


574  (579).  —  Aryballe. 

Couverte  rouge  brun.  Sur  Fouverture,  cercles  concentri- 
ques jaunâtres;  sur  la  panse,  ornements  de  style  asiatique 
formés  de  quatre  grandes  feuilles  lancéolées  encadrées  entre 
deux  palmettes  en  haut  et  en  bas. 

Haut.,  OraOTi. 


572  (578).  —  Idem. 

Même  type.  Couverte  jaune.  Sur  Tanse,  ornements  en 
forme  de  croix;  sur  Touverlure,  couverte  rouge  foncé  avec 
traits  parallèles  sur  les  lèvres  du  vase.  Sur  la  panse,  cercles 
concentriques  rouges  et  jaunes  ;  sur  la  base,  cercle  brun. 

Haut.,  i)'"(x;. 


573  (250).  —  Lécythc  sans  diiSe. 

Couverte  noire.  Sur  la  panse,  lailgueltes  rouges  réunie» 
par  un  flot  blanc.  Au  bas  tlu  cdb  languettes  blanches  ei 
rouges  alternant. 

Le  pied  est  cassé.  Ihuii..  omii. 


c    258    3 
574  (267).  —  Cratère  à  deux  anses. 

Couverte  noire  rougie  par  places.  Auprès  du  bord,  guir- 
lande de  points  blancs;  cercles  incisés  sur  la  panse.  Les 
deux  anses  sont  ornées  d'un  nœud. 

Haut  ,  OmfK;. 


575  (386).  —  Œnachoé. 

Couverte  rouge.  Rangée  de  pétales  blancs  sur  le  haut  de 
la  panse.  La  base  est  pointue,  mais  sur  le  devant  de  la  panse 
une  saillie  permet  de  maintenir  le  vase  à  demi  incliné. 

Haut..  OmOS. 


576  (235).  —  Alabastre. 

Terre  bistre,  dessin  blanc  et  noir;  languettes  blanches  sur 
le  haut  de  la  panse;  quadrillé  noir  avec  points  blancs  sur 
le  milieu  de  la  panse;  bande  noire  avec  palmettes  blanches 
à  la  base. 

Le  bord  supérieur  est  cassé  en  partie  et  recollé.  Haut.,  Omi^. 


577  (232).  —  Lécythe. 

Terre  bistre  ;  couverte  noire  sur  le  col.  Indication  de 
quatre  cercles  noirs  à  la  base  du  col.  Sur  la  panse,  quadrillé 
noir  avec  points  blancs;  sur  le  bas  du  col,  trois  languettes 
blanches;  mouchetures  noires  sur  le  pied. 

L'anse  est  cassée.  Haut..  0'v.j2. 


c    254    3  ■  ■  j'  •'     \ 

578  (270).  —  Idem. 

Même  type. 

L'anse  est  recollée,  le  col  effrité.  Haut.,  On>io. 

579  (506).  —  Idem. 

Même  type,  avec  deux  anses. 

Le  col  et  le  pied  sont  ébréchés.  Haut.,  o^noss. 

580  (396).  —  Lécythe  sans  anse. 

Couverte  brune.  Languettes  blanches  et  rouges  alternant 
sur  le  col.  Quatre  cercles  incisés  sur  la  panse;  bande  d'oves 
gravés  en  creux  et  points  blancs. 

Haut.,  n-io. 

581  ("271).  —  Cratère  à  une  anse. 

Couverte  rouge.  L'anse  est  disposée  au-dessus  du  vase 
comme  dans  un  seau.  Sur  la  panse,  deux  cercles  incisés; 
près  du  bord,  bande  blanche;  larges  gouttes  blanches  sur 
l'anse. 

Haut..  Omo;». 

582  (234).   —  Gui  tus  à  une  anse  et  à  bec. 

Couverte  noire  lustrée,  sauf  à  la  partie  supérieure  qui 
reste  rouge  avec  cinq  enroulements  noirs  en  volute. 

Haut..  Otnffi. 


c    255    o 
583  (399).  —  Coupe  apode. 

Terre  bistre;  couverte  noire  à  l'intérieur;  couverte  noire 
rougie  à  l'extérieur.  Sur  la  surface  extérieure,  ornementation 
en  pentagones  gravés  en  creux  qui  imitent  une  carapace  de 
tortue. 

Diam.,  0™i4. 


584  (316).  --  Idem. 

Couverte  noire.  Même  ornementation.  Sous  la  base,  petit 
omphalos  orné  de  cercles  concentriques. 

Diam.,  0>nl05. 


585  (229).  —  Fragment  de  vase. 

Il  est  de  forme  cylindrique,  présentant  Kaspect  de  deux 
cônes  soudés  par  leur  base.  Sur  la  zone  inférieure,  oves  et 
flèches  gravés  à  la  pointe;  sur  la  zone  supérieure,  rosace 
à  quatre  pétales  gravée  de  même.  En  bas,  ornementation  de 
points  blancs. 

Manque  toute  une  moitié  de  la  panse. Haut.,  o™o7. 


586  (505'"*).  —  Lécythe. 

Couverte  brune;  deux  petites  anses  font  saillie  sur  la 
panse.  Ornementation  de  cercles  incisés  sur  le  col  et  sur  la 
panse. 

I.e  col  et  le  pied  sont  ébréchés.  Haut.,  o^n. 


587  (378).  —  Œfnchne. 

Couverte  noire  lustrée;  stries  verticales  sur  toute  la  panse; 
le  bec  est  trilobé. 

Haut.,  O'-DO. 


588  (398).  —  Coupe  apode. 

Terre  jaunâtre;  cercles  concentriques  en  haut  du  vase,  à 
rintérieur  et  à  l'extérieur. 

Diam.,  0""0'i. 


589  (52/).  —  Alabastre  sans  anse. 

C'est  un  simulacre  de  vase  sans  cavité  intérieure.  Déco- 
ration de  cercles  concentriques. 

Haut..  O-nOO. 


590  (575).  —  Pyxis  à  quatre  anses  et  à  couvercle. 

Terre  bistre  clair.  Les  quatre  anses  sont  verticales  et  très- 
élevées;  le  couvercle  se  termine  en  pointe  ornée  de  cer- 
cles en  saillies.  Sur  la  panse,  bandes  horizontales  roses  et 
bleues,  peintes  à  Taquarelle;  traces  de  même  couleur  sur 
le  pied,  les  anses  et  le  couvercle.  Inscription  gravée  à  la 
pointe  tout  autour  de  la  panse  :  P€KEnTAC  AHRON  NTCHI 
0ÇPINOT  nOHMA  (sic).  (Don  de  Recepta  à  Nysa,  Œuvre  de 
Thérinos.) 

Pied  recollé  et  fragmenté. Haut.,  om/a. 


c    257    3 

591  (580).  —  Aryballe  à  reliefs. 

Terre  bistre  clair;  sur  la  panse,  ornements  en  relief  com- 
posés d'une  feuille  répétée  dix  fois.  Au-dessus,  rangée  d'oves 
en  relief;  en  haut  de  la  panse,  cercle  brun  jaunâtre  entre 
deux  cercles  blancs.  La  base  est  très  pointue. 

Anse  brisée;  le  col  est  recollé;  parties  endommagées  sur  la   panse. 

■ Haut.,  O'nlS. 


592  (319).  —  Lécythe  à  reliefs. 

Couverte  noire.  Panse  très  large  et  renflée;  goulot  élevé. 
Sur  l'anse,  deux  traits  blancs;  en  haut  de  la  panse,  guir- 
lande de  feuillages  gravée,  avec  feuilles  indiquées  en  rouge 
et  points  blancs.  Sur  le  bas  de  la  panse,  ornements  en  re- 
lief :  1°  une  bande  d'oves;  2°  dauphins  entre  rosaces  et  pal- 
mettes;  3"  fleurs  de  lotus  entre  deux  rosaces  encadrées  de 
feuilles  lancéolées  et  découpées;  sous  le  pied  même,  une 
rosace  en  relief. 

Haut.,  OnnlA. 


593  (500^").  —  Coupe  apode. 

Couverte  noire  rougie  par  endroits.  Ornements  en  relief. 
Sous  la  base,  une  grande  rosace  double  avec  cercle  cen- 
tral; sur  la  panse,  feuilles  lancéolées  alternant  avec  des 
feuilles  découpées;  près  du  bord,  bande  circulaire  de  pe- 
tites rosaces. 

Deux  trous  accidentels  dans  la  panse.  Diam-,  o-noo. 

17 


c     258    3 

594  (228).  —  Vase  en  forme  de  cothurne. 

Terre  noire.  Le  vase  représente  un  brodequin  fermé  par 
des  courroies  sur  le  cou-de-pied  avec  une  semelle  com- 
posée de  cinq  épaisseurs.  Le  talon  est  indiqué  par  une  lé- 
gère saillie. 

Long.,  Oi'Ofô. 

595  (227).  —   Vase  à  deux  anses  en  forme  d'amande. 

Couverte  noire  lustrée  sur  le  goulot  et  sur  les  deux  anses. 
Couleur  de  terre  bistre  sur  le  reste  du  vase;  un  pointillé  est 
indiqué  sur  toute  la  surface  pour  représenter  Técorce  de 
Tamande. 

Haut.,  On.lo,-,. 


596  (322).  —   Vase  à  deux  anses  en  forme  de  coquillage. 

Couverte  noire  sur  le  goulot  et  sur  les  deux  anses;  la 
panse  représente  une  coquille  bivalve.  Zone  noire  et  bistre 
alternant  sur  les  deux  coquilles. 

Maul..  (>"0s. 


597  (39 ^j).  —   Vase  en  forme  d'outre  (askos). 

Couverte  noire;  il  est  muni  d'une  anse  cannelée  sur  le 
côté  gauche;  les  quatre  pattes  tendues  forment  les  pieds; 
Touverlure  de  la  tète  forme  le  i^ec.  La  queue  est  liée.  Sur 
la  panse,  restes  d'ornementation  en  languettes  blanches. 

N 

Le  col  est  endommagé.  - —  Long.,  0'"'>o.  —  Haut..  0"io5. 


c    259    3 
598  (584).  —  Lécythe  sans  anse. 

Couverte  noire;  cercles  sur  la  panse.  Forme  de  bouteille. 


Haut.,  On.2''.. 

599  (583).  —  Idem, 

Même  type,  sans  ornements. 

Haut.,  0-nl9. 

600  (387).  —  Cratère  à  deux  anses. 

Couverte  noire. 

Une  des  anses  est  brisée.  Haut.,  O'nos. 

601  (323).  —  Cratère  à  une  anse. 

Couverte  noire  très  effacée.  L'anse  est  disposée  par-des- 
sus comme  dans  un  seau. 

Haut.,  0'"03. 


602  (510).  —  Idem. 

Terre  bistre  pâle.  L'anse  est  petite  et  placée  sur  le  flanc 
du  vase.  Zone  brune  autour  du  col. 

Haut.,  0"'025. 


603  (611).  —  Plat. 

Terre  bistre  pâle;  traces  d'un  bain  de  blanc  avec  couleur 


C        2(i()         3 

jaune  orange  par-dessus.    La  forme  est  celle  d'une  petite 
cuvette  à  rebord. 

Diam.,  Om04. 


604  (397).  —  Idem. 

Il  est  muni  de  deux  petites  oreillettes  et  d'un  rebord  sail- 
lant. Terre  bistre  pâle. 

Diam.,  O-O". 


605  (512).  —  Idem. 

Même  forme  que  le  n"  603.  Bain  de  blanc  avec  jaune  par- 
dessus. 

Diam.,  0f'027. 


606  (509).  —  Lampe. 

Forme  ronde  avec  bec  ordinaire;  un  goulot  central  tra- 
verse la  lampe  de  part  en  part  et  permettait  sans  doule  de 
la  suspendre. 

Haut.,  0"-025. 


607  (605).  —  Base  de  marbre. 

Forme  rectangulaire,  avec  une  dépression  circulaire  au 
centre  et  deux  mamelons  de  chaque  côté. 

Long.,  Om|0. 


c    261     o 
607*".  —  Lécythes  sans  anse. 

Toute  cette  série  a  été  découverte  dans  le  tombeau  B. 

Haut,  de  G07s  0'n095.  —  Haut,  de  607',  0-08.  —  Haut,  de  607>,  0^095. 

Le  n°  607*  est  un  simulacre  de  bouteille  sans  cavité  inté- 
rieure, munie  de  deux  oreillettes,  ornée  à  la  base  de  feuilles 
lancéolées  en  relief  et  au  centre  d'un  petit  personnage  en 
relief. 


608  (266).  —  Alabastre. 

Il  est  en  albâtre.  La  base  est  pointue,  terminée  par  un 
bouton. 

Anse    brisée;    col    endommagé;    dépôt    calcaire    à   la  surface.  

Haut.,  Oml4. 


609  (513).  —  Idem. 

Même  matière.  Deux  petites  anses  attachées  près  du  col; 
pied  en  forme  de  bouton. 

Une  des  anses  est  brisée;   le  col  est  ébréché;   dépôt  calcaire   à   la 
surface. Haut.,  0>»075. 


610  (416).  —  Dé  à  jouer  en  os. 

Deux  des  faces  (portant  les  maiM^ues  3  et  4)  sont  munies 
d'un  petit  couvercle  rond  et  mobile  qui  peut  se  soulever. 

Haut.,  OmOlS. 


c    262    D 

614  (413).  —  Osselet. 

Deux  faces  planes.  Inscription  gravée  à  la  pointe  sur  une 
des  faces  :  EOPTH.  Cet  objet  provient  de  la  même  tombe 
que  les  suivants  (n*»"  612-624.) 

Long.,  0">035. 

612  (414).  —  Idem. 

Même  forme.  Inscription  Ih . 

Long.,  0>"035. 

613  (410).  —  Idem. 

Même  forme.  Inscription  T. 

Long.,  OmOSS. 

614  (411).  —  Idem. 

Même  forme,  percé  d'un  trou  au  centre.  Marque  en  forme 
de  trident  ou  de  y. 

Long..  0'n035. 

615  (415).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou.  Marque  en  forme  de  bipenne. 

Long.,  0'n035. 

616  (412).  —  Idem. 

Même  forme.  Marque  en  forme  d'échelle  à  six  degrés. 

Long.,  On-OSô. 


26 


C         ZDÔ         3 


617  (409).  —  Idem. 

L'osselet  n'est  pas  taillé  sur  les  faces.  Il  est  percé  d'un 
trou  rond  central. 

Long.,  0m025. 


618  (408).  —  Idem. 

Même  forme.  Percé  d'un  trou. 

Long.,  0«>02. 

619  (406).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  0™02. 

620  (407).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  On-œ. 

621  (405).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  0m025. 

622  (404).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  O'^OS. 


c    2G/i     o 

623  (402).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  0"03. 

624  (403).  —  Idem. 

Même  forme.  Pas  de  trou. 

Long.,  0m025. 

624  ^'^  —  Boucles  d'oreilles  en  os. 

Elles  ont  la  forme  de  rondelles,  avec  stries  rayonnantes, 
d'où  pend  une  petite  amphore  à  base  pointue.  Fragment 
d'attache  de  bronze  par  derrière. 

Diam.,  0«'025. 

625  (233).  —  Coquillage. 

Coquille  bivalve.  L'oreillette  de  chaque  valve  est  munie 
d'un  trou  pour  recevoir  une  charnière  qui  manque.  A  l'autre 
extrémité  un  anneau  en  bronze  est  fixé  dans  la  partie  plate 
de  la  coquille  pour  lever  le  couvercle. 

Long.,  Omis. 


APPENDICE 


Nous  réunissons  dans  cet  Appendice  des  objets  de  terre 
cuite  qui  n'ont  pas  été  trouvés  dans  les  fouilles  de  l'École 
française  à  Myrina,  mais  qui  ont  la  même  provenance  ou  qui 
ont  été  recueillis  en  Asie  Mineure  dans  des  localités  voisines, 
comme  Gymé,  ^gae,  Smyrne,  Pergame  et  Sardes. 

I.    MYRINA 

Cette  série  de  statuettes*  a  été  acquise  pour  le  Musée  du 
Louvre  par  les  soins  de  M.  F.  Ravaisson,  conservateur  des 
Antiques,  en  1883.  La  couleur  de  la  terre,  le  style  et  les  sujets, 
qui  sont  souvent  identiques  a  ceux  que  nous  avons  décrits  plus 
haut,  ne  permettent  pas  de  douter  qu'elles  ne  viennent  de 
Myrina  même,  comme  l'affirmait,  d'ailleurs,  Tantiquaire  de 
Smyrnè  qui  les  a  vendues  au  Musée. 

Nous  avons  dit  plus  haut  {Introduction,  p.  9),  qu'antérieu- 
rement aux  fouilles  de  l'École  française,  et  depuis  que  ces 

'  Saut'  les  n"'  634  et  662  qui  provienneni  d'acquisitions,  ultérieures. 


c    2G6    3 

fouilles  ont  pris  fin,  la  nécropole  n'a  pas  cessé  d'être  exploi- 
tée, ce  qui  explique  le  grand  nombre  de  statuettes  de  cette 
provenance  aujourd'hui  répandues  dans  le  commerce. 

Dans  la  série  des  divinités  nous  signalerons  un  type  qui 
ne  figure  pas  précédemment,  celui  d'Esculape  (n"  644).  Les 
plus  remarquables  pour  la  finesse  de  l'exécution  sont  les  n^^  626 
et  633.  Les  figures  648  et  649  présentent  un  moule  identique 
sur  lequel  le  fabricant  a  posé  des  têtes  différentes.  Le  groupe 
de  la  mère  et  de  la  fille  (n"  659)  rentre  dans  une  série  déjà 
étudiée  (p.  130).  Aux  trois  signatures  connues  (n°^  634,  636, 
663),  il  faut  ajouter  un  nom  nouveau,  celui  d'Antistios  (n°  631) 
et  un  monogramme  peu  lisible  (n°  653). 

626  (mng.  559).  —  Aphrodite  au  bain. 

Elle  est  debout  et  nue,  avec  une  draperie  enroulée  autour 
des  jambes;  elle  se  penche  en  avant,  la  jambe  droite  fléchie, 
le  bras  gauche  baissé,  le  bras  droit  écarté  du  corps  et  un 
peu  élevé,  la  tète  tournée  à  gauche.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés  serrés  sur  le  devant  par  une  bandelette;  pendants 
aux  oreilles. 

Bon  style.  Couleur  blanche  sur  le  corps  et  sur  la  draperie;  quelques 
lâches  noirâtres;  couleur  jaune  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent  rond.  Le 
bras  droit  est  recollé.  Haui.,  0'n22ô. 

627  (iviNc.  557).  —  Aphrodite  tenant  la  pomme  {Vénus  Geni- 

trix). 

Elle  est  debout,  demi-nue,  tournée  à  gauche,  le  coude 
gauche   appuyé  sur  un  cippe.  la  main  avancée   tenant  ime 


c    267    D 

pomme;  la  main  droite  est  posée  sur  la  hanche,  la  jambe 
gauche  fléchie.  Draperie  enroulée  autour  du  bas  du  corps, 
ramenée  sur  Tavant-bras  gauche  et  retombant  sur  le  cippe. 
Coiffure  avec  crobyle  noué  sur  le  sommet  de  la  tête  et 
boucles  retombant  sur  les  épaules.  Ornement  en  forme  de 
pastille  entre  les  deux  seins.  Cf.  les  n°*  26  *'%  27,  28. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc;  rouge  brun  sur  les  cheveux,  rose  sur 
la  draperie  et  sur  le  cippe,  rouge  sur  le  socle.  Petit  trou  d'évent  rond. 
Socle  endommagé.  Haut ,  on-is. 

628  (mnc.  539).  —  Même  sujet. 

•  Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie  et  avancée,  soule- 
vant de  la  main  droite  un  pli  de  Thimation,  la  main  gauche 
baissée  et  un  peu  écartée  du  corps,  tenant  une  pomme. 
Tunique  talaire  et  himation  serré  autour  du  corps,  dont  un 
pan  retombe  dans  le  dos  par-dessus  Tépaule  gauche.  Coif- 
fure en  bandeaux. 

Assez  bon  style.  Taches  noirâtres.  Trou  d'évent  rond.  Socle  haut  et 
rectangulaire.  Haut.,  0'»I8. 

629  (mnc.  546).   —  Aphrodite  drapée. 

Elle  est  debout,  la  tète  un  peu  tournée  à  droite,  la  jambe 
gauche  croisée  par-dessus  Tautre,  le  bras  droit  baissé,  le 
bras  gauche  accoudé  sur  un  cippe  quadrangulaire  (la  main 
gauche  devait  tenir  la  pomme).  Tunique  lalaire  qui  laisse 
les  bras  et  le  sein  droit  nus  ;  himation  enroulé  autour  des 
jambes,  ramené  sur  Tavant-bras  gauche  et  retombant  sur  le 
haut  du  cippe.  Coiffure  en  bandeaux  avec  crobyle  ramené 
en  touffe  sur  le  devant  de  la  tète;   longues  boucles  sur  les 


c     268     D 

épaules;  pendants  aux  oreilles;  grosse  agrafe  de   chaque 
côté  pour  maintenir  la  tunique. 

Style  ordinaire.  Couleur  rose  sur  rhimation;  blanc  sur  la  tunique;  bleu 
sur  le  bout  du  sein  droit.  Trou  d'évent  rond.  Manquent  Tavant-bras  droit 
et  la  main  gauche. Haut.,  Om'23. 

630  (mnc.  558).  —  Aphrodite  appuyée  sur  un  cippe. 

Elle  est  debout,  demi-nue,  le  corps  tourné  vers  la  droite, 
appuyée  de  la  main  droite  sur  un  cippe  bas,  la  main  gauche 
sur  la  hanche,  la  jambe  droite  croisée  sur  l'autre.  Coiffure  à 
boucles  retombant  sur  les  épaules  avec  diadème  par  devant. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  toute  la  statuette;  traces  tle  rouge 
dans  la  chevelure.  Taches  noirâtres  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  ovale; 
ébauche  de  trou  de  suspension.  Socle  rectangulaire.  Haut.,  o-nis. 

631  (mnc.  560).  —  Aphrodite  avec  cygne  (ou  Léda). 

Elle  est  debout  et  nue,  la  jambe  gauche  fléchie  en  arrière, 
soulevant  de  la  main  droite  un  ample  himation  qu'elle  sou- 
tient de  la  main  gauche  abaissée.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés  avec  deux  boucles  retombant  sur  chaque  épaule  et 
diadème  en  croissant.  A  sa  gauche,  un  cygne  tend  le  cou 
vers  elle. 

Bon  style.  Petit  trou  d'évent  rond.  Socle  haut  et  rectangulaire.  Indica- 
tion sommaire  des  plis  de  la  draperie  au  revers.  Sur  le  socle  un  TT  et  en 
dessous  ANTICCTIOY.  Haut.,  0"-25. 

632  (mnc.  545).  —  Aphrodite  tenant  Éros  dans  ses  bras. 

Elle  est  debout,  drapée  et  voilée,  la  jambe  gauche  fléchie, 
.   la  tète  penchée  à  droite,  regardant  en  face  d'elle:  dans  ses 


c    269     o 

deux  bras  elle  tient  serré  contre  elle  un  petit  enfant  nu 
(Éros  dont  les  ailes  manquent).  Tunique  talaire;  himation 
relevé  en  voile  et  couvrant  toute  la  tète  ;  le  bout  du  voile  est 
tordu  sur  la  nuque  et  retombe  en  un  pli  droit  sur  l'épaule 
droite.  La  chevelure  d'Éros  est  longue  et  bouclée,  avec  un 
ornement  central  en  pastille  et  crobyle  sur  le  sommet  de  la 
tête.  Cf.  les  n»*  52,  53. 

Style  ordinaire.  Couleurs  l)ien  conservées  :  blanc  sur  le  visage,  rouge 
sur  la  bouche,  rose  vif  sur  riiimation  et  les  chaussures,  blanc  sur  la  tuni- 
que, jaune  sur  le  corps  d'Éros,  brun  sur  ses  cheveux,  rouge  sur  sa  bou- 
che. Trou  d'cvent  ovale.  Socle  arrondi.  Manque  le  revers  du  socle;  un 
morceau  endommagé  à  la  hauteur  des  genoux.  Haut.,  0'n28. 

633  (mnc.  531).  —  Éros  hermaphrodite. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  draperie  roulée  en  écharpe 
autour  des  reins,  la  jambe  gauche  avancée,  le  pied  droit 
levé  de  terre,  le  bras  droit  élevé  au-dessus  de  la  tète,  le 
bras  gauche  replié  avec  la  main  à  plat  comme  pour  porter 
un  accessoire.  Coiffure  avec  couronne  en  bourrelet  entouré 
d'un  lemnisque.  Cf.  les  n°^  55  et  suivants. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Manquent  les  ailes,  la  main  droite,  quel- 
'     ques  doigts  de  la  main  gauche  et  le  bout  du  pied  gauche.  La  tète,  les 
jambes,  le  bras  gauche  sont  recollés.  Revers  endommagé.  Trou  d'évent 
rond  et  trou  de  suspension.  Haut.,  o™35. 

634  (mnc.  203).  —  Éros  jouant  à  la  balle. 

Il  est  debout,  la  jambe  droite  avancée,  la  tète  légèrement 
baissée,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule  droite, 
rejetée  dans  le  dos  et  dont  un  pan  revient  sur  l'avant-bras 
gauche;  la  main  droite  élevée  tient  une  balle;  le  bras  gauche 


c     270     3 

replié  contre  le  flanc  lienl  une  grappe  de  raisin.   Coiffure 
lons^ue  et  bouclée  avec  crobvle  en  deux  touffes. 

Assez  bon  style.  Ton  jaunàlre  sur  les  chairs  avec  taches  noirâtres,  brun 
rouge  sur  les  cheveux,  rose  sur  la  balle  et  sur  la  chlaniyde,  bleu  sur  les 
ailes.  Trou  d'évent  ovale,  endommagé.  Manque  une  partie  du  revers.  Au 
revers,  entre  les  deux  ailes,  inscription  MAIKI...  Cf.  les  n°^  82,  83.  Celui-ci 
provient  de  la  Collection  de  M.  Rayet^  Catalogue,  n"  122.  Haut.,  0">I6. 


635  (mnc.  523).  —  Éros  volant. 

Il  est  debout,  les  deux  bras  avancés,  la  jambe  droite  portée 
en  avant.  Le  corps  est  nu,  avec  une  nébride  sur  le  torse, 
une  grande  guirlande  de  fleurs  passée  en  baudrier  autour 
du  corps.  Coiffure  compliquée,  ornée  sur  le  devant  de 
pampres  et  de  baies,  avec  couronne  en  bourrelet  placée  en 
arrière  et  large  lemnisque  retombant  sur  les  épaules;  aux 
pieds,  sandales  épaisses  avec  liens  noués  sur  les  doigts 
de  pied  et  remontant  sur  le  dessus  du  pied  pour  se  nouer 
de  nouveau  à  la  cheville. 

Assez  bon  style.  Traces  de  couleur  rose  sur  le  corps,  jaune  sur  la  né- 
bride,  bleu  sur  les  ailes,  brun  rouge  sur  les  cheveux,  bleu  sur  les  feuil- 
lages, rose  et  rouge  sur  les  cordons  des  sandales.  Trou  d'évent  rond  et 
trou  de  suspension.  Bras  droit  recollé.  Manquent  le  bout  des  ailes,  l'avant- 
bras  gauche,  la  main  droite.  Haut..  0mO3 

636  (mnc.  521).  —  Eros  joueur  de  lyre. 

Il  est  assis  sur  un  rocher  au.x  formes  tourmentées,  le 
coude  gauche  posé  sur  le  sommet  dîme  grande  lyre  placée 
sur  le  rocher,  le  bras  droit  appuyé  sur  le  sommet  de  la  tète. 
Il  est  nu,  avec  une  draperie  jetée  en  écharpe  sur  l'épaule 
gauche  et  sur  la  cuisse  droite. 


c    271     3 

Assez  bon  style.  Couleurs  assez  bien  conservées  :  brun  rguge  sur  le 
corps,  rose  sur  la  draperie,  blanc  et  rose  sur  la  lyre,  blanc  sur  les  ailes, 
vert  sur  le  rocher.  Trou  d'évent  ovale.  Socle  rectangulaire.  Les  ailes  sont 
recollées.  Au  revers  et  en  bas,  inscription  ATA. Haut.,  0'n25. 


637  (mnc.  522).  —  Éros  portant  une  amphore. 

Il  est  debout  et  nu,  marchant  la  jambe  droite  avancée,  la 
tête  tournée  à  gauche,  portant  de  la  main  droite  abaissée 
trois  guirlandes  de  fleurs,  soutenant  de  la  main  gauche 
sur  Tépaule  gauche  •  une  amphore  à  deux  anses  et  à  base 
pointue.  Coiffure  longue  et  bouclée.  Couronne  en  bour- 
relet, de  même  facture  que  les  guirlandes  qu'il  porte  à  la 
main.  Chlamyde  rejetée  sur  le  côté  gauche;  double  chaînette 
croisée  sur  la  poitrine  avec  liens  flottants  au  centre. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  chlamyde  et  sur  les  ailes,  blanc 
sur  l'amphore.  Trou  d'évent  trapézoïdal.  Socle  rond  à  moulures.  Aile 
droite  et  plusieurs  morceaux  du  socle  et  du  revers  recollés.  Manque  un 
morceau  du  socle  par  devant.  Haut.,  omio. 

638  (mnc,  520).  —  Éros  sur  un  dauphin. 

Il  est  assis  à  califourchon  sur  un  grand  dauphin,  la  tète 
de  face,  le  corps  nu  avec  une  draperie  rejetée  en  arrière  et 
tenant  de  la  main  gauche  une  lyre  dont  il  joue  de  la  main 
droite.  Cf.  n°  117. 

Assez  bon  style.  Blanc  sur  tout  le  groupe;  rose  sur  la  draperie,  bleu 
et  rose  sur  les  ailes,  bleu  sur  le  dauphin.  Petit  trou  d'évent  rond.  Socle 
rond.  Haut.,  0mi5. 

639  (mnc.  519).  —  Eros  et  Psyché. 

Éros  est  debout  et  drapé  dans  un  himation,  le  bras  gauche 


c     272     3 

replié  sous  la  draperie,  la  main  droite  baissée  ;  coiffure 
longue  et  bouclée  avec  une  grosse  couronne  en  bourrelet. 
Psyché  (sans  ailes)  est  debout  à  sa  droite,  le  corps  et  la  tète 
tournés  vers  lui,  s'appuyant  de  la  main  droite  sur  l'épaule 
gauche  du  jeune  dieu;  le  bras  gauche  est  invisible;  elle  est 
vêtue  d'une  tunique  talaire  et  d'un  himation  qui  remonte  en 
voile  sur  la  tète;  par-dessus  le  voile,  mouchoir  carré  posé 
sur  le  sommet  de  la  tète.  Cf.  n"  273. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  sur  les  visages,  rouge  sur  les  cheveux 
d'Éros,  blanc  et  rose  sur  son  aile.  Trou  d'évent  ovale,  endommagé.  Socle 
rectangulaire.  Manque  Taile  droite  d'Éros.  Plusieurs  morceaux  recollés. 

Haut.,  0'n235.  . 


640  (mnc.  553).  —  Femme  ailée  {Psyché?). 

Elle  est  demi-nue,  assise  sur  un  rocher  aux  formes  tour- 
mentées, la  main  gauche  appuyée  contre  le  rocher,  la  main 
droite  avancée.  Coiffure  en  bandeaux  avec  diadème  sur  le 
devant.  Le  corps  est  nu  avec  une  draperie  jetée  sur  les 
genoux.  Une  sorte  de  bandeau  faisant  saillie  passe  sur  le 
corps  entre  les  deux  seins.  Cf.  n"  175. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  bleu  sur  la  draperie,  rouge  sur  les  che- 
veux. Au  revers,  large  ouverture  trapézoïdale  et  petit  trou  de  suspension. 
Deux  trous  pratiqués  dans  les  épaules  devaient  recevoir  des  aile^  mobiles 
([ui  manquent.  Bras  droit  recollé.  Haut.,  Omio. 


641  (mnc.  533).  —  Niké. 

Elle  est  debout,  dans  Tattitude  d'une  danseuse,  la  jambe 
droite  avancée,  le  bras  droit  replié  et  un  peu  levé,  le  bras 
gauche  porté  en  avant  avec  la  main  à  plat,  la  tète  tournée  à 
gauche.  Tunique  dorienne  ouverte  sur  le  côté  droit  et  lais- 


c     273     3 

santles  bras  nus.  Coiffure  à  côtes  avec  deux  rangs  de  bou- 
cles sur  le  devant;  pendants  aux  oreilles.  Ornements  en 
pastilles  formant  des  agrafes  sur  les  épaules.  Sandales  aux 
pieds.  Cf.  n°''  IGl  et  suivants. 

Bon  style.  Couleur  rose  sur  la  tunique,  blanche  sur  les  chairs.  Trou 
d'évent  rectangulaire;  trou  de  suspension  et  deux  fentes  longitudinales 
dans  les  épaules  pour  les  ailes  mobiles.  Manquent  les  ailes.  Le  bras  droit 

est  recollé.    Haut.,  0m27. 


642  (MNc.  534).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  nue  et  portée  en  avant, 
le  bras  droit  écarté  du  corps  à  angle  droit,  le  bras  gauche 
porté  en  avant.  Tunique  dorienne  ouverte  sur  la  jambe 
gauche  et  laissant  nus  les  bras  et  le  sein  gauche.  Coiffure 
en  bandeaux  ondulés. 

Assez  bon  style.  Grand  trou  d'évent  ovale  et  trou  de  suspension.  Deux 
fentes  longitudinales  dans  les  épaules  pour  des  ailes  mobiles.  Tête  et 
bras  recollés.  Manquent  les  ailes,  les  deux  avant-bras  et  le  bout  du  pied 
gauche.  llaui..  ^^•»2lr^. 


643  (mnc.  5(V2).  —  Athéné. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  avancée,  le  bras  gauche 
portant  le  bouclier,  le  bras  droit  un  peu  écarté  du  corps. 
Elle  est  coiffée  d'un  casque  à  cimier;  deux  boucles  de  la 
chevelure  retombent  sur  les  épaules.  Sur  la  poitrine,  le 
gorgoneion.  Tunique  talaire.  La  draperie  imite  le  style 
archaïque.  Cf.  n°  197. 

Style  ordinaire.  Brun  rouge  sur  la  chevelure,  blanc  sur  le  corps.  Trou 
d'évent  ovale,  endommagé.  Socle  rond.  Manque  l'avant-bras  droit. 

Haut.,  0n.|85. 

18 


C        27/1        D 

644  (mnc.  563).  —  Esculape. 

Il  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite,  appuyé  du  bras 
droit  sur  un  bâton  autour  duquel  s'enroule  un  serpent,  la 
main  gauche  placée  sur  la  hanche.  Il  est  drapé  dans  un 
himation  qui  laisse  le  haut  du  buste  nu.  Coiffure  bouclée, 
retombant  sur  les  épaules,  avec  un  large  lemnisque  sur 
l'épaule  droite.  Barbe  ondulée. 

Assez  bon  style.  Traces  de  l)lanc.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangu- 
laire.   Haut.,  Oml'i. 

645  (mnc.  527).  —  Silène  tenant  un  enfant. 

Il  est  debout,  la  jambe  gauche  avancée,  le  corps  tourné 
à  gauche,  tenant  dans  ses  bras  un  enfant  (?)  dont  le  corps 
semble  disparaître  sous  sa  tunique  et  dont  on  voit  seule- 
ment le  bras  gauche  et  le  cou.  Tète  chauve  et  barbue,  avec 
le  nez  écrasé.  Jambes  couvertes  de  poils.  Court  manteau 
roulé  autour  du  corps. 

A.SSCZ  bon  style.  Rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  ovale.  Socle 
rond.  Le  milieu  du  corps  est  recollé.  Manque  la  tète  de  l'enfant.  

Haut.,  Onl.Vj. 

646  (mnc.  532).  —  Hercule  (?)  courant. 

Il  est  debout  et  nu,  la  jambe  droite  rejetce  en  arrière  et 
levée  de  terre,  la  tète  tournée  à  droite,  la  main  gauche 
appuyée  sur  une  grosse  lîiassue  dont  le  bout  repose  en 
terre.  Figure  imberbe  de  jeune  garçon;  coiffure  courte  et 
plate  avec  large  lemnisque  retombant  sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Trou  d'évent  rond.  Jambe  droite  recollée.  Manque  le 
bras  droit. Haut..  OmiM. 


C        2  /  .)        3 

647  (mnc.  517).  —  Femme  drapée. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  la  tète  un  peu 
tournée  à  droite,  le  bras  droit  replié  sous  la  draperie,  la 
main  gauche  baissée  tenant  un  pli  de  Thimation;  tunique 
talaire  et  himation  serré  par-dessus.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés;  diadème  en  croissant;  pendants  aux  oreilles. 

Assez  bon  style,  genre  tanagréen.  Croule  calcaire  sur  toute  la  statuette. 
Traces  de  blanc  sur  la  draperie,  rouge  sur  la  nuque  ;  dorure  sur  le  dia- 
dème. La  chevelure  n'a  pas  été  terminée  sur  le  haut  de  la  tète;  l'ouvrier  a 
massé  l'argile  jusqu'à  la  hauteur  même  du  diadème  et  n'a  pas  pris  la  peine 
d'évider  les  parties  postérieures  de  cet  ornement  en  indiquant  la  cheve- 
lure. Trou  d'évent  trapézoïdal.  Haut.,  0"°2G5. 

648  (mnc.  548).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  la  main  gauche 
posée  sur  la  hanche,  la  tète  penchée  sur  Tépaule  droite. 
Tunique  talaire  serrée  au-dessous  des  seins  par  un  lien  noué 
par  devant.  Himation  enroulé  autour  du  bras  gauche.  Même 
moule  que  le  n"  649,  sauf  la  tète  qui  est  posée  différemment. 

Bon  style.  Couleur  blanche,  brun  rouge  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent 
rond.  Tête  recollée.  Manque  le  bras  droit. Haut.,  0'n25."). 

649  (mnc.  543).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite,  la  jambe  droite 
fléchie,  la  main  gauche  posée  sur  la  hanche.  Tunique  talaire 
serrée  au-dessous  des  seins  par  un  lien.  Himation  roulé  au- 
tour du  bras  gauche,  qui  porte  un  bracelet.  Coiffure  à  côtes 

Bon  style.  Traces  de  blanc,  rouge  brun  sur  les  cheveux,  jaune  clair  sur 
la  tunique,  vert  sur  l'himation.  Trou  d'évent  rond.  Manque  le  bras  droit. 
Le  torse  est  recollé.  Haut..  0"'22. 


c    27()    3 
650  (mnc.  549).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  tète  un  peu  tournée  à  droite,  la  jambe 
gauche  fléchie,  le  bras  droit  écarté  du  corps  et  caché  sous 
la  draperie  qu'il  relève,  la  main  gauche  baissée  sous  la  dra- 
perie. Tunique  talaire  agrafée  sur  Tépaule  droite;  himation 
roulé  autour  du  corps  en  passant  sur  Fépaule  gauche  et 
dégageant  Tépaule  droite.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés 
avec  une  grosse  couronne  en  bourrelet  ornée  de  quelques 
feuillages. 

Bon  style.  Traces  de  rose  sur  la  lunique,  blanc  sur  l'himation  et  le 
visage.  Trou  d'évent  ovale.  Quelques  morceaux  recollés  dans  le  bas  de  la 
draperie  à  gauche. Haut..  0"2'is. 


651  (mnc.  544).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  fléchie,  le  bras  droit 
passé  derrière  le  dos,  le  bras  gauche  replié  sous  la  dra- 
perie et  tenant  un  pli  de  Thimalion.  Tunique  talaire  et  hima- 
tion serré  contre  le  corps.  Coiffure  en  bandeaux  avec  dia- 
dème en  croissant.  Pendants  aux  oreilles. 

Assez  bon  style.  Brun  rouge  sur  toute  la  tête  et  traces  de  dorure,  rose 
sur  riiimation.  Les  plis  de  la  draperie  sont  indiqués  au  revers  comme  par 
devant.  Trou  d'évent  carré.  Tète  recollée.  Haut..  o™24. 

[Bien  qu'acquise  avec  un  lot  de  statuettes  trouvées  à  Myrina,  il  n'est  pas 
certain  que  celle-ci  appartienne  à  cette  provenance  :  la  couleur  de  la  terre 
est  plus  grise  qu'à  Myrina.] 


652  (mnc.  542).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  Jambe  droite  fléchie,  la  tète  un   peu 
tournée  à    droite,  le  l)ras  droit  replié   sous  la   draperie,  le 


G-    277     3 

bras  gauche  aFjaissé  avec  \a  main  dégagée  et  avancée.  Tu- 
nique talaire  et  himation  qui  remonte  en  voile  sur  le  sommet 
de  la  tète.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  une  bande- 
lette ronde  sur  le  devant;  pendants  aux  oreilles. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  \èLemenl.  Large  trou  d'évenl  à 
peu  près  rond.  Haut.,  O"^. 

653  (MiNg.  538).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit 
replié  sous  la  draperie  et  soutenant  un  pli  de  Thimation,  le 
bras  gauche  dégagé  et  porté  en  avant.  Coiffure  en  bandeaux 
ondulés  avec  crobyle  en  touffe  élevée,  orné  au  centre  d'une 
pastille  de  forme  lancéolée.  Grosses  boucles  d'oreilles  et, 
en  dessous,  lourdes  boucles  de  cheveux  encadrant  le  cou. 
Tunique  talaire  et  himation. 

Slyie  ordinaire.  Traces  de  liron  sur  l'Iiinialion.  Trou  d'évent  ovale.  Socle 
rond.  Au  revers,  monogramme  en  relief  composé  d'un  A  auquel  paraissent 
joints  un  P  et  un  X  (?). Haut.,  omi'o. 


654  (mnc.  551).  —  Même  sujet. 

Elle  est  deboul,_  la  main  droite  baissée  tenant  un  pli  de 
rhimation,  la  main  gauche  élevée  et  retenant  sur  Tépaule 
Textrémité  de  Thimation.  Elle  marche,  la  jambe  droite  fléchie. 
Tunique  talaire  agrafée  sur  Tépaule  droite;  himation  roulé 
autour  du  corps,  dégageant  le  haut  du  buste  et  les  jambes. 
Pendants  aux  oreilles,  bague  à  la  main  gauche.  Coiffure  à 
côtes  avec  couronne  en  bourrelet. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  ?ur  la  figure,  rose  vif  sur  Ihimalion. 
Trou  d'évent  rond.  Socle  rond.  Tète  recollée.  Haut.,  o^ai. 


c    278     D 

655  (mnc.  541).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  la  main  gauche 
sur  la  hanche,  la  main  droite  repliée  sous  la  draperie  et 
portant  un  pli  de  l'himation,  la  tête  levée.  Tunique  talaire  et 
himation  qui  revient  en  voile  par-dessus  la  tète. 

Bon  style,  genre  tanagréen.  Traces  de  blanc  sur  la  draperie  et  sur  le 
visage.  Trou  d'évent  rond.  Base  en  forme  de  plaquette-  •  Haïu.,  0'"19. 

656  (550).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  main  droite  repliée  contre  la  poitrine 
sous  la  draperie,  la  main  gauche  avancée  et  portant  un  plat 
rond.  Tunique  talaire  et  himation  serré  contre  le  corps. 
Coiffure  en  bandeaux  avec  une  bandelette  sur  le  devant. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  toute  la  statuette,  bleu  sur  la  tu- 
nique, bande  noirâtre  sûr  l'himation,  brun  sur  les  cheveux.  Trou  d'évent 
rectangulaire.  Socle  en  plaquette.  Manquent  un  fragment  de  socle  et  les 
bords  du  plat. Haui.,  0'»i7. 

657  (mnc.  540).  —  Même  sujet. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit 
replié  sous  la  draperie,  la  main  gauche  baissée  sous  la  dra- 
perie. Tunique  talaire  et  himation  serré  autour  du  corps. 
Coiffure  à  côtes. 

Assez  bon  style.  Blanc  sur  toute  la  statuette,  brun  sur  les  cheveux. 
Trou  d'évent  rond.  Base  en  forme  de  plaquette.  Morceaux  du  socle  recollés. 

Haut.,  0™iti5. 

658  (mnc.  554).  —  Femme  assise. 

Elle  est  assise  sur  un  rocher  aux  formes  tourmentées,  le 


c    279    3 

corps  tourné  à  gauche,  la  main  droite  basse  et  appuyée  sur 
le  rocher,  la  main  gauche  posée  sur  la  jambe  gauche  sous  la 
draperie,  le  pied  droit  croisé  par-dessus  l'autre.  Tunique 
talaire  serrée  au-dessous  des  seins,  himation  enroulé  autour 
des  jambes.  Coiffure  *'à  côtes  avec  couronne  en  forme  de 
bourrelet  placée  en  arriére  sur  le  sommet  de  la  tète.  Cf. 
le  n°  640. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  ;  ton  bleu  altéré  sur  l'himation.  Trou  d'évcnt 
trapézoïdal.  Tête  recollée.  iiaui.,  o-is. 

659  (mng.  552).  —  Groupe  de  deux  femmes. 

Une  des  femmes  est  assise  sur  un  siège  à  quatre  pieds, 
devant  lequel  est  un  tabouret  bas,  et  tient  sur  ses  genoux 
une  autre  femme  qui  se  presse  contre  elle.  La  première  est 
vêtue  d'une  tunique  talaire  et  d'un  himation  qui  retombe  en 
arrière;  coiffure  simple  en  bandeaux  ondulés,  ceints  d'une 
bandelette.  La  femme  assise  sur  les  genoux  de  la  première 
est  vêtue  d'une  tunique  talaire  et  d'un  himation  qui  remonte 
en  voile  sur  la  tète.  Cf.  les  n'^''  259  à  2(32. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  les  ligures  des  deux  femmes  et 
"de  rose  sur  la  draperie  de  la  première.  Trou  d'évent  rond.  Plusieurs  mor- 
ceaux recollés.  Manquent  des  fragments  au  genou  de  la  seconde  femme 
et  au  revers.  La  (igure  de  la  première  est  tout  à  fait  fruste. ifaut.,  0mi4. 

660  (mng.  535).  —  Danseuse. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  passée  par-dessus  l'autre 
dans  un  mouvement  de  danse  vive,  la  main  droite  élevée 
sous  la  draperie  qu'elle  soutient  en  l'air,  la  main  gauche  sur 
la  hanche.  Tunique  talaire  dont  les  plis  sont  gonflés  et 
agités  dans  le  bas  ;  himation  serré  sur  le  corps  et  remontant 


c     280    D 

en  voile  sur   la  (èle;   par-dessus  le  voile,   mouchoir  carré 
posé  sur  le  sommet  de  la  (éle. 

Assez    bon  style.  Pas    de    couleurs.  Trou  dévenl  rond.  Terre  bistre 

foncé.   Haut..  0'"ls. 

664  (mnc.  52 'i),  —  Joueuse  de  lyre. 

Elle  est  debout,  le  corps  tourné  à  droite,  la  tète  à  gauche, 
les  deux  mains  portées  vers  la  droite  et  touchant  une  lyre  en 
forme  de  trigoiion.  Couronne  en  bourrelet  sur  la  tète;  tu- 
nifjue  lalaire  agrafée  sur  les  épaules. 

Slyle  ordinaire.  Traces  de  blanc;  jaune  et  rouge  sur  la  lyre.  Trou  d'évent 
rond.  Socle  rond. Haut.,  ^^•"\x^. 

662  (mnc.  r)J3).  —  Homiiie  assis. 

11  est  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sui'  Tépaule  droite  et 
rejetée  dans  le  dos  par-dessus  Tépaule  gauche  ;  il  est  assis 
sur  un  siège  ou  un  lit  drapé,  le  corps  légèrement  tourné  à 
gauche,  le  bras  gauche  écarté  du  corps  et  arrondi,  la  jambe 
gauche  un  peu  levée,  la  jambe  droite  pendante.  Pour  Tatti- 
tude,  cf.  Téphèbe  du  n^'  268. 

Bon  sl\le.  Ton  jaune  sur  les  chairs,  rose  sur  la  chlamyde;  le  blanc  est 
visible  en  dessous  de  ces  couleurs.  Trou  d'éveni  rond.  Manquent  la  tète,  le 
bras  droit,  la  main  gauche,  le  bas  des  deux  jambes.  iiaui  .  nui6. 

663  (mnc.  530).  —  Enfant  demi-nu. 

11  est  debout,  marchant  vers  la  droite,  la  jambe  droite  en 
arriére,  le  pied  soulevé  de  terre,  la  tète  tournée  à  droite,  le 
bras  droit  levé,  la  main  gauche  soutenant  les  plis  du  man- 
leaii.   Le  coi-ps  csl  nu;  un  coud  manteau  roulé  autour  des 


.    c    281     D 

jambes  forme  une  large  ceinture  rejetée  sur  le  bras.  Coif- 
fure plate  avec  une  longue  mèche  retombant  dans  le  dos. 

Assez  bon  style.  Trou  d'évent  ovale  coupant  la  signature  ICP  (reste  de 
KPQNOC).  Tête  et  pied  droit  recollés;  manque  le  bras  droit.- ^  Haut.,  O'-io. 

664  (mnc.  537).  —  Enfant  jouant  de  la  lyre. 

Il  est  debout  et  demi-nu,  la  jambe  gauche  fléchie  avec  le 
pied  posé  sur  la  base  d'un  cippe  qui  supporte  une  grande 
lyre  dont  il  joue  de  la  main  droite.  Draperie  roulée  autour 
des  reins  et  dont  un  pan  retombe  sur  le  sommet  du  cippe; 
coiffure  courte  et  plate. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  :  ton  jaunâtre  sur  le  corps  et  traces  de 
rose  sur  la  lyre.  Trou  d'évent  ovale.  Plusieurs  morceaux  recollés  ou  man- 
quant par  derrière. Haut.,  On>i7. 

665  (mnc.  5(34).  —  Enfant  sur  un  cheval. 

Il  est  demi-nu,  avec  une  draperie  rejetée  en  arriére  dans 
le  dos,  assis  de  côté  avec  la  jambe  gauche  repliée  sur  un 
cheval  marchant  à  droite,  couvert  d'une  housse.  L'enfant  a 
la  main  droite  placée  sur  la  croupe  du  cheval,  la  main 
gauche  sur  son  genou.  Cf.  n°  315. 

Assez  bon  style.  Croûte  terreuse  sur  toute  la  statuette.  Socle  rectangti- 
laire.  Trou  d  event  rectangulaire.  Tète  du  cheval  et  morceau.x  du  socle 
recollés.  Haut.,  o™i',. 

666  (MNC.  556).  —  Enfant  jouant  avec  un  chien. 

Il  est  debout,  retenant  de  la  main  gauche  les  plis  de  sa 
chlamyde  dans  laquelle  sont  posés  des  fruits,  portant  de  la 
main    droite   baissée  une  grappe  de   raisin  cjue  cherche  à 


c     282     D 

attraper  un  chien  placé  à  gauche.  Chlamyde  drapée  autour 
du  corps,  laissant  les  jambes  et  le  haut  du  buste  nu;  un 
pan  retombe  sur  Tavant-bras  gauche.  Coiffure  bouclée  avec 
natte  centrale.  Tête  tournée  à  droite,  jambe  droite  avancée. 
Cf.  n°309. 

Style  ordinaire.  Rose  sur  la  draperie.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectan- 
gulaire. • Haut.,  0'»18. 

667  (mnc.  555).  —  Même  sujet. 

Il  est  accroupi,  les  deux  jambes  du  même  côté,  la  main 
droite  posée  à  terre,  la  tète  tournée  à  gauche,  serrant  un 
chien  de  la  main  gauche  contre  sa  poitrine.  Le  corps  est  nu. 
Couronne  en  bourrelet  sur  la  tête. 

Style  ordinaire.  Petit  trou  d'évent  rond.  Socle  arrondi. Haut,  0'"io. 

668  (mnc.  536).  —  Fillette  jouant  arec  un  oiseau. 

Elle  est  debout,  adossée  à  gauche  contre  une  colonnette 
corinthienne,  la  tête  penchée  sur  l'épaule  droite,  serrant  de 
la  main  gauche  contre  sa  poitrine  un  oiseau  dont  elle  agace 
le  bec  de  la  main  droite.  Tunique  talaire  et  himation  relevé 
sur  l'avant-bras  gauche.  Coiffure  avec  crobyle  élevé  et  bou- 
cles retombant  sur  les  épaules,  surmontée  d'un  ornement  en 
forme  de  pastille. 

Style  ordinaire.  Traces  de  rose  sur  la  draperie.  Grand  trou  d'évent 
rond.  Socle  rond.  Le  haut  de  la  colonnette  est  recollé. Haut.,  o-'io. 


669  (mnc.  529).  —  Acteur  comique. 

Il  est  debout,  la  jambe  droite   fléchie,  la  tète  tournée  à 


c    283    3 

droite,  la  main  gauche  baissée  et  tenant  un  pli  du  manteau, 
le  bras  droit  dégagé  et  porté  en  avant.  Il  est  vêtu  d'une  tu- 
nique à  courtes  manches  et  d'un  himation  roulé  autour  du 
corps,  laissant  l'épaule  droite  dégagée.  La  tète  est  recouverte 
de  la  perruque  lisse  ordinaire.  Les  traits  sont  comiques 
sans  être  grotesques.  Il  porte  des  chaussures  dont  les  liens 
sont  noués  sur  le  cou-de-pied.  Cf.  n"""  321,  322. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  sur  Thimation  ;  rose  sur  la  tunique.  Trou 
d'évent  ovale  ;  petit  trou  rond  au  revers  de  la  tête.  Manquent  le  pied 
gauche  et  les  doigts  de  la  main  droite. Haut.,  0">2i. 

670  (mnc.  526).  —  Acteur  comique  en  Papposilène. 

Il  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite,  la  jambe  gauche 
avancée  avec  le  pied  levé  de  terre,  la  main  gauche  appuyée 
contre  le  corps  et  soutenant  un  pli  de  la  draperie,  le  bras  droit 
écarté  avec  la  main  avancée  et  ouverte.  11  porte  un  masque 
de  Silène,  avec  les  oreilles  de  cheval,  le  nez  écrasé,  les  sour- 
cils arqués,  la  barbe  longue  et  divisée  en  tresses  régulières. 
Il  est  vêtu  du  j(iTtov  ^(opTa'ioç  qui  couvre  aussi  les  jambes  et  les 
bras;  par-dessus  est  enroulé  un  manteau  cjui  cache  l'épaule 
gauche  et  dégage  le  côté  et  le  bras  droit;  sandales  aux  pieds 
avec  liens  noués  sur  le  cou-de-pied. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  rose  sur  le  manteau  ;  jaune  sur  les  liens 
des  sandales.  Trou  d'évent  rond.  Manquent  les  doigts  de  la  main  droite. 
Tète,  bras  droit  et  pied  droit  recollés. Haut.,  o-'io. 

671  (mnc.  525).  —  Acteur  comique. 

Il  est  assis  sur  un  siège  carré  à  moulures,  la  tète  tournée 
à  droite,  la  jambe  gauche  croisée  par-dessus  l'autre,  les 
deux  bras  croisés  sur  la  poitrine,  dans  une  attitude  de  tris- 


.       c    284    D 

tesse  ou  de  souffrance.  Il  est  vêtu  d'une  courte  tunique  à 
manches;  un  court  manteau  est  jeté  sur  l'épaule  et  le  bras 
gauche.  Il  porte  le  masque  comique  ordinaire  à  large  bouche. 
Cf.  n"  318. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  rouge  sur  le  siège  et  sur  la  nuque.  Trou 
d'évent  ovale. Maui.,  0'"12. 


672  (mnc.  528).  —  Grotesque  accroupi. 

Il  est  accroupi,  les  deux  coudes  posés  sur  les  genoux,  le 
ventre  proéminent,  et  paraît  jouer  de  la  flûte  de  Pan.  Tète 
chauve  et  barbue  avec  de  longues  moustaches.  Le  corps  est 
nu  avec  une  draperie  jetée  dans  le  dos. 

Style  médiocre.  Pas  de  trou  d'évent.  Socle  arrondi. llaui.,  0"'07. 


672'"*-  (cA.  34).  —  Tête  de  femme. 

Coiffure  en  bandeaux  avec  deux  a})pendices  en  saillie  sur 
le  sommet  de  la  tète  qui  est  légèrement  penchée  à  droite. 

Assez  bon  style.  Figure  un  peu  IVusle.  Traces  de  couleur  blanche.  Don 
de  M.  Champoiseau.  Haut.,  omo'irj. 


673  (MNC.  566).  —  Bœuf. 

Il  est  tourné  de  gauche  à  droite,  posé  droit  sur  les  quatre 
pattes,  la  tète  un  peu  tournée  de  face;  fanons  épais  et  pen- 
dants. Cf.  n''  371. 

Bon  style.  Trou  d'évent  rond.  Socle  rectangulaire.  Plusieurs  niorceau.x 
recollés  dans  les  pattes  cl  au  revers.  Mantiuenl  les  cornes  et  (juclqucs 
niorceau.x  du  socle.  Haut.,  0"ii5. 


c    285     D 

674  (mnc.  565).  —  Sanglier  mordu  par  un  chien. 

Le  sanglier  marche  de  gauche  à  droite  ;  un  chien  grimpé 
sur  son  dos  lui  mord  Toreilie  droite. 

Style  ordinaire.  Trou  d'éveni  rond.  Socle  rectangulaire. Haut.,  Omiô. 


IL    CYMÉ 


M.  S.  Reinach  avait  commencé  en  1881  des  fouilles  dans 
la  nécropole  de  Namourt,  dont  l'emplacement  a  été  identifié 
avec  celui  de  Cymé.  A  la  suite  de  contestations  sur  les  termes 
du  permis  de  fouilles,  les  produits  de  cette  exploration 
furent  réclamés  par  le  Gouvernement  ottoman  et  transportés 
à  Constantinople,  L'École  française  d'Athènes  ne  put  recou- 
vrer que  deux  objets  (n°^  675-676).  On  appréciera  l'élégance 
et  l'originalité  de  la  petite  boîte  à  osselets  en  forme  de  tête 
d'Hercule  (n°675);  elle  rappelle  les  petites  boîtes  à  onguents 
dont  parle  Platon  dans  le  Banquet  et  qu'on  façonnait  aussi  en 
têtes  de  Silène. 

La  statuette  n"  677  provient  d'une  acquisition  ultérieure. 
La  substance  vitrifiée  qui  la  recouvre  tout  entière  prouve  qu'à 
l'époque  gréco-romaine,  au  moment  où  la  technique  des  vases 
à  couverte  vitreuse  et  plombifère  se  répandait  un  peu  par- 
tout, les  coroplastes  avaient  essayé  de  l'appliquer  aux  sta- 
tuettes elles-mêmes.  D'après  la  signature  <î>avÎTou  et  le  moule 
même  de  la  statuette,  identique  à  quelques  figures  de  Myrina, 
on  serait  tenté  de  croire  qu'elle  provient  de  cette  nécropole 
plutôt  que  de  Cymé.  Mais  les  fouilles  de  Myrina  ne  nous  ont 
donné  aucun  fragment  de  statuette  à  couverte  vitreuse  ana- 


c     2H7     3 

logue,  et  la  provenance  de  Cymé  a  été  formellement  attestée 
par  le  marchand  de  Smyrne  qui  a  vendu  la  figurine  en 
question.  Enfin,  le  musée  de  Constanlinople  possède  un 
fragment  de  statuette  avec  la  même  couverte,  qui  a  été  recueilli 
par  M.  S.  Reinach,  à  Cymé.  V.  plus  loin  le  chapitre  V  de 
V Appendice ,  p.  323. 

675  (122).  —  Tête  d'Hercule  formant  botte  à  osselets. 

Tète  virile,  barbue,  aux  cheveux  courts  et  crépus.  Elle 
l'orme  une  boîte  creuse  qui  s'ouvre  par  une  petite  clapette 
glissant  à  coulisse  entre  deux  rainures  et  munie  à  une  extré- 
mité d'une  saillie  qui  permet  de  tirer.  Cette  saillie  est  ornée 
au  centre  d'un  masque  d'homme  barbu,  qui  paraît  être 
une  reproduction  du  même  type  d'Hercule.  Dans  la  boîte 
étaient  renfermés  six  petits  osselets  en  terre  noire,  très 
dure,  d'apparence  vitrifiée. 

Bon  style.  La  terre  noire  et  dure  parait  avoir  été  recouverte  d'un  en- 
duit bistre  pâle,  encore  visible  sur  la  barbe,  les  Joues,  la  chevelure.  

Haut.,  0'"05. 

676  (389).  —  Masque  tragique. 

Tète  barbue,  nez  busqué  et  pointu,  sourcils  froncés, 
bouche  entr'ouverte  (non  percée);  o-^y.q(;  élevé. 

Bon  style.  Couleurs  bien  conservées  :  tout  le  visage  est  couvert  d'un 
ton  brun  jaunâtre,  la  bouche  est  rose,  les  yeux  blancs,  la  barbe  rouge 
brun,  la  partie  inférieure  de  l'ôV/o;  rouge  brun  et  le  dessus  jaune.  

Haut.,  0n>075. 

677  (mnc.  303).  —  Niké. 

Elle  est  debout,  la  main  gauche  baissée,  la  jambe  gauche 


nue  et  portée  en  avant.  La  tunique  dorienne,  agrafée  sur  les 
épaules  et  serrée  au-dessous  des  seins,  dégage  les  bras 
nus,  le  haut  de  la  poitrine,  la  jambe  gauche  entière;  les  plis 
sont  gonflés  et  agités  dans  le  bas.  Coiffure  en  bandeaux 
avec  crobyle  divisé  en  deux  touffes  ;  pendants  aux  oreilles. 
Même  type  que  les  n"'  173,  174.  Cf.  les  n*^"  788  à  807. 

Bon  style.  Toute  la  statuette,  y  compris  le  socle,  est  recouverte  exté- 
rieurement d'un  enduit  vitreux,  jaune  et  transparent,  d'un  ton  très  bril- 
lant. Pas  d'enduit  à  l'intérieur.  Trou  d'évent  ovale.  Un  petit  trou  sur 
chaque  épaule  pour  des  ailes  mobiles.  Socle  rectangulaire.  Manquent  le 
bras  droit  et  le  pied  gauche.  Au  revers  et  sur  le  socle,  inscription  <î)ANITOY. 

Haut.,  0™18. 


III.    AEG/E 


Les  objets  suivants  proviennent  des  fouilles  faites  par 
M.  Clerc,  au  nom  de  l'École  française  d'Athènes,  dans  une 
région  voisine  de  Myrina,  à  Nimroud-Kalessi ,  qu'on  a  pu 
identifier  avec  l'ancienne  Aegœ  d'Éolide.  Les  ruines  qui 
subsistent  à  la  surface  du  sol  sont  fort  considérables  et  d'un 
aspect  grandiose;  on  y  remarque  une  acropole  avec  ses  portes 
et  son  mur  d'enceinte,  une  grande  construction  de  82  mètres 
de  long  et  de  14  mètres  de  haut,  dont  la  destination  n'est  pas 
bien  éclaircie,  plusieurs  temples  d'époque  romaine,  les  traces 
d'un  théâtre,  enfin  une  vaste  nécropole  dont  les  tombeaux 
sont  presque  tous  composés  de  sarcophages  en  pierre. 
M.  Clerc  doit  exposer  les  résultats  de  ses  recherches  dans  le 
Bulletin  de  Correspondance  hellénique  (années  1886  et  1887). 

Les  coroplastes  d'Aegse  ont  des  moules  tout  à  fait  sembla- 
bles à  ceux  de  Myrina;  le  style  des  figurines  est  généralement 
plus  mou  et  moins  soigné  ;  la  terre,  fort  différente  d'aspect,  est 
bistre  très  foncé  ou  rougeâtre. 

Les  morceaux  les  plus  intéressants  sont  les  n°^  678  et  687, 
d'un  dessin  élégant  et  d'une  facture  soignée.  Le  n°  680  repro- 
duit un  motif  que  Ton  a  également  découvert  à  xMyrina.  La 
coupe  à  figures  rouges  (n"*  690)  est  un  des  rares  exemplaires 

I'.» 


deceoenrecle  céramique  trouvés  en  Asie  Mineure.  Les  pote- 
ries n*^^  691-692  ont  une  forme  et  un  genre  d'ornementation  en 
pointillé  qui  leur  donnent  un  caractère  tout  particulier.  Le 
Musée  possède  des  vases  tout  à  fait  identiques  d'aspect  trouvés 
à  Oria  près  de  Tarente,  en  Italie. 

678  (488).  —  Aphrodite  drapée  {Vénus  Genitrix). 

Elle  est  debout,  tenant  de  la  main  gauche  avancée  une 
pomme.  Tunique  talaire,  collante  au  corps,  agrafée  sur  les 
deux  épaules.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  boucles 
retombant  sur  les  épaules. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Terre  bisU'e  très  foncé.  Socle  rond.  Sta- 
tuette recollée  en  trois  morceaux.  Manquent  le  bras  droit,  tout  le  revers 
et  une  partie  du  socle.  •  H.uit.,  (ini.i. 

679  (1iS9).  —  Fouine  drapée. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  la  main  gauche 
posée  sur  la  hanche.  Tunique  talaire  et  himation  passé  sur 
l'épaule  gauche,  dégageant  le  bras  et  le  sein  droit. 

Style  médiocre.  Pas  de  couleurs.  Terre  bistre  rougeàtre.  Manquent  la 
tête  et  une  partie  du  revers.  Recollée  en  deux  morceaux.  Haut.,  o^os. 

680  (495).  —  Groupe  de  deux  Eros  combattant. 

L'un  d'eux  saisit  avec  sa  main  gauche  la  tèle  de  son  ad- 
versaire placé  à  sa  droite  et  la  courbe  avec  force.  Type 
analogue  aux  n°^  82,  83,  84  de  Myrina. 

Style  très  médiocre.  Terre  bistre  rougeàtre.  Trou  d'évenl  rond.  Socle 
ri-ctanguhiirc.  Ihiui..  iiufts'. 


c    291     o 

681  (494).  —  Éros  couché. 

Il  est  nu  avec  une  chlamyde  rejetée  sur  les  jambes,  cou- 
ché de  droite  à  gauche  sur  un  lit  recouvert  d'une  draperie 
indiquée  par  un  pointillé;  il  tient  de  la  main  gauche  une 
grande  lyre  dont  il  joue  de  la  main  droite.  La  lyre  est  posée 
sur  un  grand  vase  en  forme  d'amphore  couché  sur  le  bout  du 
lit;  contre  le  lit  est  posé  par  terre  un  autre  vase  (coupe  à 
deux  anses  et  à  pied).  Coiffure  bouclée  avec  couronne  en 
bourrelet. 

Assez  bon  style.  Terre  bistre  foncé.  Traces  de  rose  sur  le  corps.  Trou 
d'évent  rond.  Haut.,  OmOTS. 


682  (486).  —  Éphèbe. 

Il  est  debout,  le  corps  nu  avec  une  chlamyde  jetée  sur 
Tépaulé  et  le  bras  gauche,  la  main  droite  posée  sur  la 
hanche,  la  main  gauche  sur  la  cuisse,  la  jambe  gauche  flé- 
chie. Coiffure  à  mèches  courtes. 

Assez  bon  style.  Pas  de  couleurs.  Terre  bistre  foncé.  Socle  rond.  Trou 
d'évent  rond.  Haut.,  Omios. 


683  (487).  —  Masque  de  femme. 

Tète  de  face,  imitant  le  style  archaïque;  coiffure  en  ban- 
deaux; ornement  en  croissant  (?)  dans  les  cheveux;  sorte 
d'oyjcoç  tout  autour  de  la  tète. 

Style  ordinaire.  Terre  bistre  rougeâtre.  Trou  de  suspension.  Endom- 
magé à  droite  et  à  gauche.  -^ Haut  .  0^07. 


c    292    3 

684  (476).  —  Tête  de  femme. 

Fragment  de  statuette.  Coiffure  en  bandeaux  ondulés  et 
chignon;  traces  d'une  bandelette  sur  le  devant. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  la  figure,  brun  sur  les  cheveux. 
Terre  bistre  foncé, Haut..  n'.i075. 


685  (477).  —  Idem. 

Fragment  de  statuette.  Les  cheveux  sont  cachés  sous  un 
voile  qui  recouvre  la  tète  et  s'enroule  autour  du  cou  ;  par- 
dessus le  voile  un  mouchoir  carré  est  rabattu  de  chaque  côté 
de  la,  tète  en  forme  d'ailes. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Terre  bistre  très  foncé. Haut.,  o™n'Ki. 


686  (480).  —  Fragment  de  plaque. 

On  distingue  en  relief  un  buste  de  femme  sans  tète,  le  bras 
droit  drapé  avec  la  main  posée  sur  le  sein  gauche. 

Style  ordinaire.  Terre  bistre   rougeâtre.  Brisé  de  tous  les  côtés. 

Long.,  o™o7. 


687  (479).  —  Tète  de  nègre. 

Elle  est  inclinée  sur  Tépaule  droite;  les  sourcils  sont 
froncés,  la  bouche  entr'ouverte,  les  cheveux  crépus.  Frag- 
ment de  statuette. 

Bon  style.  Terre  bistre  foncé.  Traces  de  couleur  noirâtre  sur  la  figure 
et  sur  les  cheveux. Haut.,  tvnaïi. 


c    293    o 

688  (478).  —  Chapeau  de  statuette. 

Forme  pointue  avec  de  larges  bords,  genre  tanagréen. 
Traces  de  couleur  rose. Diam.,  o™o5. 

689  (488 '"O.  —  Base  de  statuette. 

Elle  paraît  appartenir  au  n°  678. 
Recollée  en  plusieurs  morceaux.  Haut  ,  U'"i35. 

690  (474).  —  Coupe  à  figures  rouges. 

Forme  élégante,  à  deux  anses,  couverte  noire  bien  lustrée  ; 
figures  rouges  :  1°  Intérieur.  Dans  un  cercle  orné  d'une 
grecque  rouge,  un  éphèbe  drapé,  la  tète  ceinte  d  une  bande- 
lette, vu  de  profil  et  marchant  à  gauche,  tient  de  la  main 
droite  avancée  un  objet  recourbé  (oG(if\)c,  àxpà?)  qu'il  va  déposer 
sur  un  autel  allumé,  posé  sur  deux  degrés.  Derrière  Téphèbe, 
un  bout  de  colonne  cannelée,  posée  sur  une  base  carrée, 
indique  l'intérieur  d'un  édifice.  2"  Extérieur.  D'un  côté  une 
scène  de  banquet.  Au  centre,  un  homme  barbu,  la  tète  ceinte 
d'une  bandelette,  le  corps  nu  avec  une  draperie  jetée  sur 
les*jambes,  assis  sur  un  lit  et  adossé  à  deux  coussins,  tient 
une  grande  cithare  dont  il  joue  de  la  main  gauche.  Devant 
lui,  à  gauche,  un  éphèbe  couché,  la  tète  ceinte  d'une  bande- 
lette blanche,  le  corps  à  demi  nu  avec  une  draperie  jetée 
sur  les  jambes  et  sur  l'épaule  gauche,  retourne  la  tète  du  côté 
du  musicien,  la  main  droite  posée  sur  son  genou,  la  main  gau- 
che tenant  un  fruit  en  forme  de  poire.  Derrière  le  musicien,  un 
éphèbe  couché,  coiffé  comme  le  précédent,  tourne  le  dos 
aux  deux  autres.    Dans  le   champ   sont  suspendus  divers 


c    21)4    3 

accessoires,  vase  orné  de  bandelettes,  couronne,  filet.  De- 
vant le  musicien,  au  pied  du  lit,  s'élève  une  longue  hampe 
(sans  doute  pour  accrocher  une  lampe).  De  l'autre  côté, 
scène  de  banquet  analogue.  Au  centre,  un  homme  barbu, 
couché  sur  un  lit,  joue  de  la  double  flûte.  En  face  de  lui,  à 
droite,  un  éphèbe  couché,  accoudé  sur  deux  coussins,  lève 
la  main  droite  en  l'air  et  tientde  la  main  gauche  une  grande 
coupe.  Derrière  le  musicien,  à  gauche,  un  éphèbe  couché, 
tournant  le  dos  aux  précédents,  pose  la  main  droite  sur  sa 
tète  et  tient  de  la  main  gauche  une  grande  coupe.  Derrière 
le  musicien,  grande  hampe;  couronne  et  bandelettes  suspen- 
dues. Les  personnages  sont  costumés  et  coiffés  comme  les 
précédents. 

Assez  bon  sl\le.  Trois  inscriptions  sont  placées,  une  à  l'intérieur,  les 
deux  autres  au-dessus  de  chaque  scène  de  banquet.  Toutes  trois,  malgré 
de  légères  différe.ices  dans  l'exécution  des  lettres,  semblent  avoir  le  même 
sens.  Nous  lirions  :  KaXr)  '  'O)---.:,  nom  propre  qui  est  en  même  temps  un  nom 
de  vase    La  forme  du  a  et  du  ;  est  archaïque.  Haut  ,0'»io.  Diam.,  0"'235. 

691  (389).  —   Vase  de  terre  cuite. 

Forme  de  gobelet,  sans  anses,  à  base  mince  et  pointue, 
évasé  à  la  panse  et  à  l'ouverture.  Ornementation  composée 
d'un  petit  pointillé  en  relief  qui  forme  une  série  de  losanges 
sur  la  panse. 

Terre  biune,  extrêmement  Une  et  légère.  Plusieurs  morceaux  recollés. 
Haut.,  0-»\',ô. 


692  (438).  —  Même  type  avec  inscription. 

Même  forme,  même  ornementation  en  losanges.  En  haut 


c    295    3 

de  la  panse,  en  lettres  pointillées  dont  chacune  est  placée 
dans  l'intérieur  d'un  des  losanges:  ACOPON. 

Même  terre.  Haut.,  OmiAS". 


693  (483).   —  Œnochoc  à  figures  noires.. 

Vase  à  une  anse  et  à  bec  trilobé;  couverte  noire.  Sur  le 
devant  un  cadre  rouge  est  réservé  sur  Targile  ;  ornemen- 
tation de  languettes  noires  en  haut  de  la  panse.  Dans  le 
champ,  en  figures  noires,  un  cygne,-  les  ailes  déployées, 
tourné  à  droite,  entre  deux  sphinx  à  tète  de  femme  se  faisant 
face. 

Style  assez  soigné,  encore  archaïque:  I^es  figures  sont  rehaussées  d'un 
ton  rouge  violacé,  ■ — —  Haui.,  0"'ii5. 


694  (484).  —   Vase  de  terre  cuite. 

Forme  de  guttus,   couverte   noire,  avec  une   anse  bifide 
ornée  d\in  nœud  ;  petit  bec  sur  la  panse. 

Haut.,  Ou075. 


695  (475).  —  Idem. 

Forme  de  petit  cratère  à  deux  anses.  Couverte  brune  à 
Tintérieur.  A  Textérieur,  près  du  bord,  réseau  de  traits  bruns 
ondulés,  se  coupant  les  uns  les  autres,  avec  gouttes  noires 
et  blanches  aux  points  d'intersections.  En  dessus,  un  cercle 
rouge. 

Haut..  OOîfô. 


c    296    D 

696  (485).  —  Lampe  de  terre  cuite. 

Forme  ordinaire  à  un  bec  et  à  une  anse  bifide.  Près  du 
rebord,  cercles  concentriques.  Au  centre,  une  grenouille, 
les  pattes  étendues. 

Terre    bislre   clair.  Beaucoup  de  morceaux  recollés   ou  brisés.  ■ 

Long-.,  0'"125. 

697  (491  et  /lOP'*).  —  Bracelet  de  bron{e. 

Chaque  extrémité  se  termine  en  tète  de  serpent. 
Patine  verdâtre.  En  deux  morceaux.  Diam.,  0n>055. 

698  (493).  —  Paire  de  ciseaux  de  fer. 

Deux  lames  coupantes  sont  simplement  rapprochées  Pune 
de  l'autre  ;  elles  ne  font  qu'un  avec  le  manche  qui  cède 
comme  un  ressort  sous  la  pression  de  la  main. 

Bon  état  de  conservation.  Long.,  o-io. 


IV.    SMYRNE 


Ces  pièces  sont  dues  à  des  acquisitions  faites  par  le  Musée 
dans  les  dernières  années;  nous  n'avons  placé  dans  ce  cha- 
pitre que  celles  dont  la  provenance  est  certaine.  La  plupart 
étaient  la  propriété  d'un  amateur  bien  connu  à  Smyrne,  dont 
la  collection  a  été  étudiée  sur  place  par  M.  S.  Reinach;  on  lui 
a  fourni  quelques  indications  exactes  sur  l'endroit  où  elles  ont 
été  trouvées  ^  La  nécropole  antique  de  Smyrne  était  située, 
en  arrière  de  la  ville,  sur  le  mont  Pagus;  elle  a  été  fouillée  et 
violée  très  anciennement.  Jusqu'à  présent  on  n'a  pu  y  recueillir 
presque  aucune  ffgurine  intacte;  les  tombes  elles-mêmes  sont 
bouleversées.  De  là  vient  l'énorme  quantité  de  têtes  seules  et 
de  fragments  qu'on  y  découvre.  Le  n"  699  est  un  des  rares 
morceaux  à  peu  près  complets  que  l'on  possède.  L'expres- 
sion triste  et  douloureuse  donnée  à  la  tête  est  caractéristique 
dans  plusieurs  autres  fragments  (n"^  762,  763),  dont  le  style 
procède  visiblement  de  l'art  hellénique  du  m*'  siècle;  quel- 
ques têtes  barbues  rappellent  le  célèbre  Laocoon.  L'influence 
du  style  de  Lysippe  et  de  ses  élèves  est  sensible  dans  les 
statuettes  et  les  têtes  d'Hercule  (n"'*  699,  700,  723,  724);  cette 

'  V.  s.  Reinach,  Les  Terres  cuites  de  Smyrne  et  la  statuaire  grecque  du  IV*  siècle^ 
riflns  les  Mélanges  Graux,  188'i.  p.  143-158. 


c    298    3 

dernière  semble  imitée  du  type  de  VHercule  Farnèse.  Les 
coroplastes  de  Smyrne  ne  se  sont  pas  renfermés  dans  les 
limites  de  l'art  des  successeurs  d'Alexandre  :  on  trouve  chez 
eux  des  imitations  des  œuvres  du  v^  siècle,  comme  le  Jupiter 
Olympien  de  Phidias  (n"''  713  à  719),.  même  des  figures 
d'Apollon  et  de  Bacchus  (n'""  720,  735)  qui,  avec  une  physio- 
nomie plus  moderne,  ont  conservé  la  coiffure  ou  la  barbe 
de  l'art  grec  le  plus  ancien.  Quelques  têtes  de  femmes  et 
d'éphèbes  (n*"^  746,  747,  761)  sont  inspirées  par  les  plus  pures 
traditions  du  iv'^  siècle  et  rappellent  les  belles  têtes  de  Vénus 
et  d'athlètes  de  l'époque  de  Praxitèle.  D'un  autre  côté,  ces 
coroplastes  n'abdiquent  pas  leur  préférence  pour  les  sujets 
comiques  qu'on  trouve  ici  en  grand  nombre  (n"®  704  à 
708,  769  à  785)  comme  dans  les  autres  centres  asiatiques.  Les 
contemporains  ont  dû  servir  de  modèles  à  leurs  caricatures, 
et  dans  le  n°  10\  il  est  difficile  de  méconnaître  la  charge  de 
quelque  haut  fonctionnaire  romain. 

En  somme,  la  fabrique  de  Smyrne  paraît  se  distinguer 
par  des  qualités  toutes  particulières  de  sentiment  plastique 
et  de  fine  exécution.  Quelques-uns  de  ces  fragments  (n"^  713, 
715,  716,  720,  723,  724,  744,  746,  747,  757,  761)  ont  une  ampleur 
de  style  qui  fait  profondément  regretter  l'état  de  mutilation 
dans  lequel  ils  nous  arrivent. 


699  (mnc.  512).  —  Hercule. 

Il  est  debout  et  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  Tépaule 
droite  et  rejetée  dans  le  dos  par-dessus  l'épaule  gauche.  La 
tète  est  tournée  à  droite,  la  jambe  gauche  en  ari'icre  et  fié- 


c    299    3 

chie,  la  main  droite  avancée  avec  les  doigts  recourbés,  comme 
s'il  tenait  un  objet  (la  massue).  Le  visage  a  une  expression 
douloureuse;  les  sourcils  sont  froncés.  Les  cheveux  sont 
courts  et  crépus. 

Très  bon  style.  Peut-être  un  surmoulage  de  bronze  ;  le  revers  est 
soigneusement  travaillé.  Pas  de  trou  d'évent.  Traces  de  dorure  sur  le 
visage.  Manquent  le  bras  gauche,  le  pied  droit,  lepoucede  la  main  droite, 
le  pan  de  la  chlamyde,  l'accessoire  tenu  dans  la  main  droite.  Plusieurs 
morceaux  recollés  dans  les  Jambes.  Il  a  fait  partie  de  la  Collection  Lecityer 
et  a  été  publié  par  M.  Cartault  dans  cet  ouvrage,  pi.  T".  Haui.,  O'n3o. 


700  (mnc.  228).  —  Dos  d'Hercule. 

Revers  de  statuette.  La  ligne  de  soudure,  qui  séparait  le 
devant  du  revers  dans  la  statuette  moulée  en  deux  parties, 
suit  la  ligne  des  épaules,  le  milieu  des  bras  et  le  milieu  de 
la  tête  dont  on  ne  voit  que  les  cheveux  courts  et  crépus  avec 
une  partie  de  la  barbe  à  droite.  La  tête  était  tournée  à  droite  ; 
les  épaules  et  le  dos  sont  soigneusement  travaillés. 

Bon  style.  Sans  doute  un  surmoulage  de  bronze.  Traces  de  blanc  ;  jaune 
sur  les  cheveux.  Manquent  tout  le  devant,  les  bras  et  la  partie  inférieure 
depuis  le  milieu  du  torse.  — — •  Haut.,  omio. 


701  (mnc.  290).  —  Éros  assis. 

Fragment  de  statuette.  Elle  devait  être  dans  une  attitude 
analogue  à  celle  du  n°  80.  Bracelet  orné  de  deux  agrafes 
rondes  à  la  cuisse  droite. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Manquent  la  tête,  les  bras,  le  bas  de  la 
Jambe  droite,  le  pied  gauche.  Jambe  gauche  recollée. Haut..  o<"i4. 


c    300    D 

702  (MNB.   1115).  —  Tenue  barbu. 

La  base  se  termine  en  gaine  portant  un  phallus;  tète 
barbue,  coiffée  d'une  couronne  en  bourrelet  avec  lemnisque 
retombant  sur  chaque  épaule;  le  buste  est  drapé  dans  un 
court  manteau,  soutenu  par  le  bras  gauche  replié,  la  main 
droite  repliée  contre  la  poitrine  sous  la  draperie. 

Slyle  ordinaire.  Traces  de  blanc.  iiaui.,ouOG5. 

703  (MNC.  289).  —  Homme  nu. 

Il  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  gauche  écarté 
du  corps. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Manquent  la  tète,  le  bras  droit,  l'avant-bras 
gauche,  le  bas  de  la  jambe  droite.  Jambe  gauche  recollée.  Haut.,  0-21. 

704  (MNC.  269).  —  Grotesque. 

Il  est  debout,  tourné  à  droite,  vêtu  de  la  toge  qui  voile  la 
tète  en  arrière,  à  la  façon  sacerdotale,  le  bras  droit  replié 
sous  la  draperie,  avec  la  main  dégagée  et  posée  sur  le  pli, 
la  main  gauche  passée  derrière  le  dos  et  soutenant  les  plis 
de  la  toge.  Tète  chauve,  front  ridé,  nez  busqué,  figure  large. 
Le  type  et  le  costume  sont  romains;  c'est  probablement  une 
caricature  de  haut  fonctionnaire. 

Bon  slyle.  Traces  de  blanc.  Trou  d'évent  rond,  endommagé.  En  trois 
morceaux  recollés.  Manquent  les  pieds,  le  haut  du  crâne,  une  partie  du 
tevers.  Haut.,  o^i'iô. 

705  (MNC.  266).  —  Même  sujet. 

11  est   debout   et   nu.    la  tète   dans  les  épaules,   le  crâne 


c    301     o 

chauve  et  pointu,  le  nez  énorme  et  busqué,  la  bouche  large- 
ment fendue  et  grimaçante,  avec  une  expression  narquoise. 
La  maigreur  du  corps  dessine  les  pectoraux  et  les  côtes; 
fesses  saillantes  et  maigres;  petites  jambes  grêles.  Le  bras 
droit  était  écarté  du  corps. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  ;  rouge  brun  sur  le  corps  et  sur  le  visage. 
Manquent  l'avant-bras   droit,    le    bras    gauche,    les    deux  Jambes. 

Haut.,  0™085. 

706  (mnc.  268).  —  Même  sujet. 

Il  est  nu,  les  jambes  écartées,  et  paraît  assis.  Crâne 
chauve  et  bossue,  sourcils  relevés,  nez  busqué;  expression 
triste.  Le  corps  est  maigre,  les  jambes  grêles.  Les  bras 
étaient  écartés  du  corps. 

Bon  style.  Manquent  les  deux  bras,  le  bas  des  deux  jambes;  la  tête  est 
séparée  du  corps  et.ne  s'adapte  pas  exactement.  Haut.,  0^075. 

707  (MNC.  267).  —  Même  sujet. 

Il  est  nu,  le  visage  barbu,  maigre  et  ridé,  le  nez  fort  et 
busqué,  le  crâne  chauve,  les  oreilles  grandes  et  écartées  de 
la  tète;  il  porte  les  deux  mains  à  son  cou,  comme  s'il  étran- 
glait. 

Assez  bon  style.  Au  revers,  une  forte  saillie,  percée  d'un  trou,  attachée 
au  cou,  forme  anneau  de  suspension.  Manque  le  bas  du  corps  depuis  le 
ventre.  ■  Haut.,  o™o85. 

708  (mnb.   1027).  —  Même  sujet. 

Il  est  debout,  posé  d'aplomb  sur  les  deux  jambes  écartées, 
la   tète   un    peu   levée   vers  la  gauche,   le  crâne   chauve  et 


c     ?,02     3 

pointu,  la  barbe  longue  et  en  désordre,  les  deux  bras  repliés 
contre  le  corps;  il  est  drapé  dans  un  court  manteau  qui 
laisse  les  jambes  et  le  bas-ventre  nus.  Caricature  de  péda- 
gogue? 

Assez  bon  style.  Traces  de  rouge  sur  les  jambes.  Manquent  les  pieds. 

Haul.,  0n>06. 

709  (mnc.  276).  —  Singe. 

Il  est  assis,  le  corps  penché  en  avant,   les  deux  mains 
jointes  entre  les  pattes  de  devant. 

Assez  bon  style.  Maquette  pleine.  Manquent  les  pieds.  Haut.,  o-oô. 

710  (mnc.  288).  —  Fragtnent  de  statuette. 

Haut  de  jambe  gauche  et  ventre  d'un  homme  nu.  La  sta- 
tuette devait  avoir  des  dimensions  extraordinaires  (environ 

0"^90de  haut). 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rouge  brun.  Haut.,  o™i7. 

711  (CA.  33).  —  Même  sujet. 


Haut  de  jambe  gauche  et  ventre  d\m  homme  nu.  La  sta- 
ette  devait  être  de  fort  grandes  dimensions. 

Bon  style.  Terre  bistre.  Traces  de  dorure  sur  le  nu.  Haut.,  niuog. 


712  (mnc.  302).  —  Même  sujet. 

Bras  droit,  la  main  avancée  et  ouverte  comme  pour  saisir 
un  objet.  Cf.  ies  n°^  789,  790  qui  sont  analogues,  mais  en 
terre  émaillée.  L'exécution,  la  pose  du  bras  el  de  la  main. 


sont  tout  à  fait  semblables  dans  le  bras  droit  de  THercule 
n°  699.  Ce  fragment  appartient  à  une  statuette  de  grandes 
dimensions. 

Bon  style.  Terre  épaisse  bislre.  Brisé  à  la  naissance  de  l'épaule.  Man- 
quent le  bout  du  pouce  et  du  petit  doigt.  i-oner.,  o^ifô. 

713  (mnc.  241).  —  Tête  de  Jupiter  fou  PlutonJ. 

Elle  est  penchée  sur  Tépaule  droite;  sourcils  froncés; 
yeux  enfoncés;  barbe  bouclée  et  épaisse;  chevelure  bouclée 
et  en  désordre,  surmontée  d'un  ornement  en  boule  par  devant; 
les  cheveux  descendent  en  longues  boucles  sur  chaque 
épaule. 

Bon  style.   Le  travail   de  la  barbe  et  des  cheveux  est   très  fin.  

Haut.,  0'"07. 

714  (mnc.  240).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  chevelure  épaisse  et  bouclée,  en  désordre; 
barbe  bouclée  et  épaisse.  Expression  pensive. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  et  de  dorure  sur  la  barbe  et  sur  les  cheveux. 

Haut.,  0n>06. 


715  (mnc.  284).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  chevelure  très  épaisse  et  bouclée;  barbe 
bouclée.  La  prunelle  des  yeux  est  indiquée  en  creux;  le 
regard  est  tourné  à  droite. 

Bon  style.  Terre  rouge.  Le  travail  de  la  barbe  et  des  cheveux  est  très 
fin.  Manque  le  revers  ;  fragment  brisé  suivant  la  ligne  de  suture  des  deux 
parlies  moulées.  Haut..  OmnA. 


c      804      r 

716  (mnc.  278).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  chevelure  longue  et  bouclée,  s'élevanl  en 
oyicoç;  barbe  bouclée  et  épaisse.  La  pupille  des  yeux  est 
indiquée  en  creux,  le  regard  dirigé  à  droite  et  un  peu  élevé. 
Expression  douce  et  triste. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  y  Haui.,n">oo. 


717  (mnc.  279).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  chevelure  longue  et  épaisse;  barbe 
bouclée;  le  nez  est  légèrement  tordu,  la  tête  tournée  à 
gauche.  La  prunelle  des  yeux  est  indiquée  en  creux. 

Assez  bon  style.  Le  haut  de  la  coiffure  est  endommagé.  Haut..  O'»05. 


718  (mnc.  248).  —  Tête  de  Jupiter  Sérapis. 

Figure  barbue,  coiffée  d'un  polos  élevé,  couronnée  de 
feuillages  avec  deux  grosses  baies  de  chaque  côté  du  polos; 
barbe  bouclée  et  longue.  Expression  calme  et  pensive. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  brun  sur  la  barbe,  le  visage  et  les  cheveux, 
blanc  sur  le  polos.  Haut.,  On07. 


719  (MNC.  247).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,  coiffée  d'un  haut  polos  orné  sur  le  devant 
d'une  palmette.  Coiffure  longue  en  oyxoç',  barbe  bouclée  et 
épaisse.  Expression  calme  et  pensive. 

Bon  style.  Toute  la  tète  et  le  polos  sont  recouverts  d'une  couleur  rouge. 

Haut..  Oi-oe. 


c    305     D 

720  (MNC.  235).  —  Tête  d'Apollon. 

Coiffure  à  double  rangée  de  boucles  sur  le  front;  les  che- 
veux retombent  en  masse  par  derrière  sur  les  épaules  et 
sont  serrés  par  un  lien.  Le  type  imile  Tarchaïsme  et  repro- 
duit le  style  des  statues  les  plus  anciennes  d'Apollon.  La  pu- 
pille des  yeux  est  indiquée  en  creux. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc;  Ion  jaunâtre  sur  la  ligure.  — — 
Haut.,  0"<07. 

721  (mnb.   1010).  —  Même  sujet. 

Coiffure  avec  crobyle  noué  sur  le  devant  de  la  tète  (ana- 
logue à  l'Apollon  du  Belvédère),  avec  bandelette  ceinte  sur 
le  devant  et  chignon  bas  sur  la  nuque;  de  chaque  côté  du 
crobyle  deux  ornements  en  saillie.  Expression  pensive;  tète 
légèrement  tournée  à  droite. 

Très  bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage;  rouge  sur  les  cheveux. 
Traces  de  dorure  sur  la  bandelette  et  sur  la  bouche.  Haut.,  o-Ofis. 

722  (MNC.  227).  —  Tête  d'Athêné. 

Le  casque  fermé,  où  Ton  distingue  les  paragnathides  bais- 
sées, les  deux  trous  pour  les  yeux  et  le  nasal,  sans  cimier, 
est  relevé  sur  le  dessus  de  la  tète  et  dégage  la  naissance 
des  cheveux  en  bandeaux.  Expression  calme. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  sur  les  cheveux.  L'œil  droit  et  le  bord  du 
casque  sont  endommagés.  Haut.,  0n'075. 

723  (MNC.  229).  —  Tête  d'Hercule. 

Figure  barbue,  cheveux  courts  et  crépus.  Expression 
pensive  et  douce. 

20 


30(; 


Très  bon  style;  mais  toute  la  figure  semble  empâtée,  les  cheveux  et  la 
barbe  ne  sont  pas  traités  avec  la  finesse  des  autres  tètes  analogues,  et  nous 
croirions  volontiers  que  ce  IVagment  est  dû  au  surmoulage  d'un  très  bel 
original.  liaui.,  0""075. 


724  (mnc.  244).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,  penchée  sur  Tépaule  droite,  rextrémité  de 
la  barbe  bouclée  et  saillante,  les  cheveux  courts  et  crépus. 
La  pupille  des  yeux  est  indiquée  en  creux;  yeux  enfoncés. 
Expression  fatiguée. 

Très  bon  style.  Le  travail  des  cheveux  et  de  la  barbe  est  particulière- 
ment soierné.  Nez  endommagé. Haut.,  o^-oôo. 


725  (mnc.  250).  —  Tète  d'Aphrodite. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  et  striés  sur  le  front,  sur- 
montée il'un  diadème  en  croissant;  chignon  bas  sur  la 
nuque;  pendant  à  l'oreille  droite.  Tète  légèrement  penchée 
à  gauche.  Expression  souriante. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut.,  Omoe. 


726  (mnc.  252).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  surmontée  d'un  haut  dia- 
dème en  forme  de  tresses  superposées;  boucles  retombant 
sur  les  épaules;  pendants  aux  oreilles.  Tète  légèrement  pen- 
chée à  gauche. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc  ;  dorure  sur  les  cheveux,  les  boucles 
et  1    visage.  Haut.,  Om^o. 


c    307    D 

727  (mnc.  232).  —  Tête  d'Éros  ou  de  Bacchant, 

Expression  douce  et  langoureuse,  tète  penchée  sur  l'é- 
paule droite;  crobyle  en  touffe  élevée  sur  le  devant  de  la 
tête,  analogue  à  celui  de  plusieurs  figures  d'Apollon;  des 
mèches  s'en  échappent  et  retombent  sur  le  front;  de  chaque 
côté,  pampres  en  couronne;  au  lieu  de  chignon,  deux  tresses 
descendent  de  la  nuque,  plaquées  contre  la  tète,  et  s'en- 
roulent en  boucles  de  chaque  côté  du  cou.  La  pupille  des 
yeux  est  indiquée  en  creux,  le  regard  tourné  à  droite. 

Bon  style.  Terre  rougeâlre.   Traces  de  rouge  sur   les  cheveux.  

Haut..  0™08. 


728  (mnc.  234).  —  Même  sujet, 

F'igure  imberbe;  coiffure  compliquée,  composée  de  pam- 
pres disposés  en  large  couronne,  bandelette  ceinte  sur  le 
front  sous  les  cheveux,  apex  central  avec  trois  grosses  baies 
placées  de  chaque  côté  ;  en  arriére,  grosse  couronne  en  bour- 
relet. 

Bon  style.  Traces  de  jaune  et  de  dorure  sur  les  pampres. Uciut.,  on.os. 

729  (mnc.  233).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe,  souriante,  légèrement  inclinée  sur  l'é- 
paule droite.  Coiffure  analogue  au  précédent  avec  bande- 
lette sur  le  front;  cheveux  en  touffe  élevée  au  centre;  pam- 
pres et  baies  de  chaque  côté  en  couronne;  chignon  bas  sur 
la  nuque. 

Bon  style. Traces  de  blanc  écaillé;  rouge  sur  le  cou.  Un  pampre  est 
brisé  à  droite.  liant.,  (ino.^. 


730  (iviNB.  1015).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  avec  chignon  bas  sur  la  nuque; 
pampres  disposés  en  large  couronne  autour  de  la  tète;  ban- 
delette sur  le  devant  avec  deux  ornements  en  pastille;  large 
apex  central  et  strié. 

Assez   bon   style.    Manque   une   partie  des    pampres  à  gauche.  

Haul.,  0«i05. 


734  (mnb.  1017).  —  Même  sujet. 

Coiffure  bouclée,  ornée  de  baies  cl  de  pampres  disposés 
on  couronne  avec  apex  central. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  sur  le  visage;  rouge  sur  les  cheveux.  Traces 
de  dorure  sur  le  visage  et  les  cheveux.  Haut.,  om045. 


732  (mniî.   1733).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe,  légèrement  tournée  à   droite;  pampres 
en  couronne  dans  les  cheveux. 

Bon    style.  Chevelure  et  côté  gauche  de  la  tête  endommagés.  

Haul..  n'»0',5. 


733  (mnc.  418).  —  Même  sujet. 

Figure  souriante  d'enfant;  chevelure  longue  et  bouclée 
avec  tresse  centrale,  ceinte  d'une  couronne  en  bourrelet  avec 
quatre  grandes  feuilles  de  pampres  disposées  en  couronne. 

Assez  bon  style.  Manque  une  des  feuilles.  Haut.,  o™o4. 


c    309    3 

734  (mnc.  419).  —  Tête  d'Éros  ou  d'enfant.. 

Figure  penchée  à  gauche  et  souriaivte;  coi-ffure  bouclée 
avec  natte  centrale. 

Assez  bon  style.  Traces  de  jaune  siH-  la  coiffure.  Haut,  0'-045. 

735  (mnc.  238).  —  Tète  de  Dionysos. 

Figure  barbue  avec  moustaches  pendantes;  chevelure  bou- 
clée, ceinte  d'une  bandelette.  Expression  calme  et  pensive; 
la  pupille  des  yeux  est  indiquée  en  creux.  Le  type  imite  les 
figures  archaïsantes  de  Bacchus  barbu. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  .Manquent  le  haut  de  la  tète  et  l'œil  droit. 

Haut.,  0'»07. 


736  (MNC.  230).  —  Tète  de  Silène. 

Fragment  de  statuette.  Il  était  sans  doute  assis,  ou  même 
couché,  appuyé  sur  le  coude  gauche,  le  bras  droit  élevé  avec 
la  main  placée  sur  la  tête  chauve,  ceinte  d'une  bandelette, 
couronnée  de  pampres  et  de  baies.  Longues  moustaches  et 
barbe  divisée  en  mèches;  draperie  jetée  sur  l'épaule  gauche. 
Attitude  endormie  ou  fatiguée. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rose  sur  la  draperie.  Manque  toute  la  par- 
lie  inférieure  depuis  les  seins,   l'épaule  droite  et  le  bras  gauche.  

Haut.,  OnnOSo. 


737  (mnc.  254).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,   chauve,  les  sourcils  froncés,  barbe  bou- 


C        310        3 

clée,   bouche  entr'ouverte,   nez  écrasé,  oreilles  de  cheval. 
Expression  mécontente. 

Bon  style.  Croûte  terreuse.  ilaui,,  0'"05. 

738  (mnc.  257).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,  chauve,  couronnée  de  lierres,  barbe  en 
mèches  drues  et  épaisses,  sourcils  froncés,  nez  épaté  ;  les 
oreilles  sont  ordinaires. 

Bon  style.  Traces  de  lîlanc;  jaune  sur  les  lierres.  Haut.,  o-n^s. 

739  (mnc.  263).  —  Même  sujet. 

Figure  I)arbue,  oreilles  larges  et  écartées  de  la  tète,  tôle 
chauve,  front  ridé,  nez  camus. 

Bon  style.  Traces  de  blanc. Haut.,  OmOAo. 

740  (mnb.   1734).  —  Même  sujet. 

Fisrure  barbue;  crâne  couvert  de  feuilles  de  lierre  et  de 
grosses  baies;  sourcils  froncés,  nez  épaté,  bouche  entr'ou- 
verte. 

Assez  bon  style.  Manque  le  côté  droit  de  la  tète.  Haut.,  0"045. 

741  (mnc.  242).  —  Tête  de  Satyre. 

Figure  imberbe;  chevelure  épaisse  et  longue,  plantée  en 
mèches  incultes  sur  la  tète  et  formant  une  touffe  élevée  par 
devant.  Sourcils  relevés,  pommettes  saillantes;  bouche  en- 
Ir'ouverte  et  souriante. 

•  Bon  .'^lyle.  Œil  droit  et  front  endommagés.  Haut..  Onoe. 


C        311         D 

742  (mnc.  258).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe;  la  chevelure,  traitée  très  sommairement 
et  sans  doute  inachevée,  forme  une  sorte  de  bonnet  plat  sur 
la  tète;  les  mèches  sont  à  peine  indiquées,  ainsi  que  la  touffe 
sur  le  devant.  Mêmes  traits  grossiers.  Expression  boudeuse. 

Style  médiocre.  Menton  endommage.  Haut,,  o-ot. 

743  (mnc.  243).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe;  chevelure  traitée  sommairement  en  mè- 
ches incultes;  tète  tournée  à  droite;  la  lèvre  supérieure, 
épaisse,  se  relève  en  découvrant  les  gencives  et  les  dents; 
nez  épaté.  Expression  joyeuse  et  bestiale. 

Bon  style.  Menton  endommagé.  Haut ,  0n06. 

744  (mnc.  272).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe;  pommettes  saillantes,  gros  nez,  sourcils 
froncés,  lèvres  épaisses,  bouche  entr'ouverte.  Restes  de  mè- 
ches drues  près  des  oreilles.  Expression  mécontente. 

Très  bon  style,  (-ouleur  rose  sur  tout  le  visage;  traces  de  dorure  sur 
les  cheveux.  Manquent  le  haut  de  la  tête  et  le  revers.  Haut.,  o-no». 

745  (mnc.  287).  —  Tête  d'Ariane  ou  Bacchante. 

Fragment  de  statuette.  Tète  légèrement  tournée  à  gauche; 
coiffure  en  bandeaux,  serrée  par  un  lien  sur  le  front,  mêlée 
de  pampres  et  de  baies  disposés  en  couronne;  le  bras  droit 
est  levé  avec  la  main  placée  sur  le  sommet  de  la  tète. 

Bon  style.  Terre  grisâtre.  Menton  endommagé.  Manquent  tout  le  bas 


c      312      :) 

de  la  statuette  et  le  revers.  Le  fragment  est  cassé  suivant  la  ligne  de  su- 
ture verticale  des  deux  parties  moulées.  Haut.,  0n>M5. 


746  (mnc.  280).  —  Tête  de  femme. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  une  boucle  pendant  à 
gauche;  tète  penchée  à  gauche.  Le  type  imite  le  style  des 
Aphix)dites  du  iv^  siècle. 

Bon  style.  Manquent  le  revers  et  le  haut  de  la  coiffure.  Haut.,  o-noe. 


747  (MNC.  281).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  et  chignon  bas.  Tète  pen- 
chée légèrement  à  gauche.  Le  type  rappelle  celui  de  la  Vé- 
nus de  Milo. 

Bon  stvle.  Haut  de  la  tète  endommagé.  Haut.,  OmOn. 


748  (MNB.    1018).  —  Même  sujet. 

Coiffure  grosse  et  ronde,  à  côtes,  formant  une  sorte  de 
turban  avec  chignon  bas  sur  la  nuque,  analogue  à  celle  des 
femmes  romaines  du  ni^  siècle  de  TEmpire. 

Bon  style.  Cou  brisé;  reste  de  l'attache  du  dos.  Haut.,  O'ooes. 


749  (MNC.  283).  —  Même  sujet. 

Coiffure  ronde  en  côtes  striées,  analogue  à  la  précédente; 
figure  souriante,  légèrement  penchée  à  gauche. 

Bon  .slvl(\  Traces  de  blanc.  Haui  .  onoAo. 


c     313     o 

750  (mnb.   1732).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux,  serrée  par  un  double  lien  sur  le 
front,  avec  les  cheveux  relevés  en  masse  par  devant,  deux 
baies  de  chaque  côté  et  sans  doute  des  feuillages  en  cou- 
ronne. Chignon  bas  sur  la  nuque. 

Bon  style.  Quelques  parties  de  la  coiffure  effritées.  Haut.,  Onos. 


751  (mnb.   1731).  —  Même  sujet. 

Même  type. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc.   Feuillages  de  la  chevelure  endom- 
magés.    Haut.,  0™045. 

752  (mnb.  1735).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  à  côtes  avec  chignon  relevé  en  touffe 
sur  la  tète. 

Bon  style.  Partie  du  chignon  endommagée.  Haut.,  O'nçm. 

753  (mnc.  251).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  chignon  bas  sur  la  nuque; 
bandelette  ronde  sur  le  devant  de  la  coiffure. 

Bon  style.  Terre  jaunâtre.  • Haut.,  o-'Oôô. 

754  (mnc.  239).  —  Même  sujet. 

Elle  est  penchée  sur  l'épaule  droite.  Par  devant,  des  bou- 
cles en  désordre  s'échappent  de  dessous  un  double  lien  qui 


314 


serre  la  tèle  et  encadrent  la  figure;  sur  le  côté  gauche  du 
cou,  elles  descendent  en  natte  jusque  sur  l'épaule. 

Bon  style.  Dorure  sur  les  cheveux.  Haut.,  0m05. 


755  (mnc.  282).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  chignon  bas  sur  la  nuque; 
le  haut  de  la  coiffure  est  caché  sous  un  cécryphale  de  forme 
particulière,  formant  deux  saillies  élevées  par  devant  et  at- 
taché par  un  lien  en  arriére.  Expression  triste. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  — —  Haut.,  O'nO'io. 


756  (mnb.   J0I6).  —  Même  sujet. 

Coiffure  ondulée  à  côtes;  crobyle  divisé  en  deux  touffes 
avec  ornement  central  en  pastille;  pendant  à  Toreille  gau- 
che. Tête  légèrement  inclinée  sur  l'épaule  droite. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  jaune  sur  la  boucle  d'oreille  (soutien  de 
dorure).  Menton  ^dommage.  Haut.,  ohm. 


757  (mnc.  253).  —  Tête  d'homme. 

Figure  imberbe,  sauf  une  imperceptible  moustache  aux 
coins  des  lèvres  et  de  courts  favoris  sur  les  joues,  maigre,  le 
nez  long,  les  sourcils  légèrement  froncés,  les  cheveux  taillés 
en  mèches  plates  et  longues,  retombant  sur  le  front  et  en 
arrière  sur  le  cou.  Type  de  Romain  ou  peut-être  de  guerrier 
barbare,  par  exemple  de  Galate. 

Bon  sfvle.  Pas  de  couleurs.  Haut.,  o»055. 


c    315    3 

758  (mnc.  259).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe,  front  fuyant,  nez  aquilin,  sourcils  fron- 
cés, cheveux  droits  et  hérissés  en  coques  sur  le  devant  de 
la  tète. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Haut.,  0"a55. 

759  (mnc.  255).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,  âgée,  les  yeux  demi-clos,  les  sourcils  fron- 
cés, la  tête  couverte  d'une  sorte  de  mouchoir  plat,  retom- 
bant de  chaque  côté  de  la  tète  et  serré  par  un  lien.  Tète 
d'Homère? 

Bon  style.  Traces  de  bleu  et  de  rose  sur  le  mouchoir.  Haut.,  O'-œ. 


760  (MNC.  256).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue,  tète  chauve,  les  sourcils  froncés,  la  barbe 
courte,  la  lèvre  inférieure  saillante.  Expression  mécontente. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut ,  On>o4. 


761  (mnc.  231).  —  Tête  d'éphèbe. 

Figure  imberbe;  expression  calme  et  pensive;  la  pupille 
des  yeux  est  indiquée  en  creux.  Coiffure  courte  et  crépue, 
ceinte  d'une  bandelette.  Le  type  imite  le  style  des  statues 
d'Apollon  ou  d'athlètes  du  iv^  siècle. 

Très  bon  style.   Traces  de  blanc.  Côté  droit  de  la  tèle  endommagé. 

—   Haut..  0^075. 


c    316    D 

762  (mnc.  285).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe;  cheveux  courts  et  crépus;  sourcils  légè- 
rement froncés;  expression  triste.  C'est  sans  doute  un  Her- 
cule jeune. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Manquent  le  côté  gauche  de  la  figure  et  le 
revers.  H.-ui.,  0'"065. 

763  (mnc.  237).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe;  cheveux  courts  et  crépus ;^  sourcils  fron- 
cés; tète  légèrement  inclinée  à  gauche.  Expression  triste. 
C'est  peut-être  un  Hercule  jeune,  comme  le  précédent.  Cf.  le 
n°  699. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs, Haut.,  o-oôô. 

764  (mnc.  236).  —  Même  sujet. 

Chevelure  courte  et  crépue;  yeux  enfoncés;  bouche  sou- 
riante. La  pupille  des  yeux  est  indiquée  en  creux. 

Bon  style.  Nez  endommagé.  Haui.,  o-^otô. 

765  (mnc.  246).  —  Même  sujet. 

Coiffure  courte  à  petites  mèches,  avec  grosse  couronne  er» 
bourrelet. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut.,  0^06. 

766  (mnc.  249).  —  Tête  d'éphèbe  phiygien. 

Figure  imberbe,  cheveux  bouclés  séchappant  de  dessous 


un  bonnet  phrygien  à  houppe  élevée  et  droite.  Tête  légère- 
ment tournée  à  gauche. 

Bon  style.  Traces  de  dorure  sur  les  cheveux.  Haut.,  omoes.' 

767  (mnc.  245).  —  Tète  d'enfant. 

Il  est  coiffé  d'une  sorte  de  casquette  plate,  à  visière  pointue, 
très  allongée  et  un  peu  relevée  du  bout.  Cheveux  bouclés; 
figure  souriante. 

Assez  bon  style.  Terre  noirâtre.  Haut.,  OmO',5. 

768  (mnc.  262).  —  Tête  d'acteur  comique. 

Une  perruque  lisse  avec  un  bourrelet  strié  sur  le  devant 
est  posée  sur  les  cheveux  de  l'acteur  qu'on  voit  par  derrière; 
masque  comique  ordinaire  à  large  bouche  ouverte. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut.,0-03. 

769  (mnc.  265).  —  Tête  de  grotesque. 

Figure  imberbe;  crâne  chauve  et  pointu,  nez  démesuré- 
ment long  et  busqué,  bouche  largement  fendue  et  ouverte, 
montrant  toutes  les  dents,  larges  oreilles  écartées  de  la  tète, 
sourcils  relevés,  menton  fuyant. 

Assez  bon  style.  Couleur  rose  sur  le  visage;  traces  de   blanc.  • 

Haut.,  0'"()7. 

770  (mnc.  270).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe,  crâne  chauve  ceint  d'une  couronne  en 
bourrelet  avec   lemnisque;   figure  ridée   et   âgée;  sourcils 


froncés,   nez  busqué,  bouche  entr^ouverle;  cou  démesuré- 
ment long. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  foncé  sur  tout  le  visage  ;  vermillon  sur  la 
bouche;  rose  et  vert  sur  la  couronne;  noirâtre  sur  les  yeux.  Le  cou  forme 
un  pilon  long  qui  devait  s'insérer  dans  le  corps  de  la  statuette  (cf.  le 
n»  246).  La  base  du  piton  est  percée  d'un  trou  de  part  en  part.  Petit  trou 
d'évent  dans  le  revers  de  la  tête.  Haut.,  o™o7. 

771  (mnc.  272).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe  et  chauve;  oreilles  larges  et  écartées  de 
la  tète;  sourcils  froncés;  gros  nez  busqué;  bouche  ouverte, 
menton  fuyant.  Expression  mécontente. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haut..o™o5. 

772  (mnc.  273).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe  et  chauve,  crâne  bossue,  bouche  proémi- 
nente et  largement  ouverte,  nez  de  travers  énorme  et  busqué, 
grandes  oreilles  écartées  de  la  tète. 

Bon  style.  Un  trou  dans  l'œil  gauche  et  dans  la  narine  gauche.  

Haut.,0"i05. 

773  (mnc.  271).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe  et  chauve,  les  oreilles  écartées  de  la  tête, 
les  sourcils  froncés,  les  yeux  demi-clos,  la  bouche  grima- 
çante. Expression  narquoise. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Haut,.,  O'-a'.. 

774  (MNB.  3012).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe,   coiffée  d'un    bonnet  conique   à   mèche; 


c     319     o 

oreilles  écartées  de  la  tète,   nez   gros  et  busqué,    bouche 
entr'ouverte.  Expression  mécontente. 

Bon  style.  Nez  endommagé.  Haut.,  o-œ. 

775  (mnc.  420).  —  Même  sujet. 

Figure  imberbe  et  chauve;  oreilles  larges  et  détachées; 
nez  gros  et  retroussé,  bouche  ouverte;  les  yeux  paraissent 
fermés. 

Assez  bon  style.  Couleur  blanche  sur  toute  la  tête.  Haut.,  0"04. 

776  (mnb.   1020).  —  Même  sujet. 

Tète  chauve,  larges  oreilles,  gros  nez  busqué,  narines 
dilatées,  bouche  ouverte,  lèvre  supérieure  forte  et  détachée. 
Expression  de  souffrance. 

Bon  style.  Traces  de  blanc  et  de  rouge  sur  tout  le  visage  et  sur  le  cou. 

Haut.,0">04. 

777  (mnb.  1021).  —  Même  sujet. 

Tête  longue  et  étroite,  le  sourcil  gauche  relevé,  la  bouche 
entr'ouverte  et  de  travei's.  Même  expression. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Haut.,0i03. 

778  (mnb.  1022).  —  Même  sujet. 

Type  analogue  ;  oreilles  larges  et  détachées  de  la  tète; 
sourcils  froncés.  Même  expression. 

Bon  style.  Traces  de  blanc.  Haut.,  o-ns. 


c     320     D 

779  (mnb.   1024).  —  Même  sujet. 

Type  analogue;  oreilles  larges  et  détachées  de  la  tète; 
narine  droite  très  dilatée  ;  bouche  largement  ouverte  et  criant. 
Même  expression. 

Bon  style.  Pas  de  couleurs.  Haui.,  Om035 


780  (mnb.  1023).  —  Même  sujet. 

Tète  chauve,  couverte  d'un  bonnet  pointu  ;  sourcils  froncés, 
nez  gros  et  busqué,  oreilles  larges  et  détachées,  bouche 
entr'ouverte,  joues  très  ridées.  Expression  dédaigneuse. 

Bon  style.  Traces  de  blanc;  rouge  sur  le  crâne.  Haut.,  0ra035. 


781  (mng.  421).  —  Même  sujet. 

Figure  barbue;  barbe  courte  et  crépue;  pas  de  mous- 
taches; crâne  chauve,  sourcils  froncés;  nez  busqué,  bouche 
entr'ouverte.  La  pupille  des  yeux  est  indiquée  par  un  creux 
profond. 

Bon  style.  Traces  de  rouge  vermillon  sur  le  visage  et  le  cou.  Manque 
la  partie  postérieure  de  la  tète. Haut.,  O'-OAS. 


782  (mng.  264).  —  Tête  de  grotesque  en  Cyclope. 

F'igure  imberbe,  boursouflée  et  contournée;  yeux  demi- 
clos,  nez  épaté  et  de  travers,  bouche  grimaçante;  le  crâne 
paraît  chauve,  mais  en  arrière  on  distingue  des  mèches  ou 
feuillages.  Au  centre  du  front  on  voit  un  œil  grand  ouvert. 

Style  médiocre.  Côlé  droit  de  la  tète  endommagé.  — —  Haut.,  o-os. 


c    :î21    d 

783  (\iNc.  260).  —   Tête  de  vieille  femme  grotesque. 

Coiffure  en  bandeaux  plats,  surmontés  d'un  haut  diadème 
en  forme  de  tresses  superposées,  analogue  à  la  coiffure  des 
femmes  romaines  du  temps  de  Trajan.  Les  traits  sont  ceux 
d'une  vieille  femme,  les  sourcils  froncés,  le  nez  épaté,  la 
bouche  ouverte,  la  lèvre  pendante.  Expression  irritée. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rouge  sur  le  cou.  Haut.,  Omo7o. 


784  (mnc.  274).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  avec  crobyle  en  deux  touffes 
sur  le  sommet  de  la  tète;  figure  ridée;  sourcils  froncés; 
bouche  ouverte  et  grimaçante.  Expression  de  colère. 

Bon  style.  Traces  de  blanc. Haut.,  0".o'i. 

785  (MNB.  1025).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  avec  chignon  bas  sur  la  nuque;  pen- 
dants aux  oreilles.  Sourcils  froncés,  gros  nez,  large  bouche 
entr'ouverte;  figure  très  ridée. 

Bon  style.  Côté  gauche  du  visage  endommagé.  En  deux  morceaux 
recollés.  Haut.,  nn.ns. 


786  (mnc.  261).  —  Tête  de  nègre. 

Cheveux  courts  et  crépus,  lèvres  épaisses,  bouche  proémi- 
nente et  entr'ouverte,  nez  épaté,  sourcils  froncés.  La  pupille 
des  yeux  est  indiquée  par  un  creux  profond. 

Bon  style.  Couleur  rouge  foncé  sur  le  visage,  les  cheveux  et  le  cou. 
Manque  le  haut  de  la  tète.  Haui.,  0">045 

21 


c    :r22    3 

787  (mnc.  275).  —  Même  sujet. 

Même  type.  La  pupille  des  yeux  n'est  pas  indiquée. 

Bon  style.  Traces  de  couleur  rouge  sur  le  visage.  Manquent  le  haut  de 
la  tête  et  le  revers. Haut.,  omo.^. 


V.   FIGURINES  ET  POTERIES  VERNISSÉES 


Nous  réunissons  ici  de  curieux  spécimens  d'une  céramique 
vernissée,  encore  peu  fréquente  dans  les  pays  grecs.  Ils  ont 
été  acquis  comme  provenant  de  Smyrne;  deux  seulement 
comme  de  Pergame.  Le  procédé  qui  consiste  â  étendre  un 
enduit  vitreux  et  transparent  sur  Fargile  a  été  depuis  longtemps 
constaté  sur  les  poteries  gallo-romaines;  il  est  plus  rare  de  le 
trouver  appliqué  à  des  figurines  (n°^  788  à  790,  806;  cf.  plus  haut 
n''  677  de  Cymé).  Quelques  fragments  indiquent  des  statuettes 
d'une  dimension  inusitée  (n"^  789,  790). 

788  (mnc.  561).  —  Aphrodite  drapée  ftype  de  Vénus  GenitrixJ. 

Elle  est  debout,  la  jambe  droite  fléchie,  le  bras  droit 
écarté  du  corps  et  élevé  (il  soutenait  la  draperie  arrondie 
en  arrière),  la  main  gauche  avancée  et  tenant  une  pomme. 
Tunique  talaire  collant  contre  le  corps,  agrafée  sur  Tépaule 
droite  et  laissant  le  sein  gauche  nu;  himation  retombant  en 
arrière  dans  le  dos  et  dont  l'extrémité  revient  sur  Tavant- 
bras  gauche.  Les  plis  du  vêtement  sont  indiqués  avec  soin 
au  revers. 

Bon  style.  Toute  la  statuette,  y  compris  le  socle,  porte  un  enduit  vitreux, 
jaune  et  transparent,  d'un  ton  mat.  Pas  d'enduit  à  l'intérieur.  Petit  trou 


c     324     3 

d'évenl  rond.  Socle  haut  et  rectangulaire.  Manquent  la  tète,  l'avant-bras 
droit,  le  devant  du  socle.   Plusieurs  morceaux  recollés.   Smyrne.   

Haut.,  0-16. 


789  (mnc.  30i).  —  Bras  de  statuette  émaillée. 

Fragment  d'une  statuette  de  très  grandes  dimensions.  Bras 
gauche  avec  la  main  avancée  et  ouverte  comme  pour  prendre 
un  objet;  reste  de  draperie  à  la  naissance  de  l'épaule. 
Cf.  n°  712. 

Assez  bon  style.  Terre  épaisse.  Email  jaune,  vitreux,  transparent  et 
brillant  sur  les  chairs;  émail  vert  sombre  sur  la  draperie.  La  surface 
jaune  est  craquelée;  une  partie  de  l'émail  vert  semble  avoir  coulé  sur  le 
bras  au  moment  de  la  cuisson.  Manque  le  bout  des  doigts.  Smyrne.  

Lonçr..  0'»24. 


790  (mnc.  434).  —  Fragment  de  main  droite. 

Ce  fragment  appartient  sans  doute  à  la  même  statuette 
que  le  précédent.  C'est  la  main  droite;  le  vernis  jaune  est 
identique. 

Assez  bon  style.  Manquent  le  pouce,  le  bout  des  doigts.  Brisé  au  poi- 
gnet. Smvrne.  Haut.,  Omoe. 


791  (mnc.  431).  —  Fragment  de  vase. 

Décor  en  relief.  A  droite  Hermès  nu,  portant  le  caducée 
sur  le  bras  gauche,  une  bourse  de  la  main  droite  avancée, 
marche  vers  la  droite;  à  gauche,  devant  lui,  un  grand  cratère 
à  pied  posé  par  terre.  En  dessous,  seconde  zone  où  l'on 
distingue  l'extrémité  d'une  feuille  lancéolée. 

Assez  bon  style.  Émail  vert  clair  sur  le  personnage,  brun  sur  le  reste 
de  la  couverte  et  les  accessoires;  brun  au  revers.  Smvrne. Haut.,  O'-oe. 


c    325    o 

792  (mnc.  433).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Scène  de  sacrifice.  A  droite,  une  femme 
nue,  avec  une  draperie  sur  les  jambes,  vue  de  profil,  tient 
dans  ses  deux  mains  un  objet  (vase?)  au-dessus  d'un  cra- 
tère à  pied  posé  par  terre.  A  gauche  et  tournant  le  dos  à 
la  précédente,  un  homme  nu  s'avance,  le  bras  gauche  élevé 
au-dessus  d'une  amphore. posée  parterre. 

Style  commun.  Émail  vert  sur  toute  la  surface  extérieure  ;  jaunâtre  à 
l'Intérieur.  Smyrne.  Haut.,  0'»05. 

793  (mnc.  430).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Un  personnage  nu  soulève  dans  ses  bras 
une  femme  nue;  à  droite  un  siège.  Sujet  erotique. 

Assez  bon  style.  Émail  vert  jaunâtre  sur  la  surface  extérieure;  brun 
au  revers.  Le  haut  des  personnages  manque.   Smyrne. Long.,  onnoes. 

794  (mnc.  309).  —  Idei7î. 

Décor  en  haut  relief.  Tète  de  femme  au.\  cheveux  ondulés, 
recouverts  d\m  voile,  vue  de  face.  On  distingue  au-dessus 
la  courbure  du  rebord  du  vase. 

Bon  style.  Émail  jaune  sur  la  tête,  brun  sur  le  fond.  Le  revers  porte 
*  aussi  un  émail  brun.  Smyrne.  Haut.,  omosô. 

795  (mnc.  425).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Tète  de  femme  vue  du  profil  droit,  cheve- 
lure ondulée  cachée  sous  un  cécryphale;  boucle  d'oreille. 

Bon  style.  Émail  vert  jaunâtre  sur  la  lète;  brun  au  revers.  Smyrne. 

Haut.,  0-025. 


c    326    D 
796  (mnc.   \'26).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Tète  d'éphèbe  coiffée  du  bonnet  phrygien, 
vue  du  profil  gauche. 

Bon  style.    Émail  jaune  sur  la   lète;  brun  au  revers.   Smyrne.  

Haut..  0"'025. 


797  (MNC.  427).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Tète   imberbe   et  juvénile   aux  cheveux 
bouffants. 

Assez  bon  style.  Émail  vert  clair  sur  la  surface  extérieure;  brun  au 
revers.  Smyrne.  Long.,  0"'035. 


798  (MNC.  306).  —  Ide)7î. 

Décor  en  relief.  Tète  d'homme  barbu,  vue  de  face;  on  dis- 
tingue près  des  oreilles  deux  petites  cornes  recourbées 
(Jupiter-Ammon?).  Sur  la  tète,  couronne  ronde  que  surmon- 
tait peut-être  un  ornement  aujourd'hui  brisé  (polos?). 

Assez  bon  style.  Émail  vert  sombre.  Le  revers  porte  un  émail  verdâtre 
plus  effacé.  Smyrne.  Haut.,  O'-mô. 


799  (mnc.  429).  —  Idem. 

Décor  en  relief.  Tète  de  Silène  barbu,  vue  de  face,  cou- 
ronnée de  pampres;  prés  de  lui  et  en  haut,  grappe  de 
raisin. 

Bon  style.  Émail  jaune  clair  sur  la  lète,    brun  sur  le  revers.  Smyrne. 

■ Haut..  U"0:?. 


327 


800  (mnc.  428).  —  Idem. 


Décor  en  relief.  Tête  de  Silène  barbu,  barbe  ondulée, 
moustache  longue. 

Bon   style.    Émail   vert   sur   la  tète;    brun    au   revers.    Smyrne.  

Larg.,  0'"03. 

801  (mnc.  305).  —  Tète  de  serpent. 

Fragment.  Les  écailles  de  la  peau  sont  indiquées  par  des 
traits  gravés;  la  gueule  est  ouverte;  en  de'ssous  un  petit 
crochet. 

Bon  style.   Émail  de  couleur  verte,  un   peu  jaunâtre.   Smyrne.  

Haut.,  0">035. 


802  (mnc.  316).  —  Coupe  ou  cratère  à  deux  anses. 

Forme  de  bol  à  base  ronde  ;  anses  en  forme  d'anneaux 
ronds  attachés  verticalement  sur  la  panse  et  surmontés 
d'une  patte  horizontale.  Sur  la  panse,  décor  en  relief.  Près 
du  bord,  zone  de  petites  rosaces  étoilées;  au  centre,  larges 
fleurons  en  forme  de  palmettes  opposées  deux  à  deux  et 
séparées  par  des  rosaces  étoilées  ou  des  fruits  oblongs 
comme  des  pommes  de   pin;  en  dessous,  zone  de  gouttes. 

Bon  style.  Terre  épaisse.  Émail  de  couleur  verte  à  l'extérieur;  jaune  à 
l'intérieur.  Toute  la  surface  est  craquelée.   Smyrne.   Haut.,  o™o8.  — 

Diam.,  OmlO. 

803  (mnc.  308).  —  Frag^nent  de  coupe. 

Il  appartenait  à  une  coupe  ou  cratère  analogue  au  précé- 
.   dent.  ]\Ième  genre  de  décor  en  relief.   Prés  du  bord,  zone 


c    328    D 

de  points;  au  centre,  bpanche  avec  feuilles  de  lierre  et  fleurs 
en  rosace  étoilée. 

Bon  style.  Terre  mince.  Émail  vert  pâli  et  un  peu  effacé  à  l'extérieur. 
Émail  incolore  et  effacé  à  l'intérieur.  Smyrne.  Haut.,  0-05. 

804  (mnc.   ^32).  —  Fragment  de  vase. 

Décor  en  relief.  Une  feuille  de  chêne  et  un  gland;  série 
d'oves  près  du  bord. 

Bon  style.  Émail  brun  jaunâtre  sur  le  fond  et  sur  la  feuille;  vert  clair 
sur  le  gland.  Le  revers  porte  un  émail  brun.  Smyrne.  Long.,  o-os. 

805  (mnc.  311).  —  Idem. 

Forme  de  coupe  ou  plat  à  rebord.  Décoration  incisée  : 
dans  Tintérieur,  traits  parallèles,  bandes,  ornement  en  forme 
de  crochet  répété  plusieurs  fois  dans  une  bande;  à  l'exté- 
rieur, traits  horizontaux  minces  et  traits  verticaux  très  larges. 

Terre  épaisse,  bistre  grisâtre.  Émail  blanc  et  jaune,  craquelé  et  en- 
dommagé à  l'intérieur,  brun  dans  l'intérieur  des  traits  incisés;  blanc  à 
Textérieur.  près  du  bord.  Smyrne.  — —  Long.,  o>"io. 

806  (mnc.  307).  —  Fragment  de  statuette  ou  de  relief. 

Personnage  nu,  assis  sur  un  siège  ou  un  lit  recouvert 
d'une  draperie,  vu  de  profil,  de  gauche  à  droite,  le  haut  du 
buste  penché,  le  bras  droit  baissé.  Sur  le  bras  on  dis- 
tingue le  reste  d'un  accessoire  ou  d'une  draperie  posée  sur 
les  genoux. 

Assez  bon  style.  Émail  noir,  brillant,  à  reflet  métallique.  Le  revei"s 
montre  la  couleur  naturelle  de  la  terre  rougeâtre.  Manquent  la  tète,  les 
mains  et  les  pieds.  Pergame.  Haut.,  O'oOô. 


c     329    3 
807  (mnc.  310).  —  Palmeiie. 

C'est  peut-être  un  fragment  d'acrotère.  Acanthe  en  relief, 
à  lige  ligneuse,  à  feuilles  bien  découpées  et  aiguës. 

Bon  style.  Émail  noir  à  reflet  métallique.  Terre  rouge.  Le  revers  n'est 
presque  pas  émaillé.  Pergame.  —  Haut.,  Omos. 


VI.    ASIE    MINEURE 


Nous  réunissons  dans  ce  chapitre  les  figurines  et  les  objets 
qui  sont  entrés  au  Musée  par  suite  d'acquisitions  faites  aux 
marchands  d'antiquités  d'Asie  Mineure;  mais  les  indications 
de  provenances  qu'ils  donnent  sont  trop  peu  sûres  pour  qu'on 
puisse  mentionner  ici  des  localités  bien  définies.  Il  faut  faire 
exception  pour  quelques  pièces  (n"^  813,  815,  816,  818,  824, 
825,  831,  836  à  838)  qui  sont  dues  à  des  dons  particuliers  et 
qui  ont  été  recueillies  sur  les  lieux  mêmes  ;  elles  nous  per- 
mettent d'étudier  l'aspect  des  terres  cuites  encore  mal  connues 
de  Sardes,  de  Pergame  et  d'Ephèse. 

808  (mnc.  293).  —  Éros  dormant. 

II  est  nu,  assis,  la  jambe  droite  pendante,  la  jambe  gauche 
repliée  avec  le  pied  posé  sur  une  éminence,  les  mains 
croisées  et  posées  sur  le  genou  gauche;  il  dort,  la  joue 
gauche  appuyée  sur  la  main  droite.  Coiffure  bouclée  avec 
tresse  centrale  ornée  d'un  bouton  en  saillie. 

Assez  bon  style.  Couleur  rouge  brique  sur  toute  la  statuette.  Terre  lourde 
et  épaisse.  Au  revers  on  voit  une  saillie  brisée  qui  semble  indiquer  l'attache 
de  l'anse  ou  du  goulot  d'un  vase  auquel  appartenait  peut-être  cette  sta- 
tuette. Manquent  les  ailes  et  le  bas  de  la  jambe  droite.  Haut.,  o™o95. 


c    331     3 

809  (mnc.  40).  —  Diane  d'Éphèse. 

La  déesse  est  coiffée  du  polos;  la  tète  est  encadrée  dans 
une  sorte  de  voile  en  nimbe;  la  base  se  termine  en  gaine 
cylindrique.  Le  buste  et  la  gaine  sont  couverts  de  ma- 
melles. Les  bras  devaient  être  détachés  du  corps  et  avancés. 

Style   médiocre.  En  deux  morceaux  recollés.  Manquent  les  bras.  

Haut.,  0ml  1. 


810  (mnc.  39).  — ■  Femme  tenant  ime  grappe  de  raisin. 

Elle  est  debout,  la  jambe  gauche  avancée,  la  tète  légère- 
ment tournée  à  gauche,  vêtue  d'une  tunique  talaire  formant 
diploïdion,  le  bras  droit  collé  au  corps,  le  bras  gauche  re- 
plié et  tenant  une  grappe  de  raisin.  Coiffure  en  bandeaux, 
recouverte  en  arriére  d\in  cécryphale. 

Style  ordinaire.  Croûte  terreuse.  Socle  en  forme  de  plaquette  rectangu- 
laire par  devant  et  arrondie  par  derrière.  Trou  d'évent  très  long  et  ovale, 
occupant  presque  tout  le  revers.  Tête  et  jambes  recollées. Haut.,  Omis. 

811  (mnc.  2).  —  Femme  drapée. 

Elle  est  debout,  la  tète  levée  vers  la  gauche,  le  bras  droit 
nu  et  posé  sur  le  haut  de  la  poitrine,  le  bras  gauche  abaissé 
sous  la  draperie  et  tenant  l'himation.  Tunique  talaire  à  man- 
ches; himation  enroulé  autour  de  la  taille  et  rejeté  sur  Té- 
paule  gauche,  dégageant  le  buste.  Les  plis  sont  indiqués  au 
revers. 

Assez  bon  style.  La  tète  mal  rajustée*  ne  parait  pas  appartenir  à  la  sta- 
tuette; la  terre  en  est  différente.  Petit  trou  d'évent  rond  sous  la  base  de  la 
statuette,  comme  dans  les  terres  cuites  rhodiennes.  Provenance  indiquée, 
mais  douteuse  :  Smvrne.  Haut.,  o^iô. 


c     332     D 

812  (mnc.   191).  —  Femme  couchée. 

Elle  paraît  assise  ou  étendue  sur  un  lit  de  repos,  le  buste 
et  les  bras  nus,  les  jambes  recouvertes  d'une  draperie  que 
soulève  la  main  droite;  la  main  gauche  passée  derrière  le 
le  dos  la  retient  sur  la  hanche.  Coiffure  en  bandeaux  qui 
paraît  recouverte  d'un  cécryphale;  bracelet  sur  le  haut  du 
bras  gauche. 

Slyle  médiocre.  Terre  rougeàtre  et  tendre.  Manquent  les  Jambes  et  le 

siège.    Haul.,  O'hISo. 

843  (mnc.  415).  —  Buste  de  femme. 

La  tète  est  voilée  par  une  draperie  qui  retombe  sur  les 
épaules  et  sur  le  devant  de  la  poitrine;  les  cheveux  paraissent 
couverts  d'un  cécryphale;  pas  de  bras. 

Style  médiocre.  Terre  bistre  rougeàtre  et  tendre.  Traces  de  blanc. 
Trou  d'évenl  trapézoïdal.  Plusieurs  morceaux  recollés  dans  le  bas. 
Sommet  de  la  tète  endommagé.  Donné  comme  provenant  de  Sardes. 

Haut.,  0^08. 

814  (mnc.  201).  —  Éphèbe  à  cheval. 

Le  cheval  vu  du  profil  droit  est  au  galop;  vu  du  profil 
gauche,  il  marche  au  pas.  L'éphèbe  est  nu  avec  une  chla- 
myde  rejetée  dans  le- dos  et  gonflée  à  petits  plis;  il  est 
coiffé  d'une  sorte  de  casquette  plate  à  visière;  il  a  le  corps 
rejeté  en  arriére  et  lève  la  main  droite  avec  le  poing  fermé 
et  percé  d'un  trou  (il  devait  brandir  une  lance);  la  main  gau- 
che écartée  et  fermée  devait  tenir  les  rênes. 

Bon  style.  Couleurs  assez  bien  conservées  :  blanc  et  rouge  brun  sur  le 
cheval,  blanc  et  rose  sur  le  corps  de  l'éphèbe,  brun  sur  les  cheveux,  bleu 


sur  la  coiffure,  rose  sur  la  chlamyde.  Cou  du  cheval  effrité  au  revers; 
queue  recollée.  Il  paraît  y  avoir  des  restauralions  et  des  relouches  dans 
le  corps  de  l'éphèbe,  sa  chlamyde,  ses  bras  et  ses  jambes;  masliquages 
sur  la  base.  Haut.,  0'"16. 


815  (cA.  30).  —  Éphèbe  nu. 

Fragment  de  statuette  dont  il  ne  reste  que  le  haut  du  bras 
droit  et  le  torse  nu,  avec  une  chlamyde  agrafée  sur  l'épaule 
droite  et  couvrant  le  haut  de  la  poitrine. 

Assez  bon  slyle.  Terre  rougeâtre.  Pas  de  couleurs.  Rapporté  de  Per- 
game  par  M.  Sorlin-Dorigny.  Haut.,  o™095. 


816  (cA.  39).  —  Même  sujet. 

Fragment  de  groupe.  On  distingue  un  éphèbe  nu,  debout, 
la  jambe  droite  croisée  sur  Tautre,  le  bras  gauche  pendant 
et  couvert  en  partie  par  une  draperie;  à  sa  droite,  autre 
personnage  nu  dont  il  ne  reste  que  la  jambe  gauche  et  la 
main  posée  sur  le  flanc  gauche  du  précédent.  Tous  deux  se 
tenaient  sans  doute  par  la  taille. 

Style  ordinaire.  Terre  noire  et  dure.  Manquent  la  tête  et  les  pieds  de 
l'éphèbe.  Don  de  M.  Champoiseau.  Éphèse.  — —  Haut ,  o™o7. 

817  (mnc.  742).  —  Grotesque  drapé. 

Il  est  debout,  la  tète  tournée  à  droite  et  levée,  le  crâne 
chauve  ceint  d'une  couronne  composée  de  quatre  grosses 
baies,  le  nez  pointu,  les  oreilles  très  longues,  la  bouche  en- 
tr'ouverte,  les  deux  bras  écartés  du  corps,  la  main  droite 
un  peu  en  arriére  avec  le  poing  fermé  et  percé  d'un  trou, 
comme  s'il  tenait  un  accessoire  disparu,  les  jambes  très  mai- 


grès,  les  pieds  nus  et  plats.  Il  est  velu  d'une  tunique  à  courtes 
manches,  en  forme  de  blouse  flottante  sur  sa  poitrine  bom- 
bée comme  celle  d'un  bossu,  et  de  braies  rayées  comme 
celles  des  esclaves  galales. 

Très  bon  style.  Terre  rougeàlre  et  tendre.  La  tunique  est  blanche, 
les  braies  ont  des  raies  rouge  brun;  couleur  chair  sur  les  bras,  les  jambes 
et  le  visage;  bleu  et  rouge  sur  la  couronne.  Socle  en  forme  de  plaquette 
rectangulaire.  Tète  recollée.  Attribué  à  Pergame  par  M,  O.  Rayet.  

Haut.  Oi.>l',:>. 


848  (CA.  32).  —  Bras  gauche. 

Fragment  de  statuette.  Il  est  recouvert  d'une  draperie  à 
plis  striés. 

Style  ordinaire.  Terre  bistre.  Traces  de  blanc  sur  le  bras;  rose  sur  la 
draperie.  Manquent  le  bout  de  la  main  où  l'on  voit  un  travail  de  chique- 
tage  et  le  haut  du  bras.  Rapporté  de  Pergame  par  M.  Champoiseau.  

Long.,  0'n07. 


819  (MNC.    130).  —  Pied  gauche. 

Fragment  d'une  statuette  de  très  grandes  dimensions. 

Bon  style.  Le  dessous  du  pied  est  creusé  par  un  sillon  profond.  Man- 
que la  partie  postérieure. Long.,  0^065. 

820.  —  Fragments  de  statuette. 

Restes  de  draperie  appartenant  à  une  ou  deux  statuettes 
de  grandes  dimensions. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc  et  de  rose.  Terre  bistre  rougeâtre, 
épais.se.  Recueillis  à  Pergame.  ■ Himi.,  0">io  et  o^'K». 


c     3H5     D 

821  (mnc.  131).  —  Tête  d'Aphrodite  orientale. 

Coiffure  en  haut  diadème  circulaire,  divisé  en  trois  zones 
ornées  de  stries  verticales  et  surmonté  de  trois  fleurons; 
pendants  aux  oreilles.  Cf.  les  n°^  1,  2,  14,  15,  359. 

Style  ordinaire.  Terre  rouge  et  dure.  Nez  endommagé. Haut ,  0'u07. 


822  (mnc.  31).  —  Même  sujet. 

Coiffure  â  côtes,  ceinte  d'une  couronne  en  bourrelet  et 
surmontée  d'un  énornrie  diadème  circulaire  orné  au  centre 
d'une  grande  fleur  de  lotus. 

Style  ordinaire.  Trace.s  de  blanc  jaunâtre;  rose  sur  la  coiffure.  

Haut.,  0'"065. 


823  (mnc.  32).  —  Même  sujet. 

Coiffure  à  côtes,  ceinte  d'une  couronne  en  bourrelet  et 
surmontée  d'un  large  diadème  divisé  en  zones  striées  et  por- 
tant au  centre,  en  saillie,  une  grande  fleur  de  lotus;  larges 
boucles  ou  pendants  aux  oreilles;  visage  souriant. 

Style  médiocre.  Terre  rougeàtre.  Traces  de  blanc. Haut.,  0ra075. 


824  (cA.  37).  —  Tête  d'Athéné. 

Elle  est  coiffée  du  casque;  pendants  aux  oreilles. 

Style  médiocre.  Traces  de  blanc.  Terre  bistre.  Don  de  i\I.  Champoi- 
seau.  Éplicse.  —     Haut.,  Oi'osr,. 


c    336    3 

825  (CA.  31).  —  Tète  de  Silène. 

Figure  barbue,  chauve,  sourcils  froncés,  yeux  clos;  ex- 
pression triste. 

Style  ordinaire.  Traces  de  blanc.  Terre  bistre  foncé  à  cassures  rougeà- 
tres.  Dessus  du  crâne,  nez  et  oreille  gauche  endommagés.  Rapporté  de 
Sardes  par  M,  Champoiseau.  Haut.,  0">06. 

826  (mnc.   137).  —  Tète  de  Niké. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés,  surmontée  d'un  diadème 
en  croissant;  tète  penchée  à  gauche.  Cf.  les  n*"^  164,  166  à  168. 

Style  ordinaire.  Restes  de  blanc  sur  le  visage;  blanc  et  jaune  avec  traces 
de  dorure  sur  le  diadème.  — —  Haut.,  O'"05. 


827  (mnc.  34).  —  Masque  de  femme. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés;   type  souriant;  les  traits 
ne  sont  pas  comiques.  Cf.  les  n°^  353,  354. 

Bon  style.  Terre  jaunâtre  et  tendre.  Le  nez  est  de  travers,  par  un  acci- 
dent de  fabrication.   Deux  grands  trous  de  suspension  au  revers. 

Haut.,  nn.or). 


828  (mnc.  30).  —  Tête  de  femme. 

Coiffure  en  bandeaux  avec  une  triple  rangée  de  boucles 
par  devant;  le  chignon  est  relevé  par  derrière  en  natte  et 
forme  une  sorte  de  cimier  sur  le  sommet  de  la  tète,  comme 
dans  les  coiffures  des  femmes  romaines  du  temps  d'Alexan- 
dre Sévère;  des  boucles  retombent  sur  les  épaules. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rouge  sur  le  cou  ;  blanc;  et  jaune  sur  la  coif- 
fure. Nez  endommagé.  Haut.,  O'^o». 


c    337    o 

829  (mnc.  33).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  avec  chignon  Ijas,  ornée  sur  le  de- 
vant de  pampres  et  de  baies  en  couronne;  tète  penchée  à 
droite. 

Style  ordinaire.  Coitiure  endonimagce  à  gauche.  Ilaui..  n."U'.. 

830  (MNC.  29).  —  Même  sujet. 

Coiffure  en  bandeaux  ondulés  formant  des  côtes,  ceinte 
d'une  l)andelette  ronde. 

Assez  bon  style.  Traces  de  rouge  sur  le  cou.  Man(|ue  une  partie  de  la 
bandelette;  côté  gauche  du  visage  endommagé.  Haut.,  0"0'.. 

831  (cA.  38).  —  Tête  d'éphèbe. 

.Coiffure  courte  avec  mèches  ramenées  sur  le  front. 

Style  ordinaire.  Ln  peu  l'ruslc.  Terre  bisire.  Don  de  M.  Champoiseau. 
liphèsc.  Haut.,  o-n.3. 

832  (CA.    i'i).  —  Moule  de  tète  grotesque. 

L'empreinte  donne  la  partie  antérieure  d'une  lète  de  vieil- 
lard grotesque,  chauve,  au  nez  busqué,  avec  la  bouche  en- 
Ir'ouverle  et  montrant  les  dents,  les  sourcils  froncés,  les 
yeux  grands  ouverts  et  dilatés  avec  une  expression  de  frayeur. 

Bon  slyle.  Terre  rougeàlre  el  dure.  Le  cou  se  termine  par  un  bourrelet 
arrondi  sur  lequel  on  distingue  des  lettres  en  relief  qui  donnent  Tinscrip- 
lion  ;  XPYC,  — —  Haut.,  onioe. 

22 


c      o3b      3 

833  (M.NC.   489).  —   Fii^yc  t^//  forme  de  tète  de  Silène. 

Le  vase  est  de  lorme  cylindrique  avec  une  anse  i^ifide; 
une  sorte  de  cordelière  en  saillie  passée  dans  l'anse  est  cen- 
sée servir  à  attacher  sur  le  devant  une  tète  de  Silène  barbu, 
en  relief,  dont  les  cheveux  sont  indiqués  sommairement  au 
revers  par  des  creux. 

Assez  bon  style.  Terre  Jaunâtre.  Traces  de  couleur  rouye  sur  le  visage 
du  Silène;  blanc  épais  et  lustre  sur  le  vase.  Haut,  0"'io. 

834  (MNc.  286).  —  Goulot  de  vase  en  tête  de  Méduse. 

Il  appartenait  à  un  vase  assez  grand  dont  il  ne  reste  que 
rattache  de  l'anse  à  la  base  du  goulot  cylindrique,  orné  sur 
le  devant  d'une  tète  de  Méduse  en  relief,  avec  des  cheveux 
en  serpents  qui  retombent  le  long  des  joues,  les  sourcils 
froncés,  les  yeux  vifs  et  menaçants;  le  type  du  visage  est 
gros  et  un  peu  joufflu.  Un  lien  est  noué  sous  le  menton;  les 
cheveux  sont  indiqués  sommairement  au  revers. 

Assez  bon  style.  Traces  de  blanc.  Provenance  indiciuée  :  Sniyrne.  

Haut.,  nn.o;). 

835  (m-nc.  5(j7).  —   Vase  en  forme  de  bélier. 

11  est  vu  de  prolil,  debout  sur  les  quatre  pattes;  celles  de 
devant  sont  reliées  Tune  à  l'autre  par  une  barrette;  longu.es 
cornes  enroulées  autour  des  oreilles.  Sur  le  dos  s'élève  un 
goulot  décodé  des  deux  côtés  par  un  masque  de  Méduse  en 
relief,  de  type  archaïque;  sur  le  rebord  de  l'ouverture  éva- 
sée, ornementation  de  côtes  en  relief.  La  laine  de  l'animal 
est  figurée  par  un  semis  serré  de  points  saillants. 


c    339     3 

Bon  style,  genre  archak[ue.  Couleur  noire  sur  loule  la  statuette;  traces 
de  rouge  sur  les  cornes,  sur  leiS  sourcils,  dans  les  narines.  Manque  une 
des  pattes  de  derrière;  l'arrière-train  est  endommagé.  Plusieurs  morceaux 
recollés;  quelques  parties  elîritées  sur  le  corps.  Le  côté  droit  de  l'ani- 
mal a  plus  souffert  que  l'autre.  Provenance  inditiuée  :  Clazomène.  

Haut.,  O'"20.  —  Long.,  0m28. 


836  (cA.  36).  —  Masque  en  applique. 

Tète  imberbe,  aux  traits  barbares,  la  bouche  entr'ouverte; 
coiffure  en  bandeau  strié,  surmonté  de  deux  rangs  de 
boucles.  Elle  forme  applique  sur  une  poignée  de  vase  ou  de 
lampe. 

Style  médiocre.  Teri'e  noire  et  dure.  Reste  une  partie  du  bord  plat  du 
vase.  Don  de  M.  Chum[)oiscau.  Éphèsc.  Long,  O'-ii. 


837  (CA.   40).  —  Relief  dans  une  coupe. 

Fragment  d'une  coupe  à  reliefs,  à  pied  bas  et  plat.  Dans 
le  fond,  une  Amazone  s'enfuit  vers  la  gauche  sur  un  cheval 
au  galop;  elle  retourne  la  tête  et  pose  ses  deux  mains  sur 
le  sommet  de  sa  chevelure  en  bandeaux  ondulés. 

Style  médiocre.  Fruste.  Terre  rouge  lustrée.  Don  de  M.  Cliampoiseau. 
Éphèse.  Haut.,  0-09. 


838  (cA.  35).  —  Lampe. 

Forme  ronde,  à  un  bec  et  sans  anse.  Sur  le  bord,  trois 
cercles  incisés.  Dans  le  fond,  un  homme  vêtu  d'une  tunique 
et  drapé  dans  une  toge  qui  dégage  le  flanc  droit,  est  vu  de 
profil,  tourné  à  gauche,  soulevant  dans  ses  deux  mains  une 
double  flûte,  munie  de  clefs,  dont  il  joue,  la  tète  levée.  De 


c    340    D 

chaque  côlé  de  lui  une  grande  palme;  en  haut,  à  gauche, 
une  couronne.  Sous  ses  pieds,  dans  un  cartouche,  inscrip- 
tion latine  :  ste,P" 

Assez  bon  slyle.  Terre  brun  jaunâtre  lustré.   En  deux  morceaux  re- 
collés.  Manquent  le  bec  et  le  fond.   Don  de  M.   Champoiseau.  Ephèse. 

Diam.,  0"=09. 


TABLE    DES    MATIÈRES 


Pages. 

Introduction 9-25 

Sujets  mythologiques 27-128 

I.    Cycle  d'Aphrodite 27-50 

II.    Cycle  d'Èros 51-79 

III.  Sujets  funéraires 80-  91 

IV.  Femmes  ailées 92-101 

V.   Cycle  de  Dionysos 102-109 

VI.    Déméter  et  Cybèle 110-113 

VIL    Divinités  de  l'Olympe 114-117 

VIII.    Divinités  secondaires 118-123 

IX.    Divinités  d'attribution  incertaine 124-128 

Sujets  de  la  vie  réelle 129-197 

I.    Femmes 129-148 

II.   Groupes  d'hommes  et  de  femmes 149-153 

III.  Hommes 154-160 

IV.  Enfants 161-172 

V.    Personnages  comiques 173-183 

VI.    Masques  et  têtes 184-191 

VII.   Animaux 192-197 


c     342     3 

Pages. 

Mobilier  funéraire 199-264 

I.    Petits  objets  en  terre  cuite 199-207 

II,    Inscriptions  gravées  sur  les  ailes  et  les  statuettes.  .  .  .  208-220 

III.  Petits  objets  en  métal 221-237 

IV.  Verrerie  et  céramique  émaillée 238-240 

V.    Céramique  peinte  et  céramique  commune:  objets  divers  .  247-204 

Appendice 265-340 

I.    Myrina 265-285 

II.    Cymé 286-288 

m.    Aegae 289-296 

IV.    Smyrne 297-322 

V.    Figurines  et  poteries  vernissées 323-329 

VI.    Asie  Mineure •   •  •  •  330-340 

Table  des  matières 341-342 

Table  analytique 343-348 


TABLE   ANALYTIQUE 


Abondance.  —  P.  118;  n"»  208,  209. 

Acteurs,  —  P.  19,  173,  IT^i;  n»»  277,  316-323, 

341-346,669-671,  768.  Voy.  Grotesques. 
Adonis.  —  P.  124. 
Aegse.  —  P.  239-29G. 
Ailes.  —  P.   19. 

—  avec  inscriptions.  —  N»*  419-437,  440, 

441,  443.  444,  4  46,  448-458,  460-464. 

—  mobiles.  —  P.  93. 

Alabastres.  —  X«  543-.j52,  576,  589,  608,  609. 

Albâtre.  —  N»'  608,  609. 

Amande.  —  N»  595. 

Amazone.  —  N°  837. 

Ammon.  —  N»  798. 

Amphore  archaïque.  —  P.  15,  2'i7;  n"  561 

Amulette.  —  IN«  481.  .541.  554,  .555. 

Anaïtis.  —  P.  27. 

Animaux,  —  P.  33,  192;  n«  36-43,  48,  50,  51, 
110-120,  179,  189,  192,  193,  284,  30.5-315, 
368-388,  488,  497,  564-568,  592,  665-668, 
673,674,  693,  696,  697,  709,  801,  835. 

Aphrodite.  —  P.  19-22,  27,33. 

—  nue.  —  N°=  1-13,  18-26,  34,  36,  37. 

—  demi-nue.   —    N»^  26,  38,  41-51, 

626,  630. 

—  drapée.  —  N»»  14-17,  26'"''-33,  35, 

39,  40,  .52,  53,  629,  678,  788. 

—  orientale.  —   N»»    1-17,  359,  821- 

823. 

—  avec  Hros.  —  N"^  45-.53.  632. 


Aphrodite  avec  animaux.  —  N"»  .36-43,  631 

—  assise.  —  N»»  1-17,  33,  38-45,  47. 

—  accroupie.  —  N»  18. 

—  dansant.  —  N"  25. 

—  à  sa  toilette.  —  N"»  21-24. 

—  de  Cnide.  —  N-  19,  20. 

—  de  Milo.  —  N"  26.  ' 

—  Anadyomène.  —  N»' 36,  37. 

—  Genitrix.  —  N»^  26<"«-28,  627,  628, 

678,  788. 

—  (Têtes  d').   —  N"^  3.59,  725,  726, 

746,  747,  821-823. 
Apollon.  —  P.  114;  n^^  199,  720,  721,  761. 
Apoxyomenos.  —  P.  20,  161  ;  n"  298. 
Arbre.  —  N"  409. 

Ariane.  —  P.  103;  n"«  180,  181,  745. 
Artémis.  —  P.  114;  n-"'  198,  199. 

—       d'Éphèse.  —  N"  809. 
Aryballes.  —  N"  571,  .572,  591. 
A.sie  Mineure.  —  P.  330-3'i0. 
Askiépios.  —  P.  266;  n»  6'i4. 
Askos.  —  N"  597. 

Athéné.  —  P.  114;  n°=  197,  6'.3,  722,  82'i. 
Athlète.  —  P.  20,  154,  298;  n"'  276,  761. 
Atys.    —     P.    12'.,    1.55;    n»^   210-213.    Voy. 

Phrygiens. 
Bacchantes.  —  N°'  182-185,  188,  745.  Voy. 

Dionysos. 
Bacchus.  —  Voy.  Dionysos. 
Bagues.  —  N"^  465,  'i81'"\  537. 


lîaj^uettes.  —  \'"  538-,ViO.  \  o\ .  Nen-c. 

Bandeaux.  —  N»»  '.66-'i70. 

Banquets.  —  P.  21,  149;  m=  268-272,  mu. 

Boucles  d'oreilles.  —  N"  624*". 

Boutons.  —  N«  414,  414*'»,  542. 

Bracelets.  —  \»»  536,  697. 

Bronzes.  —  P.  17,  221;  n"*  'i71  et  suiv..  697. 

Bustes.  —  N"»  :{'•,  35.  813. 

Cavaliers.  —  N"^  285.  2B6.  665.  814. 

Cérès.  —  N"  208. 

Chapeau.x.  —  N'  418*'*,  688. 

Chypre.  —  P.  2'i. 

Ciseaux.  —  N"  69.s. 

Clochette.  —  N"  410. 

Colonnettes  et  cippes.  —  \"=  392-396. 

(Contrefaçon.  —  P.  23. 

Coquillages.  —  N"'  596,  625. 

Cothurne.  —  \"  .594. 

Couleurs.  —  P.  52,  93. 

Coupes.  —  N»»  525,    553,  556-558,   562.  565, 

569,  570,  583,   .58 'i,  588.  .593,  603-605,  690, 

802,  803,  837. 

Cratères.  —  X"»  574,  581,  600-602,  695,  802. 
Crimée.  —  P.  23,  24. 
Cuirasse.  —  N»399. 

Cybèle.    —    P.   111,    124:    n»*   195'"*.  I95''''-. 

413'"«,  413«'•^ 
Cyclope.  —  X"  782. 
Cymé.  —  P.  15,  286-288. 
Cyrénaïque.  —  P.  24. 
Danseurs.  —  N  .  Éros  herma|)hi'otiil(*. 
Danseuses.  —  V.  Xikés  et  F'emmes. 
Date  de  la  nécropole.  —  P.  15,  16. 
Dé  à  jouer.  —  X»  610. 
Démêler.  —  P.  34,  110. 

—  (Masquesde).  —  P.  22.  IlO:  noM9l. 

192. 

—  assise.  —  P.  22  :  n«^  193,  191. 

—  Kourotrophe.  —  X°  195. 

—  et  Coré.  —  P.  130. 
Destination  des  statuettes.  —  P.  18,  129. 
Diane.  —  \'o\ .  Arléniis 


Dimension  des   slatuelles.    —     P.    21,   22, 
323;  n"^  710-712,  789,  790,  819,  820. 

Dionysos.  —  P.  19,  20,  102,  103;  n-»  178-183, 
562. 

—  barbu.  —  X»»  309,  702,  735. 

—  ailé.  —  X"  178. 

—  avec  lyre.  —  X"  178. 

—  enfant.  —  X"'  185,  187,  a'i5. 

—  avec  Eros.  —  X»  179. 

—  avec  panthère.  —  X»  179. 

—  avec  Ariane.  —  X<"  180,  181. 

—  avec  Bacchante.  —  X"^  182,  183. 

—  en  Terme.  —  X  >^  202.  309.  702. 

Kilicules.  —  N»'  389-391. 
Eiréné.  —  P.  34, 

Émail.  —  X"^  108,  109.  \  oy.  \ases. 
Encotylé.  —  P.  93. 

Enftmts.  —  P.  19,  23,  161  ;  n"*  195,  258,  265, 
266,  287,  288,  315,  56:i,  663-668, 
767. 

—  avec  objets.  —  X'^  297,  299-302,  664. 

—  avec  animaux.  —  .X"*  30.5-315.  665- 

668. 

—  groupés.  —  N"^  303-306. 

—  à  bras  articulés.  —  Xo^  29 1.  295. 

—  emmailloté.  —  X»  296. 

—  apoxyomenos.  —  X"  298. 

—  comique.  —  X»  323. 

—  en  Terme.  —  X"  290. 

Éphèbes.  —    P.   155;  n°*   682,  690,  761-766, 

—  814-816,  831. 

—  avec  carquois.  —  X"' 21 1-213. 

—  phrygiens.  —  X"^  279'"«,  280,  281, 

366,  766,  796. 

—  lisant.  —  X°  275. 

—  en  Hercule.  —  X»  646. 

—  à  cheval.  —  N"  814. 

Éphèse.  —  P.  10,  15,  330. 
Épingle.  —  N»  479. 

Éros.  —  P.  19,  20,  21,  3.3,  34,  51,  55,56,  150. 

—  éphèbe.  —  X»*  54-60. 

—  enl'ant.  —  X°*  61-147,  634-638. 

—  hermaphrodite.  —  X»*  54-60,  6.33. 

—  volant.  —  X»'  54-60.  62-67,  69-71,  74- 

78,  86,  635. 

—  au  repos.  —  X<"  61 ,  68.  72,  73.  81  bis,  85, 

89.  99.  \m,  6.34. 


3/i5 


Eros  assis.  —   N-^»  79-81,  S:>,    117.  Un.  701, 
808. 

—  couché.  —  N»^  121,  122,  123,  08 1. 

—  jouant  de  la  musique.  —  N»*  58,  85,  87, 

88,  90,  106,  107,  117,  636,  681. 

—  portant  des  objets.  —  N<"  74,   76,  77. 

85,   86,  87'"«,"9I,  93-98.  103-105,  108, 
109,  tj34,  637. 

—  combattant.  —  !\-^  82-8'.,  680. 

—  lisant.  —  N"  92. 

—  tirant  de  l'arc.  —  N»  101. 

—  faisant  une  libation.  —  N"  489. 

—  en  Hercule.  —  N"  102. 

—  avec  Aphrodite.  —  N<"  43,  45-53. 

—  avec  Dionysos.  —  \»  179. 

—  avec  Psyché.  —  N"^  273,  039. 

—  avec  animaux.  —  N"»  43,  1 10-120. 'i88, 

638. 

—  funéraiie.  —  N'*  123-147. 

—  (Têtes  d').  —  N"^  360,  365.727-73'.. 

Esclaves.  —  P.  173;  n»^  335,  336. 
Esculape.  —  N  oy.  Asklépios. 
Étui.  —  N«  480. 
Fard.  —  N"^  470,  480. 
Fauteuil.  —  N»  403. 

Femmes.  —  P.   d9,  21,  23,  27,52.  125,    130, 
155,  266. 

—  drapées.  —  N»' 217-266,  647-661, 

679,  810-813. 

—  assises.    —  N"»  254-258,  497,  058. 

812. 

—  agenouillées.   —  N»'  232,  233. 

—  dansant.  —  N"*  250-253,  660. 

—  jouant  de  la  musique.  —  N"  661. 

Voy.  -Muses. 

—  lisant.  —  N»*  256,  257. 

—  conduisant  un  cheval.  —  N'^  214. 

Voy.  Séléné. 

—  en  costume  phrygien.  —  N°  215. 

—  ailées.  —  N»*  216,  640.  Voy.  Xiké. 

—  groupées.  —  N»^  259-264,  059. 

—  avec  hommes.  —  N»^  268-273.  792. 

793. 

—  avec  enfants.  —  N»'  2.58,  265.  266, 

497.  Voy.  Aphrodite. 

—  (Têtes  de).    —   N»^  355-36'.,    746- 

756,    783-785.   794,  795,  828-830. 
\'oy.  .Masques. 


Fioles.  —  Voy.  \>rre. 

Fleurs.  —  N«  122,  408. 

Fortune.  —  P.  118;  n°  207. 

Galate.  —  P.  1.54;  n«  283,  284,  817, 

Gaule.  —  P.  24. 

Gobelets.  —  N»»  526,  .527.  691.  692. 

Grenade.  —  N"  407. 

Grotesques.  —  P.  49,  173,  174,  298;  n»*  324- 

339,  555,  672,  704-708,  769-785,  8! 7.  832. 
Grynium.  —  P.  14. 
Guerriers.  —  N»'  282-284. 
Gultus.  —  N»*  582,  694. 
Hadès.  —  IN»"  713-717. 
Hameçons.  —  N"  487*"*. 
Héra.  —P.  114.  n°  196. 
Héraklès.  —    P.  19,  118,  286,  297,  298;  n-« 

201,  202,  646,   675.   699,  70.1.    710-712,  723, 

724,  762,  7(i3. 
Hermaphrodite.  —  P.  20,  51  :  n°'  54-60. 
Hermès.  —  P.  114;  n»>  200,  482,  791. 
Hommes.  —   P.    19,    149,  154:    n°'  277-279, 
367,  .561,  662,  690,  703,  710-712. 
757-760,  792,  793,  806,  838. 
—        avec  femmes.  —  N»*  2(î8-273.  \  oy. 
acteurs,     cavaliers,     éphèbes, 
guerriers,  Galates,  grotesques. 
Hypostaton.  —  X°  492. 
Incinération.  —  P.  16. 
Inhumation.  —  P.  16. 
Inscriptions.  —  P.  16,24,  34,  35.  52,  56,  .57, 

81,  93,  103,  11'.,  115,  119,  12.5,  131,  150,  1,5.5, 

162,   174,  192,  208,  209,  221,  222,  266,286. 
\oy.  Table alphabéticpie  (les  mois  grecs 

et  latins. 
Junon.  —  ^  oy.  Héra. 
Jupiter.  —  Voy.  Zeus. 
Lampes.  —  X»''  606,  696,  838. 
Laocoon.  —  P.  21,  297. 
Lecythes.  —  N»»  563,  .564,  .566-508,  573,  .577- 

580,  586,  592,  .598,  599,  607«"«. 
Léda.  —  N''631. 
Linge.  —  N°»  471,  495. 
Lit.  —  N"  402. 


p./,  6 


Main.  —  N»  ''il 5. 
Maquettes.  —  P.  5G;  r»""  7i-77. 
Marbre.  —  N»  607. 
Marteau.  —  N»  486. 

Masques  tragiques.  —  P.  184:    ii"*  347-352. 
493,  676. 

—  comiques.   —    N»'   344-346. 

—  de  femme.   —  N"^  353,  683,  827. 

—  (1  ephèiîe.    —   N"'  354,  8.36. 
Médaillon.  —  N"  401. 

Méduse  (tète  de).  —  N"^  'lOf»,  83^j. 
Mercure.  —  \"oy.  Hermès. 
Minerve.  —  ^  oy.  Athéné. 
xMiroir.  —  P.  17;  n»*  471-47,5. 
Monnaies.  —  P.  17,  18. 
Moules.  —  P.  24,  115,  266,  289. 
Muses.  —  N»^  203-205. 
Myrina.  —  P.  9-286. 
Navire  (proue  de).  —  N"  44. 
Nègre.  —  N"*  33.5,  687,  786,  787. 
Nikés.  —  P.  19.  92. 

—  volant  ou    dansant.   —   X"-^   161-171, 

641,  642,  826. 

—  avec  couronne.  —  N"!^  172-174,  677. 
Niobides.  —  N»'  225,  226. 

Nymphes.  —  P.  21,  118;  n»  206. 
Œnochoés.  —  N»»  5.59.  .575.  .587.  693. 
Os.  —  N-  610-624'"». 
Oscilla.  —  P.  184. 
Osselets.  —  N»»  611-62'i,  675. 
Outil.  —  N»'  4a5. 
Palmette.    —  N"  807. 
Pan.  —  N"-'  190,  20<>. 
Pécheur.  —  N»*  330,  331. 
Pédagogue.  —  N»"  287,  708. 
Peitho.  —  P.  3'i,  125:  n"  45. 
Pergame.  —  P.  1.5,21,  .3.30. 
Perles.  —  N»^  470,  542,  5.54. 
Phrygiens.  —  P.    125,    1.55;   n"  215.  279'>'«, 
280,  281.  366,  766,  7%. 

Plaques  de  bronze.  —  P.  17.   221.  222;    n"- 
'i9H-52'i. 


Plaques  de  terre  cuite.  —  P.  110,  111,  199: 
n„s  j9.5/.,«^  195'"-,  40f),  411-413''''',  686. 

Ploutos.  —  P.  3'i:  n"  209. 
Plume.  —  N»  '186'"". 
Pluton.  —  Voy.  Hadès. 
Pompéi.  —  P.  23. 
Porte-voix.  —  N°  487. 
Prêtre.  —  N"  274. 
Prêtresse.  —  N"  249. 

Psyché.  —  P.  99,  100:  n»'  175-177. 

—       avec  Éros.  —  N<>»  273,  6.39.  640. 

Pupitre,  —  No  404. 
Pyxis  avec  inscription.  —  N"  590. 
'    Sacrifice.  —  N"  792. 
Sarcophages.  —  P.  14,  16. 
Sardes.  —  P.  330. 
Satyres.  —  P.  103;  n"^  185,  741-744. 
Sélèné.  —  P.  125. 
Sérapis.  —  N»'  718,  719. 

Silènes.—  P.  103;  n°^  186-190,  .340,  562,  6'.5, 
736-7'iO,  799,  800,  825,  833. 

Sirènes.  —  P.  81,88;  n»^  148-160. 
Smyrne.  —  P.  24,  297-328. 
Spatules.  —  N«  476-478. 
Sphère.  —  N»  397. 
Statuettes  brisées.  —  P.  17. 
Strigiles.  —  N"*  482-484. 
Tables.    -  N«  405,  406. 
Tanagre.  —  P.  18,  20,  23,  24,  129. 
Tarente.  —  P.  24,  290. 
Taureau  Farnèse.  —  P.  21. 

Terre  émaillée.  —  P.  2.38,  286.  323;  n"^  5'i3- 
.560,  677,  788-807. 

Tireur  d'épine.  —  P.  33. 
Tombeaux.  —  P.  l'i.  IC,  17,   18. 
Trompette.  —  N°  'i87. 

\'ases  de  bronze.  —  N"^  488-49<>. 

—  de  verre.  —  N"'  .525-.535. 

—  émaillés.  —  N<"^  543-.560,  791-805. 

—  peints.  —   N"*  561 -.590,  690,    69.3-695. 

—  en  forme  d'objets.  —  N"'  594-597. 


•Ml 


Vases  d'albâtre.  —  N"^  608,  609. 

—  avec  inscriptions.  —  N»"  590,  690,  692. 

—  en  forme  de  tête.  —  N«  833,  834. 

—  en  forme  d'animaux.  —  N"*  388,  835. 

—  à  reliefs.  —  P.  247:  n°»  .591-593,  691, 

692,  791-806,  833,  834,  836,  837. 


N'énus.  —  Voy.  Aphrodite. 

Venw  —  P.  17,  238:  n'^  525-â'r2. 

Victoires.  —  Voy.  Nikés. 

Veux  en  ex-voto.  —  N»*  411-'il3. 

Zeus.  —  P.  114,  298:  n»'  713-719,  798. 


INSCRIPTIONS   GRECQUES 


A.  —  N"*  10,  42,  44,  97.  207. 
Aart.  —  N"  437. 

AB.  —  N»  445. 
'Aya.  —  Nos  89^  (536. 
'AYîaxpaTO?.  —  N»  35. 
'AÔavato;.   —  N'o^  509,  512. 
'AOavûôt>)coç.  —  \o  510. 
'AOr;.  —  No  204. 

'Ata.  —  N»  126. 
A'.0tO(j/u.  —  N»  427. 
'AAaôaiTpoOTÎXT).  —  N°  54. 
'ApvTaç.  —  N"  436. 
...avta.  —  N"  521. 
'AvT'TT'.o:.  —  N»  631 . 
...ao?.  —  N»  515. 
■A-3ÀÀT,;.  —  N»»  512,  513,  518. 
'ATToXXoofopoç.  _  N»^  506,  510.  511. 
'AroXXwviOrjç.  —  N»  501. 
'A::oXXwv'.oç.  —  N"»  498,  505,  507. 
'Xpxi'XMv.  —  N<»  39,  205,  270. 
APX.  — N»653. 

AC.  —  N»  443. 

'ATxaXixoç.  —  Nos  /,33^  /,o,/,^  /,o- 

B.  —  N"^  59,451,  451'"*. 
r.  —  N"  452. 

TA.  —  N»  18!. 

...yvfoTo;.  —  N°  515. 

A.  —  N»^  64,  453,  453^'»,  453'"-. 

AaaoîvOr,:?  —  N»^  502,  511. 

A'.ayooa:.  —  N°  509. 


Aiooo>poç.  —  No  ,500. 

A'.ovûcr  (-.oç?).  —  N-  515,  516,  523-.' 

Ai-^tXoî.  —  N»'  19,  28,  37,  87,   198.  220,  275, 

307. 
AwpoOco;.  —  N"  504. 
Aôicov.  —  N'o'  590,  692. 
E.  —  N"  454. 
E'.v.  —  N»  440. 
'Eopzr',.  —  N»  611. 
'Ec,  —  N"  446. 
'Ep[LO■]'iyr^i.  —  Nos  99    joo. 
Eù'ôaijioç.  —  N"  507. 
"E^rjSo?.  —  Nos  /^^ç^   4I9.Î,» 
H.  —  N"  62. 
"Hpa-.o?.  —  N'o-^  515,  516. 
'Hpay.).ELor,;.  —  N"  513. 
'HpoooTo;.  —  N»  503. 
'HpOîjâvr,;.   _  N»  .506. 
0A.  —  N"»  172,  447. 
0£Ô5ojpoç.  —  No  .502. 
©e'p-voç.  —  No  590. 
©ufjL'.aTrlp'.ov.  —  No  423. 
'Is'pwv.  —  Nos  223.  289,  324,  432. 
K.  —  No  63. 
Kâoo;.  —  N»*  424.   425. 
KaXr;.  —  N'o  690. 

KaTâ7u(a'.;).  —  Nos  ^(jl.  V22.  422'"'. 
Kl.  —  N'o  WS. 
K^Oap'.î.  —  No-^  421.421*'"'. 
KÀe<ov.  —  No  498. 


:^48 


Koi.  —  N»  Vil. 

Ivf'.To6ouAo;.  —  N»  ÔOI. 

A.  —  N»<  168,  303,  Wi.  '..V>. 

...Àsaç.  —  N»  524. 

Asuy.aîo:.  —  NoSOS. 

Aïuo.  —  N»  438. 

Ma;/.uo;.  —  N»^  82,  83.  6:'/i. 

. . .  [j.aXt>) .   —  N  "  ô2i . 

Max...  —  N"  517. 

Meoow.  —  N»  499. 

Msv'.Tino:.  —  N»  517. 

Mtj...  _  xN"^  229,  379,  429. 

MrjvdçïXoî.  —  N»s  173,  174,  2(M),  209. 

Mrjio/o;.  —  N»  514. 

N.  —  N"»  456,  457,  458. 

Ntxoa...   —  N»  206. 

Nusr,.  —  N»  590. 

...Çe'vo;.  —  N»519. 

O.  —  N»  65. 

"OXtc-.;.  —  N'^  690. 

...ovo?.  —  N»  439. 

'0:rXoOr,.  —  N»   V26. 

OY.  —  N»  442. 

Oùâo'.o;.  —  \o  27. 

n.  —  N»  459. 

ns'.aoa:.  —  N"  504. 


HoTjjxa.  —  N»  590. 

IloXûvixo;.   —  N"  514. 

YloT..  —  N"  211. 

noTîiS'.rreo;.  —  N»  5()0. 

rioxotjjiwv.  _  N»  508. 

liuOoofofO;.  —  Nos  27'i,    'i29.    'iltO,   Vîl . 

nûppo:.  —  N°  499. 

p.  —  N»'  460,  460'-'». 

'Psxc';:Ta;  ôoicov  NûarJ-  Rspivoj  norjjxa.  —  N" 59(t. 

PI.  _  Nos  449,  /,.5o. 

...(S'.Xaç.  —  N"  520. 

!€•  —  N"  612. 

...aïoç.  —  N°  523. 

S:i'vOaÇ.  —  N»  46. 

V(,,.  _  N»  304. 

i:(oa'6'.o;.  —  N°  508. 

Y.  _  N<»-461,  464,  613. 

...uOso'î.  —  N»  520. 

'Ttîe'pSoXo?.  —  N»  428. 

«ï>av!Tiriç.  —  N°  677. 

<i)£pwv,  —  N°»  420,  420'"». 

(ï>tXoÇ£vo?.  —  N"  505. 

X.  _  N°  462. 

Xpua...  —  N»"  276,  832. 

Y.  —  N«'  463,  614. 

...wvo;.  —  N"  522. 


INSCRIPTION    LATINE 


Stephanio.  —  N»  838. 


Paris.  —  linpiiiiicrics  réunies  C.  —  MoKcroz,  nie  du  l'our,  5'i  bis.  —  V.K)8. 


GETTY  CENTER  LIBRARY 


3  3125  00740  2551 


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